10/06/2026
La bête du Staneux ?
Evidemment qu'elle a existé,... et qu'elle est peut-être toujours là !
🌲 LE TÉMOIGNAGE DE THÉODORE DIT "TEDDY" HOUBEN : "JE L'AI VUE COMME JE VOUS VOIS!"... 👹
Le garde forestier de Polleur affirme avoir vu « la Mâle Bièsse ».
Une vive inquiétude règne depuis plusieurs semaines dans notre commune ainsi que dans plusieurs villages des environs. Les habitants des hauteurs du Staneux évoquent d’étranges événements survenus dans les profondeurs des bois longeant la Hoëgne.
Des bûcherons auraient découvert plusieurs bêtes mortes dans des circonstances particulièrement effroyables. Les animaux, quoique intacts de toute morsure, semblaient avoir été violemment fracassés contre les arbres de la forêt. Les chevaux refusent désormais certains chemins. Les chiens de chasse hurlent à l’approche des vieux sentiers. Et nul homme raisonnable n’accepte plus de traverser seul le Staneux après la tombée de la nuit.
Ces récits auraient probablement rejoint les nombreuses légendes de nos Ardennes sans le témoignage troublant du garde forestier Théodore dit "Teddy" Houben, homme connu à Polleur pour son sérieux et sa parfaite connaissance des bois.
⛈️ La rencontre dans la tempête
La rencontre se serait produite dans la nuit du samedi 30 mai dernier, près de l’ancienne carrière abandonnée située sur le versant nord du Staneux. Alors qu’il effectuait sa ronde sous un violent orage, le garde entendit d’étranges bruits de sabots résonnant lentement dans la forêt détrempée. Pensant d’abord à un cheval égaré, il dirigea sa lanterne vers les arbres.
Ce qu’il aperçut alors demeure difficile à rapporter sans provoquer l’incrédulité du lecteur. Entre les hêtres se tenait une créature gigantesque :
👤 Le corps : Le haut du corps ressemblait à celui d’une femme tandis que le bas appartenait manifestement à une bête chevaline hideusement déformée. La peau, grisâtre et tendue sur les os, rappelait celle d’un cadavre sorti des eaux.
🦵 Les membres : Les jambes animales étaient couvertes de boue noire et de longues plaies ouvertes. Les bras, d’une longueur anormale, descendaient presque jusqu’aux flancs de la créature.
👁️ Le visage : Selon le témoignage recueilli, il aurait été le plus épouvantable. La bouche semblait fendue beaucoup trop largement et laissait apparaître des dents irrégulières semblables à celles d’une vieille jument malade. Les yeux, parfaitement pâles, luisaient dans l’obscurité comme ceux d’un animal nocturne.
💬 Un détail singulier... et le mot du vieux Laka
Et malgré l’horreur générale de l’apparition, plusieurs habitants n’ont pu retenir un rire nerveux lorsqu’ils apprirent un détail singulier du récit : la Mâle Bièsse possédait une poitrine immense et monstrueusement disproportionnée, ballotant d’une manière grotesque à chacun de ses mouvements.
Le vieux Laka, déjà bien échauffé par le pekèt à l’auberge du Pont, aurait alors lancé devant toute l’assemblée :
« Nom di dju… si elle court aussi vite qu’ça bringuebale, y a moyen d’la voir arriver depuis Spa ! »
Ce qui provoqua, malgré la peur ambiante, un éclat de rire général parmi les hommes présents.
💨 La disparition
La créature serait restée immobile plusieurs secondes à observer le garde forestier sans prononcer un son. Puis elle aurait soufflé lourdement par les naseaux avant de disparaître lentement entre les arbres sans que le moindre bruit de fuite ne fût entendu. Comme si le bois lui-même l’avait engloutie.
💍 L'indice de la Hoëgne
En s’approchant de l’endroit où elle se tenait, le garde découvrit dans la boue une alliance de femme récemment perdue. À l’intérieur du bijou figurait un prénom : « Martine ». Or chacun sait à Polleur que la jeune Martine Leroy doit prochainement épouser Michael Léonard, fils du meunier, avant la fin de l’été.
🤫 Depuis cette affaire...
Depuis cette affaire, les conversations se font discrètes dans les auberges du village. Certains affirment entendre encore, lorsque le brouillard monte au-dessus de la Hoëgne, le bruit de lourds sabots accompagné d’un étrange rire de femme venant des depths du Staneux.
Les anciens, eux, refusent désormais d’en parler tout haut. Car selon leurs croyances, nommer la Mâle Bièsse après la nuit tombée reviendrait à l’inviter jusque devant sa porte.
🦅 En route pour la Fête du Coucou !
Heureusement, pour la Fête du Coucou, nous n'avons pas peur de faire revivre les légendes ! 🎭
Alors, prêts à croiser la Mâle Bièsse cette année au détour d'un chemin (ou d'un verre de pekèt) ? 😉