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Wasaya80 Wasaya80 | Billets d’humeur & analyses engagées. Mémoire coloniale, esclavage, exclusions sociales et récits dominants. Bienvenue sur ma chaîne !

Un espace critique, sans neutralité confortable, pour penser le présent et l’avenir. Né en Afrique et grandi en France, j’ai vécu entre deux mondes, porté par une double culture qui m’a enrichi autant qu’elle m’a interrogé. À travers cette chaîne, je partage mon parcours, mes réflexions sur le panafricanisme, et ma quête de vérité face aux mensonges historiques que j’ai découverts en cours de route. Mon objectif est clair : soigner les liens entre la France et l’Afrique par la vérité. Je suis convaincu que la France doit permettre à l’Afrique de se développer librement, sans ingérence, et que c’est à l’Afrique de choisir ses partenaires, y compris la France. Seule la vérité, mise en lumière et acceptée, pourra nous permettre de surmonter les blessures du passé et d’avancer ensemble vers un avenir plus juste et équilibré. Ici, je parle d’histoire, de culture, de racines et d’identité, en mettant en lumière les figures africaines et françaises qui ont façonné mon regard sur le monde. Mais c’est aussi un espace pour discuter des défis auxquels sont confrontées les personnes d’origine africaine dans la diaspora, notamment le racisme et la quête de soi dans un environnement souvent peu accueillant. Rejoignez-moi pour explorer ensemble ces thèmes complexes, avec un regard lucide mais toujours empreint d’espoir. Que vous soyez curieux, passionné d’histoire, ou simplement en quête de compréhension, vous êtes au bon endroit. Abonnez-vous pour ne rien manquer de cette aventure qui mêle réflexion personnelle, engagement panafricaniste, et volonté de réconciliation.

26/09/2026

MATTHIEU PIGASSE : LES VACANCES À 434 000 EUROS QUI PLOMBENT SES AMBITIONS

Matthieu Pigasse voulait peser dans la présidentielle de 2027. Mais entre une primaire à gauche dont il est resté à la porte et des vacances pour le moins remarquées, le banquier d’affaires découvre qu’en politique, l’image voyage parfois plus vite que les idées.

Selon Le Canard enchaîné, il aurait passé 19 nuits dans une villa ultra-luxueuse de l’île Moustique, dans les Caraïbes, pour une facture estimée à 434 000 euros.

Environ 23 000 euros la nuit.

Matthieu Pigasse assume : il rappelle qu’il dépense son argent comme il l’entend et affirme qu’il n’existe pas de police des vacances.

Juridiquement, il a raison : aucune loi n’interdit à un homme riche de partir en vacances dans une villa à trois piscines.

Politiquement, c’est un peu plus compliqué.

Car le même Matthieu Pigasse revendique une gauche de rupture, critique l’indécence de l’époque et déclarait récemment appartenir au tiers état, tout en reconnaissant avoir acquis certains privilèges.

Le tiers état a manifestement beaucoup évolué depuis 1789.

Le sujet n’est donc pas de savoir s’il avait le droit de dépenser cette somme. Bien sûr qu’il l’avait.

La question est celle de la cohérence entre le discours politique et le mode de vie de celui qui souhaite convaincre des électeurs confrontés au prix du carburant, du logement ou des courses.

Dans le même temps, sa tentative d’intégrer la primaire de la gauche a échoué. Pigasse accuse un processus verrouillé et affirme qu’on ne voulait pas de lui.

Peut-être.

Mais pour quelqu’un qui voulait incarner une gauche capable de parler au peuple, arriver avec une facture de vacances supérieure au prix de plusieurs maisons ne facilite probablement pas la conversation.

La politique n’interdit pas le luxe.

Elle oblige simplement à expliquer pourquoi celui qui dénonce l’indécence trouve parfois ses vacances parfaitement décentes.

— ÉDITO HEMIPOST

Pas responsable individuellement ? Peut-être. Mais collectivement, oui.Quand on parle de réparation, l’argument revient ...
26/09/2026

Pas responsable individuellement ? Peut-être. Mais collectivement, oui.

Quand on parle de réparation, l’argument revient comme un disque rayé : « Moi, je ne suis pas responsable des horreurs du passé. »
Entendez-le bien : ce n’est pas une simple opinion, c’est une stratégie. Une ruse redoutable qui vise à dissoudre toute responsabilité dans un nuage d’innocence individuelle. Résultat : aucune solution, aucune réparation, aucune mémoire à honorer. Juste un grand trou noir.

À la fin de l’esclavage, on nous a déjà joué cette scène : c’était « trop tôt », « trop compliqué » pour réparer. Mais pour prolonger l’exploitation sous une autre forme, là, c’était tout à fait faisable. Le travail forcé, les contrats de misère, les salaires négatifs, les « avantages », pardon, les désavantages, ont simplement remplacé les chaînes.
Les premières révoltes de travailleurs libres, dès les Caraïbes, avaient déjà compris l’arnaque : abolir l’esclavage sans détruire son architecture économique revenait à repeindre une prison en blanc et l’appeler « liberté ».

Alors oui, individuellement, vous n’êtes pas coupables. Mais collectivement, vos sociétés le sont.
Et qu’on ne vienne pas dire que c’est de l’histoire ancienne : aujourd’hui encore, l’Occident tire profit des mêmes logiques de prédation.
On pointe la Chine du doigt pour « néocolonialisme » en Afrique, pendant que la France, d’une main de fer, sabote toutes les dynamiques d’émancipation noire, comme si la libération africaine allait, d’un simple coup de balai, effacer l’Occident de la carte.

Et à force de laisser pourrir les comptes, la facture va devenir salée.
Car en refusant d’assumer, la France, entre autres, s’est condamnée à perdre bien plus qu’elle ne l’imagine.
Patiemment, cyniquement, elle a laissé passer le temps pour échapper à ses devoirs moraux. Mais le temps ne dissout pas la mémoire : il la cristallise.

L’Afrique, elle, n’a pas oublié.
Et pendant que Paris arme des terroristes, pousse des États au bord du gouffre (Mali, Algérie, Côte d’Ivoire…), manipule la CEDEAO comme un pion, le monde regarde.
Où sont les minutes de silence pour les migrants noirs engloutis en Méditerranée ? Où sont les condoléances pour les villages bombardés au Sahel ?
Apparemment, l’humanité est à géométrie variable : blanche, elle mérite hommage. Noire, elle mérite l’oubli.

Il est temps que l’Afrique abandonne leurs monnaies imprimées sans contrôle, leurs récits réécrits à la gloire des anciens bourreaux, et leurs leçons de morale frelatées.
Il est temps de sortir de leurs histoires, de leurs pièges, et de reprendre notre propre narration.

Nous savons bien que certains, individuellement, ne sont pas nos ennemis. Mais nous savons aussi que le peuple français, le peuple occidental, porte une responsabilité historique collective. Et il est grand temps qu’il l’assume.

La balance doit changer.
Le partage doit être imposé, non quémandé.
L’honnêteté doit redevenir la règle, pas l’exception.

Car l’Occident, quoi qu’il prétende, n’a jamais été du bon côté de l’Histoire.
À lui de choisir : reconnaître enfin ses fautes et changer, ou continuer à nier… et être balayé.

Wasaya80

25/09/2026
25/09/2026

Le charisme d’un chewing-gum mal mâché.

Où est notre argent ?Ce matin, en me levant, une pensée s’est imposée à moi : les grandes entreprises ont été bâties ave...
25/09/2026

Où est notre argent ?

Ce matin, en me levant, une pensée s’est imposée à moi : les grandes entreprises ont été bâties avec notre argent. Elles perçoivent des aides publiques chaque année, pendant que les Français, eux, se débattent avec leurs fins de mois.

Par quel tour de passe-passe sommes-nous contraints de financer des individus ultrariches, année après année, sans le moindre retour ? Pendant que le citoyen ordinaire galère pour obtenir une aide à la création d’entreprise, les géants du CAC 40 encaissent des milliards sans jamais rendre de comptes.

On nous parle d’infrastructures routières à rénover, de services publics à l’agonie, d’hôpitaux en sous-effectif, mais combien avons-nous déversé dans les poches de ces fortunes privées ? Sans contrepartie. Sans condition. Sans vergogne.

Permettez-moi d’être direct : nous sommes aussi des actionnaires de leur réussite. Notre travail, nos impôts, nos cotisations ont contribué à ériger ces empires. Il est donc légitime, il est urgent, d’exiger notre retour sur investissement.

Car pendant que leurs fortunes explosent, les petites entreprises ferment. Pendant qu’ils accumulent, nous subissons. Et pour que nous ne remarquions pas ce pillage organisé, leurs relais médiatiques nous servent chaque jour une dose de divisions, de boucs émissaires, de querelles identitaires soigneusement orchestrées.

Les médias qu’ils financent ne sont pas des organes d’information : ce sont des boucliers. Des outils de diversion pour que jamais nous ne posions la bonne question : où est notre argent ?

Cette noblesse d’argent vit chaque année à nos crochets, avec notre consentement passif. Nous sommes des actionnaires spoliés, et il est temps que nous le sachions.

Réfléchissez bien.

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