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🇨🇦 IMMIGRATION CANADA : DES CHANGEMENTS IMPORTANTS AU SYSTÈME ENTRÉE EXPRESS À COMPTER DU 3 NOVEMBRE 2026 !📢 Le Canada r...
10/17/2026

🇨🇦 IMMIGRATION CANADA : DES CHANGEMENTS IMPORTANTS AU SYSTÈME ENTRÉE EXPRESS À COMPTER DU 3 NOVEMBRE 2026 !

📢 Le Canada réoriente Entrée express vers les travailleurs qualifiés qui contribuent activement à l’économie canadienne.

📍 Kitchener, Ontario — 16 octobre 2026

Le gouvernement du Canada annonce une série de modifications au système Entrée express, dans le but de mieux sélectionner les candidats dont les compétences, l’expérience professionnelle et les qualifications répondent aux besoins réels du marché du travail canadien.

Cette annonce, faite par l’honorable Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, vise à attirer et à retenir les talents capables de soutenir la croissance économique du pays.

🔎 QUELS SONT LES PRINCIPAUX CHANGEMENTS ?

✅ 1. Des points supplémentaires pour certains candidats

À compter du 3 novembre 2026, des points supplémentaires seront accordés aux candidats admissibles qui possèdent une expérience de travail au Canada ou une offre d’emploi admissible dans une profession à salaire élevé.

Les secteurs et professions concernés peuvent notamment comprendre :
🔹 L’ingénierie
🔹 Les métiers spécialisés, notamment les électriciens
🔹 La santé
🔹 La technologie
🔹 L’éducation

L’objectif est de favoriser les candidats dont le profil correspond aux besoins économiques du Canada. Toutefois, l’admissibilité dépendra des critères officiels applicables à chaque profession et à chaque programme.

✅ 2. Un changement important concernant les offres d’emploi

Le gouvernement prévoit également de simplifier les exigences liées aux offres d’emploi.

À partir du 3 novembre 2026, une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT/LMIA) ne sera plus nécessaire pour qu’une offre d’emploi admissible puisse donner droit aux nouveaux points d’Entrée express ou satisfaire aux exigences d’offre d’emploi de certains programmes fédéraux, notamment :

🔹 Le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral)
🔹 Le Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral)

⚠️ Attention : cela ne signifie pas que toutes les offres d’emploi seront automatiquement acceptées. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) continuera de vérifier l’authenticité des offres et leur conformité aux exigences des programmes afin de prévenir la fraude.

✅ 3. Les candidats déjà dans le bassin Entrée express sont concernés

Vous avez déjà créé votre profil Entrée express ? Cette annonce vous concerne également !

Les profils existants doivent faire l’objet d’un recalcul automatique des points selon les nouvelles règles, notamment pour l’expérience de travail canadienne admissible.

Cependant, les candidats qui souhaitent obtenir des points pour une offre d’emploi admissible devront mettre à jour leur profil avec les renseignements requis avant le 3 novembre 2026.

Le recalcul pourrait prendre jusqu’à deux semaines. Pendant cette période, les rondes d’invitations seront suspendues.

📌 Il est donc important de vérifier votre profil, vos renseignements professionnels et les informations relatives à votre offre d’emploi avant la date d’entrée en vigueur des changements.

✅ 4. Le Canada privilégie une immigration mieux adaptée à son économie

Cette réforme s’inscrit dans une orientation plus large visant à sélectionner des candidats possédant des compétences recherchées et une expérience pertinente.

Le Canada souhaite notamment répondre aux besoins de secteurs essentiels, soutenir les employeurs et renforcer sa capacité à attirer des talents internationaux.

Pour les candidats à l’immigration, cela signifie qu’il devient particulièrement important de bien comprendre les critères de sélection, de déclarer correctement son expérience professionnelle et de s’assurer que son profil correspond aux exigences du programme visé.

🎯 QUE FAIRE SI VOUS ENVISAGEZ D’IMMIGRER AU CANADA ?

Voici quelques démarches utiles :

✔️ Vérifier votre admissibilité à Entrée express.
✔️ Évaluer votre score du Système de classement global (SCG/CRS).
✔️ Vérifier si votre expérience professionnelle correspond aux critères applicables.
✔️ Examiner les exigences relatives aux offres d’emploi admissibles.
✔️ Mettre à jour votre profil si nécessaire avant le 3 novembre 2026.
✔️ Consulter les instructions officielles d’IRCC avant de prendre une décision.

Si vous êtes un travailleur qualifié, un professionnel expérimenté ou un candidat qui prépare son projet d’immigration, il est essentiel de suivre attentivement les nouvelles règles et de vérifier votre situation individuelle.

📲 PARTAGEZ CETTE INFORMATION avec vos proches, vos amis et toutes les personnes qui souhaitent immigrer au Canada .

🔗 Source officielle : Gouvernement du Canada — Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC)
https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/nouvelles/2026/10/le-canada-reoriente-le-systeme-entree-express-vers-les-travailleurs-qualifies-qui-stimulent-leconomie.html

📚L’ÉCOLE DES ADULTES AU QUÉBEC  ⚜️: UNE DEUXIÈME CHANCE, UN NOUVEAU DÉPART ET UN AVENIR À CONSTRUIRE 🎓📚Saviez-vous qu’au...
10/16/2026

📚L’ÉCOLE DES ADULTES AU QUÉBEC ⚜️: UNE DEUXIÈME CHANCE, UN NOUVEAU DÉPART ET UN AVENIR À CONSTRUIRE 🎓📚

Saviez-vous qu’au Québec, il est possible de retourner sur les bancs d’école même après plusieurs années d’absence ? Que vous ayez quitté l’école très jeune, que vous n’ayez pas terminé votre secondaire ou que vous souhaitiez simplement améliorer votre situation professionnelle, l’éducation des adultes peut être une véritable porte ouverte vers de nouvelles possibilités !

Trop souvent, certaines personnes pensent qu’il est trop t**d pour reprendre leurs études. D’autres ont peur du jugement, se sentent gênées de retourner en classe à un âge plus avancé ou croient qu’elles n’ont plus les capacités nécessaires pour réussir. Pourtant, il n’est jamais trop t**d pour apprendre, évoluer, se dépasser et réaliser ses rêves !

QU’EST-CE QUE L’ÉCOLE DES ADULTES AU QUÉBEC ?

L’éducation des adultes, aussi appelée la formation générale des adultes (FGA), est un service éducatif qui permet aux personnes admissibles de poursuivre ou de reprendre leurs études dans un environnement adapté à leur réalité.

Contrairement au parcours scolaire régulier, l’éducation des adultes accueille des personnes qui ont des expériences de vie, des responsabilités et des objectifs différents. Certaines travaillent à temps plein, d’autres sont parents, cherchent un emploi, souhaitent changer de carrière ou veulent simplement terminer ce qu’elles avaient commencé.

QU’EST-CE QU’ON PEUT FAIRE À L’ÉCOLE DES ADULTES ?

L’éducation des adultes offre plusieurs possibilités, selon les besoins de chaque personne :

✅ Obtenir son diplôme d’études secondaires (DES)
Pour les personnes qui souhaitent terminer leurs études secondaires et obtenir un diplôme reconnu.

✅ Compléter les matières manquantes
Il est possible de reprendre certains cours ou de réussir les matières nécessaires pour répondre aux exigences d’un diplôme ou d’un programme de formation.

✅ Améliorer ses connaissances de base
La lecture, l’écriture, les mathématiques, le français et d’autres matières peuvent être travaillés afin de renforcer ses compétences et de gagner en autonomie.

✅ Se préparer à une formation professionnelle
Certaines formations professionnelles exigent des préalables scolaires. L’éducation des adultes peut aider à remplir ces conditions et à se rapprocher d’un métier qui nous intéresse.

✅ Poursuivre un objectif personnel
Pour certaines personnes, terminer leurs études représente un rêve de longue date, une promesse faite à elles-mêmes ou une façon de prouver qu’elles sont capables d’aller jusqu’au bout.

POURQUOI RETOURNER AUX ÉTUDES À L’ÂGE ADULTE ?

Il existe de nombreuses raisons de retourner à l’école.

Pour certaines personnes, c’est pour accéder à de meilleurs emplois. Pour d’autres, c’est pour avoir davantage de possibilités professionnelles, changer de domaine, poursuivre une formation ou améliorer leurs conditions de vie.

Mais les raisons ne sont pas toujours financières ou professionnelles.

Parfois, c’est simplement le désir de se prouver quelque chose. C’est le besoin de terminer un chapitre laissé ouvert. C’est l’envie de montrer à ses enfants l’importance de l’éducation. C’est aussi le désir de reprendre confiance en soi après avoir traversé des moments difficiles.

Un diplôme ne définit pas la valeur d’une personne. Cependant, il peut lui ouvrir des portes qui étaient auparavant plus difficiles d’accès.

Retourner aux études à l’âge adulte n’est pas toujours facile.
Il faut parfois concilier les cours avec le travail, les enfants, les obligations familiales, les responsabilités financières et les imprévus du quotidien.

Certaines personnes doivent reprendre confiance en leurs capacités. D’autres ont besoin de plus de temps pour comprendre certaines matières ou retrouver de bonnes habitudes d’étude.

Il peut aussi y avoir des moments de découragement, des examens difficiles et des journées où l’on se demande si l’on est vraiment capable de continuer.

Mais il faut se rappeler une chose : avoir de la difficulté ne signifie pas être incapable de réussir.

Apprendre demande du temps. Faire des erreurs fait partie du processus. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse, et avancer plus lentement que les autres ne signifie pas que l’on échoue.

👨‍👩‍👧‍👦 ET POUR LES PARENTS QUI RETOURNENT À L’ÉCOLE ?

Pour un parent, reprendre ses études peut représenter un défi encore plus important.

Il faut parfois étudier après une longue journée de travail, réviser pendant que les enfants dorment ou organiser son horaire pour réussir à tout concilier.

Mais cette démarche peut aussi devenir une source d’inspiration pour toute la famille.

En retournant aux études, un parent montre à ses enfants que l’apprentissage ne s’arrête pas à un certain âge, que les erreurs ne déterminent pas toute une vie et qu’il est possible de recommencer lorsqu’on le souhaite.

C’est une belle façon de transmettre des valeurs comme la persévérance, la discipline, le courage et la détermination.

🏫 COMMENT S’INSCRIRE À L’ÉCOLE DES ADULTES AU QUÉBEC ?

Les personnes intéressées peuvent communiquer avec un centre d’éducation des adultes de leur région ou avec un centre de services scolaire.

Le personnel pourra les renseigner sur les conditions d’admission, les documents nécessaires, les cours disponibles et les possibilités de formation.

Selon le dossier scolaire et les objectifs de la personne, il peut être possible de faire évaluer les études déjà effectuées afin de déterminer les cours qu’il reste à réussir.

Les modalités, les horaires et les services offerts peuvent varier d’un centre à l’autre. Il est donc important de communiquer directement avec l’établissement pour connaître les options adaptées à sa situation.

Il est également utile de préciser son objectif dès le départ : obtenir un diplôme, compléter des préalables, améliorer son français ou ses mathématiques, ou se préparer à une formation professionnelle.

L’ÉDUCATION N’A PAS DE DATE D’EXPIRATION !

L’école des adultes au Québec représente bien plus qu’un endroit où l’on suit des cours. Pour de nombreuses personnes, c’est une occasion de reprendre leur avenir en main, de développer leur potentiel et de découvrir de nouvelles possibilités.

Que vous ayez 18, 25, 35, 45, 55 ans ou plus, votre désir d’apprendre mérite d’être encouragé.

Votre passé ne détermine pas nécessairement votre avenir. Votre parcours scolaire ne résume pas votre intelligence, votre valeur ou vos capacités.

Il n’est jamais trop t**d pour recommencer. Il n’est jamais trop t**d pour apprendre. Et il n’est jamais trop t**d pour croire en soi .

N’hésitez pas à partager cette publication pour faire connaître les possibilités offertes par l’éducation des adultes et rappeler à chacun qu’une nouvelle chance est parfois le début d’une très belle histoire.

(…) Le Ministère n’a pas spécifié la teneur des « communications » en question, mais selon plusieurs médias, dont Radio-...
10/13/2026

(…) Le Ministère n’a pas spécifié la teneur des « communications » en question, mais selon plusieurs médias, dont Radio-Canada, il s’agirait de lettres informant des candidats au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) que leur demande avait expiré et que, par conséquent, leur dossier avait été fermé.
Le MIFI a assuré à La Presse que ses équipes étaient « pleinement mobilisées » pour corriger le bogue.
« Notre objectif est de nous assurer qu’aucun candidat ne soit pénalisé en raison de cette situation », a affirmé le Ministère, ajoutant également qu’aucune donnée personnelle n’avait été compromise à la suite de ce bogue.
Encore lundi matin, un message de maintenance affiché sur la plateforme Arrima précisait qu’en raison d’une « mise à jour du système », les services en ligne étaient temporairement indisponibles. Le site semblait de retour à la normale en soirée.

CAPTURE D’ÉCRAN
Un message sur le site du MIFI indiquait lundi matin que la plateforme Arrima faisait l’objet d’une mise à jour de son système.
Le site a été suspendu « afin de permettre la réalisation des travaux nécessaires à la réactivation de tous les formulaires supprimés par erreur avant leur échéance », a confirmé le MIFI par courriel à La Presse.
« La panique »
Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont fait part de leur surprise et de leur angoisse en voyant leur dossier fermé sans explication. « C’est la panique totale pour tout le monde », s’est désolée une personne dans les commentaires d’une publication. Me Nadia Barrou, avocate spécialisée en immigration, a réagi sur Facebook en indiquant que malgré les correctifs apportés, ce genre d’erreur pouvait avoir de lourdes conséquences sur les personnes immigrantes. « L’incertitude est déjà suffisamment lourde à porter sans qu’une défaillance informatique vienne ajouter une inquiétude aussi brutale et évitable », a-t-elle souligné.
Elle-même a reçu à son cabinet tellement de messages de personnes inquiètes de voir leur dossier fermé sans explication qu’elle a présumé qu’il s’agissait d’un bogue, avant même la confirmation du MIFI. À cela s’ajoute le contexte politique actuel. À peine un nouveau gouvernement élu, ayant annoncé sa volonté de réduire l’immigration, et voilà que des centaines de candidats reçoivent un avis leur annonçant la fermeture de leur dossier », a ajouté Me Barrou.
Dans ces circonstances, même les professionnels de l’immigration ont éprouvé un moment de scepticisme et d’incrédulité, avant de pouvoir conclure à une erreur technique.
Me Nadia Barrou, avocate spécialisée en immigration
En entrevue avec La Presse, Me Christine Beltempo, présidente de l’Association du Barreau canadien – Section nationale de l’immigration, a exhorté le MIFI à fournir une réponse « extrêmement rapide » et à s’assurer que « personne ne soit oublié à mi-chemin ». Ce ne sont pas juste des dossiers, ce sont des individus, des familles, des gens qui contribuent à la société et qui sont déjà majoritairement au Québec », a-t-elle martelé.
« L’absence de prévisibilité et de transparence ces deux dernières années alimente le climat de stress des nouveaux arrivants, a-t-elle ajouté. C’est primordial qu’on assure une prévisibilité pour les gens qui sont pris dans le système, ainsi qu’une transparence totale pour que les gens sachent quoi faire et comment adresser leurs demandes. »
De son côté, le MIFI a assuré que les personnes concernées avaient été contactées à ce sujet. « Une fois la plateforme Arrima réouverte, ces personnes pourront poursuivre leurs démarches d’immigration et nous nous assurerons que personne ne sera pénalisé », a-t-il affirmé.
Avec Vincent Poirier, La Presse

✍🏿:article du journal LaPresse.

10/10/2026

Au Canada 🇨🇦, même les morts paient le loyer 🥵.

10/09/2026

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10/09/2026

La vie dernièrement ❤️🇨🇦.

Choqué, étonné, préoccupé. Ce sont là certaines des réactions de défenseurs des droits des réfugiés face aux propos qu'a...
10/08/2026

Choqué, étonné, préoccupé. Ce sont là certaines des réactions de défenseurs des droits des réfugiés face aux propos qu'a tenus la ministre de l'Immigration dans le balado. Les murs : le périple des migrants vers le Canada.

Le premier ministre Mark Carney a réitéré sa confiance en la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab. Alors qu’il sortait d’une rencontre de son caucus au parlement, le 7 octobre 2026, Radio-Canada a demandé à M. Carney s’il allait garder sa ministre de l’Immigration en poste, ce à quoi il a répondu oui, oui, absolument.

Durant l'entrevue exclusive que la ministre Lena Metlege Diab a réalisée pour ce balado, elle a semblé ne pas connaître une décision historique de la Cour suprême du Canada, soit la décision Singh. Cet arrêt est largement considéré comme étant la pierre angulaire du système canadien de protection des réfugiés. Pour certains organismes, la méconnaissance apparente de l'arrêt Singh par la ministre Diab est d'autant plus problématique qu'il a été au cœur des débats entourant l'adoption de C-12, une loi fédérale controversée qui réduit l'accès au statut de réfugié.

Il revient maintenant au premier ministre Mark Carney de décider si sa ministre peut rester en poste ou si elle doit démissionner, estiment certains d'entre eux. La décision Singh et le droit à une audience

Dans la décision Singh, la Cour suprême du Canada a reconnu, entre autres, le droit des demandeurs d'asile à une audience orale, selon plusieurs experts à qui nous avons parlé. En droit canadien, la décision Singh de la Cour suprême de 1985 a décidé que, compte tenu des risques que la personne pourrait subir en cas de renvoi dans son pays, cette personne a droit à une audience complète sur son dossier de manière à ce qu'elle puisse expliquer sa situation devant un décideur compétent, a expliqué François Crépeau, professeur émérite en droit international public à l’Université McGill et ancien rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l’homme des migrants.

C'est pour ça qu'on a créé la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, en 1989. C'est pour répondre aux exigences de la décision Singh, a-t-il rappelé. Or, le droit à une audience a été retiré à certains demandeurs d’asile dans C-12, la Loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada, adoptée par le gouvernement Carney en mars 2026.

Cette loi interdit aux ressortissants étrangers dont la première entrée au Canada remonte à plus d'un an* de présenter une demande d'asile à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, le tribunal qui tranche habituellement ces questions. La loi C-12 prévoit que les personnes dont la première entrée au Canada remonte à plus d'un an n'ont plus le droit de présenter leur demande d’asile à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, si elles sont arrivées après le 24 juin 2020. Cette règle s'applique de façon rétroactive aux demandes déposées à compter du 3 juin 2025.
Ces demandeurs d'asile doivent maintenant se limiter à un examen des risques avant renvoi (ERAR). Il s’agit d’une vérification menée par un fonctionnaire du ministère de l'Immigration pour s'assurer qu'une personne ne risque pas d’être torturée ou tuée si elle est renvoyée dans son pays.

Mais ce processus repose surtout sur la documentation écrite fournie par le demandeur d’asile.

Pour le professeur Crépeau, supprimer l’audience pleine et entière [...] est une violation des conditions posées par la décision Singh.

On a quelque chose de beaucoup moins protecteur qui risque d'envoyer des personnes à leur mort, à la torture et à la détention arbitraire.

Une citation de François Crépeau, professeur émérite en droit international public à l'Université McGill
Du côté des services juridiques du ministère de l’Immigration, on offre une interprétation différente de l’arrêt Singh.

La Cour suprême a conclu dans l’affaire Singh que, pour satisfaire aux exigences de justice fondamentale, une audience est requise lorsqu’il y a une question de crédibilité en jeu. La Cour suprême n’a pas jugé que, dans tous les cas, une audience était nécessaire, a soutenu une avocate du ministère devant un comité parlementaire qui se penchait sur le projet de loi C-12, en février 2026.

La constitutionnalité de la loi C-12 est contestée devant les tribunaux. Des avocats soutiennent qu'elle viole les obligations juridiques du Canada en matière de droit canadien et international. La ministre semble ignorer la décision Singh

Durant l'entrevue pour le balado, Radio-Canada a demandé à la ministre Diab comment elle réagissait aux propos des experts selon lesquels l'examen des risques avant renvoi (ERAR) n'est pas conforme à la décision Singh de la Cour suprême du Canada.

Elle a d'abord répondu que C-12 respecte notre Charte canadienne, ajoutant qu'elle est elle-même avocate.

Nous l'avons relancée en précisant que, selon la décision Singh, les demandeurs d'asile ont un droit constitutionnel à une audience orale, ce que ne prévoit pas l'ERAR de façon systématique.

La ministre Diab a alors répliqué que la loi étant nouvelle, le gouvernement allait continuer de suivre la question. Nous lui avons alors demandé carrément si elle connaissait la décision Singh. Après un moment de silence, Mme Diab a demandé qu'on répète le nom de la décision.

Quand nous avons expliqué à nouveau qu'il s'agissait de la décision Singh rendue par la Cour suprême en 1985, elle a dit qu'elle allait devoir vérifier auprès de son équipe.

Il y a beaucoup de Singh et beaucoup de décisions, a dit la ministre.

Nous avons précisé qu’il s’agissait de la décision qui a mené à la création de la Commission de l’immigration, ce à quoi elle a répondu : Ah, OK.

Honnêtement, j’ai été extrêmement choquée.

Une citation de Gauri Sreenivasan, codirectrice générale du Conseil canadien pour les réfugiés
Il est très préoccupant que la ministre responsable d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ne soit pas pleinement au fait de la décision Singh de la Cour suprême de 1985, qui est la décision fondamentale ayant mené à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, et qui constitue véritablement le fondement du système de détermination du statut de réfugié au Canada, a réagi Gauri Streenivasan, codirectrice générale du Conseil canadien pour les réfugiés.

Lorsque la ministre a poursuivi en disant : "Eh bien, il y a beaucoup de Singh et beaucoup de décisions", je me suis inquiétée de la désinvolture de ce commentaire , a-t-elle ajouté. Immédiatement après l'entrevue avec la ministre de l'Immigration, son équipe a demandé à nous parler.

Son bureau a insisté pour dire que la ministre connaissait bien la décision Singh, mais qu’en raison de la barrière linguistique, elle n’avait pas bien saisi nos questions.

L'entrevue pour le balado s'est déroulée en français, qui n'est pas la langue maternelle de Mme Diab.

Or, durant deux comparutions en anglais devant deux comités différents du Sénat qui étudiaient le projet de loi C-12, en février 2026, la ministre avait aussi évité les questions portant sur la décision Singh, s'en remettant aux fonctionnaires ou aux services juridiques du ministère.

Je crois qu'il y a certainement un enjeu de compétence, a réagi Louis-Philippe Jannard, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.

La question de la décision Singh avait été soulevée pendant le processus d'adoption du projet de loi C-12 devant la Chambre des communes et devant le Sénat. Donc, que ce ne soit pas sur le radar de la ministre, c'est quand même étonnant, a-t-il dit.

Peut-être qu’elle n’a pas le soutien dont elle a besoin ou ne pose pas les bonnes questions à ses conseillers, a-t-il ajouté.

Qu'elle soit ou non au courant, c'est un problème politique, à mon avis, de compétence, a aussi affirmé François Crépeau, ajoutant que son ministère connaît certainement l’arrêt Singh.

Face à ces réactions, Radio-Canada a demandé au bureau du premier ministre si Mark Carney fait toujours confiance à la ministre Diab ou s’il croit qu’elle devrait démissionner.

Son cabinet n’a pas répondu directement à la question.

Comme ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, la ministre Diab joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre du mandat de ce gouvernement visant à rétablir l’immigration à des niveaux viables, tout en attirant les meilleurs talents du monde pour contribuer au développement de notre économie. Elle poursuit ce travail, a écrit une porte-parole du premier ministre.

10/07/2026

👩🏿‍🦰👩‍🦳 Les femmes dans les métiers non traditionnels au Canada 🇨🇦.

Pendant longtemps, certains métiers ont été associés presque exclusivement aux hommes : électricité, mécanique, soudage, construction, plomberie, machinerie lourde, maintenance industrielle, réfrigération, travaux publics, etc.

Pourtant, cette réalité évolue progressivement.

Au Québec ⚜️ ,un métier est considéré comme non traditionnel pour les femmes lorsqu’elles représentent moins de 33 % des personnes qui l’exercent. Ces métiers peuvent offrir des perspectives d’emploi intéressantes, des possibilités de spécialisation et, dans plusieurs cas, des conditions salariales avantageuses.
Mais choisir un métier non traditionnel ne signifie pas simplement « travailler dans un milieu d’hommes ». C’est surtout explorer une possibilité professionnelle qui peut être différente de son parcours initial.

🔧 Quels métiers sont concernés?
Les possibilités sont nombreuses :

1.Électricité
2. Soudage et montage
3. Mécanique industrielle
4. Charpenterie-menuiserie
5. Opération de machinerie lourde
6. Montage de lignes
7. Réfrigération et climatisation
8. Plomberie et tuyauterie
9. Ferblanterie
10. Maintenance industrielle
11. Travaux publics
12. Peinture
13. Arpentage
14. Grutage et levage
15. Mécanique de machines lourdes

Dans le secteur de la construction, la Commission de la construction du Québec recensait plus de 8 200 femmes de métier actives sur les chantiers en 2025, représentant 4,1 % des travailleuses et travailleurs de métier. La proportion demeure faible, mais elle a progressé au fil des dernières années.
Et certains métiers affichent déjà une présence féminine beaucoup plus importante.

En 2024, les femmes représentaient notamment 27,4 % des peintres, 11,6 % des calorifugeuses, 10,9 % des plâtrières et 10,7 % des arpenteuses dans l’industrie de la construction.

Ces chiffres montrent une chose importante : la réalité varie énormément d’un métier à l’autre.

📈 Pourquoi s’intéresser à ces métiers?
1. Des perspectives professionnelles intéressantes:

Le choix d’une carrière devrait tenir compte des intérêts personnels, mais aussi des perspectives du marché du travail.

Les données du gouvernement du Québec publiées en 2026 prévoient qu’en 2029, 36 professions seront en déficit de main-d’œuvre et 170 en léger déficit, sur les 516 professions analysées.

Cela ne signifie pas que tous les métiers non traditionnels sont automatiquement en pénurie.
Cela signifie plutôt qu’il est pertinent de regarder les besoins réels du marché du travail avant de choisir une formation.

2. Des formations concrètes:
Plusieurs métiers spécialisés peuvent être accessibles par une formation professionnelle, un apprentissage ou une combinaison de formation et d’expérience.

Pour certains métiers non réglementés, il existe également des parcours d’apprentissage en milieu de travail permettant d’apprendre tout en étant rémunérée, puis d’obtenir une certification ou une attestation selon le métier.

Pour une personne qui préfère apprendre par la pratique plutôt que dans un parcours scolaire traditionnel, cette formule peut être particulièrement intéressante.

3. Une carrière peut évoluer avec l’expérience:

Commencer comme apprentie ne signifie pas rester au même niveau.

Avec la formation, l’expérience et les certifications nécessaires, une carrière peut évoluer vers des responsabilités de :

➡️ travailleuse spécialisée
➡️ chef d’équipe
➡️ compagne
➡️ superviseure
➡️ contremaîtresse
➡️ formatrice
➡️ gestionnaire
➡️ entrepreneure

Le développement des compétences peut donc ouvrir plusieurs possibilités au fil du temps.

Et pour les femmes qui changent de carrière?

Une réorientation professionnelle peut être l’occasion de découvrir un domaine auquel on n’avait jamais pensé.

Et il n’est pas nécessaire de considérer son expérience précédente comme perdue.

Une personne ayant travaillé dans l’administration peut apporter son sens de l’organisation.

Une personne issue du commerce peut apporter ses compétences en communication.

Une personne provenant des soins peut avoir développé une grande capacité d’adaptation et de travail en équipe.

Une personne ayant déjà travaillé dans un environnement industriel peut posséder des compétences techniques transférables.

Changer de métier ne signifie donc pas recommencer sa vie professionnelle à zéro.

Il s’agit souvent de transférer certaines compétences et d’en développer de nouvelles.

🌍 Une possibilité intéressante pour certaines femmes immigrantes.

Pour les femmes immigrantes, la question peut être encore plus importante.

Certaines arrivent avec des diplômes, des qualifications ou plusieurs années d’expérience professionnelle, mais rencontrent des obstacles pour exercer leur profession au Québec.

Par exemple :
• diplôme étranger difficile à faire reconnaître;
• profession réglementée;
• exigences de certification;
• manque d’expérience québécoise;
• connaissance limitée du marché du travail local;
• difficulté à accéder à un premier emploi dans son domaine.

Dans certaines situations, explorer un métier spécialisé peut devenir une voie de réorientation professionnelle.

Il est toutefois important de ne pas choisir une formation uniquement parce qu’un secteur recrute.

Il faut aussi vérifier :
📌 les conditions d’admission;
📌 la durée et le coût de la formation;
📌 les exigences linguistiques;
📌 les certifications nécessaires;
📌 les possibilités de reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger;
📌 les perspectives d’emploi dans sa région;
📌 les horaires et conditions de travail;
📌 les possibilités d’évolution.

L’accès à l’emploi ne suffit pas : il faut aussi pouvoir rester dans le métier

L’un des enjeux importants n’est pas seulement d’attirer davantage de femmes, mais de faire en sorte qu’elles puissent apprendre leur métier, trouver leur place dans les équipes et construire une carrière durable.

Dans la construction, une enquête citée par la CCQ indique que 82 % des travailleuses interrogées se sentent incluses sur les chantiers.

Mais certains groupes rencontrent davantage de difficultés, notamment les femmes immigrantes, les apprenties et celles qui sont les seules femmes présentes sur leur chantier. Les enjeux de discrimination, d’intimidation et de harcèlement demeurent également des facteurs pouvant contribuer au départ de certaines travailleuses.

C’est pourquoi l’intégration dans le milieu de travail est aussi importante que l’accès à la formation.

🛠️ Des mesures existent pour accompagner les nouvelles travailleuses.
Dans l’industrie de la construction, la CCQ offre notamment un Programme pour la formation des femmes en entreprise destiné aux femmes nouvellement entrées dans l’industrie.

Le programme prévoit notamment de l’accompagnement, un plan de formation des apprentissages et un soutien au milieu de travail. Pour les entreprises admissibles, une aide financière peut couvrir jusqu’à 30 % du salaire de la travailleuse, jusqu’à concurrence de 15 000 $, pendant une période maximale de 52 semaines.

Des initiatives de mentorat et de sensibilisation existent également afin de favoriser une meilleure intégration des femmes dans les équipes.

👩🏿‍🦰👩‍🦳Des changements commencent aussi dès la formation.

La présence de femmes dans les programmes de formation est importante parce qu’elle permet de créer des modèles et de rendre ces métiers plus visibles.

En 2026, la CCQ a notamment récompensé des étudiantes en ferblanterie, électricité et charpenterie-menuiserie dans le cadre du concours Chapeau, les filles!. Un centre de formation a également été reconnu pour ses efforts visant à soutenir les étudiantes dans des programmes traditionnellement masculins.

Cela peut sembler anecdotique, mais la représentation compte : il est plus facile d’imaginer une carrière lorsqu’on peut voir des personnes qui nous ressemblent déjà l’exercer.

💬 « Ce n’est pas pour moi »

C’est parfois la première réaction.

« Je n’ai jamais travaillé dans ce domaine. »

« Je ne suis pas assez forte. »

« Je ne connais rien à la mécanique. »

« C’est un milieu d’hommes. »

« Je ne me vois pas sur un chantier. »

Mais avant de fermer la porte, il vaut la peine de se renseigner.

Visiter un centre de formation.

Parler avec une travailleuse.

Observer un métier.

Faire un stage lorsque c’est possible.

Discuter avec une conseillère en orientation.

Comparer les conditions de travail.

On ne peut pas savoir si un métier nous convient simplement en se basant sur les stéréotypes qui l’entourent.

Choisir une carrière, c’est aussi élargir ses possibilités👩🏿‍🦰

Les métiers non traditionnels ne conviennent évidemment pas à toutes les femmes.

Et c’est parfaitement normal.

L’objectif n’est pas de convaincre toutes les femmes de travailler en construction, en mécanique ou en électricité.

L’objectif est beaucoup plus simple :

qu’une femme puisse considérer ces métiers comme une option réelle, et non comme une option écartée par les habitudes ou les stéréotypes.

Parce qu’une carrière devrait être choisie en fonction de ses intérêts, ses compétences, ses objectifs et ses possibilités.

Pas simplement en fonction de son genre.

Et si votre prochaine carrière se trouvait dans un métier auquel vous n’aviez jamais pensé?

📚 Sources et ressources consultées:
- Commission de la construction du Québec (CCQ) Données sur les femmes dans l’industrie de la construction, inclusion et programmes d’accompagnement.

- Gouvernement du Québec (Québec.ca )Information sur les métiers, professions, formations, perspectives d’emploi et métiers non traditionnels.

- Gouvernement du Québec (Information sur le marché du travail )Données et prévisions sur l’équilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre.

- Commission de la construction du Québec (Compétences construction )Information sur le Programme pour la formation des femmes en entreprise.

- Gouvernement du Québec (Formation professionnelle )Information sur les programmes de formation et les parcours permettant d’accéder aux métiers spécialisés.

Pour vérifier les conditions d’admission, les formations et les perspectives propres à un métier, consultez les ressources officielles avant de prendre une décision professionnelle.

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