15/09/2026
Abéché: Le CICR forme les leaders religieux sur le Droit international humanitaire et le droit islamique.
Un atelier de sensibilisation et de diffusion sur les points de convergence entre le Droit international humanitaire (DIH) et le droit islamique s’est ouvert ce lundi, 14 septembre 2026 dans les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), au quartier Goz-Amir, dans le 5ᵉ arrondissement d’Abéché.
La formation réunit des imams, prédicateurs et enseignants des centres et complexes coraniques (Khalwas) de la province du Ouaddaï.
À l’ouverture, le représentant du Conseil national des affaires islamiques du Ouaddaï, Ahmat Chérif, a salué l’initiative du CICR, estimant qu’elle permettra de renforcer les connaissances des leaders religieux en matière de droit et de protection des personnes.
Le vice-président de la Croix-Rouge du Ouaddaï, Abdoulaye Moussa Abdraman, a, pour sa part, exprimé sa gratitude au CICR pour son accompagnement et souligné le rôle important des leaders religieux dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement communautaire, dans une province confrontée à plusieurs défis humanitaires, notamment les déplacements de populations, les catastrophes et les conflits intercommunautaires.
Le formateur Djidda Mahamat, du Conseil national des affaires islamiques du Tchad, a rappelé que le DIH et les enseignements islamiques partagent plusieurs valeurs fondamentales, notamment le respect de la vie humaine, la dignité, la justice et la protection des civils et des personnes vulnérables.
Lançant officiellement les travaux, le chef de la sous-délégation du CICR à Abéché, Tarek Selman Zeineddine, a insisté sur un principe essentiel du DIH : même en temps de guerre, tout n’est pas permis. Il a appelé les participants à faire de cette rencontre un espace de dialogue, d’échange et d’apprentissage mutuel.
À travers cet atelier, le CICR entend renforcer l’implication des leaders religieux dans la prévention des conflits, la promotion de la paix, de la tolérance et de la cohésion sociale, ainsi que dans la diffusion des principes humanitaires auprès des communautés.
À noter que cette même formation a également été organisée à Adré, dans le département de l’Assoungha, au profit des leaders religieux.
Les travaux se poursuivent autour des valeurs communes entre le DIH et le droit islamique.