15/02/2026
5 | Archives du Tchad
Officier supérieur devenu chef de l’État à la faveur du coup d’État de 1975, le général Félix Malloum a dirigé le Tchad dans l’une des périodes les plus turbulentes de son histoire.
Né le 10 septembre 1932 à Fort-Archambault (actuelle Sarh), Félix Malloum suit une formation militaire dans les structures françaises avant d’intégrer l’armée tchadienne après l’indépendance.
Il gravit rapidement les échelons et devient chef d’état-major sous le régime du premier président, François Tombalbaye.
Le 13 avril 1975, à la suite du renversement et de la mort de François Tombalbaye, un groupe d’officiers porte le général Malloum à la tête de l’État. Il promet alors la fin des dérives autoritaires, la réconciliation nationale et une stabilisation du pays.
Lors de ses interventions officielles sur la politique extérieure, le général Malloum souligne l’importance de la coopération avec la France, partenaire historique du Tchad. Toutefois, il insiste publiquement sur le principe du respect de la souveraineté nationale, affirmant que la coopération devait servir les intérêts du peuple tchadien avant tout.
À travers cet épisode de notre histoire, nous retenons que le Tchad est une nation historiquement riche, portée par des leaders engagés qui, chacun à leur époque, ont tenté de servir l’État avec conviction et sens du devoir.
Le parcours du général Félix Malloum s’inscrit dans une période charnière, marquée par de profonds bouleversements politiques et sécuritaires. Militaire de formation, homme d’État par responsabilité, il a assumé la lourde charge de diriger le pays dans un contexte de crise, en cherchant des voies de dialogue, de réconciliation et de coopération internationale pour préserver l’unité nationale.
Que son âme repose en paix, et que son parcours serve de rappel aux générations présentes et futures le Tchad s’est bâti et se bâtit encore grâce à l’engagement de ses fils et filles au service de la patrie. 🇹🇩