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17/11/2025
18/09/2025

𝐀𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 𝐬'𝐢𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝟓𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐞𝐧 𝐀𝐥𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞

La déclaration de l’ambassadeur de Turquie en Algérie relève d’une stratégie d’affirmation belliqueuse, sous couvert de fraternité historique. Elle opère une double légitimation de la présence turque : d’un côté, l’ampleur prétendue de ses investissements directs étrangers, chiffrés à 7,7 milliards USD, soit près d’un cinquième du stock total d’IDE estimé à 37 milliards ; de l’autre, l’affirmation symbolique qu’un quart de la population algérienne serait d’ascendance turque ou kouloughlie. Cette rhétorique installe une logique de tutelle historique et de droit de regard politique, comparable à celle mobilisée en Libye, où la justification économique et identitaire a servi de tremplin à une présence militaire durable. La Turquie affiche ainsi son ambition néo-impériale dans l’espace méditerranéen et sahélo-méditerranéen, dissimulée derrière un discours d’unité de destin et de proximité civilisationnelle.

Les chiffres avancés sont invérifiables. L’annonce de 7,7 milliards USD d’investissements relève davantage du slogan que d’une donnée vérifiable. Une part importante pourrait provenir non pas d’apports de capitaux étrangers, mais de crédits consentis par des banques algériennes et de facilités fiscales ou douanières, autrement dit de ressources locales recyclées sous l’étiquette d’« investissement étranger ». Les grands chantiers confiés à des entreprises turques illustrent ce mécanisme : Ankara y apparaît comme prestataire, tandis que le financement repose sur les institutions algériennes. Le fameux « men lahiytou bekherlou » prend ici tout son sens : le pays célèbre des capitaux qu’il a lui-même fournis, pendant que la valeur ajoutée s’échappe.

Cette logique économique s’accompagne d’une projection géostratégique assumée. La Turquie a installé une unité de production de drones au Maroc et négocie des implantations militaires à Ghat et Ghadamès, à la frontière orientale de l’Algérie. La méthode est claire : pénétration économique, mobilisation symbolique d’une proximité culturelle, puis, en cas de besoin, bascule vers une présence militaire directe. L’histoire récente rappelle d’ailleurs que la Turquie fut dans les années 1990 une base arrière de financement et de logistique pour le Front islamique du salut, confirmant ses complaisances à l’égard de courants islamistes armés. Elle n’agit donc pas en partenaire neutre, mais en puissance poursuivant ses propres logiques idéologiques et expansionnistes.

À cela s’ajoute un enjeu stratégique majeur : celui des gazoducs vers l’Europe. La Turquie se conçoit comme la plateforme incontournable des flux gaziers européens, cherchant à contrôler les approvisionnements venus d’Azerbaïdjan et du Moyen-Orient. Dans cette perspective, elle a tout intérêt à contrarier les projets concurrents, au premier rang desquels le Transsaharien, destiné à acheminer le gaz nigérian via l’Algérie. Un tel corridor renforcerait le poids stratégique de l’Algérie et du Sahel comme axe énergétique autonome, réduisant la dépendance européenne vis-à-vis des routes transitant par la Turquie. L’activisme d’Ankara vise donc à préserver son monopole géopolitique et à neutraliser l’émergence de cette alternative.

Or, face à cette offensive, le pouvoir algérien apparaît démuni. Une partie de ses composantes s’aligne docilement sur la Turquie, quand d’autres se placent dans des logiques de dépendance claniques vis-à-vis de Moscou, de Paris ou de Washington. Loin d’un équilibre souverain, cette fragmentation condamne l’État à la paralysie. Le délitement et la décrépitude de ses institutions exposent le pays aux pires éventualités : instrumentalisation de son territoire comme base d’influence régionale, captation de ses ressources, marginalisation dans la compétition énergétique et mise sous tutelle par des puissances étrangères. Dans ce contexte, la Turquie n’est pas un allié stratégique, mais un compétiteur agressif exploitant les failles d’un système affaibli pour y projeter ses ambitions néo-impériales.

Les organes censés incarner la souveraineté nationale brillent par leur silence. Les parangons, d'habitude, si prompts à invectiver et à insulter, qu’il s’agisse de l’APS, d’El Djeich ou de ce qui reste de la presse officielle, ne semblent pas prêts à porter l’estocade à un ambassadeur qui s’arroge le statut de ministre résident. Ce mutisme en dit long : il révèle à quel point cette Algérie « dhariba » n’est en réalité qu’une Algérie « madhrouba ». L’absence de réaction ferme conforte Ankara dans sa stratégie d’entrisme et souligne l’affaissement de l’État face aux défis extérieurs.

Mohamed Bakir

08/09/2025

Adieu l'artiste !
Pour nous c'était Hamid Meddour , mais récemment nous avons découvert que le nom officiel ou le nom porté à l'État civil est Karim Meddour.
Peu importe, pour tous ceux qui l'ont connu, dans la mémoire collective, il restera sous le nom de Hamid Meddour.
La nouvelle de son décès est tombée à la mi-journée de ce lundi 8 septembre 2025.

Muhakli Meddour son cousin a tenté de me joindre par téléphone, mais ce dernier était déchargé.
Puis il a réussi à m'appeler par Messenger vers un autre téléphone.
Je m'attendais à une mauvaise nouvelle : " désolé ! Je t'annonce que Hamid a rendu l'âme à l'instant à l'hôpital de Tigzirt !"
Puis le silence ! Il n y a plus rien à dire, hormis réunir les forces pour avaler cette nouvelle amère.
On se sent impuissant et nous n'avons que les larmes pour s'exprimer et le cœur pour prier.

Muhakli m'avait déjà donné des signes pas très rassurants depuis trois jours. Également hier Hamid Sebai m'a également donné des nouvelles encore moins rassurantes :
" L'état de Hamid Meddour s'est aggravé. On ne peut même pas le transférer vers l'étranger ! Je tiens à t'informer, mais gardons cette information entre nous"!
Hamid Meddour avait 50 ans. Mourir à cet âge, c'est partir tôt.
Il est né dans une famille pauvre du village El Kelaa, Tigzirt.
Hamid était un beau garçon avec des yeux bleus.
Il était sympathique. Il a un verbe facile, doux, affectueux. Il ne prononce pas des vulgarités ou des insultes. Son langage est très diplomatique.
Peut-être la pauvreté a fait que Hamid n'ira pas loin dans les études. Jeune, il s'est retrouvé confronté à la vie active. C'était ainsi qu'il enchaîne des petits boulots de survie.

Cette même pauvreté avait renforcé en lui son âme d'artiste prolifique.

Pour anecdote, avec son cousin, ils travaillaient dans un chantier. À midi, c'est le moment de la pause. C'est le moment de sortir le maigre repas pris dans la gamelle et le manger au milieu des débris. Puis en train de manger, un passant leur a lancé : " Bon appétit !"
Hamid rétorque :
"C'est très gentil merci. Si tu veux te joindre à nous avec plaisir, mais je t'avertis qu'il n y a probablement pas place pour un bon appétit pour ce repas maigre composé de pommes de terre cuite à la vapeur, un peu de l'huile d'olive et des oignons !".
Puis éclat de rire !
Il luttait contre sa précarité par la force des bras.
Hamid fait partie de la grande famille des Meddour.
Un ami du village El Kelaa, qui a tenté difficilement de s'accrocher au vaisseau du monde artistique m'a dit un jour : " tu sais, parfois chaque famille à ses points forts, sa spécificité. Pour nous au village, les Meddour sont des artistes de naissance. C'est une histoire de famille. Dès qu'un Meddour est né, c'est la naissance d'un artiste potentiel.
Leurs gamins sans aucune instruction, sans formation à la musique prennent des bidons d'huile, fabriquent des instruments de musique et se mettent à chanter avec une facilité incroyable ".
Hamid portait en lui les gènes d'artiste.
Ses débuts étaient comme musicien . Il touchait à d'autres instruments, mais il s'est investi dans la percussion, Derbouka.

Il montait sur scène et accompagnait des artistes renommée de la région.
Lorsqu'il est sur scène, il vit pleinement ces moments d'art, de retrouvailles. On le voit très absorbé par son instrument et pour lui chaque frappe sur sa Derbouka est une note musicale avec laquelle il voulait contribuer avec beaucoup de coeur pour que la prestation soit meilleure.
Il savait comment percer et s'introduire dans ce milieu bien fermé du monde des artistes dans toute la kabylie.
Il s'est fait une place et il s'est fait connaître.
Lorsque vous discutez avec lui sur ce sujet, il s'étale à vous parler tel un expert. Il connaît le monde des artistes, presque dans toute la kabylie comme les moindres ruelles de son village.
Dans la région du Grand Ouaguenoun, Hamid était le percussionniste le plus professionnel.
Il était parmi les musiciens qui accompagnent les grands chanteurs de la région, tel que Ali Ferhati, Moh Oubelaid, Moh Hakkoum etc.

Nous connaissons Hamid le percussionniste, mais rares sont qui connaissent Hamid le poète. Oui il était un grand poète et prolifique.

Nous découvrons qu'il avait composé des textes pour des dizaines et des dizaines de chansons. Il lui arrive d'avoir composé les textes d'album complet pour les autres. Le plus beau qu'il le faisait à titre anonyme.

Hamid était très sage. Je ne l'ai jamais vu en colère, ni se laisser gagné par l'émotion ou être impulsif. Tu peux l'insulter et va te répondre avec un sourire et s'éloigner de toi.

Il était un véritable artiste avec une sensibilité à fleur de peau, humaniste et savait capter et comprendre les douleurs et les souffrances des autres.
Quant à ses souffrances à lui, il les enfouiait dans les coffres de sa sagesse et de la largeur de son esprit.
Pour lui, l'art est un burnous blanc, confortable par lequel il couvrait son existence et avançait contre vents et marées.
Il aimait l'art jusqu'à l'excès. Il a vécu plein dedans au point même de donner peu d'importance à sa vie sociale.
Vers 2016, il a décidé de s'investir dans la chanson. Il a produit deux albums.
Le public découvre ainsi après Hamid le musicien , Hamid le chanteur.
Sa meilleure carte visite pour la mémoire collective restera peut-être ce clip réalisé en 2016 chez Mizrana Production qui a pour titre " IMETTAWEN-IW" ( récit d'une longue histoire d'amour).
Ces dernières années, Hamid avait senti que ses forces diminuaient.
Le dernier album, il l'avait finalisé difficilement. " Je sens que mes forces sont en diminution continue. Je vais finir le plutôt possible cet album, car j'ai peur de ne plus pouvoir le faire après !", confiait t il à l'un de ses cousins.

Sa maladie remontait depuis en surface jusqu'à le clouer au lit.

Un grand élan de solidarité s'est constitué autour de lui afin de l'évacuer vers l'étranger. Mais sa maladie était plus forte et plus rapide !

En tant que croyants, on va attribuer cette réalité au destin.
Oui le destin d'un artiste et même d'un super artiste, né et grandit dans un village des artistes.
Depuis des décennies, ce village qui est El Kelaa qui veut dire la forteresse, l'art, la force de vivre la joie de vivre étaient une réalité.

C'est un village issu de l'arch des Ait Said. On retrouve les traces de la famille Meddour dans la toponymie du village Ait Said. Exemple : Tamazirt U Meddour situé au nord du village des At Said. Le dernier déplacement vers El Kelaa a eu lieu très probablement vers le milieu du 19e siècle.
Depuis des décennies, et depuis le village Ait Said, nous entendons la nuit des jeunes qui se donnaient à des soirées artistiques, particulièrement vers Ighil Issisnou. Si l'on entend rarement les voix ou les guitares, il y a un instrument qui déchire le silence à des kilomètres à la ronde. Il s'agit de la percussion, Derbouka, l'instrument préféré de Hamid.

Il nous quitte tôt sans laisser de progéniture.
Ses descendants sont ses fans, ses œuvres, son gros lot de poèmes, sa personnalité belle et sage, son image d'un artiste plein et entier !

À Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons !
Reposes en Paix Hamid.
Felak Yaafu Rebbi !
Mourad Hammami/ Actualités Tigzirt

08/09/2025

Triste nouvelle !
A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons !
Actualités Tigzirt

07/09/2025

Mineurs en mer, régime en faillite !

Ils étaient huit. Huit adolescents. Huit enfants qui, au lieu de préparer la rentrée scolaire, ont choisi l’exil clandestin. Sur un petit yacht "volé" à Tamentfoust, près d’Alger, ils ont traversé la Méditerranée en neuf heures pour atteindre l'Espagne. Neuf heures pour fuir des années de renoncements, de promesses trahies et de rêves étouffés.

Ce drame n’est pas un accident. C’est le symbole vivant d’un pays qui s’effondre par le haut et qui saigne par le bas. Quand des mineurs deviennent "voleurs" de bateaux et migrants de fortune, ce n’est pas leur moralité qu’il faut interroger, c’est la moralité d’un régime qui a fait de l’abandon une politique et de l’échec une habitude.

Depuis des décennies, le pouvoir détourne les richesses, dilapide les espoirs et vend aux Algériennes et aux Algériens des slogans creux. L’école ? En ruine. L’emploi ? Une chimère réservée aux clientèles. La jeunesse ? Un problème à gérer, jamais une priorité à élever. Et quand la mer emporte nos enfants, le régime accuse des « mains étrangères » plutôt que de regarder ses propres mains tachées d’inertie et de mépris.

On a jamais cessé de le dire sans détour : nous ne sommes plus face à des dérives ponctuelles, nous sommes face à une faillite systémique. Ce n’est pas la Méditerranée qui attire nos enfants, c’est l’Algérie officielle qui les repousse. Ce n’est pas l’Europe qui les séduit, c’est l’injustice ici qui les désespère.

À chaque départ, c’est un vote silencieux contre ce régime. À chaque naufrage, c’est une condamnation sans appel de sa politique. Le pouvoir a perdu la jeunesse. Et lorsqu’un pays perd sa jeunesse, il perd son avenir.

Il est temps de rompre avec ce système et de refonder la République sur des bases de vérité, de justice et de perspectives réelles pour les jeunes générations. La fuite ne doit plus être un destin, l’école ne doit plus être un sas d’attente, l’emploi ne doit plus être un privilège négocié mais un droit garanti.

Ce drame des huit mineurs n’est pas la fin d’une histoire : c’est un signal d’alarme. Ignorer ces signaux, c’est préparer des tragédies plus grandes encore. L’heure n’est plus aux discours anesthésiants, elle est à la rupture et à l’action.

Atmane Mazouz
Président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie ( )

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