20/11/2025
Histoire reçue en inbox.
« Bonjour Oncle 13, je t’écris parce que j’ai porté une histoire qui me rongeait depuis deux ans. Je crois que si je la partage, cela sauvera quelqu’un.
Tout a commencé le jour où j’ai acheté un sac rouge dans une boutique de Ouaga. C’était un sac que je voulais depuis longtemps, mais il coûtait cher. Quand mon mari a réussi à signer un contrat important, il m’a donné un peu d’argent pour me faire plaisir. Ce sac, je l’ai acheté avec fierté parce qu’il représentait un petit accomplissement pour moi.
Dans ma famille, il y a une femme : ma cousine par alliance. Elle n’a jamais rien dit, mais je sentais qu’elle n’aimait pas la façon dont les choses allaient bien pour moi. Un jour, elle est venue à la maison et a tellement complimenté mon sac qu’on aurait dit qu’elle voulait l’avaler des yeux.
J’ai senti un poids dans mon cœur.
Mais je n’ai rien montré.
Quelques semaines plus t**d, elle m’a dit que sa fille devait aller à un baptême, qu’elle n’avait pas de sac joli pour assortir. Mon mari m’a dit : « Partage un peu, Dieu va te donner encore. » J’ai pris le sac rouge. Je l’ai donné.
C’est le même jour que mes ennuis ont commencé.
Le soir, j’ai senti une fatigue étrange. Pas la fatigue normale. Une fatigue qui vient de l’intérieur, comme si quelque chose aspirait mon énergie. Trois jours après, mes jambes ont commencé à enfler.
Je pensais que c’était le sel, la chaleur, la pression.
Mais non. Ça ne passait pas.
Je suis allée à l’hôpital… rien.
Les analyses étaient bonnes.
Mais moi, je fondais comme une bougie sous le soleil.
La nuit, je faisais des rêves sombres. Je voyais une femme assise dans l’obscurité, le sac rouge sur ses genoux. Elle plongeait sa main dedans, et à chaque fois, j’avais une douleur dans mon ventre dans la vraie vie. Je me réveillais trempée de sueur.
Le pire : chaque fois que je priais, ma lumière intérieure semblait étouffée.
Un soir, j’ai fait un rêve. J’étais dans une grande cour ancienne, entourée de murs en terre rouge. Un vieil homme m’a approchée. Il avait une lampe dans la main. Il m’a dit :
« On t’a prise par l’objet de ton orgueil. Celui que tu as donné. »
Je me suis réveillée avec le cœur battant.
Le lendemain, une voisine m’a dit de suivre ma belle-mère chez un guérisseur qui connaissait ces choses. Il n’a pas mis deux minutes pour parler :
« Tu as donné un objet qui porte ton odeur, ta sueur, ton énergie… et quelqu’un l’a confié à des mains sombres. Maintenant, ta force est enfermée dedans. »
Il a demandé exactement :
« Un sac rouge. »
J’ai failli tomber.
Il nous a dit de ramener un objet personnel de ma cousine par alliance. Mon mari a dû aller de nuit récupérer un bout de tissu dans leur cour. Le guérisseur l’a brûlé en récitant des paroles. Chacune de ses phrases faisait trembler mon ventre.
J’ai vomi pendant une heure.
Un liquide noir.
Un autre rougeâtre.
Cinq jours de soins.
Cinq jours de prières.
Cinq jours de diètes.
Quand je suis rentrée à la maison, ma force revenait.
Quelques semaines plus t**d, la cousine en question a commencé à enfler.
Ce qu’on m’avait pris, on le retournait à l’envoyeur.
Elle a passé deux mois sur un lit.
Sa famille disait que les médecins ne comprenaient pas.
Moi je savais.
Aujourd’hui encore, je n’offre jamais rien qui a touché mon corps.
Tout ce que tu portes sur toi porte ton énergie.
Faut partager, mais faut être lucide.
La jalousie ne sourit jamais avec un cœur propre. »