06/01/2026
FILIGA/ L'écrivaine Centrafricaine Jasmine Ngbele dévoile son écriture.
Dans une petite interview accordée à la team Ndambo vision, la romancière et nouvelliste centrafricaine Jasmine Ngbele à donné quelques secrets de son écriture dont les œuvres ont été présentées au festival international du livre au Gabon.
Jasmin Soto Ngbele bonjour...
- Vous participez au festival international du livre au Gabon. Vous êtes centrafricaine et entend que pays d'honneur qu'est ce vous ressentez?
- C'est une grande fierté pour nous de représenter le Centrafrique en tant que pays d'honneur, surtout dans un événement qui réunit plusieurs nations autour du livre et de la culture.
- Vous avez 2 nouvelles et 3 romans à votre actif. Parmi ces ouvrages il y a "Lumière sur la colline", "Sous le manguier" et "Derrière l'écran". Pouvez-vous nous dire succinctement de quoi est-il question dans ces œuvres ?
- Sous le manguier est une nouvelle réaliste qui met en lumière le fossé générationnel entre les grands-parents, gardiens de la mémoire et des traditions, les parents qui s'efforcent de maintenir leurs enfants sur le droit chemin, et les jeunes qui sont souvent attirés par les rêves et les modèles venus d'Occident.
"Lumière sur la colline" est un roman d'inspiration catholique qui met en valeur certaines pratiques et valeurs de l'Église catholique. Son titre est inspiré du verset biblique : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. » (Matthieu 5:14).
À travers cette œuvre, je souhaite transmettre un message d'espérance, de paix et de fraternité. Le livre encourage le dialogue interreligieux, la tolérance et le respect mutuel entre les différentes confessions. Il rappelle que, malgré nos différences de croyances, nous pouvons vivre ensemble dans l'harmonie, en privilégiant l'amour du prochain, l'écoute et la compréhension.
"Derrière l'écran" est un roman qui explore les réalités cachées du monde numérique. À travers ses personnages, il montre que les apparences sur les réseaux sociaux peuvent être trompeuses et que chaque profil cache une histoire, des blessures ou des aspirations souvent invisibles. À travers cette œuvre, je souhaite inviter les lecteurs à faire preuve de discernement dans leur utilisation des technologies et à privilégier les relations humaines authentiques.
- Vous êtes une écrivaine et beaucoup parmi vous écrivez selon la condition féminine est-ce le cas pour vous?
- Oui, car les femmes ont longtemps été marginalisées et leur voix souvent ignorée. Il est important que la littérature contribue à mettre en lumière leurs réalités, leurs combats et leurs aspirations.
- Quelle est là place de la femme dans la littérature centrafricaine?
- Aujourd'hui, la femme s'impose progressivement dans la littérature centrafricaine. Alors qu'autrefois elle était souvent réduite au silence, elle participe désormais activement à la création littéraire et à la transmission des savoirs.
- Un mot de la fin.
- Je remercie les organisateurs du FILIGA pour cette belle initiative qui valorise la littérature africaine. J'encourage les jeunes à lire davantage et à croire en la force des mots, car la littérature est un puissant outil de connaissance, de dialogue et de transformation sociale.