Afrique-Ecollogique

Afrique-Ecollogique Le mensuel Afrique-Ecollogique est une presse privée d’éveil et d’analyse critique sur les questions de développement des Etats d’Afrique noire.

31/01/2023
Le sens d’un combat mis à rude épreuve depuis le 15 octobre 1987.
14/10/2022

Le sens d’un combat mis à rude épreuve depuis le 15 octobre 1987.

Procès de l’assassinat de Thomas SankaraLe verdict du procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons v...
06/04/2022

Procès de l’assassinat de Thomas Sankara

Le verdict du procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons vient de tomber comme annoncé pour ce mercredi 6 avril 2022. Reconnus coupables, Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando ont été condamnés à perpétuité.

La part de vérité des monumentsEn paraphrasant Bérénice Levet dans ‘‘Le Crépuscule des idoles progressistes’’; on pourra...
28/12/2021

La part de vérité des monuments

En paraphrasant Bérénice Levet dans ‘‘Le Crépuscule des idoles progressistes’’; on pourrait dire que le régime Compaoré fut une renonciation à inscrire les Burkinabè dans la continuité d’une humanité riche d’un héritage millénaire comme l’avait rêvé Sankara. L’alibi de cette démission étant l’option politique du régime de s’en tenir aux ‘‘limites historiques’’ du peuple pour le décharger du fardeau de la révolution. Mais, en affranchissant les Burkinabè des codes de la révolution, le régime Compaoré n’a fait que rétablir dans le fond ce que le colon avait jadis façonné: Un peuple historiquement limité, affranchi de rêve et sans identité nationale valorisante.
Coïncidence ou malicieux dessein de détricotage, le ‘‘Globe’’, monument du rondpoint des nations unies qui se substitue à celui de ‘‘l’Idée’’ sous le régime Compaore était bien là du temps de l’ex haute volta. Mieux, le régime Compaoré va en incarner toute la symbolique d’ouverture comme pour renoncer à l’idéal de reconstruction identitaire initié par le président Sankara pour son peuple jadis méconnu, ignoré, humilié: longtemps en quête de crédit et d’identité.
Avec le retour du globe au rondpoint des nations unies, le Burkina Faso de Thomas Sankara s’efface pour faire place à l’ex Haute Volta. Etait-ce l’agenda caché du président Compaore et du système néolibéral ?... La question pourrait trouver sa réponse dans le drame terroriste que vit le Burkina Faso après le rejet et de la vision et de la gouvernance politique du régime Compaoré en 2014.

Vous être une force de proposition pour le développement
27/12/2021

Vous être une force de proposition pour le développement

Monument de l’IdéeSymbole perdu d’une identité noire africaineLors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, la mémoi...
20/12/2021

Monument de l’Idée

Symbole perdu d’une identité noire africaine

Lors de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, la mémoire de Thomas Sankara a été exhumée pour servir de repère aux insurgés et cependant combien de leaders politiques n’étaient-ils pas à la tête de la déferlante ? Vraisemblablement, le leadership des vivants avaient moins pesé dans la conduite de l’insurrection que celui du père de la nation Burkinabè. Ce déficit de leadership de direction est tel que, partout en Afrique noire francophone, à défaut de leader crédible, les nouvelles générations en quête de changement se rabattent toujours sur la mémoire de personnage historique pour s’en inspirer comme modèle. Ce besoin de repère, le Président Isidore Noël Thomas Sankara, panafricaniste et homme politique Burkinabè de vision l’avait sans nul doute bien compris. Inspiré et anticipant, il fit construire la symbolique de sa vision d’une Haute Volta refondée afin qu’elle serve de repère aux Burkinabè dans leur marche vers une nouvelle citoyenneté: le monument dit de ‘‘ l’idée ’’ selon certains témoignages.
Le monument de ‘‘ l’idée ’’; une œuvre de l’artiste Guy Compaore était une sculpture géante à la forme hélicoïdale de l’ADN. Jadis érigée au rond-point des Nations Unies, cette sculpture fut le symbole de la nouvelle génération de Voltaïque libre et intègre engendrée par la révolution. A propos, l’on aurait prêté à quelques relativités près ces propos déjà enfouis dans les méandres de l’histoire à celui qui a le mieux rêvé et incarné l’étalon de mesure de l’intégrité burkinabè:
« Au Rond-point des Nation unies, nous érigérons le monument de l’idée. Ce sera la sculpture d’un ADN géant pour être le symbole de notre renaissance. Il faut que chacun parte se ressourcer dans ses traditions et dans sa culture: y puiser toute la quintessence des valeurs qui faisaient de ses ancêtres de fiers Africains. Cela, pour faire du Voltaïque que nous sommes aujourd’hui, les Burkinabè de demain: des Hommes intègres.
Osons rêver d’un peuple tel que si le récit biblique de la femme adultère pouvait se répéter, qu’il existe un burkinabè qui prenne la pierre et la lapide. Cette allégorie qui traduit le mieux notre vision d’une société saine et d’un peuple nouveau qui ose sa souveraineté et son développement est un projet de société audacieux. C’est un rêve africain burkinabè qui à mi-parcours nous reconstruit notre identité perdue, fait de nous une nation, restaure nos valeurs africaines et nous confère une citoyenneté nouvelle.»

Éditorial En 2017, alors que le mensuel Afrique–Ecollogique s’attelait à la rédaction de son projet éditorial,  le fonda...
18/12/2021

Éditorial

En 2017, alors que le mensuel Afrique–Ecollogique s’attelait à la rédaction de son projet éditorial, le fondateur de l’institut ‘‘Imagine’’, Gaston Kabore, faisait le partage de ses convictions sur la culture africaine. Invité de la RTB à l’occasion de la 25ème édition du FESPACO, les convictions de l’homme sont que plus de 35 millions d’années d’histoire africaine fait un patrimoine riche à ne pas laisser piller comme le sont les ressources minières du continent noir.
Pour comprendre Gaston Kabore, prenons note que le terme ‘‘pillage’’ ici employé englobe les notions d’accaparement, de dévalorisation, d’acculturation et de ‘‘négationnisme’’ d’une contribution des peuples noirs à la civilisation universelle… Dès lors, nous comprenons que l’alerte de Gaston Kabore, homme de lettre burkinabè et réalisateur du film ‘‘Buud yam’’ nous est plus qu’interpellatrice.
‘‘Buud yam’’ pour signifier en langue moaga culture identitaire, vaut pour ainsi dire ce qui fait l’essence de la communauté: son intelligence et sa richesse. Étant son intelligence, elle est aussi le fondement de sa vision de développement et de son droit à la différence dans un monde pluriel.
L’homme est donc bien avisé sur son sujet et nous sommes autant avertis du danger que constitue le pillage du patrimoine culturel noir africain. Et pour prendre toute la mesure du danger dont nous prévient Gaston Kabore, il faut savoir lire entre les lignes des crises politiques et sociétales du monde en ce début du 21ème siècle.
Pour ce faire, faisons une lecture des convulsions du monde autour de liens qui leur sont tous communs: la peur et le rejet de l’autre, le repli identitaire des nations, le communautarisme, la montée en puissance de l’extrémisme radical, le racisme, le terrorisme...
Autant tous ces maux déjà prévalent avec acuité, autant il ne faut pas se méprendre ni de leurs causes, ni de leur dessein sur l’avenir des peuples noirs. Ces maux naissant de politiques identitaires subtiles: nationalistes, suprématistes, nombrilistes et à certains égards assimilationnistes
Ainsi, assistons-nous à un renouveau colonialiste en Afrique au motif de lutter contre le terrorisme: une guerre dont le paradigme est une négation du droit à la différence des peuples noirs sur leurs terres. Ces évènements qui redessinent les blocs d’influence des grandes puissances vont à terme contribuer à un nouvel ordre mondial. À dessein, ce nouvel ordre ne sera nullement inclusif aux micro-Etats hétéroclites du continent noir.
Aussi, le contexte géopolitique que vit le monde du 21ème siècle ne présente qu’une issue pour les peuples d’Afrique noire face aux hégémonies colonialistes et assimilationnistes des nations de cultures et de civilisations adverses: Être ou ne pas être ?
Pour Ludovic Kibora, enseignant chercheur à l’université Joseph Ki Zerbo lors de la SNC 2018, plutôt être et il faut pour ce faire disait-il, commencer par se rebâtir une Identité Nationale Africaine.

Charte graphiqueL’écriture calligraphique du nom ‘‘Afrique Ecollogique’’ avec la police ‘‘Arial Rounded MT Bold’’ telle ...
21/07/2021

Charte graphique

L’écriture calligraphique du nom ‘‘Afrique Ecollogique’’ avec la police ‘‘Arial Rounded MT Bold’’ telle que présentée ci-dessus est le logo d’Afrique Ecollogique sur tout support à l’exception des papiers entêtes pour courriers. Le logo se présente sur trois couleurs: couleur Noir, couleur Latérite et couleur Gris cendre. Les trois couleurs citées symbolisent respectivement:
• La couleur dominante du teint (ébène) des peuples négro-africains;
• La couleur des habitats traditionnels des peuples négro-africains;
• Le brassage et le métissage inter-ethnique des peuples negro africains.

La symbolique des mots Afrique, Ecole et Logique qui composent le néologisme Afrique-Ecollogique:
La composante ‘‘Afrique’’ du nom écrite à la verticale est symbolique de l’irrationnel et signifie la transcendance de la foi dans les traditions des peuples negro africains et désigne par ailleurs les hauteurs comme étant le domaine exclusif de l’ABSOLU;
La composante ‘‘Ecole’’ écrite à l’horizontal est symbolique du rationnel et le sens qui lui est associé l’arrime au mot Afrique pour signifier que l’Afrique noire est une Ecole à redécouvrir par le monde en général et par les Africains noirs en particulier. Elle est surdimensionnée pour traduire l’immensité et la richesse des traditions et civilisations négro-africaines.
La lettre ‘‘o’’ du mot école, à l’allure du globe est symbolique de l’influence que la culture et les sciences négro-africaines ont exercé sur le reste du monde durant des millénaires. Autant, elle signifie la dispersion des peuples noirs sur toute la terre.
Les lignes imaginaires du globe s’associent entre elles pour dessiner un scarabée qui dans l’imaginaire des Egyptiens noirs est un insecte sacré qui fait le lien entre le domaine du visible et de l’invisible. Cette croyance égyptienne conjuguée au rôle de cet insecte éboueur dans la régénération de l’écosystème est symbolique de la grande promiscuité des traditions négro-africaines avec la nature et le monde invisible. C’est une symbolique qui se traduit également par l’interpénétration des couleurs gris clair et gris foncé du scarabée et du spectre support de l’écriture Afrique-Ecollogique.
La composante ‘‘Logique’’, procède du sens des symboles précédents pour signifier que les Africains noirs ont et se doivent d’avoir une vision et une logique propre à eux sur les grandes questions de notre humanité: la Civilisation, l’Education, le Développement, la Famille…
Les composantes ‘‘Ecole’’ et ‘‘logique’’ renvoient au mot écologique et traduisent la dimension écologique et la durabilité des sociétés négro-africaines. Enfin, elles affirment l’adhésion à une durabilité ferme dans le traitement de l’information de votre mensuel Afrique-Ecollogique.

Éditorial Jusqu’à la fin des temps on ne finira pas de parler de choc de culture. À cet effet, les anecdotes et les mots...
19/07/2021

Éditorial

Jusqu’à la fin des temps on ne finira pas de parler de choc de culture. À cet effet, les anecdotes et les mots d’esprit ne manquent pas, tant la question s’est toujours située au cœur des plus grands débats sur l’intégration et la civilisation. Le nombrilisme, procède de cette tendance culturelle et de politiques hégémoniques propres à certains Peuples et Nations. Le nombrilisme consiste de la part de ces Nations à se prendre pour le centre d’un monde que nous avons tous en commun. Cette hégémonie culturelle, imposant leur modèle de développement, les poussant à s’arroger le droit de domination et de rejet des autres cultures et traditions humaines. Un mal civilisationnel, dans un contexte de multiculturalisme et de mondialisation où développement rime avec changement et libertinage outrancier.
Et cependant, ‘‘le bon goût c’est mon goût’’ dirait l’autre! Peut-on en effet avec la langue de sa culture goûter à celle des autres Nations et en apprécier toute la quintessence ? Assurément non et ce n’est ni Hi**er, ni Obama qui nous diraient le contraire. Alors que le premier était bien convaincu que l’archétype de l’humain était l’Allemand, le second, lui, avec la sincérité des plus candides avait suggéré au Président Maki Sall la légalisation du mariage gay au pays des Mourides: une communauté islamique très conservatrice.
Face à ce colonialisme culturel, l’Afrique noire reste plus que fragile: ‘‘Poreuse’’, ‘‘Pauvre’’ et ‘‘conservatrice’’, elle n’a pas pour tradition ni de morceler le temps ni de disséquer le collectif et d’en appréhender les unités pour fonder le groupe. Plutôt communautariste, sa tradition à elle, est de fondre l’unité dans le collectif pour mieux l’intégrer à la communauté.
Ce faisant, le droit individuel procède et se déduit du droit collectif en le sens qu’il lui est totalement dépendant. Ainsi, toute expression contraire à celle de la communauté est perçue naturellement telle une déviance, un désordre, un délit et pour ce faire, répréhensible.

Pauvre des plus pauvres, les pays noirs africains peinent à se hisser au rang de peuples et de Nations développés. Mais leur est-il possible, le développement dans le prisme de civilisation aux valeurs bien souvent aux antipodes des leurs ? Sauront-ils un jour savourer le bien être de Mœurs et de Cultures qui ne seront jamais les leurs; seraient-ils et au forceps et à leurs traditions et cultures défendant en être greffées?
Greffés ? Oui les africains noirs le sont tant et si bien que bien malin qui pourrait séparer non sans peine le greffon de la plante mère. Et, comme le dit si bien HUYNH Cao Tri: « Une société, pour se développer, doit commencer par ne pas cesser d'être elle-même; car ce qui n'existe plus ne se développe pas »
Hors de sa sacralité, le ‘‘Noir’’ se meurt à tel point que dire qu’il est en voie d’extinction n’est pas une aberration. Pire, pusillanimes, nous assistons tous au drame, ou tous y contribuons allègrement dans l’ignorance des plus perfides qui soit. Dans un silence aveugle et acculturant, croyons-nous préférer et aimer notre patrie; nous n’avons pas trouvé incongru de baptiser son quartier jadis le plus chic ‘‘Petit Paris’’.
Pas étonnant qu’un de nos fiers chansonniers traditionnels n’ait trouvé de nom à la hauteur de sa notoriété que celui de ‘‘Farancé’’. Baragouiné dans un accent enfoui dans ses profondeurs linguistiques de Moaga, il a voulu par-là, signifier que lui, surpassait ses congénères au point d’être comparable aux Français. Lui, un N***e bon teint tout balafré mais pas fier de l’être. Ainsi, en est-il des portes flambeaux de nos cultures et de nos identités nationales. Ils s’hybrident de par leur nom d’artiste, à défaut de n’être pas nés blanc pour semble-t-il mieux nous représenter. Pas fier d’être ce que l’on est de nature ni de tradition ! Savons-nous alors, pourquoi nos enfants ont commencé à se dépigmenter la peau, adoptant des mœurs étrangères, se déculottant sans pudeur et sans vergogne ? Faut-il aussi s’étonner que le ridicule cesse de tuer et que le mot ‘‘honte’’ soit vain pour les enfants de ceux qui pour peu qu’ils se sentaient humiliés buvaient sereins et sans contrainte la ciguë ?
Enlacé dans ses traditions, Zuma l’ancien Président de l’Afrique du sud avait bonne conscience avec ses nombreuses femmes. Cette polygamie si scandaleuse aux yeux du monde occidental qui cependant peut comprendre et même tolérer les relations extraconjugales et homosexuelles de leurs exemplaires et très respectables présidents. Tout autant, l’homosexualité, l’adultère ou la polygamie seraient-ils autrement perçus, tolérés ou exécrés en fonction non de nos appartenances soit disant raciales mais plutôt en fonction de nos cultures et traditions !
Pour autant, le monde n’est pas retourné d’une culture à l’autre. En vérité, comment le serait-il dans un univers dont la nature est d’être coloriée de nos différences culturelles. Pourquoi le monde chavirerait pour causes de nos différences identitaires quand elles ont valu aux Chinois, aux Japonais, aux arabes et aux indiens d’être chacun ce qu’ils sont sans pour autant en être moins civilisé.

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