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02/05/2026

Il existe une différence fondamentale entre un diplômé et un intellectuel. Le diplômé détient une qualification formelle, délivrée à l’issue d’un parcours académique validé par des examens et reconnue par une institution. Elle atteste de compétences techniques et d’une maîtrise méthodologique, sans garantir pour autant une véritable réflexion critique ni une pensée approfondie. L’intellectuel, lui, se définit par une posture personnelle, une quête désintéressée de la vérité, la capacité à interroger les évidences, une culture vaste et transversale, ainsi qu’une volonté d’intervenir dans le débat public. On peut être diplômé sans être intellectuel, comme on peut être intellectuel sans posséder de titres académiques prestigieux. Malheureusement, certains vont jusqu’à acheter ou falsifier leurs diplômes, avant de se présenter, sans gêne, comme des intellectuels. Ce sont des imposteurs, leur manque de légitimité s’accompagne d’un vide réel sur le fond, et à force, ils finissent par décrédibiliser tout débat public. Le plus inquiétant, c’est qu’on les voit jusqu’aux sommets de l’État, et même dans les débats publics, ils s’aventurent sur des terrains dont ils ne mesurent même pas l’ampleur, et tout cela ne fait qu’illustrer leurs limites, qu’elles soient mentales, psychologiques ou intellectuelles. Bienvenue au Tchad.

Des documents divulgués révèlent une proposition des Émirats arabes unis visant à soutenir le génocide israélien à Gaza ...
12/01/2026

Des documents divulgués révèlent une proposition des Émirats arabes unis visant à soutenir le génocide israélien à Gaza « par tous les moyens nécessaires »

La proposition émiratie appelle à « renforcer » l’« État frère » d’Israël dans sa guerre contre les « terroristes » dans la bande de Gaza.

Rédaction Actualités
12 janvier 2026

(Crédit photo : Reuters)

Un document divulgué obtenu par le média EmirateLeaks a révélé une proposition du gouvernement des Émirats arabes unis visant à utiliser des bases des Émirats en mer Rouge afin de fournir un soutien militaire, de renseignement et logistique direct à Israël tout au long de sa guerre contre Gaza.

Le document remonte à octobre 2023 et est adressé au Commandement des opérations conjointes des forces armées des Émirats arabes unis. Il a été rédigé par Hamdan bin Zayed Al-Nahyan, représentant de la région d’Al-Dhafra et président de l’Autorité du Croissant-Rouge des Émirats arabes unis.

« À la suite des attaques terroristes du [7 octobre] contre l’État frère d’Israël, et sur la base de l’accord historique stipulant la coopération entre les deux pays … et en application de l’ordre émis par le Commandement des opérations conjointes des Émirats arabes unis visant à soutenir l’État d’Israël par le biais de bases militaires dans la région méridionale de la mer Rouge Al-Mokha sur la côte occidentale du Yémen, ainsi que Massawa et Assab en Érythrée et en Somalie des préparatifs rapides et une mise en état de disponibilité ont été entrepris afin de fournir à nos bases militaires du sud de la mer Rouge, en particulier au Yémen, tout ce qui est nécessaire pour soutenir l’État d’Israël », indique le document en ouverture.

Le document appelle explicitement les Émirats arabes unis à « renforcer Israël dans sa guerre contre les terroristes en Palestine » et à poursuivre ce soutien « jusqu’à ce que les terroristes soient vaincus ».

Le document divulgué appelle également à la poursuite des « initiatives communautaires » afin de renforcer la « cohésion sociale » entre les deux États.

Il appelle aussi à une coopération « étroite, cohérente et intégrée » en matière de « lutte contre le terrorisme, de partage de renseignements et de technologies militaires », et « confirme la fourniture à Israël d’équipements et de dispositifs de renseignement d’une valeur d’un milliard de dollars ».

Le texte critique par ailleurs le soutien qatari au Hamas et accuse le Koweït d’agir « aux côtés du Qatar » en « fournissant un soutien financier massif aux groupes combattants en Palestine », qualifiant cela de « contradiction flagrante avec les politiques de notre État et avec les accords entre notre État et le Koweït ».

« Il existe de nombreuses raisons de rappeler nos liens antérieurs avec l’État d’Israël, qui nous obligent à coopérer avec lui et à lui venir en aide, à nous rallier à son soutien aussi bien dans les moments d’adversité que de prospérité. Les Émirats arabes unis et l’État d’Israël sont liés par des relations culturelles, diplomatiques, économiques et sécuritaires étroites, et ces relations se sont intensifiées depuis l’accord historique de 2020 », indique le document.

Les Émirats arabes unis ont officiellement normalisé leurs relations avec Israël en 2020, lors de la signature des Accords d’Abraham négociés par les États-Unis. Washington et Tel-Aviv font pression pour que l’Arabie saoudite et d’autres États arabes rejoignent les Accords d’Abraham.

Dans les années qui ont suivi le début de la guerre menée par l’Arabie saoudite au Yémen en 2015, l’armée émiratie a établi une vaste occupation de ports, d’îles et de voies navigables yéménites menée en coordination avec Israël.

Les Émirats arabes unis ont également établi des bases militaires le long de la côte de la Somalie.

Depuis le début du génocide à Gaza, Abou Dhabi désormais principal partenaire commercial arabe d’Israël a continué de poursuivre une relation militaire stratégique avec Tel-Aviv.

En 2024, Balkan Insight a révélé qu’une entreprise liée aux Émirats arabes unis, Yugoimport-SDPR, avait exporté pour 17,1 millions de dollars d’armes vers Israël par le biais d’avions militaires. Ces armes ont été directement impliquées dans la guerre génocidaire contre Gaza.

Des entreprises émiraties ont également signé des accords avec XM Cyber cofondée par un ancien chef du Mossad afin de sécuriser les infrastructures énergétiques nationales. XM Cyber travaille de concert avec Rafael et d’autres entreprises militaires israéliennes d’élite dans le cadre d’un consortium ciblant des marchés sensibles du Golfe, notamment le pétrole, l’énergie et les données.

En outre, le géant public émirati de la défense EDGE détient des participations dans les principaux fabricants d’armement israéliens, dont Rafael et Israel Aerospace Industries (IAI).

Les Émirats arabes unis et les Frères musulmans. L’obsession des Émirats arabes unis pour les Frères musulmans s’expliqu...
23/12/2025

Les Émirats arabes unis et les Frères musulmans.

L’obsession des Émirats arabes unis pour les Frères musulmans s’explique avant tout par une insécurité structurelle du régime, et non par une réelle préoccupation de lutte contre le terrorisme. Les Émirats sont un État autoritaire héréditaire dont la légitimité repose sur la dynastie, la rente pétrolière et les alliances sécuritaires, et non sur la participation populaire ou la représentation politique. Toute organisation capable de mobiliser la société en dehors du contrôle de l’État, en particulier lorsqu’elle puise sa légitimité dans l’islam, constitue une menace existentielle pour ce modèle. Les Frères musulmans, par leur tradition d’organisation sociale, d’engagement civique et de participation politique, incarnent une source alternative de légitimité qui remet en cause le monopole étatique sur le religieux et le politique.

La tentative persistante de présenter les Frères musulmans comme une organisation terroriste repose sur des bases empiriques faibles. Depuis les années 1970, le mouvement en tant qu’organisation n’a pas mené d’attentats contre des États occidentaux et n’a pas été juridiquement classé comme organisation terroriste par les principales puissances occidentales à l’issue d’enquêtes approfondies. Les groupes djihadistes violents tels qu’Al-Qaïda et l’État islamique ont au contraire explicitement rompu avec les Frères musulmans, dénonçant leur participation électorale et leur réformisme comme une trahison. L’amalgame opéré par les Émirats entre islam politique et terrorisme djihadiste relève donc d’une construction politique visant à criminaliser l’opposition sous couvert de sécurité globale.

Les soulèvements arabes de 2011 ont constitué un tournant décisif. Lorsque des mouvements islamistes liés ou inspirés par les Frères musulmans ont remporté des élections en Égypte, en Tunisie et ailleurs, ils ont démontré que la légitimité religieuse pouvait se traduire en légitimité démocratique. Pour les Émirats et d’autres régimes autoritaires, le danger ne résidait pas dans l’instabilité mais dans le précédent créé. La perspective d’un islam politique gouvernant par les urnes menaçait de dévoiler l’absence de légitimité participative au sein des monarchies du Golfe et de remettre en cause l’idée selon laquelle l’autoritarisme serait le seul modèle viable dans la région.

Cette stratégie s’est accompagnée de la mobilisation d’un écosystème sophistiqué d’influenceurs, de commentateurs et de centres de réflexion alignés sur l’État, actifs aussi bien dans les médias arabes que occidentaux. Ces acteurs jouent un rôle idéologique central en relayant les narratifs officiels sous le vocabulaire de la « modération », de la « réforme » et de la « tolérance ». Plutôt que de produire une analyse rigoureuse, ils recourent à l’insinuation et à l’association, transformant l’étiquette « Frères musulmans » en synonyme d’extrémisme. Leur fonction est de normaliser la répression et de délégitimer toute forme d’autonomie politique musulmane, en particulier dans l’espace public occidental.

La coopération étroite entre les Émirats arabes unis et Israël s’inscrit dans cette même convergence idéologique. La normalisation ne relève pas uniquement du pragmatisme diplomatique, mais d’une vision partagée de la gouvernance fondée sur la sécurité, la surveillance et le contrôle, au détriment de la représentation politique. Les deux États perçoivent la mobilisation islamique populaire et la solidarité musulmane transnationale comme des facteurs de déstabilisation. Dans ce cadre, l’islam politique, la résistance palestinienne et la société civile musulmane sont souvent amalgamés dans une même catégorie de menace, indépendamment de leurs différences profondes.

Au cœur de cette campagne se trouve une crainte plus profonde, l’émergence d’une organisation islamique capable de défendre réellement les intérêts sociaux et politiques des musulmans sans servir les élites dirigeantes. Une telle dynamique remettrait en cause l’autorité religieuse contrôlée par l’État, réintroduirait une responsabilité morale dans l’exercice du pouvoir et exposerait l’écart entre le discours officiel et les pratiques réelles. Face à cette menace, certains régimes n’hésitent pas à sacrifier l’image même de l’islam sur la scène internationale, en alimentant ou en exploitant les discours islamophobes en Occident pour préserver leurs alliances et neutraliser les critiques.

La mise en avant systématique de la lutte contre l’antisémitisme, combinée à un silence quasi total sur l’islamophobie, illustre cette instrumentalisation. Si la lutte contre l’antisémitisme est légitime et nécessaire, son usage sélectif relève ici d’un signal politique destiné à s’aligner sur les sensibilités occidentales et à masquer la répression interne. L’islamophobie, en revanche, est tolérée car elle affaiblit la conscience politique musulmane et renforce l’idée selon laquelle l’islam serait incompatible avec la démocratie. Cette asymétrie n’est pas une incohérence morale, mais une stratégie calculée.

En définitive, ce projet n’a pas produit la stabilité ni la légitimité promises. Malgré des moyens financiers, militaires et médiatiques considérables, l’élimination de l’islam politique n’a pas résolu les causes profondes des crises régionales, mais a plutôt accentué la fragmentation et la radicalisation. En criminalisant la participation politique et en étouffant l’expression pacifique, ces régimes ont contribué à créer les conditions mêmes qu’ils prétendent combattre. Le conflit fondamental n’oppose ni l’islam à l’Occident, ni la tolérance à l’extrémisme, mais le contrôle à la représentation et c’est bien la peur de la représentation qui continue de guider cette politique.

Tchad
22/12/2025

Tchad

Monsieur le député, votre déclaration en faveur d’un mandat illimité pour le président de la République est une insulte ...
15/09/2025

Monsieur le député, votre déclaration en faveur d’un mandat illimité pour le président de la République est une insulte à la démocratie et une menace directe contre l’avenir du Tchad. Un mandat illimité, c’est la négation même de la République. C’est le chemin tout droit vers la dictature, vers la confiscation du pouvoir par un seul homme, et donc vers l’oppression du peuple. L’histoire récente de notre pays nous a déjà montré les conséquences d’un pouvoir sans contrôle, injustice, corruption, pauvreté, répression et guerres à répétition. Vous dites que le pouvoir est une émanation divine? Non, monsieur le député. Le pouvoir vient du peuple, et uniquement du peuple. C’est lui qui choisit, c’est lui qui contrôle, et c’est lui qui peut retirer sa confiance. C’est cela la souveraineté nationale. En appelant à supprimer la limitation des mandats, vous ne défendez pas la République, vous la détruisez. Vous ne servez pas vos concitoyens, vous servez l’ego d’un homme. Or, un vrai représentant du peuple doit défendre l’alternance, la justice et la liberté. Le Tchad n’a pas besoin d’un président à vie. Le Tchad a besoin d’institutions solides, de dirigeants responsables et de citoyens respectés. La véritable émanation divine, c’est le souffle de liberté et de dignité que tout peuple porte en lui.

Sous couvert de modernisation, l’Assemblée nationale tchadienne s’apprête à sceller un coup d’État constitutionnel. Cett...
14/09/2025

Sous couvert de modernisation, l’Assemblée nationale tchadienne s’apprête à sceller un coup d’État constitutionnel. Cette réforme n’est pas une mise à jour, c’est l’acte de naissance officiel d’une confiscation du pouvoir. Le texte, méthodiquement vidé de sa substance, n’est plus qu’un instrument au service d’un homme et de sa cour. En abolissant les limites de mandat et en allongeant leur durée, il enterre l’alternance et institutionnalise un règne sans fin. La prolongation forcée des députés et le financement public des partis ne sont que les chaînes dorées destinées à museler les institutions et à verrouiller toute velléité d’opposition ou de transparence. Dans l’ombre de cette concentration de pouvoir, le pillage s’organise. Les ressources publiques et les minerais stratégiques or, uranium, antimoine sont détournés au profit d’une oligarchie familiale et clientéliste. L’État n’est plus qu’une caisse privée, la République un patrimoine à se partager entre frères, cousins et affidés. Tandis qu’une infime minorité s’engraisse, le peuple, lui, est condamné à la misère et à la répression. Cette réforme ne garantit pas la stabilité, elle légalise l’injustice, sanctifie le vol et hypothèque la souveraineté nationale. Le Tchad se meurt sous le joug d’un régime qui l’assassine à petit feu, pille ses richesses et étouffe son avenir. Cette constitution est le testament d’une démocratie assassinée, au profit de l’enrichissement éhonté de quelques-uns.

Sanction contre un dirigeant de groupe armé soudanais et une milice islamiste liée à l’IranCOMMUNIQUÉ DE PRESSETHOMAS “T...
13/09/2025

Sanction contre un dirigeant de groupe armé soudanais et une milice islamiste liée à l’Iran

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
THOMAS “TOMMY” PIGOTT, PORTE-PAROLE PRINCIPAL ADJOINT
12 septembre 2025

Les États-Unis agissent aujourd’hui pour cibler des personnes qui compromettent la paix et la stabilité au Soudan. Le Département du Trésor sanctionne deux acteurs islamistes soudanais Gebreil Ibrahim Mohamed Fediel (Gebreil) et la Brigade Al-Baraa Bin Malik (BBMB) en vertu du Décret présidentiel 14098, intitulé « Imposition de sanctions à l’encontre de certaines personnes déstabilisant le Soudan et sapant l’objectif d’une transition démocratique », pour leur rôle dans la guerre brutale au Soudan.

Les sanctions d’aujourd’hui visent à limiter l’influence islamiste au Soudan et à restreindre les activités régionales de l’Iran, qui ont contribué à la déstabilisation régionale, aux conflits et aux souffrances des civils. Les éléments islamistes soudanais ont une longue histoire en tant que force néfaste dans le pays, notamment sous le régime islamiste de l’ancien président Omar el-Béchir, qui a dirigé le Soudan pendant 30 ans jusqu’en 2019. Plus récemment, les islamistes soudanais ont joué un rôle clé dans le sabotage de la progression du Soudan vers une transition démocratique, en affaiblissant l’ancien gouvernement de transition dirigé par des civils ainsi que le processus de l’Accord-cadre politique. Cette conduite a contribué au déclenchement des combats entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) en avril 2023. Les islamistes radicaux continuent d’entraver les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu mettant fin à la guerre et entretiennent des liens avec le gouvernement iranien, recevant notamment un appui technique du Corps des Gardiens de la révolution islamique, désigné organisation terroriste étrangère.

Ces sanctions visent à tenir pour responsables les acteurs malveillants qui sèment l’instabilité et la destruction au Soudan avec l’aide de l’Iran. Les États-Unis sont déterminés à travailler avec leurs partenaires régionaux pour instaurer la paix et la stabilité au Soudan et à veiller à ce que le pays ne devienne pas un terrain permissif pour ceux qui menacent les Américains et les intérêts nationaux des États-Unis. Le gouvernement américain utilisera ses moyens pour s’assurer que les islamistes soudanais ne reprennent jamais le pouvoir au Soudan.

Les actions du Département du Trésor ont été entreprises conformément au Décret présidentiel 14098, qui autorise l’imposition de sanctions à toute personne responsable, complice, ou ayant directement ou indirectement participé ou tenté de participer à des actions ou politiques qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Soudan ; ou à toute personne qui est ou a été dirigeant, responsable, cadre supérieur ou membre du conseil d’administration d’une entité ayant mené, ou dont les membres ont mené, de telles actions ou politiques au cours de son mandat.
Pour plus d’informations, voir les communiqués de presse du Département du Trésor.

27/08/2025

J’aurais voulu voir ceux qui ont dépassé les 65, 70, voire 80 ans ces figures déjà aux commandes depuis les années 70, avoir la sagesse de céder la place. Qu’ils choisissent enfin d’accompagner la nouvelle génération plutôt que de s’agripper désespérément à leurs privilèges, alors même que le désordre ronge leur propre héritage. Et surtout, qu’on ne vienne pas me parler d’expérience, personne n’est né expérimenté, l’expérience s’acquiert en osant, en prenant ses responsabilités, pas en occupant indéfiniment les mêmes fauteuils. Au lieu de cela, ils s’obstinent à demeurer au centre du pouvoir, creusant un conflit intergénérationnel d’une intensité inédite. Pire encore, ces gardiens fatigués d’un ordre à bout de souffle se voient récompensés, comme si leur entêtement était un mérite, alors qu’il précipite la défiguration de notre démocratie, désormais réduite à un cadre étroit et ethnocentrique.

Acyl Adoum Manany

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