09/05/2026
Le débat électoral en Haïti et la question de la souveraineté
Sous la pression de divers acteurs mondialistes, le gouvernement illégitime d’Haïti a fixé des élections au 13 décembre. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a justement rappelé que tout scrutin dépend d’abord du rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, y compris de la sécurité publique. Il s’agit là de responsabilités gouvernementales fondamentales, et non de celles du CEP. Jusqu’à présent, le gouvernement haïtien n’a montré ni la volonté politique, ni la capacité stratégique, ni les ressources tactiques nécessaires pour neutraliser les gangs terroristes qui ont transformé Haïti en un enfer de violence. Sans ce socle minimal de sécurité, aucun processus électoral ne peut se dérouler de manière sûre, crédible et transparente.
En outre, avant d’élire des autorités légitimes, Haïti doit engager les réformes structurelles sectorielles comprehensives. Elles sont indispensables pour éviter le retour à l’instabilité politique, à la capture de l’État et au terrorisme intérieur. À défaut, les élections ne sont qu’un mirage. Pire encore, sachant que les élections ne sont pas réalisables d’ici le 13 décembre, le gouvernement a tendu un piège au CEP, dans l’espoir de se ménager un alibi politique : la mafia haïtienne qui contrôle l’État pourra prétendre qu’elle voulait organiser les élections, tout en imputant leur échec au Conseil électoral ou aux institutions de sécurité. Ce positionnement permettra à l’alliance impie entre les criminels haïtiens et leurs soutiens internationaux de se maintenir indéfiniment au pouvoir, au moins jusqu’à la fin de 2028, voire jusqu’en 2029.
Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, viole gravement le droit international en s’immisçant constamment dans la gouvernance d’Haïti