Jean-Bernard Cadier

Jean-Bernard Cadier est le correspondant à New York de la chaîne française BFMTV. Ancien grand reporter, ancien correspondant de la radio Europe 1 à Washington, Bruxelles et Londres. Ancien chroniqueur à France 24. C'est un spécialiste de politique internationale.

Ce que j'avais écrit sur les médias et Trump AVANT l'élection. http://www.telos-eu.com/fr/vie-politique/trump-a-raison-l...
11/11/2016
Trump a raison: les médias sont biaisés - Telos

Ce que j'avais écrit sur les médias et Trump AVANT l'élection.
http://www.telos-eu.com/fr/vie-politique/trump-a-raison-les-medias-sont-biaises.html

Trump a raison: les médias sont biaisés edit Jean-Bernard Cadier 7 novembre 2016 Vie politique Vie politique Ce n'est pas facile à admettre mais Donald Trump a raison : les médias américains sont biaisés contre lui. Ils ne lui laissent rien passer et sont devenus beaucoup plus indulgents avec Hillar...

Larmes, armes et vidéosMême Donald Trump en est resté sans voix. Tant la société américaine a été tétanisée par des évén...
07/10/2016

Larmes, armes et vidéos

Même Donald Trump en est resté sans voix. Tant la société américaine a été tétanisée par des événements qui menacent profondément sa cohésion. Mardi puis mercredi deux noirs tués, victimes de bavures policières en Louisiane et dans le Minnesota. Jeudi, pour les venger, un noir tue avec une arme de guerre cinq policiers blancs à Dallas en expliquant « je suis en colère, je veux tuer des blancs ».

La question raciale n’est pas L’UN des principaux problèmes de la société américaine. C’est LE principal problème. Depuis toujours. Toujours sous-jacent. Le feu qui couve sous la cendre. Vendredi matin le quotidien à sensation New York Post titrait « Civil War » (guerre civile), comme si l’incendie que tout le monde redoutait venait de se déclarer.

Pourquoi maintenant ?
Deux facteurs contribuent à rouvrir aujourd’hui la blessure raciale : les vidéos et les armes.

Sans vidéo il n’y a pas de bavure. La multiplication des smartphones permet de rendre publics des drames qui sans images passeraient inaperçus. Les réseaux sociaux amplifient. Smartphones, Twitter et Facebook sont devenus les mégaphones surpuissants des colères d’aujourd’hui. Avec aussi leurs défauts. Les deux vidéos de la semaine ne montrent que l’issue fatale et scandaleuse. Pas les faits des secondes qui précèdent qui pourraient expliquer (sans évidemment l’excuser) la nervosité des policiers. Mais ces vidéos aussi imparfaites soient elles sont utiles. Leur multiplication est un progrès.

On ne peut pas en dire autant de la multiplication des armes à feu. A-t-on assez dit que les victimes des deux bavures étaient armées ? Oui, les victimes. En Louisiane l’arme était dans la poche de la victime et ne représentait pas une menace directe pour les policiers mais il y avait une arme. Qui avait été brandie quelques minutes plus tôt ce qui avait déclenché l’intervention de la police. Dans le Minnesota la victime avait une arme dans la boîte à gants et dans la vidéo sur Facebook on entend le policier visiblement affolé répéter « je lui avais dit de ne pas approcher sa main (de cette arme) ». Question de secondes, question de centimètres, le policier a eu peur de cette arme, il a tiré. Quatre fois. Quatre fois de trop mais la peur du policier américain face à la prolifération des armes est une réalité quotidienne.

Il y a sans doute des policiers racistes mais il y a surtout des policiers qui ont peur. Et des noirs qui, ayant peur des policiers, ont tendance à s’armer davantage. Le risque d’engrenage est terrible. L’Amérique ne pourra pas à court terme régler son problème racial. Elle ne peut pas, et ne doit pas limiter la libre circulation des vidéos. Mais elle peut et doit limiter la libre circulation de ces armes qui, décuplant la peur, risquent de réveiller les vieilles blessures et les vieux démons.

Hillary tirée d'affaire ?Juridiquement oui. Politiquement c'est une autre histoire.Etrange réquisitoire aujourd'hui du d...
07/05/2016

Hillary tirée d'affaire ?

Juridiquement oui. Politiquement c'est une autre histoire.

Etrange réquisitoire aujourd'hui du directeur du FBI qui a expliqué longuement en quoi Hillary Clinton s'est montrée "extrêmement imprudente" dans la façon dont elle géré des messages contenant "des informations secrètes hautement sensibles". Le FBI, dit-il, a trouvé dans le serveur privé de l'ancienne ministre les traces de 110 emails "classifiés" alors qu'elle avait affirmé la main sur le coeur qu'il n'y en avait aucun.
Au bout du réquisitoire pourtant : la relaxe.
Le directeur du FBI James Comey ne recommande pas des poursuites contre la candidate.
Parce qu'il n'a "pas trouvé de preuve" que l'ancienne secrétaire d'Etat ait "intentionnellement violé les lois concernant la gestion des informations classifiées".

Au passage coup de chapeau à James Comey, qui a servi indifféremment des administrations démocrates et républicaines et qui prononce, dans un contexte politique particulièrement lourd, un habile jugement de Salomon.

Hillary Clinton peut être soulagée que ses ennuis judiciaires s'arrêtent là. Mais elle n'a pas de quoi pavoiser, son image en prend encore un coup. Elle est certes toujours en tête (de peu) dans les sondages face à Donald Trump mais elle est 20 points derrière lorsqu'on demande aux électeurs en qui ils ont confiance.

Pourquoi avoir tergiversé aussi longtemps sur cette histoire de serveur privé ? Sur la présence ou non de messages classifiés ?
Que dire de cette rencontre "par hasard" la semaine dernière entre son mari Bill Clinton et la ministre de la Justice (en charge du FBI) sur l'aéroport de Phoenix ?
Qui pourra croire qu'en 30 minutes d'un entretien informel ils n'ont parlé "que de golf et de leurs enfants et petits-enfants" ?

Les Clinton ont une mentalité d'assiégés qui les incite à ne jamais répondre directement aux questions qui leur sont posées. C'est cette mentalité qui avait poussé Hillary à s'équiper d'un serveur privé. Et qui alimente ce soupçon de duplicité qui leur colle à la peau. La formule "crooked Hillary" (crooked = malhonnête, véreuse, tordue...) martelée par Donald Trump va finir par avoir une certaine résonance.

Hillary Clinton a de la chance d'avoir en face d'elle un candidat au moins aussi malhonnête, véreux, tordu... qu'elle.
Face à un candidat républicain plus solide moralement, ce réquisitoire du FBI lui aurait été fatal.

Trump antisémite ?Voilà le dernier Tweet qui enflamme la campagne US. Donald Trump accuse Hillary Clinton d'être la cand...
07/05/2016

Trump antisémite ?

Voilà le dernier Tweet qui enflamme la campagne US.

Donald Trump accuse Hillary Clinton d'être la candidate la plus corrompue de tous les temps. L'accusation n'est pas nouvelle mais ce qui fait polémique c'est la forme de l'étoile dans laquelle cette accusation est proférée. Ça ne saute pas forcément aux yeux tout de suite mais pour certains l'étoile rouge rappelle l'étoile jaune. Elle a la forme de l'étoile de David. Et aux Etats-Unis on ne plaisante pas, même de loin, avec les symboles du judaïsme. Donald Trump a aussitôt rectifié l'image transformant l'étoile rouge en cercle rouge. Trop tard la campagne d'Hillary Clinton avait déjà dénoncé l'usage de cette image "d'un anti sémitisme flagrant ... sujet de grave inquiétude pour les électeurs".

Antisémite Donald Trump ? C'est peut-être le seul défaut qu'il n'a pas. Jamais ni de près ni de loin ce soupçon n'a pesé sur celui dont la fille Ivanka, qui est aussi sa principale conseillère, a non seulement épousé un juif mais s'est convertie au judaïsme. En mars Trump avait salué la naissance de son petit fils comme un "beautiful jewish baby".

Il s'est avéré que l'étoile rouge en question avait été copiée collée d'un site de suprémacistes blancs. C'est embêtant mais la réaction de la campagne d'Hillary Clinton est disproportionnée. Et elle cause du tort à son image de candidate sérieuse et mesurée.

Attention les Clintons de ne pas vous laisser entraîner dans le caniveau par le candidat d'en face.
Il sera toujours meilleur sur ce terrain.

Pour comprendre l'Amérique de Donald Trump j'ai entrepris une traversée des Etats-Unis d'Est en Ouest en voiture.
06/09/2016
L'Amérique de Trump

Pour comprendre l'Amérique de Donald Trump j'ai entrepris une traversée des Etats-Unis d'Est en Ouest en voiture.

2 journalistes, Brigitte Dusseau et Jean-Bernard Cadier, traversent les Etats-Unis coast to coast à la découverte de l'Amérique de Donald Trump.

Primaires républicaines: freiné, Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même
04/07/2016
Primaires républicaines: freiné, Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même

Primaires républicaines: freiné, Trump ne peut s'en prendre qu'à lui-même

EDITO - Tenu en échec lors de la primaire républicaine dans le Wisconsin, le milliardaire, qui était encore il y a peu le champion des sondages, est en mauvaise posture. Il risque de ne pas atteindre le nombre de délégués nécessaire à son investiture, et l'appareil du parti républicain est bien déci…

Hillary Clinton a-t-elle un problème avec Wall Street?
02/05/2016
Hillary Clinton a-t-elle un problème avec Wall Street?

Hillary Clinton a-t-elle un problème avec Wall Street?

Hillary Clinton est en difficulté. Momentanément dans les sondages mais de façon peut-être plus profonde depuis que son adversaire Bernie Sanders a choisi de l'attaquer sur ses relations avec l'argent en général et Wall Street en particulier.

La journaliste de Fox News qui fait peur à Donald Trump
01/27/2016
La journaliste de Fox News qui fait peur à Donald Trump

La journaliste de Fox News qui fait peur à Donald Trump

Le businessman, candidat à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine, boycotte un débat crucial à quelques jours du vote dans l'Iowa. Tout ça parce qu'il sera animé par une journaliste qu'il n'aime pas. 

Débat républicain: un Trump peut en cacher un autre
12/16/2015
Débat républicain: un Trump peut en cacher un autre

Débat républicain: un Trump peut en cacher un autre

EDITO - Les candidats à la primaire républicaine en vue de la présidentielle américaine de 2016 se sont affrontés pour la cinquième fois mardi soir à Las Vegas.

11/22/2015

Après Paris, Obama veut résister à la pression

New York, 16 novembre 2015

Il est le premier à avoir réagi devant les caméras vendredi soir. Il est celui vers lequel tous les espoirs se tournent pour une victoire militaire définitive sur Daech. Barack Obama sent la pression. La pression venue de France, du reste du monde et de ses propres concitoyens. Si l'Amérique semble en mesure de protéger son territoire contre des opérations massives type 11 septembre, elle paraît tout à coup plus vulnérable face à des opérations type 13 novembre avec des kamikazes s'en prenant à des lieux publics. La classe politique et médiatique américaine s'emballe, exigeant d'Obama qu'après Paris il monte d'un cran dans la lutte contre l'état islamique. En conférence de presse au G20 un journaliste de CNN lui a même lancé "quand est ce qu'on va aller détruire ces salopards ?"
Obama répond qu'il va intensifier. Intensifier les bombardements. Intensifier la coopération avec la France en matière de renseignement et d'opérations militaires. Intensifier mais pas changer de stratégie. Le président américain répète qu'envoyer des troupes au sol serait "une erreur". Comme ce serait une erreur de réagir trop vite et trop fort : "je ne veux pas ouvrir le feu d'abord et viser ensuite", allusion à peine voilée à son prédécesseur George W Bush.
Obama veut garder son sang froid. Analyser les risques. Pour l'instant il voit un risque majeur à envoyer les troupes au sol pour détruire l'état islamique : "on peut détruire l'état islamique mais sans la coopération des populations locales il finirait par revenir". Ne pas éliminer Daech tant qu'on ne sait pas ce que l'on peut mettre à la place sur les territoires qu'il contrôle aujourd'hui. En clair tant qu'une solution n'aura pas été trouvée à la guerre civile en Syrie. La Maison Blanche semble même prête à envisager une coalition avec la Russie pour combattre Daech. Tout pour ne pas envoyer les GI's.
Combien de temps Barack Obama pourra-t-il tenir cette position impeccable intellectuellement mais tellement éloignée des aspirations de ses alliés et, de plus en plus , de ses propres concitoyens ? Que l'état islamique attaque demain dans les rues de Washington, comme il a menacé de le faire dans une vidéo ce lundi et les sages réticences de Barack Obama pourraient être rapidement emportées.

Trump est il allé trop loin ? Le milliardaire en tête des sondages républicains est connu pour son franc parler mais là,...
11/13/2015
Trump Brings Out Imaginary Knife at Iowa Rally to Paint Carson as 'Pathological'

Trump est il allé trop loin ?

Le milliardaire en tête des sondages républicains est connu pour son franc parler mais là, il a clairement forcé la dose. Extraits de son discours hier soir à Fort Dodge Iowa :

Sur Ben Carson et les points d'interrogation sur sa biographie : "c'est un cas pathologique... comme les violeurs d'enfant sont des cas pathologiques", "faut il que les gens dans l'Iowa et dans le pays soient stupides pour croire cette merde (this crap)".

"Je connais mieux l'état islamique que les généraux, croyez moi"

"L'état islamique je vais les bombarder à mort (I'll bomb the sh*t out of them)"

Sur Carly Fiorina : "Carly Machin (Carly whatever-teh-hell-her-name-is)"

Sur Marco Rubio "il est faible comme un bébé"

Point culminant du meeting : Trump fait mine de défaire sa ceinture et propose à un spectateur de le poignarder (vous avez bien lu) pour rejouer la scène où Ben Carson raconte qu'il a tenté de poignarder quelqu'un quand il avait 14 ans.

Que s'est il passé ? Trump qui est toujours à l'heure avait près de 40 minutes de retard. La voix rauque, le cheveux ébouriffé, selon les reporters sur place. Il parle toujours 60 minutes pile. Il a dépassé l'heure et demie dans un discours sans queue ni tête où il semblait même s'interroger sur le bien fondé de sa candidature.

Selon le Washington Post, les cadres du parti sont tellement affolés par le phénomène Trump qu'ils ont lancé un appel à Mitt Romney (candidat malheureux en 2012) pour qu'il se représente.

Romney réveille toi, Trump est devenu fou !


http://abcn.ws/1RSHiDX

"How stupid are the people of Iowa to believe this crap?" Trump asked.

Débat républicain : Trump ne fait plus peurLes candidats républicains se sont affrontés mardi soir pour un nouveau débat...
11/13/2015
Hillary Clinton on Twitter

Débat républicain : Trump ne fait plus peur

Les candidats républicains se sont affrontés mardi soir pour un nouveau débat qui a mis en lumière la division de leur camp entre réalistes et extrémistes. Donald Trump a voulu frapper très fort d'entrée en rappelant qu'il construirait un mur à la frontière avec le Mexique - "ce mur sera un grand succès"- et qu'il renverrait chez eux 11 millions d'immigrés illégaux. Sauf que cette fois il s'est fait immédiatement contrer par ses concurrents sur la tribune. John Kasich, l'ancien gouverneur de l'Ohio qui a qualifié sont plan de "stupide". Et surtout Jeb Bush qui a rassemblé tout son courage pour dire au bouillant milliardaire qu'on ne pouvait pas déporter comme ça 11 millions de personnes, femmes et enfants.
Donald Trump ne fait plus peur. Ses rugissements et ses débordements sont de moins en moins imprévisibles . S'il a reçu le soutien de Ted Cruz il a vu se dresser contre lui une coalition des modérés Bush, Kasich et Rubio.
Au delà de cet affrontement idéologique ce débat n'a pas dégagé de vainqueur évident. Il a juste permis aux candidats secondaires de briller plus que d'habitude : Rand Paul, Ted Cruz et à nouveau le très éloquent Marco Rubio, l'actuelle coqueluche des commentateurs qui, contrairement au débat précédent ne s'est pas accroché avec son mentor Jeb Bush. En tout cas Donald Trump semblait nerveux en fin de débat. Il s'en est pris à la candidate Carly Fiorina : "pourquoi est ce qu'elle interrompt tout le temps les gens" a-t-il lancé, l'air mauvais, sans même la regarder. Une saillie qui a détoné dans un débat par ailleurs courtois. Une saillie qui a valu à Trump de se faire huer par la salle.
Quant à Hillary Clinton, aussitôt le débat terminé, elle a publié un tweet montrant une courte vidéo d'elle même visiblement peu impressionnée par la performance de ses adversaires. https://twitter.com/HillaryClinton/status/664295891600146433

“#GOPdebate https://t.co/vqbB3Tpf5r”

Trump : faut il en rire ou en pleurer ?  Donald Trump était l'invité de la grande émission satirique Saturday Night Live...
11/11/2015
Donald Trump with Sia Episode from Saturday Night Live on NBC.com

Trump : faut il en rire ou en pleurer ?

Donald Trump était l'invité de la grande émission satirique Saturday Night Live sur NBC, l'émission culte des samedis soirs de la télévision américaine. Le rendez vous était très attendu tant le milliardaire, Trump the Showman, défraie la chronique par ses audaces et ses débordements en ce début de campagne. Plus de 10 millions d'Américains étaient devant leur poste, un record depuis 2012 pour cette émission. Mais 10 millions d'Américains déçus. Car à la surprise générale Donald Trump n'a pas été drôle. Lourdaud, suffisant, il s'est essayé à l'autodérision (la marque de fabrique de l'émission) sans convaincre. Il a même créé un certain malaise quand il a participé à un sketch, summum du mélange des genres, où il était censé être dans le Bureau ovale deux ans après l'élection. Un général vient lui annoncer que grâce à lui tout est réglé en Syrie et que "les réfugiés sont tous revenus et ils ont tous de bons emplois dans les casinos et les hôtels Trump de Damas". Sourire satisfait du "président". Scène glaçante. Ce personnage est-il bien le candidat favori des républicains à ce jour pour occuper effectivement le Bureau ovale ? Et l'on se souvient de la phrase qu'il a lui même écrite dans son dernier livre : "je suis un homme d'affaire et j'ai une marque à vendre". La marque heureusement en a pris un coup samedi soir. Où l'on a découvert que Trump fait rire surtout quand il est sérieux. Quand il essaie de faire rire, il donne plutôt envie de pleurer.
http://www.nbc.com/saturday-night-live/episode-guide/season-41/donald-trump-with-sia/1687

Donald Trump hosts Saturday Night Live with musical guest Sia.

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fatigant d'entendre Jean Bernard Cadier tacler en permanence le Président Trump ce qui lui enlève évidemment toute crédibilité