01/07/2026
C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Céline Bellot, une grande dame dont on se rappellera longtemps. Mes sympathies à ses proches et à tout ceux et celles qui ont eu l’occasion de collaborer avec cette chercheuse et enseignante d’exception. - Yanick
🤍Une grande défenseure des droits humains nous a quitté•es. Le départ de Céline Bellot laisse un grand vide dans plusieurs milieux. Nos plus sincères sympathies à sa famille, ses collègues, ses proches et à ceux et celles qui l’ont côtoyée.
Nous avons eu la chance de travailler de près avec Céline lorsqu’elle a été une des commissaire de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement en 2012.
Merci, Céline, pour tout. Ton engagement a fait une grande différence pour plusieurs.
🗞️Article du Devoir👇🏽
«La chercheuse Céline Bellot, reconnue pour son travail avec les populations marginalisées, est décédée des suites d’un cancer du sein dimanche.
« Pour moi, c’est un monument de la recherche engagée et de la défense de la justice sociale », résume sa collègue et amie Marie-Eve Sylvestre, rectrice de l’Université d’Ottawa.(…)
Ses travaux portent notamment sur la judiciarisation des populations itinérantes. Elle a dirigé la première grande étude au Canada sur le sujet. « C’est elle qui a révélé les premiers chiffres sur la remise de contraventions aux personnes sans-abri en 2005 », indique au Devoir son collègue de longue date Bernard St-Jacques.
Céline Bellot s’est également intéressée à l’itinérance des femmes, à la judiciarisation des Premières Nations, au profilage racial et social et aux discriminations systémiques. En 2012, elle a fondé l’Observatoire des profilages. Elle était également membre du Centre international de criminologie comparée.
En 2021, elle a remporté le Prix Acfas Pierre-Dansereau pour l’engagement social. Deux ans plus t**d, elle recevait le prix Marie-Andrée-Bertrand, un des Prix du Québec dans la catégorie scientifique récompensant l’innovation sociale. « Désireuse de mettre en lumière les pratiques discriminatoires et les inégalités qui touchent les personnes vulnérables, elle a choisi la recherche et l’enseignement dans le domaine du travail social pour y arriver, écrivait le jury des Prix du Québec. La portée et les retombées de ses travaux dépassent le champ social et interpellent des acteurs de toutes les sphères de la société. Ils ont ainsi contribué à ce que soient nommées et quantifiées les pratiques discriminatoires. »
Recherche « par et pour » les personnes marginalisées
Pour Marie-Eve Sylvestre, Céline Bellot était bien plus qu’une chercheuse. « Pour moi, ça a été une collaboratrice de la première heure, une mentor, une alliée et une amie très, très précieuse. »
Et elle n’est pas la seule à avoir pu bénéficier de son expertise, assure Mme Sylvestre. « Elle a lancé des carrières, elle a mentoré des générations de jeunes chercheuses et militantes et militants. Elle était très impliquée. » (…)
C’est aussi ce côté « ancré dans la pratique » et « respectueuse des personnes » du travail de Mme Bellot qui frappe son collègue Bernard St-Jacques. « Avec les années, c’est devenu une personne très reconnue, mais ça ne l’a pas empêché de toujours être proche des personnes elles-mêmes, de tenter des approches de recherche qui sont très axées sur le “par et pour” les personnes marginalisées », confie-t-il.
Dans un bref message au Devoir, le conjoint et la famille de Céline Bellot se sont dits « touchés » par la reconnaissance de son travail. « Devant le chagrin de cette perte, toute la famille est très touchée des témoignages nombreux de l’impact incroyable du travail de Céline pour contribuer à une société plus juste. Son travail rend visible des processus et réalités inégalitaires le plus souvent en mettant les personnes concernées au cœur de ses recherches pour contribuer aux transformations sociales. »