01/09/2018
Critique BlackKluxKlan
Ça fait un petit moment déjà que je ne trouvais plus la motivation d’écrire un critique sur les films à l’affiche. Depuis que KotMetrage a arrêter ses activités je n’en voyais plus vraiment l’intérêt, mais aujourd’hui, en allant au légendaire cinéma Colisée de Rabat, tout juste réouvert, pour voir BlackKluxKlan, je me suis rappelé de pourquoi j’aimais tant le septième Art.
On est en 1978, dans la ville de Colorado Springs aux Etats-Unis, alors en pleine lutte pour les droits civiques, et Ron Stallworth, premier policier noir dans le département de police, se retrouve à se faire passer pour un suprémaciste blanc au téléphone pour infiltrer, à l’aide de son collègue blanc, la branche locale du K*K.
Le synopsis du film semble nous promettre un film séduisant mais pourtant celui-ci ne brille pas vraiment par un scénario particulièrement brilliant.
Quand on sait qu’il est inspiré de l’histoire réelle du véritable Ron Stallworth, on pourrait même très facilement discerner les séquences du film qui sont « vraies » de celles rajoutées par l’équipe de réalisation pour leur effet dramatique; en faisant, a priori, une comédie policière comme les autres.
Non, ce qui fait la génialité de ce film c’est son approche typique des « black comedies », volontairement décalées, qui nous fait presque oublier la gravité du sujet traité.
Le talent des acteurs n’y sera pas non plus pour rien, tant ils ont su interpréter à la perfection le fanatisme, de part et d’autre, dans la bouilloire politique qu’étaient les États-Unis des années 70.
Finalement, Spyke Lee a également réussi a briser subtilement à plusieurs reprises le 4ème mur, prenant tout son sens à la fin du film pour nous faire réaliser que le message est encore terriblement d’actualité.
Un film que je conseille vraiment et qui, à mon sens, même s’il est loin d’être parfait d’un point de vue cinématographique, a toutes ses chances d’être nominé aux prochains Oscars grâce à son message qui fait l’effet d’un coup de poing à la gu**le.