Stephane Pierre-Paul

Stephane Pierre-Paul Haiti Génération 1804

09/18/2026

Cinéma #2 : Salle au stade Sylvio Cator, la province au top, stars internationales, films haïtiens

09/16/2026
09/15/2026

François Latour : Pannes de la TELECO, l'art de ne pas répondre aux appels

Port-au-Prince, le 14 septembre 2026À ce qui reste de nous-mêmesLa chronique de Stéphane  Pierre-Paul Un pays existe qua...
09/14/2026

Port-au-Prince, le 14 septembre 2026

À ce qui reste de nous-mêmes

La chronique de Stéphane Pierre-Paul

Un pays existe quand les groupes sociaux et les citoyens les plus favorisés s'en soucient. Lorsque l'État rompt son pacte avec le peuple pour se cantonner dans le rôle d'une dangereuse caricature, il cesse d'être pour vous comme pour moi ce miroir dans lequel chacun se reconnaît. La puissance protectrice indispensable à tous.

La violence terrifiante des gangs terroristes, le venin de la haine qu'ils propagent et le monde du chaos qu'ils cherchent à imposer comme nouvel horizon sont à la mesure de la décomposition de la société haïtienne.

Alors qu'ils assassinent, massacrent, kidnappent, violent, volent et deviennent les metteurs en scène de l'horreur, des figures familières de la terreur, les chefs de guerre récoltent des suffrages populaires sur les très pollués réseaux sociaux. Sur différentes plateformes, sans riposte de ce qui reste des patriotes, ils cartonnent à visière levée. Á Chaque massacre, lynchage ou enlèvement, son lot de récompenses. Toujours des voyous, des insensés, des dégénérés, des pauvres d'esprit ayant le profil parfait des citoyens ordinaires pour augmenter le nombre d'abonnés (followers) des visages les plus connus du crime organisé dont les comptes explosent, pour leur envoyer des cadeaux, les inonder de j'aime (like), rendre leurs vidéos virales ou encore participer à leurs prestations en direct (live) oú les records d'audience sont régulièrement battus. La maladie a atteint donc tous les organes vitaux du corps social, nous sommes à deux doigts du su***de collectif.

Avec des résultats si encourageants, les bourreaux sauront prendre soin davantage de leurs victimes. La prochaine fois, ils feront monter leur cruauté d'un cran.

Presque nous tous vivons sans accorder la moindre attention aux grandes priorités nationales malgré l'évidence d'une grave menace existentielle pour l'ensemble du pays, pratiquement en état de mort cérébrale.

À quoi sert un oiseau qui ne peut déployer ses ailes et prendre son envol ? Difficile de ne pas rappeler l'importance des ressources financières, matérielles, humaines mobilisées depuis quelque temps, grâce au trésor public, pour combattre sans délai l'insécurité et rétablir l'ordre sur tout le territoire. Pourtant, les résultats des forces de sécurité sont une curieuse accumulation d'échecs. C'est que le pouvoir politique n'a ni mission, ni engagement envers la nation, ni besoin de légitimité.

Le drame de l'agonie d'un peuple qui a pourtant pleinement participé à l'écriture de l'histoire du monde. Le nouveau leadership haïtien reste à inventer. De toute urgence.

09/12/2026

Live streaming of Dominique Antenor

09/12/2026

Plus d'une trentaine de salles de cinéma à Port-au-Prince, vie nocturne intense

09/09/2026

Haïti Génération 1804

09/09/2026

Thomas Désulmé : Deux fils assassinés, leader politique, entrepreneur à succès

Port-au-Prince, le 7 septembre 2026Appel à ce qui reste de nous-mêmesLa chronique de Stéphane  Pierre-Paul De quoi cette...
09/07/2026

Port-au-Prince, le 7 septembre 2026

Appel à ce qui reste de nous-mêmes

La chronique de Stéphane Pierre-Paul

De quoi cette violence qui ne connaît aucune limite est-elle le nom ? Quels problèmes sociaux, politiques, religieux, régionaux, locaux peuvent justifier cette escalade dans la barbarie qui réduit à sa plus simple expression la dignité humaine, foule aux pieds les droits les plus élémentaires, couvre de honte la justice haïtienne, laisse sans argument le gouvernement, fait tomber les masques de l'international et interpelle brutalement la conscience stérilisée des forces vives du pays ?

L'image d'Haïti et de ses ressortissants se dégrade à un rythme fou partout sur la planète. Il devient légitime que tout le monde se demande s'il y a encore des autorités politiques, sécuritaires, des institutions nationales qui soient capables de sévir contre des hordes de barbares aux pratiques diaboliques qui mettent en danger carrément l'existence du pays et le fondement de la civilisation humaine.

Un simple avis de recherche visant une sombre tiktokeuse en tant que présumée meurtrière a été émis par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) sur instruction du parquet de la Croix-des-Bouquets, au moment oú des images macabres qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux montrent l'odieuse exécution en pleine nuit d'une jeune femme à coups de machette répétés. Identifiée au nom de Baby Love, la victime a été littéralement massacrée, son bras droit coupé, toutes les parties de son corps charcutées avant sa très probable décapitation.

Au moins deux hommes et une femme se trouvaient parmi les bouchers qui agissaient à visage découvert. Comme de véritables carnassiers, ils ont éprouvé un immense plaisir à asséner à la victime des coups de machette partout tout en crachant, à haute voix, leur haine implacable à l'égard de la pauvre, refusant apparemment de l'achever avec les a***s à feu qu'ils portaient à la ceinture.

La DCPJ et les autorités judiciaires de la Croix-des-Bouquets semblent ne s'intéresser pour l'instant qu'à la seule tiktokeuse incriminée, une certaine Esther Thomas, connue sous le pseudonyme de "Nice B" sur les plateformes numériques, au cœur de toutes les dérives. Aucune enquête formelle n'a été annoncée. Ne parlons même pas de la recherche du corps de la victime, ni d'un geste quelconque des autorités envers ses proches totalement dévastés.

Deux mois après la mise à mort tout aussi horrible dans l'Artibonite de Mario Arthur, un collaborateur de la police découpé en petits morceaux, deux semaines après le massacre de Kenscoff ayant fait près d'une cinquantaine de morts, l'onde de choc de ce lynchage ultramédiatisé est ressentie partout. Une nouvelle démonstration de l'extrême cruauté des gangs armés en guerre contre le pays oú pourtant l'impunité bat son plein.

Cette affaire soulève bien des questions sur ce qui se cache derrière l'incapacité des forces de l'ordre à éradiquer les différents foyers d'activités terroristes et à neutraliser leurs principaux chefs. Devant l'ampleur du phénomène, la violence extrême, la sauvagerie qu'exercent au quotidien les bandes armées contre la population civile, livrée à elle-même, le pays pourra-t-il faire l'économie d'un débat serein sur l'opportunité ou non de rétablir la peine de mort ? La question semble pertinente là oú il n'y a en vue, jusqu'á présent, aucune solution capable d'enrayer la machine à broyer et de permettre à la population de recommencer à j***r de ses droits.

À ceux-là -ils sont nombreux- qui sont opposés à la peine capitale, faudrait-il demander si, enfin, des criminels notoires seraient capturés et jugés (hypothèse peu probable), combien de temps passeraient-ils effectivement en prison dans un pays oú le système carcéral fait régulièrement le lit de l'impunité, sous l'effet direct de la corruption ? Plus de deux ans après l'évasion de plus de deux mille prisonniers -dont les plus dangereux de la république - il n'y a aucune traque lancée par la police ni de poursuites judiciaires connues.

C'est dans ce climat criminogène, face au cannibalisme en pleine expansion, que les autorités s'amusent à parler de la tenue d'élections générales à la fin de l'année. La rentrée scolaire prévue ce lundi reste conditionnée par la violence des bandes criminelles en différents points du territoire national.

09/07/2026

Un mineur, fils de ministre, premier kidnappé de l'histoire d'Haïti, arrestations en masse

Address

Newark
Delaware
19702

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Stephane Pierre-Paul posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Shortcuts

Share