20/04/2026
Allocution à l’occasion du 5ᵉ anniversaire du décès du Maréchal du Tchad
Il est des dates qui ne s’effacent jamais de la mémoire collective. Des dates qui marquent l’histoire d’une Nation, non seulement par la douleur qu’elles portent, mais aussi par la responsabilité qu’elles imposent. Le 19 avril est de celles-là. Une date de recueillement, de mémoire et de réflexion pour tout le peuple tchadien.
Il y a cinq ans, le Tchad perdait un homme d’exception, le Maréchal Idriss Déby Itno. Le MPS perdait son Président-Fondateur, la Nation perdait son Chef suprême, l’Afrique perdait l’un de ses dirigeants les plus courageux et le monde une figure engagée pour la paix et la stabilité.
Et pour moi, ce fut également la perte d’un père, d’un guide et d’un modèle.
Le Maréchal Idriss Déby Itno n’était pas un homme ordinaire. Il appartenait à cette catégorie rare de dirigeants qui ne subissent pas l’histoire, mais la façonnent. Toute sa vie fut un combat pour préserver l’unité nationale, garantir la stabilité et maintenir le Tchad debout face aux défis.
Le 19 avril 2021, fidèle à son serment, il est tombé les armes à la main, défendant l’intégrité territoriale du Tchad jusqu’à son dernier souffle. Cet acte de sacrifice ultime restera gravé dans la mémoire de notre Nation.
Mes chers compatriotes,
Nous nous souvenons tous de ces heures d’incertitude. À l’annonce de sa disparition, une question habitait chaque esprit : Que va devenir le Tchad ?
Nous avons vu l’inquiétude dans les rues, la traversée massive du pont à double voie, la fermeture des commerces, les enfants quittant les écoles. Un silence pesant s’était installé sur la capitale et sur l’ensemble du territoire national.
J’ai vu le vide immense laissé par cette disparition. J’ai mesuré les risques : la division, l’instabilité, voire l’effondrement de l’État.
Dans ces moments critiques, l’hésitation aurait été une faute historique. Avec mes compagnons d’armes, et avec le concours de l’ancien Président de l’Assemblée nationale