20/05/2026
Manifestation au lycée Lycée Saïd Mohamed Cheikh
"NDO OUSOUKANI WAHO WANAZIYONI"
Les élèves tirent la sonnette d’alarme à l’approche du baccalauréat
Moroni, 20 mai 2026 — La tension est montée d’un cran ce mercredi au lycée Saïd Mohamed Cheikh, où de nombreux élèves ont manifesté leur mécontentement face à la suspension de plusieurs cours depuis plusieurs semaines. À l’origine de cette situation : un différend salarial opposant certains enseignants à l’administration.
Selon plusieurs professeurs, des disparités de rémunération existeraient entre collègues occupant pourtant le même grade et assurant des responsabilités similaires. Estimant cette situation injuste, certains ont décidé de cesser d’assurer leurs cours jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.
Une candidate au baccalauréat témoigne :
« Nous comprenons les revendications de nos professeurs, mais nous sommes les premiers pénalisés. Le baccalauréat approche et nous avons besoin de tous nos cours pour réussir.
Ngarandzao rissomé ».
Les manifestants ont appelé les autorités à intervenir rapidement afin de préserver leur avenir scolaire.
Pour de nombreux observateurs, la responsabilité principale incombe aux autorités éducatives, chargées de garantir une gestion transparente et équitable des rémunérations.
L’absence de réponse rapide a laissé le conflit s’enliser, jusqu’à provoquer la colère des élèves.
Une solution urgente attendue
Les élèves demandent la reprise immédiate des cours ainsi qu’un programme de rattrapage pour compenser les heures perdues.
Une rencontre entre les enseignants, la direction du lycée et le ministère de l’Éducation apparaît désormais indispensable pour sortir de cette crise.
Les élèves du lycée Saïd Mohamed Cheikh lancent ainsi un appel fort aux autorités : trouver une solution juste pour les enseignants, sans sacrifier l’avenir des candidats au baccalauréat.