16/05/2026
[REPORTAGE] « Pas de souci chouchou, merci d’avoir prévenu ! » ☎
Au téléphone Annick Janssens, la secrétaire, rassure une élève au re**rd imprévu. « Si à 9h00, 9h05 l’un d’entre eux n’est pas arrivé, on appelle les parents pour savoir ce qu’il se passe », explique Catherine Maury, l’éducatrice. Derrière leur air d’adolescent·es comme les autres, se cache en effet une grande fragilité. « Il faut y être attentif, certains peuvent se mettre en danger. »
Il s’agit aussi de rassurer les parents et de poursuivre l’objectif même de l’établissement : reprendre doucement pied dans un rythme scolaire, retrouver peu à peu goût aux apprentissages. « On préfère une arrivée tardive plutôt que pas d'arrivée du tout, poursuit l’éducatrice. Si une telle situation se répète, nous organisons une réunion de suivi avec parents et enfants pour démêler ce qui ne va pas, réfléchir à ce qui peut être mis en place. »
Une élève commence une heure après les autres, d’autres ne viennent pas l’après-midi ou pas tous les jours. Elles et ils augmentent ensuite leur présence petit à petit… « Se rendre à l’école dans un établissement ordinaire s’est révélé trop anxiogène pour eux, appuie Charlotte Mirzahosseinkhan, la coordinatrice pédagogique. C’est une réalité médicale attestée par un médecin – il ne s’agit pas d’une question de paresse ! Ici, en plus, nous les accueillons dans une petite maison, où tout le monde se tutoie, dans un lieu apaisé et sécurisé par le faible nombre d’élèves. »
Au mois de février, Imagine est allé à la rencontre des élèves et des professeur·es de l'école des Ados de Robert Dubois, à Bruxelles. Un reportage, signé Laure de Hesselle, à lire en entier dans notre dernier numéro.
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📷 Vincent de Lannoy