30/12/2025
𝐃𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐂𝐀𝐒𝐄𝐌 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐝𝐮 𝐌𝐀𝐑𝐀𝐇 : 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐟𝐟𝐞𝐧𝐬𝐢𝐯𝐞 𝐚𝐠𝐫𝐨𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐡𝐚𝐥𝐢𝐞𝐮𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐬
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, a présidé, ce mardi 30 décembre 2025 à Ouagadougou, la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques. La rencontre s’est tenue en présence du ministre délégué chargé des Ressources animales, Dr Amadou DICKO.
Placée sous le thème : « 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑂𝑓𝑓𝑒𝑛𝑠𝑖𝑣𝑒 𝑎𝑔𝑟𝑜𝑝𝑎𝑠𝑡𝑜𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑡 ℎ𝑎𝑙𝑖𝑒𝑢𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 2023-2025 : 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑡𝑒́𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒𝑠 𝑎𝑚𝑒́𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒́𝑒𝑠 ? », cette session a permis d’évaluer les performances du secteur, d’examiner les résultats obtenus et de définir des orientations stratégiques pour le développement agropastoral et halieutique.
Dans son allocution, le ministre d’État a présenté un aperçu des efforts consentis par le Gouvernement au cours de la campagne agropastorale 2025-2026. Ces actions ont notamment porté sur l’aménagement et la maîtrise de l’eau, la mécanisation agricole, l’amélioration de l’accès aux intrants, ainsi que le renforcement des filières animales et halieutiques.
À ce titre, 3 206 hectares de nouveaux périmètres irrigués et 20 527 hectares de bas-fonds ont été aménagés, tandis que 49 304 hectares de terres ont été labourés gratuitement. Pour faciliter l’accès aux intrants agricoles, 70.000 tonnes d’engrais et 15 000 tonnes de semences améliorées ont été distribuées aux producteurs à des prix subventionnés.
Dans le domaine de la mécanisation, 608 tracteurs et 1 102 motoculteurs ont été mis à la disposition des acteurs du monde rural, contribuant ainsi au renforcement des capacités de production. Par ailleurs, le sous-secteur halieutique a bénéficié de l’installation de 1 185 grandes cages flottantes dans les plans d’eau. Le secteur de l’élevage a, quant à lui, été soutenu par la mise à disposition de 8 288 tonnes d’aliments concentrés, complétées par 4 349 tonnes d’aliments pour volailles et 2 348 tonnes d’aliments pour poissons. En outre, 257 900 boutures de maralfalfa ont été distribuées aux producteurs afin de renforcer la disponibilité des ressources fourragères.
Selon le ministre d’État, les effets combinés de ces interventions ont permis d’enregistrer des résultats encourageants en matière de production agropastorale. La production céréalière nationale s’est établie à 7 142 484 tonnes, dont 1 008 737 tonnes de riz, soit une progression de 17,63 % par rapport à la campagne précédente. À ces performances s’ajoutent 1 353 298 tonnes de cultures de rente hors coton ainsi que 1 246 132 tonnes d’autres cultures vivrières, notamment le niébé, le voandzou, l’igname et la patate, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Tout en saluant ces acquis, le ministre d’État a rendu hommage à l’engagement et au sens élevé du devoir des acteurs du monde rural, dont le travail et la disponibilité ont permis d’atteindre ces résultats. Il a également exprimé sa reconnaissance partenaires techniques et financiers, dont l’accompagnement constant contribue à relever les défis liés à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle.
Toutefois, a-t-il souligné, ces performances ne doivent pas occulter les défis persistants du secteur. Dans cette perspective, la programmation des activités du ministère pour l’année 2026 sera essentiellement orientée vers la consolidation des acquis de l’Offensive agropastorale et halieutique. Cette orientation stratégique mettra l’accent sur l’amélioration de l’accès des producteurs à des intrants de qualité, le renforcement de la mobilisation, de la maîtrise et de la gestion efficiente de l’eau de production, l’amélioration de la couverture vaccinale contre les principales maladies animales, ainsi que le renforcement de l’accès des acteurs à des services financiers adaptés.
Des actions et réformes structurelles seront également engagées afin de résoudre durablement la problématique des semences, qu’elles soient végétales, animales ou halieutiques, considérées comme un levier stratégique de la transformation du secteur.
Tenue en mode hybride, en présentiel et en ligne, la session a été marquée par des communications suivies d’échanges. Le ministre d’État a invité l’ensemble des acteurs à formuler des recommandations pertinentes, susceptibles de renforcer l’impact des actions du département et d’accélérer la transformation durable du secteur agropastoral et halieutique au Burkina Faso.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗥𝗔𝗛