06/24/2025
𝗠𝗮 𝗿𝗲𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗶𝗻𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗠𝗮𝗺𝗮𝗻 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗲𝗹𝗶𝗻𝗲 : 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗯𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀 !
Tu sais !
Il y a des rencontres dans la vie qui marquent à jamais. Et parfois, ce sont les retrouvailles qui vous frappent en plein cœur.
Il y a quelques jours, j’ai eu l’immense surprise et surtout l’immense joie de revoir maman Marceline, une femme exceptionnelle que je n’avais pas croisée depuis plus de 11 ans.
Toujours là, au même coin… Onze ans plus t**d !
Pour ceux qui sont passés par le collège Don Bosco Lukunga et ses environs, son visage ne vous est sûrement pas étranger. Maman Marceline, c’est cette dame toujours souriante qui vendait ses beignets chauds, très tôt le matin, au coin sur la route de l’école… De bons souvenirs
Je me souviens encore de ses beignets croustillants avec la patte d’arachide, mikate y’a mwamba y’a maman marceline c’était le meilleur. Des beignets qu’aucune boulangerie de luxe ne pourra jamais égaler, parce qu’ils étaient faits avec amour et portaient l’odeur du courage.
C’est une mère qui a tout donné pour ses enfants. Ce que beaucoup ignoraient, c’est que derrière son sourire discret, cette dame portait une histoire de combat et de dignité. Avec ses modestes revenus tirés de la vente de beignets, elle a scolarisé tous ses enfants. Chaque pièce gagnée, chaque beignet vendu, c’était une marche de plus vers l’avenir de ses fils et filles.
Une femme courageuse et battante !
Et elle n’a jamais lâché. Pas un seul jour, pendant toutes mes années d’études, de la première à la sixième des humanités, elle n'a manqué son poste juste au coin là.
J’ai immortalisé ce moment précieux
Quand je l’ai r***e, l’émotion était trop forte. Elle était toujours la même. Même coin. Même sourire. Même énergie. Toujours debout, toujours en mission.
J’ai tenu à immortaliser ce moment avec une photo souvenir. Parce que des femmes comme elle ne devraient jamais tomber dans l’oubli. Parce que ce jour-là, je n’ai pas seulement retrouvé une vendeuse de beignets, j'ai retrouvé un symbole vivant du courage et de la dignité silencieuse.
Maman marceline
Je bénis Dieu de l’avoir r***e encore en forme… et surtout, encore en vie.
Ce que j’ai appris ce soir-là
La vie, ce n’est pas la vitesse à laquelle on va. C’est la fidélité à ce qu’on bâtit.
Le succès, ce n’est pas toujours les millions qu’on expose. C’est aussi la constance silencieuse dans la dignité.
Tant que nous sommes encore en vie, faisons le bien
À travers Maman Marceline, j’ai compris que chaque geste de bonté, chaque travail fait avec honnêteté, chaque sourire qu’on offre, chaque enfant qu’on élève… c’est ça aussi, bâtir un pays.
À tous ceux qui me lisent : respectez ces hommes et ces femmes de l’ombre, qui se battent pour leurs familles sans jamais rien demander à personne. Ces personnes qui marquent notre vie par leur empreinte !
Si vous avez encore vos parents, serrez-les fort. Soutenez-les. Aimez-les.
Et surtout, tant que vous êtes encore en vie, faites le bien autour de vous. Même en silence. Même sans caméra.