09/09/2026
Tenkodogo : le CSC boucle sa série de formation des journalistes et web-activistes sur la gestion responsable de l’information en période de crise
Du 7 au 9 septembre 2026, le Conseil supérieur de la communication (CSC), avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé à l’hôtel Laafi de Tenkodogo une session de renforcement des capacités au profit des professionnels des médias et web activistes.
Durant trois jours, des communicateurs aguerris ont échangé avec les participants autour de la responsabilité sociale du journaliste et du web-activiste dans la gestion de l’information en période de crise.
Plusieurs thématiques ont été abordées, notamment le rôle et les responsabilités du CSC en période de crise, la cybercriminalité, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information, les discours de haine, la désinformation, ainsi que la conduite des émissions d’expression directe.
Le président du CSC appelle à plus de vigilance
Dans son message aux participants, le camarade Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, président du Conseil supérieur de la communication, a appelé les acteurs des médias et du numérique à faire preuve de davantage d’attention, de discernement et de responsabilité dans l’exercice de leur métier.
Le président du CSC a insisté sur la nécessité de vérifier les informations avant leur diffusion et de mesurer leur portée, particulièrement dans le contexte sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
Pour lui, les professionnels de l’information ont une responsabilité importante dans la préservation de la cohésion sociale. Ils doivent donc éviter de contribuer, volontairement ou non, à la propagation de fausses informations, de discours de haine ou de contenus susceptibles de fragiliser davantage la société.
Abdoulaye Dao insiste sur les bonnes pratiques professionnelles
Au cours de la session, le camarade Abdoulaye Dao, Directeur général de la publicité et de l’observation des contenus au CSC, a également participé aux échanges sur les différentes problématiques liées au traitement de l’information.
Il a notamment été question des bonnes pratiques à adopter dans les rédactions et sur les plateformes numériques, mais aussi des précautions nécessaires dans la conduite des émissions d’expression directe.
Ces espaces, qui donnent la parole aux auditeurs et permettent un dialogue direct avec les médias, nécessitent en effet un encadrement particulièrement rigoureux dans le contexte actuel.
Les échanges ont permis de rappeler aux professionnels la nécessité de concilier liberté d’expression, responsabilité éditoriale et impératifs de sécurité.
Le PNUD réaffirme sa collaboration avec le CSC et les médias
Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Camarade Kini Dieudonné, a, pour sa part, rappelé l’importance de la collaboration entre son institution, le CSC et les professionnels des médias.
Il a souligné le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation des populations, la prévention des tensions, la lutte contre la désinformation et la promotion de la cohésion sociale.
Le représentant du PNUD a également réaffirmé l’engagement de son institution à poursuivre cette collaboration avec le CSC et les médias.
Il a rassuré quant à la pérennité de ce partenariat, notamment à travers la poursuite des actions de renforcement des capacités et d’accompagnement des professionnels de l’information.
La lutte contre la désinformation au cœur des échanges
La désinformation a occupé une place importante au cours des travaux. Les participants ont été outillés sur les moyens d’identifier les contenus trompeurs et les manipulations informationnelles qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.
L’objectif est de permettre aux journalistes et web-activistes de mieux vérifier leurs sources, de contextualiser les informations et d’éviter de relayer des contenus susceptibles d’induire le public en erreur.
La formation a également permis de revenir sur le pacte pour une communication de guerre contre le terrorisme et la reconquête du territoire national, initié par le CSC, l'OBM, avec les responsables des médias.
Des acteurs appelés à devenir des relais
Au terme de ces trois jours de formation, les participants ont été invités à mettre en pratique les connaissances acquises et à les partager avec leurs confrères et collègues.
À travers cette initiative, qui a réuni plusieurs acteurs, le CSC entend renforcer progressivement les capacités des professionnels de l’information dans les différentes régions du pays.
À Tenkodogo, le message porté par les responsables du CSC et leurs partenaires est donc sans ambiguïté : dans un contexte de crise, informer est une responsabilité. Vérifier, contextualiser et mesurer l’impact de chaque contenu doivent désormais faire partie des réflexes de tout professionnel des médias et du numérique.
Nibarka Média