09/14/2026
𝗛𝗶𝗴𝗵𝗹𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿 (𝟭𝟵𝟴𝟲)
𝘜𝘯 𝘧𝘪𝘭𝘮 𝘥𝘦 𝘧𝘭𝘢𝘴𝘩𝘣𝘢𝘤𝘬𝘴
Le scénariste Gregory Widen a vu Les Duellistes de Ridley Scott en 1977 et a trouvé ça vraiment cool, l’idée de deux antagonistes qui s’affrontent pendant plusieurs décennies dans une inévitable lutte à mort. Il a eu l’idée de refaire le même film, mais avec des protagonistes qui passent à travers les siècles. Pour ce faire, les personnages sont immortels (tu sauves sur le budget de les faire vieillir). Cependant, leur immortalité rendrait le film un peu plate, il n’y aurait jamais de danger, alors il a décidé que tu peux les tuer en leur coupant la tête. Voilà! Et tu justifies les duels à l’épée. Ainsi naquit une franchise qui a produit beaucoup trop de dérivés.
Pour le premier Highlander, il n’y a pas beaucoup de budget, alors on se limite aux alentours d’un château d’Écosse du XVIe siècle, au New York de 1985 et à deux petites scènes de transition : en perruque près d’un château français de la Renaissance et dans une dompe qui fait office de France ravagée par la Deuxième Guerre mondiale. Puisque notre protagoniste commence son périple en Écosse, on va l’appeler Connor MacLeod, le Highlander. La franchise a maintenant un nom!
Chaque fois qu’un immortel tue un autre immortel, tu absorbes ses pouvoirs et son savoir. C’est la motivation pour les forcer à s’entre-tuer à travers les siècles. Il y a notre Highlander qui, au début, ne sait pas qu’il est immortel, meurt dans une bataille entre clans et se réveille le lendemain. Les habitants de son village pensent que c’est de la sorcellerie et l’exilent.
Il rencontre éventuellement l’immortel Ramirez, un Sean Connery tout simplement splendide, avec son chapeau, son katana et sa grande cape de plumes de paon. N’oubliez pas que la première moitié des années 1980, c’est la période creuse de Connery. Il ne faisait plus que des navets. Ici, il joue Ramirez, l’immortel niveau 20, né en Égypte il y a des milliers d’années et qui a passé un long moment dans le Japon féodal. Plein d’allusions pour de possibles prequels qui auraient été meilleurs que toutes les suites de merdes que cette franchise a engendrées. Je m’égare…
Ramirez ne tue pas MacLeod tout de suite. Il en a besoin pour tuer d’abord le Kurgan, l’autre immortel du film, joué par un Clancy Brown dans son plus grand rôle (la scène de l’église!) Une qualité du film que j’adore, c’est l’habilité du réalisateur à relier ses flashback. Le Kurgan du 16e siècle est habillé en chevalier noir. Le Kurgan de 1986 est un punk et son cou est maintenant attaché avec de la broche de punks. Plus t**d dans le film, un flashback nous montre que ses stitches sont causés par Ramirez qui l’a manqué de peu dans un combat à l’épée 500 ans plus tôt.
Le film a fait beaucoup d’argent comparativement à son budget, alors les producteurs ont voulu étirer la sauce dans une franchise gluante, mais il est clair, en écoutant le premier film, que l’intention était de terminer l’histoire avec les deux derniers immortels qui s’affrontent à New York.
Je n’ai rien à dire sur la production : les décors sont solides, les costumes sont évocateurs et surtout… le réalisateur Russell Mulcahy, qui a débuté en faisant des vidéoclips, sait comment utiliser une caméra. Il y a un long plan-séquence du survol d’une foule lors d’un match de lutte qui se termine en gros plan sur notre protagoniste, et un autre plan impressionnant où MacLeod, à New York, veut se remémorer un souvenir 500 ans plus tôt en Écosse. Alors, la caméra zoome dans l’aquarium derrière lui et remonte jusqu’à la surface du Loch Ness, où notre Highlander apprend à se battre sur une chaloupe. C’est magnifique!
Les qualités que j’ai mentionnées plus haut ne sont pas suffisantes pour sauver le film. Premièrement, les acteurs sont vraiment de la marde.
• Christopher Lambert ne sait vraiment pas jouer. Il est tout simplement pénible a voir aller. J’ai un gros fun à réécouter en loop la scène avec l’orage. Allez voir, c’est -2 d’un coup.
• Le Kurgan qui se commande une candy... Grotesque et inutile.
• Tout le monde écoute Queen tout le temps et c’est un peu ridicule. Je dis ça en tant que fan de Queen.
• Le film est édité à la machette. Je sais que ce n’est pas le choix du réalisateur. La compagnie de production lui a imposé ces choix. C’est découpé tout croche et, des fois, ça devient confus.
• Les chorégraphies de combat sont laides. Ne me dites pas que c’est 1986. Comparez les combats d’épée de Highlander avec ceux de Conan ou Red Sonja et revenez me voir.
• J’ai toujours trouvé pénibles et interminables les scènes de Quickening, le phénomène qui survient quand un immortel meurt et qu’il faut regarder Christopher Lambert avoir un gros orgasme pendant cinq minutes, entouré d’éclairs et de machines à produire des étincelles.
Je suis à + ou - 5.
- Jason
Écoutez notre ép*sode au sujet du film.
https://open.spotify.com/ep*sode/7ERTnU5vORkQtybZKtUbQr