Imagine Demain le Monde

Imagine Demain le Monde Imagine Demain le monde est, depuis 1996, le magazine belge de la transition écologique et solidaire.

Le portfolio n°169 d'Imagine est signé Gaël Turine. Le photographe belge s'est rendu en Afrique de l’Ouest. Durant plusi...
20/08/2026

Le portfolio n°169 d'Imagine est signé Gaël Turine.

Le photographe belge s'est rendu en Afrique de l’Ouest. Durant plusieurs mois, il y a documenté les ravages du Kush.

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🎙️🛠️« Les solutions existent. Plein d'acteur.rices les mettent déjà en route. »Dernièrement, sous un soleil qui dépote, ...
14/08/2026

🎙️🛠️« Les solutions existent. Plein d'acteur.rices les mettent déjà en route. »

Dernièrement, sous un soleil qui dépote, notre co-rédactrice en cheffe, Laure de Hesselle, a enfourché son petit vélo pour se rendre au pied de l'immense tour Reyers, dans les nouveaux bureaux de la RTBF Info. Elle avait rendez-vous avec notre confrère Fabrice Lambert et les auditeurs et auditrices de la Première, pour discuter climat et journalisme.

Une papote posée et sincère que - au vu des retours et coups de téléphone reçus à la rédaction - vous avez été nombreuses et nombreux à écouter. Merci pour votre soutien et bienvenue aux nouveaux et nouvelles abonné·es ! 🧡

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📝De la colère. C’est le sentiment qui pour l’instant domine devant ces flammes qui, hectare par hectare, dévorent l’Euro...
10/08/2026

📝De la colère. C’est le sentiment qui pour l’instant domine devant ces flammes qui, hectare par hectare, dévorent l’Europe. Colère devant la surmortalité provoquée par la canicule. Colère face aux services de soin débordés. Colère devant les agriculteur·rices désespéré·es par une sécheresse telle que leurs plants ne peuvent plus pousser, leurs bêtes se nourrir correctement.

De la colère parce que tout cela était prévisible. Parce que cela fait cinquante ans que des scientifiques de plus en plus nombreuses et nombreux alertent. Trente ans qu’Imagine relaie leur parole.

Cette colère, saisissons-là. Si notre futur est prévisible, il se définit aussi encore aujourd’hui. Il est grand temps que le climat soit et reste une priorité politique et médiatique toute l’année. De numéro en numéro, la rédaction d’Imagine maintient les urgences climatiques et sociales en haut de ses colonnes. Elle vous raconte les histoires inspirantes de personnes qui frabriquent un monde plus juste, sobre et joyeux pour demain.

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✊Depuis le territoire qu’elle habite, dans un coin de Bretagne marqué par l’agriculture industrielle, l’autrice et milit...
07/08/2026

✊Depuis le territoire qu’elle habite, dans un coin de Bretagne marqué par l’agriculture industrielle, l’autrice et militante Juliette Rousseau s’inquiète de la polarisation de nos sociétés, de notre incapacité grandissante à nous parler. Une nécessité pourtant pour résister à la fascisation du monde. Extrait d’interview.

Vous avez fait partie du mouvement altermondialiste, été très active lors de la COP21, etc. Vous vous inscrivez aujourd’hui plutôt dans des luttes proches. Avez-vous le sentiment d’avoir ainsi plus de prise ?

- Je ne sais pas si c’est le cas… Mais pour être sincère, les façons d'exercer le pouvoir au sein de la gauche m'ont dégoûtée. J'y ai cru pendant longtemps, mais je ne crois plus aujourd'hui au renversement soudain d'un système, à la solution miracle, etc. Je milite depuis que j'ai 18 ans et les choses ont été sans cesse plus difficiles. Le rapport de force est toujours moins à notre avantage… Alors au creux du quotidien qui est le mien, j’essaie de construire des complicités, des amitiés. Parce qu’elles vont nous aider à tenir, parce que si la dynamique actuelle en notre défaveur se maintient, nous en aurons besoin. Ce n’est pas grand-chose, mais je me méfie beaucoup à présent des gens qui promettent plus que cela. Après bien sûr, on peut se structurer à une échelle plus large, à partir de la société civile, dans des syndicats, en liant les luttes entre elles, etc. Mais on voit bien qu'en ce moment ce n’est pas facile, même si je pense tout de même que ça reviendra, que ce sont des cycles.

✏️Une interview de Laure de Hesselle, à lire en entier dans Imagine n°169.
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📝De la colère. C’est le sentiment qui pour l’instant domine devant ces brasiers. Ces flammes qui, hectare par hectare, d...
03/08/2026

📝De la colère. C’est le sentiment qui pour l’instant domine devant ces brasiers. Ces flammes qui, hectare par hectare, dévorent l’Europe. Se déchaînent à Bordeaux, Washington, Fermoselle, Cairngorms, Madrid, Paris, Paros, et demain ailleurs encore.

Colère devant la surmortalité provoquée par la canicule. Colère face aux services de soin débordés - on leur avait pourtant tant promis lors de la dernière pandémie. Colère devant les agriculteur·rices désespéré·es par une sécheresse et des températures telles que leurs plants ne peuvent plus pousser, leurs bêtes se nourrir.

Colère, indignation et amertume. Parce que tout cela était prévisible. Parce que cela fait cinquante ans que des scientifiques de plus en plus nombreuses et nombreux alertent. Trente ans qu’Imagine relaie leur parole.

C’était prévisible, mais beaucoup de responsables politiques ont préféré (et préfèrent encore) faire comme si le doute était permis. Ce doute « toxique dès la première dose » comme le dit justement le médecin Jean-David Zeitoun dans une interview au journal Le Monde. Un doute instillé par toutes celles et ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, parce qu’il en va de leur fortune, de leurs affaires, de leur emploi peut-être, parfois.

L’inertie politique est saisissante. En Belgique, au-delà d’une forme de sidération collective estivale, le déni s’est manifesté par une absence totale de réaction coordonnée depuis la première canicule du mois de juin. En creux, ce silence trahit l’indigence des réponses politiques fédérales et régionales face à l’urgence climatique, tant sur le plan de l’adaptation de nos territoires et de nos infrastructures que de la limitation structurelle des émissions.

Il apparaît évident que les coalitions au pouvoir n’ont pas, en réalité, l’intention d’agir en profondeur sur les racines du dérèglement climatique. Il faudrait pour cela remettre en cause les fondements d’un système économique basé sur les énergies fossiles. Au risque de contrer des intérêts puissants, mais aussi d’affronter des habitudes et des visions du monde tout aussi influentes qu’il nous faut pourtant transformer.

“On ne reste pas les bras croisés”, a donc voulu rassurer Bart De Wever à la Foire de Libramont, face aux critiques liées à l’inaction climatique du gouvernement fédéral. Désolé·es Monsieur le Premier ministre. Nous pouvons difficilement vous donner du crédit quand votre ministre de la Défense (qui risque de devoir intervenir le jour où nous aurons à nouveau les pieds dans l’eau) préfère nous inviter à décapsuler une bière autour du barbecue et à barboter dans sa piscine. Et ce, pendant que l’Europe et la Belgique comptent leurs morts.

Evidemment, dans une piscine, le sentiment d’urgence n’est pas le même que dans un logement qui bout en été et gèle en hiver. Il n’est pas le même dans un bureau climatisé que devant une récolte dévastée par la chaleur. Les effets du dérèglement climatique sont inégalement partagés - ils vont pourtant tôt ou t**d toutes et tous nous rattraper. Ces feux du Sud, nous risquons de les voir rapidement à nos portes. Ils ne sont de plus, pardon pour le mauvais jeu de mots, que le sommet de l’iceberg.
Des catastrophes plus lentes, moins spectaculaires, sont aussi en cours : des morts causées par les particules fines, des victimes de cancers liés aux pesticides, etc.

Il est encore temps. Si notre futur est prévisible, il se joue (encore) aussi aujourd’hui. En matière de climat, nous ne retournerons pas en arrière, les émissions émises nous impacteront longtemps. Mais chaque tonne de gaz à effet de serre non émise est une chance de plus de limiter la hausse des températures, de modérer la généralisation d’épisodes comme celui-ci.

Nous avons pu mettre en œuvre des plans d’investissement conséquents lors du Covid et nous investissons désormais massivement dans notre défense face à la menace russe. Pourquoi n’est-ce pas le branle-bas de combat pour mettre en œuvre la transition écologique ? Où est la planification de notre adaptation à notre environnement de demain ? Tout cela coûte ? Certes, mais l’inaction coûtera plus encore. De nombreuses études convergent sur ce plan : l’addition que nous devrons toutes et tous régler - et si pas nous, nos enfants - se chiffrera en milliards d’euros chaque année. Elle menace la prospérité économique au nom de laquelle la droite conservatrice invoque le statu quo des politiques climatiques.

Bientôt, on l’espère, les incendies seront éteints. A la fin de l’été, les températures finiront par redescendre. A l’automne, le dimanche 11 octobre, la Coalition climat appelle à manifester, à crier haut et fort, dans la rue : cet été terrible ne peut pas être oublié, il faut passer à l’acte.

Il est grand temps que le détricotage en cours des politiques climatiques aux niveaux européen, belge et wallon cesse. Il est grand temps de jeter toutes nos forces politiques, économiques, sociales dans ce chantier du siècle pour nous assurer à toutes et tous des lendemains possibles. Un avenir commun dans un monde non seulement habitable mais aussi – tant qu’on y est – plus joyeux, plus équitable, plus sobre, plus juste qu’aujourd’hui. Notre colère nous y aidera.

Il est grand temps que le climat soit et reste une priorité politique. Toute l’année.

La rédaction

Après "Ralentir ou périr", Timothee Parrique publie aujourd’hui "La Science de la post-croissance". Il y a quelques sema...
30/07/2026

Après "Ralentir ou périr", Timothee Parrique publie aujourd’hui "La Science de la post-croissance". Il y a quelques semaines, il a accordé un échange à Imagine. Tee-shirt blanc, cheveux ébouriffés, moustache soignée (comme d'hab'), regard vert ancré dans les Pyrénées Atlantique où le chercheur a posé ses livres et ses planches de surf, il est apparu à l'écran. Pile-poil à l’heure de notre rendez-vous en visio !

Extrait : "Le terme de post-croissance est devenu une forme d'étendard qui reprend l’ensemble des concepts comme l'économie du donut, de la plénitude, la décroissance, la sobriété heureuse ou la simplicité volontaire, résume Timothée Parrique. Il y a non seulement plus de recherches, mais davantage de personnes qui font l'effort de démocratiser cette recherche et d’initiatives concrètes qui essayent de transformer l’économie - que ce soit dans l'économie sociale et solidaire où des jeunes qui se disent aujourd’hui : devenir ingénieur pour Total, c’est fini !"

✏️Une interview de Christophe Schoune, à lire en entier dans Imagine n°169.
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Ce weekend, retrouvez Imagine Demain le Monde  à La Petite Foire Paysanne de Tournay (Neufchâteau). Avec une offre promo...
25/07/2026

Ce weekend, retrouvez Imagine Demain le Monde à La Petite Foire Paysanne de Tournay (Neufchâteau). Avec une offre promo pour l'occasion : 55 euros pour un abonnement d'un an + un magazine offert ! On s'y retrouve ?

🏠 En Belgique, la politique du logement repose depuis plusieurs décennies sur l’idéal de la « propriété privée pour tout...
24/07/2026

🏠 En Belgique, la politique du logement repose depuis plusieurs décennies sur l’idéal de la « propriété privée pour toutes et tous ». Un mythe, selon Sarah De Laet, qui se nourrit (surtout par les temps qui courent) d’un besoin de sécurité personnelle, au détriment des solidarités collectives. La géographe spécialiste des questions urbaines et du logement, chargée de recherche et mobilisation sur le logement au sein de Lire et Ecrire Bruxelles, décrypte cette construction avec Imagine.

Imagine : A partir de quand peut-on parler de « crise de logement » en Belgique ?
Sarah De Laet : En réalité, pour beaucoup de celles et ceux qui travaillent sur la question du logement, il n’y a pas à proprement parler de crise : les pauvres ont toujours été mal logés. Au 19e siècle, avec la révolution industrielle, les progrès techniques réduisent les besoins de main-d’œuvre agricole, marginalisent les artisans qui perdent leurs clients. Les villes se retrouvent massivement peuplées à la fois par l’exode rural et l’explosion démographique. Une espèce de double marché va se mettre en place : celui du travail et celui du logement, les deux étant intrinsèquement liés pour toutes celles et ceux qui ne possèdent pas de capital, pour les classes populaires.

Il y a dans ces villes du 19e des standards de qualité différents selon les catégories sociales. Et même s'il y a eu des évolutions dans le confort de nos logements, cette acceptation qu’on ne loge pas toutes les classes sociales à la même enseigne persiste encore aujourd’hui.

✏️Une interview de Laure de Hesselle et Vincent de Lannoy, à lire en entier dans Imagine n°169.
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23/07/2026

Le dossier de notre numéro 169, sur la crise de l'accès au logement, expliqué avec brio par Félicien Bogaerts !

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« Se battre pour un habitat accessible de qualité, c’est se battre pour le concret des gens » 🏘️En Belgique comme en Eur...
16/07/2026

« Se battre pour un habitat accessible de qualité, c’est se battre pour le concret des gens » 🏘️

En Belgique comme en Europe, une proportion croissante de la population est confrontée à un coût du logement disproportionné. Pour les ménages qui en ont un, la part du budget qui y est consacrée ne cesse d'augmenter. Pour ceux qui en cherchent, le marché se révèle toujours plus cher et moins accordé à leurs besoins - en témoignent les listes d'attente chaque jour un peu plus longues pour obtenir un logement social.

Face à la hausse des coûts du logement, les politiques belges ont toujours répondu par les mêmes recettes (construction neuve, fiscalité, etc.) au service d'un seul horizon : la propriété privée. Une approche « brique dans le ventre » qui a montré ses limites et que l'urgence climatique rend désormais intenable. Cette dernière nous impose aujourd’hui d'innover afin d’apporter des réponses structurelles capables de concilier enjeux sociaux et environnementaux.

À travers son dernier dossier, Imagine vous invite à bousculer nos imaginaires autour du logement, à explorer de nouveaux modes d'aménagement de nos territoires, à identifier les pistes de solutions qui existent déjà ici ou ailleurs, mais aussi et surtout à entrevoir les solidarités qui peuvent émerger de cette impasse.

Lire l'édito "Avenir commun" en accès libre : https://kiosque.imagine-magazine.com/digital/avenir-commun/

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