06/01/2026
Le désastre silencieux des films pour les plus jeunes
On pense souvent que “ce n’est qu’un film”.
Mais, pour un esprit encore en construction, ces images deviennent parfois des modèles.
Quand les enfants voient, encore et encore :
• la débauche présentée comme normale
• le vol comme un jeu astucieux
• l’insolence comme un signe d’intelligence
• la violence comme un moyen de respect
leur cerveau enregistre.
Le cinéma raconte des histoires… mais, chez eux, il commence à écrire des habitudes.
Le plus inquiétant n’est pas ce qu’ils regardent une fois.
Le danger, c’est la répétition.
Petit à petit, la frontière entre fiction et réalité se brouille, et ces comportements finissent par sembler “logiques”.
Les auteurs et producteurs portent une responsabilité morale :
lorsqu’on s’adresse aux enfants, on ne forme pas seulement des spectateurs on influence des futurs citoyens.
Mais la responsabilité ne leur appartient pas seuls.
Les parents, les enseignants, les éducateurs doivent rester présents :
parler, expliquer, accompagner, filtrer, proposer d’autres contenus.
Un enfant laissé seul face à un écran grandit avec les valeurs de l’écran, pas avec celles de sa famille.
Protéger ne veut pas dire interdire tout.
Cela veut dire guider, discuter, donner du sens.
Parce qu’un jeune bien accompagné développe un esprit critique, et ne se laisse pas abrutir par des images vides.
Les écrans n’élèvent pas les enfants.
Moussa Valian
70 89 91 28