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IdaT'News Actualités mondiales

29/01/2026

Pendant que vous célébrez ou pleurez la finale , la CAF vient d'envoyer la facture. Et ce n'est pas une petite note de restaurant.
Le saviez-vous ?
• Le Sénégal et le Maroc doivent signer en tout un chèque de plus d’un demi-milliard FCFA.
• À lui seul, le comportement des supporters sénégalais coûte 180 millions FCFA.
• Côté Maroc, une simple utilisation de lasers est facturée 9 millions FCFA.
• Même les ramasseurs de balles marocains ont réussi l'exploit de coûter 120 millions FCFA d'amende à leur pays.

29/01/2026

CAN 2025 : L' ARDOISE DU DEMI-MILLIARD : QUAND L'INDISCIPLINE COÛTE PLUS CHER QU'UN TROPHÉE.

Pendant que vous célébrez ou pleurez la finale , la CAF vient d'envoyer la facture. Et ce n'est pas une petite note de restaurant.

Le saviez-vous ?
• Le Sénégal et le Maroc doivent signer en tout un chèque de plus d’un demi-milliard FCFA.
• À lui seul, le comportement des supporters sénégalais coûte 180 millions FCFA.
• Côté Maroc, une simple utilisation de lasers est facturée 9 millions FCFA.
• Même les ramasseurs de balles marocains ont réussi l'exploit de coûter 120 millions FCFA d'amende à leur pays.

Le calcul qui fait mal : Avec la somme cumuléé de ces sanctions, combien de centres de formation aurions-nous pu construire au Togo ou ailleurs ? Combien de terrains synthétiques ? Combien d’équipements sportifs ?

On dit que c'est de la "passion", mais la vérité, c'est que c'est un gâchis monumental. L'indiscipline est devenue le poste budgétaire le plus lourd du foot africain.

La question cash : Est-ce qu'un titre de Champion vaut vraiment qu'on jette des centaines de millions par la fenêtre pour des bagarres et des lasers ?

Laissez les émotions de côté deux minutes et regardez les chiffres. On en débat en commentaire. 👇



Ida TIASSOU

"2026 : TOUT CE QU'ON NE VOUS DIT PAS. On commence l’année avec le cœur lourd. Le départ tragique d'Halima Gadji nous ra...
28/01/2026

"2026 : TOUT CE QU'ON NE VOUS DIT PAS.

On commence l’année avec le cœur lourd. Le départ tragique d'Halima Gadji nous rappelle brutalement une vérité qu’on tente trop souvent de camoufler sous les sourires des réseaux sociaux : la santé mentale n’est pas une option, c’est une urgence.

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est qu'en 2026, alors que le Togo brille par ses sommets financiers , beaucoup d'entre nous mènent des guerres invisibles. On nous parle de performance, de "Business Ready", de réussite... mais à quel prix ?

Cette année, la vraie tendance, ce ne sera pas le profit, ce sera vous.

Prendre soin de soi, ce n'est pas être égoïste. C'est :

Apprendre à dire "non" sans culpabiliser.

Éteindre les écrans quand le bruit devient trop fort.

Oser dire "je ne vais pas bien" avant que le fil ne casse.

Halima a souvent porté la voix de ceux qui souffrent en silence. Pour lui rendre hommage, faisons de 2026 l'année où l'on délie les langues et où l'on protège nos esprits autant que nos ambitions.

Prenez une grande inspiration. Vous êtes votre projet le plus important.

Dites-moi en commentaire un petit rituel de paix que vous comptez adopter cette année. 👇

"

FIN DE CAVALE À LOMÉ : LES BRAQUEURS TOMBENT DANS LES FILETS DE LA GENDARMERIE !La série noire des braquages armés à Lom...
05/11/2025

FIN DE CAVALE À LOMÉ : LES BRAQUEURS TOMBENT DANS LES FILETS DE LA GENDARMERIE !

La série noire des braquages armés à Lomé vient de prendre fin !
La Gendarmerie nationale, appuyée par la Police, a démantelé un dangereux réseau de malfrats qui semaient la terreur dans la capitale et ses environs.
Tout commence le 21 octobre dernier, dans le quartier de Hédzranawé.
Des hommes armés attaquent un véhicule, tirent à balles réelles et s’emparent de biens de grande valeur.
Mais leur cavale sera de courte durée…
Dès le lendemain, une opération de grande précision est déclenchée.
Résultat : quatre suspects arrêtés à Kpémé dans une auberge, et un cinquième interpellé plus t**d à Lomé.
Et ce n’est pas tout :
Lors des perquisitions, les agents découvrent un arsenal de guerre impressionnant :
des fusils d’assaut, plusieurs chargeurs, et une quantité importante de munitions.
De quoi rappeler la dangerosité du groupe, prêt à tout pour parvenir à ses fins.
Le gang ciblait des personnes ayant effectué des retraits d’argent en banque.
Ils les suivaient discrètement… puis attaquaient à l’arme à feu pour s’emparer de leurs biens .
Les enquêteurs pensent qu’ils seraient impliqués dans d’autres braquages récents à Lomé.
Ce coup de filet spectaculaire est le fruit d’une bonne coordination entre Gendarmerie, Police et citoyens .
Plusieurs témoins ont permis d’identifier les suspects et de remonter jusqu’à leur cachette.
Les cinq suspects seront bientôt présentés au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé.
Pendant ce temps, les recherches continuent pour retrouver d’éventuels complices encore dans la nature.
Cette opération envoie un message clair :
Le Togo ne pliera pas face à la criminalité.




Ida TIASSOU

Komi Sélom Klassou, un retour au premier plan : l’ancien Premier ministre élu président de l’Assemblée nationaleL’hémicy...
28/10/2025

Komi Sélom Klassou, un retour au premier plan : l’ancien Premier ministre élu président de l’Assemblée nationale

L’hémicycle togolais connaît un nouveau visage à sa présidence.
Komi Sélom Klassou, ancien Premier ministre du Togo, a été élu ce mardi 28 octobre 2025 président de l’Assemblée nationale, lors d’une séance plénière tenue au Palais de l’Assemblée à Lomé.

Il succède à Kodjo Adédzé, récemment appelé à d’autres fonctions au sein du gouvernement. Cette élection s’inscrit dans le cadre du renouvellement partiel du Bureau de l’institution, qui concernait également quatre autres postes vacants.

Ancien professeur, chercheur et cadre du parti au pouvoir, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan, dont celle de Premier ministre de 2015 à 2020.

Au-delà du symbole politique, la séance plénière de ce mardi a également été l’occasion pour l’Assemblée d’installer de nouveaux députés, renforçant ainsi la représentativité de l’institution.
Avec cette élection, le Parlement togolais se prépare à un nouveau cycle législatif, où l’enjeu sera de conjuguer efficacité, transparence et proximité avec les citoyens.





Ida TIASSOU

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu pour un quatrième mandat selon les résultats provisoires de CE...
27/10/2025

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu pour un quatrième mandat selon les résultats provisoires de CEI

Le président ivoirien Alassane Ouattara a été réélu pour un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, avec 89,77 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés lundi 27 octobre par la Commission électorale indépendante (CEI). Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel.
Âgé de 83 ans, le chef de l’État conserve la présidence après un scrutin marqué par une faible compétition politique et une participation moyenne estimée à 50,10 %. Le principal concurrent, l’entrepreneur Jean-Louis Billon, arrive en deuxième position avec 3,09 % des suffrages, selon le président de la CEI.
Un scrutin calme mais sans véritable enjeu
Le vote s’est déroulé dans un climat globalement calme, sans incidents majeurs. Toutefois, la compétition électorale était largement réduite en l’absence des deux principaux opposants du président sortant : Laurent Gbagbo, radié des listes électorales en raison d’une condamnation pénale, et Tidjane Thiam, écarté pour des raisons de nationalité.
Dans plusieurs régions du pays, notamment à Gagnoa, le taux de participation n’a pas dépassé 20 %, traduisant une mobilisation limitée de l’électorat.
Avec ce nouveau mandat, Alassane Ouattara consolide sa position sur la scène politique ivoirienne, tout en laissant entrevoir un débat incontournable sur la relève et l’avenir démocratique du pays.





Ida TIASSOU

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Entre espoir et angoisse, la Côte d’Ivoire s’avance vers les urnesDernier jour de camp...
23/10/2025

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Entre espoir et angoisse, la Côte d’Ivoire s’avance vers les urnes

Dernier jour de campagne, dernier souffle d’espoir.
Ce jeudi 23 octobre marque la fin d’une campagne présidentielle aussi courte qu’intense en Côte d’Ivoire. Cinq candidats, des millions d’électeurs et un même enjeu : éviter que les urnes ne rouvrent les blessures du passé.
Depuis deux semaines, les routes ivoiriennes se sont transformées en couloirs de promesses. Du nord au sud, de Bondoukou à San Pedro, les caravanes politiques ont sillonné villes et villages. Chaque candidat, micro en main, a tenté de se frayer un chemin dans les cœurs. Alassane Ouattara, actuel président de la Côte d’Ivoire, brigue un quatrième mandat et devra convaincre les électeurs face à quatre autres candidats, chacun portant son projet politique : Simone Ehivet, ex-première dame et ancienne épouse de Laurent Gbagbo, Jean-Louis Billon, grand patron et ancien ministre du Commerce sous la bannière du PDCI, Henriette Lagou, ancienne ministre, et Ahoua Don Mello, candidat indépendant et ancien cadre du PPA-CI.
Mais derrière les slogans, la sérénité n’a jamais été totale.
Une campagne sous tension
Les meetings colorés n’ont pas suffi à masquer les tensions. Des mouvements de protestation ont ponctué la période électorale, souvent dispersés par la police. À Yamoussoukro, des manifestants ont incendié les locaux de la Commission électorale indépendante (CEI). À Abidjan, les procès d’opposants arrêtés lors de la marche interdite du 11 octobre continuent : près de 80 personnes condamnées à trois ans de prison ferme, et des interpellations recensées.
Pour beaucoup d’Ivoiriens, le souvenir de 2010 plane comme une ombre. La peur d’un scénario similaire a conduit plusieurs familles à faire des réserves de nourriture ou à envisager de quitter le pays. Dans certains quartiers, les commerces ferment plus tôt, les conversations se font prudentes, et les regards se croisent avec méfiance.
L’ancien président Laurent Gbagbo, exclu de la course, n’a pas pour autant disparu du paysage. Dans une sortie très commentée, il a qualifié la situation de « coup d’État civil », apportant son soutien aux manifestants qu’il considère « trahis par les urnes ».
Ses mots ont résonné fort, surtout parmi les militants frustrés du PPA-CI et du PDCI, qui dénoncent un processus verrouillé.
Mais la rue reste calme — pour l’instant. Les grandes figures de l’opposition ne se montrent plus. Peut-être pour éviter le pire, peut-être parce que la peur a déjà pris le relais de la colère.
À quelques heures du vote, la Côte d’Ivoire retient son souffle. D’un côté, une majorité qui croit en la stabilité promise par Ouattara ; de l’autre, une opposition fragmentée, frustrée mais déterminée à faire entendre sa voix.
Entre les deux, une population partagée entre l’espoir d’un scrutin apaisé et la crainte d’une déflagration. Les regards se tournent désormais vers samedi. L’enjeu n’est plus seulement de savoir qui remportera le scrutin, mais surtout si le pays saura préserver la paix qu’il a mis plus d’une décennie à reconstruire.

Entre la passion des foules et la peur du lendemain, entre la promesse du progrès et les cicatrices du passé, le scrutin du 25 octobre 2025 ne désignera pas seulement un président ; il dira si la nation ivoirienne est enfin prête à tourner la page de ses démons électoraux.





Ida TIASSOU

Économie - Jeunesse/Entrepreneuriat : L’économie locale et les opportunités de croissance au Togo - Le Port de Lomé, mot...
22/10/2025

Économie - Jeunesse/Entrepreneuriat : L’économie locale et les opportunités de croissance au Togo - Le Port de Lomé, moteur du développement logistique et tremplin pour la jeunesse

Au cœur du Golfe de Guinée, le Port autonome de Lomé s’impose désormais comme l’un des hubs logistiques les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. Unique port en eaux profondes de la sous-région, il peut accueillir les plus grands navires du monde et rivalise aujourd’hui avec des plateformes majeures comme Tema ou Abidjan.
En 2023, plus de 30 millions de tonnes de marchandises ont transité par ses quais un record historique qui confirme sa montée en puissance. Selon le classement 2024 de Lloyd’s List, le Port de Lomé figure désormais à la 93ᵉ place mondiale pour le trafic de conteneurs et reste le premier port d’Afrique subsaharienne dans cette catégorie. Il se positionne également à la 5e place en Afrique et se maintient comme leader en Afrique subsaharienne.
Cette progression, de la 94e à la 93e place mondiale, est due à la modernisation des infrastructures, à une gestion efficace et à l'augmentation du trafic de conteneurs.
Cette performance n’est pas le fruit du hasard. Elle découle d’investissements massifs dans les infrastructures, de la modernisation des procédures douanières et d’une stratégie ambitieuse pour faire du Togo un point d’accès privilégié aux marchés sahéliens.
Le port dessert aujourd’hui principalement le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui représentent à eux seuls plus de 90 % du trafic de transit. Autrement dit, Lomé n’est plus seulement le port du Togo : c’est le poumon logistique d’une sous-région entière.
Un secteur porteur pour l’emploi et l’entrepreneuriat
Cette dynamique logistique génère de nouvelles opportunités économiques à tous les niveaux. La croissance du trafic maritime entraîne une multiplication des activités connexes : transport routier, transit, manutention, entreposage, maintenance, et services numériques appliqués à la chaîne logistique.
Le secteur logistique devient ainsi un véritable levier de création d’emplois et de richesses pour les jeunes togolais.
Les métiers évoluent, se diversifient et demandent de plus en plus de compétences techniques : agent logistique, gestionnaire de stock, responsable d’exploitation portuaire, coordinateur de transit, data analyst pour la logistique, etc. En parallèle, de nouvelles niches apparaissent, notamment dans le e-commerce, la logistique verte, le transport intelligent et les services digitaux. Ce sont des domaines où les jeunes peuvent innover, créer des startups et développer des solutions adaptées au contexte local.
Les jeunes au centre de la transformation économique
Pour la jeunesse togolaise, ce boom logistique est une chance unique de bâtir des carrières solides ou d’entreprendre dans un secteur d’avenir. Avec la digitalisation croissante des processus et l’essor des échanges commerciaux régionaux, le besoin en compétences locales devient pressant. Se former à la logistique, à la gestion du transport ou à la technologie appliquée à la chaîne d’approvisionnement est aujourd’hui une voie sûre vers l’emploi.
Mais au-delà de l’emploi salarié, la logistique offre aussi un terrain fertile à l’entrepreneuriat. Un jeune peut, par exemple, créer une entreprise de transport local pour les marchandises, proposer des solutions de géolocalisation pour le suivi des camions, ou encore offrir des services d’entreposage et de distribution pour les PME. Ces initiatives, soutenues par les structures d’appui à l’entrepreneuriat, peuvent contribuer directement à la croissance nationale tout en assurant une autonomie économique aux jeunes porteurs de projets.
Des défis à surmonter pour pérenniser la croissance
Cependant, cette dynamique n’est pas exempte de défis. Le secteur logistique, en plein essor, nécessite une main-d’œuvre qualifiée et une formation technique adaptée aux standards internationaux. Les acteurs publics et privés doivent donc renforcer la formation professionnelle et encourager la montée en compétence des jeunes. Par ailleurs, la sécurité régionale reste un enjeu important : l’instabilité dans certaines zones sahéliennes peut ralentir les flux commerciaux.
Autre défi : la concurrence. Des ports comme ceux d’Abidjan, de Cotonou ou de Tema investissent également massivement pour capter le trafic du Sahel. Le Togo doit donc continuer d’innover pour maintenir son avantage compétitif : digitalisation des procédures, fluidité douanière, fiabilité des services et amélioration de la connectivité routière vers les frontières.
Cinq pistes concrètes pour les jeunes et entrepreneurs togolais
1. Se former dans les métiers de la logistique et du commerce international : plusieurs écoles et centres de formation au Togo proposent désormais des cursus dédiés au transport, au transit ou à la supply chain.
2. Créer une micro-entreprise de services autour du port : manutention, maintenance de véhicules lourds, nettoyage de conteneurs, ou services aux transitaires.
3. Innover dans le numérique : concevoir des applications pour le suivi en temps réel des cargaisons, la gestion des stocks ou la planification des itinéraires.
4. Tisser des partenariats transfrontaliers avec les acteurs économiques du Niger, du Mali ou du Burkina Faso pour accompagner le transit.
5. S’impliquer dans la transition écologique du secteur : proposer des solutions pour réduire l’empreinte carbone des transports, recycler les emballages, ou valoriser les déchets portuaires.
Le Togo, carrefour de demain
Le Port de Lomé n’est pas seulement un symbole de performance économique : c’est un laboratoire d’avenir pour toute une génération. En transformant sa position géographique en avantage stratégique, le Togo prouve qu’un petit pays peut jouer un rôle majeur dans la dynamique économique ouest-africaine.
Pour les jeunes, c’est le moment d’agir, d’apprendre et d’innover. Les opportunités sont là, réelles, tangibles. Le défi, désormais, est de les saisir avec audace.

L’économie togolaise bouge, le Port de Lomé s’impose, et les métiers de demain se créent ici, maintenant.
Le moment est venu de transformer les opportunités de croissance en histoires de réussites togolaises.





Ida TIASSOU

NICOLAS SARKOZY DERRIÈRE LES BARREAUX : LA RÉPUBLIQUE FACE À SON MIROIRC’est une image que la France n’avait jamais conn...
21/10/2025

NICOLAS SARKOZY DERRIÈRE LES BARREAUX : LA RÉPUBLIQUE FACE À SON MIROIR

C’est une image que la France n’avait jamais connue.
Un ancien président de la République, costume sobre, regard dur, franchissant ce matin les portes de la prison de la Santé. Nicolas Sarkozy, chef d’État de 2007 à 2012, est désormais détenu, condamné à cinq ans de prison dans l’affaire explosive des financements libyens de sa campagne de 2007.
Une première historique, un séisme politique.
Car derrière les murs gris de la Santé, c’est une part de la Ve République qui vacille.
« Ce n’est pas un président qu’on enferme, c’est un innocent »
C’est avec ces mots que Nicolas Sarkozy a tenté, sur sa page X (ex-Twitter), de marquer l’Histoire avant d’en franchir les portes les plus fermées.
« Mes pensées vont vers les Français (…) Ce n’est pas un ancien président de la République que l’on enferme ce matin, c’est un innocent.», a-t-il écrit, évoquant un « scandale judiciaire » qu’il dit subir depuis plus de dix ans.
À ses côtés, son épouse Carla Bruni, silhouette élégante et visage grave, l’a accompagné jusque dans cette matinée lourde de symboles.
Autour de leur domicile parisien, des supporters émus ont entonné La Marseillaise, dans une scène surréaliste mêlant patriotisme et stupeur.
Une condamnation lourde, une France partagée
Reconnu coupable d’avoir laissé ses plus proches collaborateurs orchestrer un complot financier avec le régime Kadhafi, Sarkozy purge une peine qui marque l’Histoire.
Ses avocats, Me Jean-Michel Darrois et Me Christophe Ingrain, ont immédiatement déposé une demande de mise en liberté, dénonçant un « jour funeste pour la France et ses institutions ».
Le président Emmanuel Macron, prudent, s’est contenté de rappeler « le respect dû aux décisions de justice », tout en reconnaissant « l’émotion légitime » d’une partie du pays.
La République face à elle-même
Qu’on le juge coupable ou victime, Nicolas Sarkozy emporte avec lui un symbole : celui d’une France qui regarde ses anciens dirigeants rendre des comptes.
Une démocratie qui avance, ou une justice devenue spectacle ? La question divise, la société s’enflamme.
Mais ce soir, derrière les murs froids de la prison de la Santé, un homme dort en prison — un homme qui fut président.
Et la France, elle, ne s’en remet pas encore.




Ida TIASSOU

17/10/2025

Madagascar : Michaël Randrianirina investi président, une nouvelle ère politique s’ouvre

Antananarivo s’est levée ce vendredi 17 octobre sous un air de renouveau.

Trois jours après la chute d’Andry Rajoelina, fuyant Madagascar sous la pression des manifestations populaires, le colonel Michaël Randrianirina a été officiellement investi président de la refondation nationale. Officier de l’armée devenu symbole de la contestation, il a prêté serment devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) en présence de représentants étrangers et de la jeunesse malgache.
Un président issu du peuple et de l’armée
Le colonel Randrianirina, chef du Capsat, unité de l’armée qui s’était ralliée aux manifestants antigouvernementaux, a promis une rupture avec le passé et un engagement fort pour la refondation de Madagascar.
« Avec un peuple en effervescence, mû par la volonté du changement, nous ouvrons un nouveau chapitre de la vie nationale », a déclaré le président.
Il a également annoncé que le pays restera sous gouvernance civile, avec des élections libres prévues dans 18 à 24 mois, et a souligné l’importance de consulter la jeunesse et les forces vives de la nation avant la formation du gouvernement.
La jeunesse au centre de la transition
Depuis le 25 septembre 2025, la Gen Z malgache et les citoyens ont manifesté contre la corruption, la pauvreté et les coupures répétitives d’eau et d’électricité. Ces mobilisations ont précipité le départ d’Andry Rajoelina et propulsé Randrianirina au pouvoir.
Le président a salué le rôle central de la jeunesse :
« Cette génération audacieuse a éveillé la conscience nationale et réclame un futur plus juste et démocratique pour Madagascar. »
Une cérémonie sous le regard de la communauté internationale
La prestation de serment a été suivie par des diplomates venus des États-Unis, de l’Union européenne, de la France, de la Chine, du Japon et de la Russie. Leur présence traduit, selon le président, un respect de la souveraineté malgache et un soutien à la transition.
Promesse de refondation et réformes
Randrianirina s’engage à :
• Réformer les systèmes administratifs, politiques et socio-économiques
• Protéger les droits et libertés fondamentales
• Réparer les torts subis par les victimes du mouvement populaire
Cette investiture historique marque le début d’une transition ambitieuse, avec l’espoir d’un Madagascar refondé, plus démocratique et plus équitable.




Ida TIASSOU

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