10/07/2025
Les 11 axes du programme de Mamadou Niang Mbaye ne sont pas de simples propositions : ils dévoilent, à travers leur clarté, l’ampleur du vide laissé par la Ligue de Dakar. On ne peut qu’être frappé par l’écart abyssal entre ce qui est nécessaire pour bâtir une gouvernance moderne et ce que cette vieille garde continue de défendre : le clientélisme, l’opacité, et la stagnation. En écoutant Mamadou Niang Mbaye, on entend autre chose qu’un discours convenu : on entend une vision, une conscience aiguë des enjeux, un appel à une rupture saine et salutaire. Et cela dérange. Pourquoi ? Parce qu’un homme intègre, passionné, désintéressé, qui ose poser des questions de fond sur la gestion de notre sport-roi, devient immédiatement une menace pour ceux qui, depuis des décennies, confondent fédération avec fief personnel. Il est temps de le dire haut et fort : le football sénégalais est devenu la vache laitière d’un réseau de parasites bien installés. Ces « anciens » qu’on nous présente comme des sages sont, en réalité, les fossoyeurs d’une évolution pourtant à portée de main. Ils s’accrochent à leurs postes comme des naufragés à une bouée, incapables de transmettre, d’innover, ou simplement de reconnaître qu’ils ont échoué. Le plus insultant dans tout cela, c’est la condescendance avec laquelle ils jugent la jeunesse. Un jeune homme qui a donné sa vie au football, qui connaît le terrain, les clubs, les réalités locales, se voit méprisé au profit de gens qui ne parlent plus que dans les couloirs feutrés de leur confort institutionnel. Le peuple du football n’est pas dupe. La fédération même doit être transparente, auditée, et responsable devant ceux qu’elle prétend représenter. Ce qui est effrayant, c’est de continuer avec les mêmes visages, les mêmes discours, les mêmes promesses non tenues, pendant que les jeunes clubs crèvent, que les talents fuient, et que les infrastructures tombent en ruine. Le réveil sera brutal, pour ceux qui pensent que le football sénégalais est leur terrain privé. La jeunesse arrive, avec ses idées, sa rigueur, et sa soif de justice. Et cette fois, elle ne se contentera pas d’applaudir depuis les gradins.