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Le Nouveau Président du Conseil Constitutionnel ... OUSMANE DIAGNE « Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droi...
11/08/2026

Le Nouveau Président du Conseil Constitutionnel ... OUSMANE DIAGNE

« Ma loyauté sera à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge »
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10/08/2026

Administration Pénitentiaire: La Fouille à Nu Des Détenus Interdite à L'Admission

On en sait un peu plus sur les motivations du Groupe parlementaire Pastef de créer une commission d'enquête parlementair...
10/08/2026

On en sait un peu plus sur les motivations du Groupe parlementaire Pastef de créer une commission d'enquête parlementaire sur le programme ‘’Un étudiant-un ordinateur’’ . L'objectif est d'élucider ce qui s'apparente à une série de lourdes irrégularités dans la passation et l'exécution des marchés du programme. Ce projet du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (Mesri) représente un engagement financier cumulé de près de 48 milliards de francs Cfa depuis 2017, à raison d'environ 6 milliards de francs Cfa par an.

L'exposé des motifs transmis par les députés peint un tableau sombre de la gestion administrative et financière du projet. Selon le document, le programme se serait affranchi des règles élémentaires du Code des marchés publics durant huit éditions successives. Parmi les manquements reprochés figurent l'absence récurrente d'appels d'offres pour des montants pourtant bien supérieurs au seuil légal de 50 millions de francs Cfa, le défaut de saisine de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour le contrôle a priori, ainsi que l'absence d'inscription au plan annuel de passation des marchés du ministère. De plus, les contrats n'auraient jamais reçu l'approbation formelle du ministre des Finances, une condition obligatoire pour tout marché atteignant ou dépassant 300 millions de francs Cfa.

L'affaire prend une tournure encore plus critique avec la mise en lumière d'anomalies bancaires et juridiques retentissantes. Les parlementaires soulignent l'existence d'un fonds de garantie de deux milliards de francs Cfa logé chez Ecobank, dont l'origine, le mode de gestion et la destination demeurent opaques. Les investigateurs ont également recensé 13 comptes et sous-comptes bancaires rattachés au programme, alors même que les procès-verbaux officiels de passation de service n'en mentionnaient que trois. Cette fragmentation s'accompagne d'un flou autour de l'utilisation d'un solde de plus de 864 millions de francs Cfa dispersé entre ces comptes. Sur le terrain, l'impact de ces failles se traduit concrètement à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), où un stock d'environ 800 ordinateurs, acquis sur les deniers publics, dort dans des entrepôts sans jamais avoir été distribué aux ayants droit, tout en présentant des dysfonctionnements majeurs.


Le ‘’cas renversant’’ de 2023


L'un des épisodes les plus troublants révélés par le document concerne l'édition 2023 du programme. Un virement de plus d'un milliard 446 millions de francs Cfa a été effectué en août 2023 depuis le compte de dépôt du programme pour régler l'achat de 7055 ordinateurs destinés à l'Université numérique Cheikh Hamidou Kane. Cependant, aucun contrat ni convention liant la Direction générale de l'Enseignement supérieur aux prestataires n'a pu être retrouvé pour cet exercice. Les fonds publics auraient ainsi été versés à une société intermédiaire non contractante. Cette manœuvre a valu à l'État du Sénégal une condamnation judiciaire le sommant de payer une seconde fois la somme de près d'un milliard 250 millions de francs Cfa, entraînant des accusations de détournement de deniers publics.

Audition des anciens ministres de l'Enseignement supérieur et des Finances, des DG, des Directeurs du financement (Dfees), des gestionnaires comptables…

Face à ces révélations et aux préjudices financiers potentiellement graves subis par le Trésor public, la proposition de résolution entend établir une chronologie rigoureuse des actes de gestion posés entre 2017 et 2025. La commission denquête qui sera mise en place entend auditionner l'ensemble des acteurs de la chaîne d'exécution. Seront visés aussi bien les anciens ministres de l'Enseignement supérieur et des Finances que les directeurs généraux, les directeurs du financement (Dfees), les gestionnaires comptables, ainsi que les responsables de la Dcmp et de l'Arcop. L'Assemblée nationale entend ainsi faire toute la lumière sur la traçabilité des contributions versées par les étudiants et situer les responsabilités individuelles.

Samba THIAM, LES ECHOS

PETIT PRÉCIS DU SONKOISME (1) Par Sidy Diop« Qu’est-ce qui explique le succès de Sonko ? » La question, posée par un ami...
09/08/2026

PETIT PRÉCIS DU SONKOISME (1) Par Sidy Diop

« Qu’est-ce qui explique le succès de Sonko ? » La question, posée par un ami burkinabé qui regarde la politique sénégalaise avec le recul d’un observateur, revient avec insistance. Derrière les meetings, les slogans et les affrontements politiques, il cherche autre chose : la mécanique profonde d’un phénomène. Que propose réellement Ousmane Sonko ? Quelle vision du Sénégal porte-t-il ? Et quelles idées ont permis à un homme longtemps présenté comme un outsider de s’imposer au centre du jeu politique ? Voici la première partie de la réponse que j’ai proposée.

Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir à son livre « Solutions - Pour un Sénégal nouveau », véritable matrice intellectuelle de sa démarche politique. Ce livre appartient à cette catégorie rare où la politique se fait vision, où la doctrine s’avance masquée sous des accents de manifeste et des éclats de morale. De ses pages se dégage une ligne de force que l’on pourrait nommer, faute de mieux, le « SONKOISME », non pas comme une étiquette figée mais comme une tentative de systématisation d’une rupture.

Tout commence par une idée simple et pourtant explosive dans le contexte sénégalais contemporain. Le pays ne peut plus se penser dans les cadres anciens. Il doit se redéfinir à partir de lui-même, par lui-même, pour lui-même. Cette injonction, qui traverse l’ouvrage comme un fil tendu, donne au projet sa tonalité première, celle d’un patriotisme qui n’est pas seulement affectif mais opératoire, presque mécanique dans ses exigences. Il ne s’agit plus d’aimer la nation comme une évidence, mais de la construire comme une discipline quotidienne.

Dans cette perspective, l’économie devient le premier champ de bataille. Le sonkoisme y introduit une idée insistante, celle d’un patriotisme économique qui ne s’excuse pas d’exister dans un monde de concurrence. Il ne s’agit pas de se refermer, mais de hiérarchiser. Produire au pays, consommer local, protéger les circuits nationaux, encourager les entrepreneurs sénégalais, voilà des principes qui, mis bout à bout, dessinent une souveraineté économique conçue comme une reconquête. Le marché mondial n’est pas rejeté, mais il est interrogé, parfois même défié, dans sa capacité à produire de l’équité.

Cette logique s’accompagne d’une critique implicite des dépendances anciennes. Le recours systématique aux importations, la prééminence des partenaires extérieurs dans les secteurs stratégiques, la place accordée à l’aide internationale sont relus à travers une grille qui insiste sur la nécessité de reprendre la main. Le discours n’est pas seulement économique, il est existentiel. Il pose une question de dignité collective. Peut on se dire souverain lorsque l’essentiel de ce que l’on consomme vient d’ailleurs et que les décisions structurantes sont influencées de l’extérieur ?

À cette première strate s’ajoute une autre, tout aussi décisive, celle du travail. Dans l’univers dessiné par le sonkoisme, le développement n’est pas une affaire de miracles institutionnels ni de rente providentielle. Il est d’abord une affaire de labeur. Le travail y est élevé au rang de valeur fondatrice, presque de principe moral. Il ne s’agit pas seulement de produire des richesses, mais de transformer le rapport social au mérite.

Cette insistance sur la culture du résultat donne à la vision une tonalité particulière. Elle introduit une forme de rigueur qui tranche avec certaines habitudes administratives ou politiques. Le mérite est valorisé, la compétence est appelée à primer, la sanction des comportements jugés déviants est évoquée avec constance. La corruption, le népotisme, les arrangements opaques sont désignés comme des obstacles majeurs à la prospérité collective. Le travail devient alors plus qu’une activité, il devient une éthique de vie, une manière d’habiter la nation.

Mais c’est sans doute dans le registre moral que le sonkoisme prend sa densité la plus singulière. Car ici, il ne s’agit plus seulement d’organiser l’économie ou de réformer l’administration. Il s’agit de refonder les comportements, de réhabiliter des valeurs considérées comme affaiblies par le temps politique. Le discours insiste sur un triptyque de références qui revient comme un refrain discret mais tenace. La droiture, la dignité, la vérité. Ces mots, traduits parfois dans les langues locales, portent une charge symbolique forte. Ils disent l’ambition d’un redressement intérieur autant qu’institutionnel.

Dans cette perspective, l’intérêt général est placé au sommet de la hiérarchie des valeurs. Il ne s’agit plus de concilier l’individuel et le collectif, mais de trancher lorsque les deux entrent en tension. Le choix du collectif est présenté comme une exigence presque naturelle de la vie politique. À travers cette exigence, c’est une critique implicite de la marchandisation de la politique qui se dessine. L’argent, dans cette lecture, a trop souvent colonisé les pratiques, déformé les ambitions, altéré les débats. Il s’agit alors de restaurer une forme de pureté de l’engagement, ou du moins d’en réaffirmer la nécessité.

Cette dimension morale donne au projet une tonalité presque pédagogique. Comme si la transformation politique devait s’accompagner d’une transformation des consciences. Le citoyen n’est pas seulement un électeur ou un acteur économique, il est aussi un porteur de valeurs, un relais de normes collectives. L’État lui même est invité à incarner cette exigence, à travers ses représentants et ses institutions.

Reste alors le quatrième pilier, peut être le plus visible dans le débat public, celui de la rupture avec ce qui est appelé le système. Le terme, volontairement large, désigne un ensemble de pratiques, d’habitudes et de structures héritées des décennies post indépendance. Il s’agit d’un diagnostic global qui associe les limites de la gouvernance, la persistance des inégalités et l’inefficacité de certaines politiques publiques.

La rupture évoquée n’est pas seulement institutionnelle, elle est aussi intellectuelle. Elle suppose de changer de regard sur le développement, de sortir des modèles importés sans adaptation suffisante, de repenser les mécanismes de décision. Le système est décrit comme une continuité qui aurait perdu sa capacité d’innovation, un ensemble devenu parfois auto reproducteur. Face à cela, le sonkoisme propose une refondation qui se veut à la fois politique, économique et morale.

Ce projet de rupture ne se contente pas de dénoncer. Il appelle à inventer. Inventer des formes de gouvernance plus proches des réalités locales, inventer une relation différente entre l’État et les citoyens, inventer une nouvelle manière de penser le progrès. La notion de contrat social, sans être toujours explicitement théorisée, traverse l’ensemble comme une exigence implicite. Il s’agit de reconstruire la confiance, de redonner du sens à l’action publique, de réconcilier gouvernants et gouvernés.

À mesure que l’on avance dans cet univers d’idées, une cohérence se dessine. Le sonkoisme apparaît alors moins comme une doctrine figée que comme une tension permanente entre plusieurs exigences. Souveraineté économique, discipline du travail, exigence morale et volonté de rupture s’entrelacent pour former une architecture intellectuelle en mouvement. Rien n’y est totalement clos, tout semble appelé à être éprouvé dans l’épreuve du réel.

C’est peut être là que réside sa force et sa fragilité. Force, parce qu’il propose une lecture globale des défis d’un pays en quête de repères. Fragilité, parce que la transformation qu’il appelle suppose des mutations profondes des comportements sociaux, des institutions et des imaginaires. Entre le texte et le réel, il y a toujours un espace où se joue la politique.

Ainsi se dessine, à travers les pages de « Solutions pour un Sénégal nouveau », une pensée de la refondation qui ne se contente pas d’aménager l’existant. Elle cherche à le déplacer. Elle propose un autre récit du pays, où la souveraineté, le travail, l’éthique et la rupture ne sont pas des slogans mais des lignes de force appelées à se confronter au quotidien d’une nation en mouvement.

A suivre.

Si. Di.



08/08/2026

Précision : Dans l'affaire Pape Cheikh Diallo et Cie, il faut savoir que l'appel du parquet n'est pas suspensif.
Le parquet ayant fait appel contre une ordonnance de non-lieu partiel, la b***e est dans le camp de la Chambre d'accusation et les personnes "déchargées" par le juge le demeurent jusqu'à la décision de la Chambre.

08/08/2026

[EXCLUSIF] Affaire Pape Cheikh Diallo : Malgré l'appel du procureur, tous les bénéficiaires du non-lieu ont été libérés

Le PROS à Koki
08/08/2026

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Lo koy nianal Procureur DICKO ....
07/08/2026

Lo koy nianal Procureur DICKO ....

Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : Le procureur Saliou Dicko  a interjeté appel.👇🏿
07/08/2026

Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : Le procureur Saliou Dicko a interjeté appel.
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