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14/08/2023
LE MBDHP CONDAMNE L'INTRUSION D'ÉLÉMENTS DES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DANS LES SPHÈRES DE COMPÉTENCE DU POUVOIR ...
31/07/2023

LE MBDHP CONDAMNE L'INTRUSION D'ÉLÉMENTS DES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DANS LES SPHÈRES DE COMPÉTENCE DU POUVOIR JUDICIAIRE

C’est avec stupéfaction et une vive indignation que le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) suit l’évolution de l’affaire dite « Guérisseuse traditionnelle de Komsilga », suite à des traitements cruels, inhumains et dégradants infligés à quinquagénaire par des individus, présumés être des employés de ladite guérisseuse, du nom de NIKIEMA Amsétou.

Agissant dans le cadre de ses prérogatives, le Parquet près le Tribunal de Grande Instance Ouaga Il a diligenté une enquête circonstanciée qui a permis d’interpeller, le 28 juillet 2023, neuf (09) personnes dont dame NIKIEMA, pour des faits de séquestration, tortures, coups et blessures volontaires.

Contre toute attente, le « Palais de justice du Tribunal de Grande Instance Ouaga II sera encerclé « par un groupuscule de militaires encagoulés et armés, à bord notamment de deux (02) pickups et d’un blindé pour, disent-ils, « libérer la guérisseuse » des mains des agents de la Garde de Sécurité Pénitentiaire (GSP) », selon l’intersyndicale des magistrats du Burkina.

Alors qu’elle était ainsi dans les liens de la prévention, Dame NIKIEMA sera remise aux mains de personnes se disant relever de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) au petit matin de samedi 29 juillet 2023.

Ces faits surviennent à la suite d’actes et de pratiques d’une extrême gravité défrayant encore les chroniques et consistant en des enlèvements, disparitions forcées, arrestations arbitraires de citoyens par des individus encagoulés, ajoutant ainsi à la terreur qui nous est imposée par les forces du mal qui écument nos villes et campagnes.

En ces circonstances particulièrement graves et préoccupantes, le MBDHP :

- Condamne l’intrusion planifiée, organisée et violente d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans les sphères de compétences et d’actions du Pouvoir judiciaire ;

- Rappelle qu’au Burkina Faso, la Justice est rendue au nom du peuple et non au nom d’une personne ou d’un groupe d’individus, si puissants soient-ils ;

- Affirme son indéfectible attachement à une réelle séparation des pouvoirs, mettant le citoyen à l’abri de toute dérive autoritaire ;

- Dénonce et condamne de ce fait, les pratiques illégales faites d’enlèvements, d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées de citoyens, ayant précédé la présente forfaiture ;

- Apporte son soutien à l’ensemble des acteurs de la Justice dans le traitement de la présente affaire dite « guérisseuse traditionnelle de Komsilga ».

• Non à l’impunité !
• Non à toute évocation abusive de la « Lutte contre l’insécurité », à des fins d’abus de pouvoir et/ou d’autorité !
• Non à toute intimidation et à l’utilisation abusive de la force à des fins personnelles !

Ouagadougou, le 31 juillet 2023
Le Comité exécutif national

29/07/2023

🛑 L’INTERSYNDICALE DES MAGISTRATS « APPELLE L'ENSEMBLE DES MAGISTRATS DU BURKINA FASO A LA SUSPENSION DE TOUTES LES ACTIVITÉS EN JURIDICTION JUSQU'A L'INTEGRATION DE LA DAME DITE GUERISSEUSE TRADITIONNELLE A LA MAISON D'ARRÊT ET DE CORRECTION DE OUAGADOUGOU »

DECLARATION DE L’INTERSYNDICALE DES MAGISTRATS SUITE A L’INTRUSION DE MILITAIRES DANS LE COURS DE LA JUSTICE RELATIVEMENT A L’AFFAIRE DITE DE LA « GUERISSEUSE TRADITIONNELLE DE KOMSILGA » (EXTRAITS)

« L'enquête policière close, le Parquet a décidé d’engager des poursuites judiciaires pour des faits de torture, de coups et blessures volontaires et de séquestration contre 9 personnes mises en cause ce 28 juillet 2023. Alors que des mandats de dépôt venaient à peine d'être décernés contre les mis en cause pour les besoins de la procédure, l'on a constaté un encerclement du Palais de justice du Tribunal de Grande Instance Ouaga ll par un groupuscule de militaires encagoulés et armés à bord notamment de deux (02) pickups et d'un blindé pour, disent-ils, < libérer la guérisseuse> des mains des agents de Garde de Sécurité Pénitentiaire (GSP). Courant 18h50, ils quittaient les lieux, la « guérisseuse » restant maintenue entre les mains de la GSP. Courant 04h matin, elle a cependant, contre toute attente, été remise à des personnes se disant relever de l'Agence Nationale de Renseignement (ANR) à l'insu du Procureur du Faso près le TGI Ouaga ll et ce sur instructions du Directeur général (DG) de l'administration pénitentiaire, déclarant lui-même plus t**d avoir agi sur instructions du Ministre en charge de la justice, des droits humains, chargé des Relations avec les institutions.
Cette réaction de ce groupuscule de soldats est tout aussi gravissime qu'inattendue dans un contexte où la bravoure des Forces de défense et de sécurité (FDS) et leurs supplétifs se fait attendre sur le théâtre opérationnel de la lutte contre le terrorisme en vue du rétablissement de la paix, la quiétude et du retour des personnes déplacées internes.
(…)

Face à l’extrême gravité des faits commis par ce groupuscule de militaires dont la bravoure doit se mesurer en ces circonstances sur le champ de bataille plutôt que dans un déploiement insouciant, irresponsable et contre-productif contre des enceintes judiciaires, l’intersyndicale des magistrats :

• condamne avec la dernière énergie cette réaction consistant à soustraire une citoyenne d'une procédure judiciaire, portant ainsi atteinte à l'indépendance et à l'autorité de la justice ;

• Invite les auteurs de cet enlèvement à procéder à la remise sans délai et sans condition de la mise en cause en vue de sa réintégration à la maison d'arrêt pour la suite de la procédure ;

• appelle le Tribunal Militaire et toutes les autorités de poursuite compétentes à engager des poursuites contre les auteurs, instigateurs et complices de ces faits graves;

• encourage les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et leurs supplétifs qui se battent quotidiennement pour le retour de la paix et de la quiétude dans notre pays;

• salue le professionnalisme de l'ensemble des acteurs du Tribunal de grande instance Ouaga Il et leur apporte son entier soutien;

• interpelle le Président de la Transition sur l'étendue de sa responsabilité en tant que Garant constitutionnel de l'indépendance du pouvoir judiciaire;

• appelle l'ensemble des magistrats du Burkina Faso à la suspension de toutes les activités en juridiction jusqu'à l'intégration de la dame dite guérisseuse traditionnelle à la maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou.

29/07/2023

Le message suivant est de l'un des enfants de l'Imam Mahamadou DIALLO de Lafiabougou à Bobo Dioulasso enlevé par des FDS depuis trois mois maintenant. L'auteur de l'écrit est lui même un ancien de l'armée comme vous le verrez dans l'écrit. Ça se passe de commentaire ! Lisons.

28 Avril - 28 Juillet : 3 mois jours pour jours que « MES AMIS ONT ENLEVÉ MON PÈRE »

J’ai longtemps hésité à m’exprimer publiquement sur le sujet, préférant des tractations discrètes pour ne pas exposer ma famille et mes amis.

3 mois après, aucun résultat. L'enquête, s'il y en a véritablement une, stagne. Aucune nouvelle, les mêmes réponses : « ce ne sont pas mes hommes », « on n'a aucune nouvelle », « on fait tout ce qu’on peut »...

Je prends donc mes responsabilités et j’assume entièrement chaque mot de cette publication.

Les faits :

- 4 FDS se sont présentés au domicile de mon père à Lafiabougou dans un véhicule PRADO de couleur sombre et ont demandé à le voir.
Mon père, Mahamadou Diallo, est cet ancien directeur d’école qui a éduqué et formé de milliers d’enfants puis s’est consacré, depuis sa retraite, à l’imamat.

- Ils ont menti sur le motif de leur visite - ils ont avancé avoir arrêtés quelqu’un qui n’avait pas de pièce d’identité sur lui et qui prétend que mon père pourrait les aider à l’identifier. Il était important de tout vérifier car ce jour là le chef de l’Etat arrivait à Bobo pour l’ouverture de la Semaine Nationale de la Culture (SNC).

- Pris par les sentiments et sa conscience citoyenne, mon père a accepté sous 2 conditions :
1 - La présentation d’une carte d’identité qui prouvait leur appartenance aux FDS - une carte d’identité professionnelle a alors été présentée et le NOM FIGURANT LU À HAUTE VOIX par un témoin.
2- Il les suivrait avec sa voiture et l'un d'eux pourrait même l'accompagner - ils étaient d’accord.

Rassuré par ces 2 points, il était sorti de la maison et c’est quand il longeait leur véhicule pour rejoindre le sien qu’il s’est fait violemment enlevé.
Je vous laisse visualiser la scène : 2 trentenaires s’en prendre violemment à un viel homme de 74 ans.

Qu’est ce qui pourrait lui être reproché ? RIEN !
Toute la ville de Bobo le connaît, renseignez-vous : SA PROBITÉ, SA BIENVEILLANCE et SON HUMANISME n’ont jamais souffert de l’ombre d’un doute. Il était d'ailleurs proposé cette année pour LA MÉDAILLE D’HONNEUR.

Dans les minutes qui ont suivies l’enlèvement, j'ai reçu l'appel de ma mère. Le contenu de son message passe et repasse en boucle dans ma tête depuis lors : « AIDE NOUS, AIDE NOUS STP. TES AMIS SONT VENUS PRENDRE TON PÈRE».

J’ai aussitôt activé mes réseaux dans le milieu FDS jusqu'à l’entourage du Président de la transition. J’ai échangé au téléphone avec de hauts gradés et mon message était le même : « On vient de m’informer que des FDS ont enlevé mon père, je ne sais pas ce qui lui est reproché mais merci de le traiter avec délicatesse au vu de son âge, de son régime alimentaire drastique et de sa médication en attendant de voir clair dans l’affaire ».

Les pouvoirs judiciaire et législatif, les communautés coutumières et religieuses ont tous été saisis.
Les gens se sont réellement impliqués dès les 1ères minutes.
Dans les heures qui ont suivi, l’affaire a été remontée aux plus hautes autorités de l'Etat. Elles ont indiqué que les moyens seraient mis en œuvre pour le retrouver rapidement.
3 mois plus t**d, rien, walou, nada !

Pour ma part de vérité :

Je suis doublement affligé par la disparition forcée de mon père et par la déception vis à vis de certains de mes amis.

Mon passage dans le milieu militaire m’a profondément marqué et j’ai même cru aux valeurs cardinales qui nous avaient été inculquées : le sens de l’Honneur, de la Dignité et de la Responsabilité.

J’ai plus investi mon énergie, mon temps et mes moyens dans ce milieu qu’avec ma propre famille.

Je les ai beaucoup côtoyé et en toute modestie, ils sont nombreux, jeunes colonels, commandants et vieux capitaines de notre armée que je connais personnellement.
Ce sont eux mes amis. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble.
Ma disponibilité et mon dévouement pour les gens du milieu ont été sans faille et ils le savent tous!

Ce que je ne parviens pas à comprendre c’est que dans ce drame que ma famille et moi vivons depuis 91 jours, toutes ces personnes aux sommets de cette institution soient incapables d’apporter la moindre réponse alors que tout est évident : le type de véhicule, la pièce d’identité présentée, le mode opératoire...

Savent-ils quelque chose qu’ils ne peuvent pas dire ?
Se sont-ils réellement investis pour m'aider ?
Certainement, il y en a parmi eux qui savent beaucoup plus qu’ils ne le disent et d’autres qui n’ont pas daigné levé le petit doigt, au point de ne plus répondre aux appels.

Je ne désespère pas que mes amis fassent preuve de ces valeurs que l’institution militaire nous a enseignées notamment le Courage, l’Honneur et la Dignité.

Je compte encore sur eux et je lance ce cri du cœur à leur attention pour qu'ils mettent fin à la torture morale et physique affligée à ma famille et moi. Nous ne demandons en effet qu'à obtenir des nouvelles de mon père, peu importe leur nature.

A toutes les bonnes volontés qui n'ont cesse de nous soutenir et de nous accompagner durant cette epreuve, par ma modeste personne ma famille tient à vous exprimer sa gratitude.

Aux familles qui partagent notre cauchemar, celles victime d'enlèvement d'un être cher et qui remuent ciel et terre, impuissantes face à l'indifférence ou au silence de ceux qui doivent repondre, nous tenons à partager notre espoir et notre foi qu'une lueur d'espoir au bout du tunnel apparaîtra bientôt.

C'est méchant, impensé et inhumain de vouloir faire passer les concours professionnels du MENAPLN  le même jour. C'est s...
12/06/2023

C'est méchant, impensé et inhumain de vouloir faire passer les concours professionnels du MENAPLN le même jour. C'est sadique de la part des organisateurs.

    Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP) DECLARATION SUITE A UNE EMBUSCADECONTRE UNE UNITE M...
21/02/2023




Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP)

DECLARATION SUITE A UNE EMBUSCADE
CONTRE UNE UNITE MILITAIRE SUR L’AXE OURSI – DEOU

C’est avec une profonde affliction que le MBDHP a accueilli la nouvelle de l’embuscade tendue contre une unité de nos forces de défense et de sécurité (FDS) sur l’axe Oursi-Déou, dans la province de l’Oudalan, région du Sahel, le 17 février 2023, par des éléments de groupes armés terroristes (G*T).

Selon un bilan établi par l’Etat-major Général des Armées (EMGA), dans un communiqué en date du 20 février 2023, cette attaque a occasionné malheureusement la mort de cinquante et un (51) éléments des FDS et plusieurs blessés.

En ces moments extrêmement douloureux pour la Nation entière, le MBDHP salue respectueusement la mémoire des vaillants soldats tombés, présente ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus ainsi qu’à la grande famille de l’Armée nationale et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Malgré l’engagement des FDS sur le terrain, nous assistons toujours hélas, à des attaques terroristes à travers des embuscades et l’utilisation d’engins explosifs improvisés contre des patrouilles et des positions de FDS et de Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), ainsi qu’à des assassinats de personnes civiles dans de nombreuses localités de notre pays.

Ces dures épreuves ne devraient en aucun cas émousser l’esprit de résilience, à fortiori entamer l’engagement du peuple burkinabè à vaincre l’hydre terroriste qui, voilà déjà huit (8) années, endeuille nos villes et campagnes.
C’est pourquoi, une fois de plus, le MBDHP :

1. condamne sans équivoque l’attaque du 17 février 2023 ainsi que l’ensemble des attaques terroristes, barbares et d’une sauvagerie inouïe, qui nient le droit à la vie, compromettent la paix et la sécurité et visent, in fine, la destruction même de l’Etat de droit.

2. invite instamment le gouvernement à :

✓ assumer en toute responsabilité sa mission régalienne de sécurisation de l’ensemble du territoire national et de protection des personnes et de leurs biens ;

✓ asseoir une stratégie de lutte antiterroriste qui favorise une large adhésion et une implication effective et efficiente des populations sur l’ensemble du territoire national ;

✓ veiller, dans ce contexte de lutte contre le terrorisme, à conformer les pratiques des Forces de sécurité aux principes des droits humains et aux règles de l’Etat de droit, afin de favoriser la nécessaire collaboration des populations, pour la victoire et la reconquête totale du territoire national ;

✓ œuvrer à l’amélioration des conditions d’existence des personnes déplacées internes (PDI) ainsi que des populations vivant dans les zones à fort défi sécuritaire en leur apportant davantage aide et assistance et en assurant un accès humanitaire effectif à leur profit ;

✓ œuvrer, à moyen et long termes, à la conception et à la mise en œuvre d’une véritable politique de développement harmonieux et équitable de l’ensemble des régions du Burkina, à l’effet de dissiper chez les populations tout sentiment d’abandon ou de délaissement.

3. appelle ses militants et les populations en général à :

✓ s’organiser, en vue de contribuer à la lutte contre l’insécurité dans ses diverses formes, en particulier ces attaques terroristes qui endeuillent et traumatisent notre pays ;

✓ dénoncer, rejeter et extirper de leurs comportements, toutes attitudes pouvant contribuer à aggraver la situation sécuritaire actuelle ;

✓ œuvrer davantage à cultiver la cohésion entre les différentes composantes (ethniques, religieuses, etc.) de notre peuple, afin d’éviter le piège de la division, dans lequel tentent de nous faire tomber les forces du mal et leurs parrains.

Non à l’insécurité, source de violations des droits humains !

Oui à la mise en œuvre d’une véritable politique de lutte contre le terrorisme !

Ouagadougou, le 21 février 2023

Le Comité exécutif national

Toutes mes condoléances mes condoléances.Courage au peuple burkinabè.
20/02/2023

Toutes mes condoléances mes condoléances.
Courage au peuple burkinabè.

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