12/02/2026
: Apprendre pour mieux édifier
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Dans ma responsabilité de serviteur de Dieu, je souhaite aborder avec sobriété et esprit de paix ce qui se dit actuellement concernant la chantre Claire Bahi, ancienne artiste du mouvement coupé-décalé.
Mon propos n’est ni d’accuser, ni de défendre, mais d’inviter à une réflexion collective afin que nous puissions apprendre et grandir.
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À travers ses déclarations publiques, elle exprime une profonde lassitude liée à son encadrement spirituel. Elle évoque notamment avoir voulu entreprendre, mais qu’on lui aurait conseillé de se limiter exclusivement à l’Église, au point d’y consacrer tout son temps, jusqu’à fragiliser son foyer.
Sans entrer dans les détails personnels, cette situation soulève une question essentielle : comment accompagnons-nous les jeunes convertis ?
Il y a ceux qui viennent au Seigneur avec des résistances intérieures ; et il y a ceux qui, sincères et passionnés, veulent tout donner pour plaire à Dieu. Ces derniers, par leur zèle, ont particulièrement besoin d’un encadrement équilibré, sage et christocentrique.
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Le ministère pastoral est un dépôt sacré. Il ne consiste pas à modeler les âmes à notre image, mais à les conduire vers leur maturité en Christ.
« Pais mes brebis. » (Jean 21:17)
Paître implique nourrir, protéger, orienter mais non contrôler ou substituer la conscience du croyant à la nôtre.
L’Église n’est pas appelée à produire des dépendants spirituels, mais des disciples enracinés, capables de marcher avec Dieu même dans l’adversité.
« Jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus (…) à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » (Éphésiens 4:13)
Lorsque des blessures surviennent, les réactions peuvent être émotionnelles. Dire que l’on ne répondra plus à certaines invitations peut traduire une souffrance réelle. Cela appelle non à la condamnation, mais à l’intercession.
Quelle que soit la complexité des faits, l’invitation demeure la même : revenir à la centralité de la croix, déposer ses douleurs aux pieds de Christ et laisser le Seigneur restaurer ce qui a été fragilisé.
Parfois, Dieu permet que nous traversions des environnements imparfaits pour former notre caractère. L’important est que notre foi demeure attachée à Lui et non aux hommes.
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Aux bergers, je lance cet appel fraternel : apprenons à connaître nos brebis, à discerner leur couloir ministériel, à respecter leur vocation et à les conduire vers leur véritable identité en Christ. Une brebis qui connaît son identité ne s’effondre pas lorsque l’environnement chancelle.
Je demeure convaincu que toute crise peut devenir une opportunité de maturation spirituelle si elle est confiée à Dieu.
À notre sœur, je dis avec respect : que le Seigneur te fortifie et t’accompagne dans cette saison. La restauration demeure toujours possible en Christ.
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