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PoliStori Nous revisitons les événements et destins qui ont façonné Haïti et peut-être le monde.

L’Histoire doit toujours éclairer nos sociétés et interroger notre avenir.

05/28/2026

Kòd Nwa a resi efase nan Dwa Fransè a

(La version française suit)

Plis pase 340 lane apre peyi Lafrans te fin adopte l nan koloni li yo, asanble nasyonal la finalman efase Kòd Nwa a, nan Dwa Fransè a, jodi 28 me 2026 la.

Se yon dokiman Louis XIV te siyen li an 1685 pou òganize esklavaj nan koloni franse yo. Li te redui moun nwa an “byen mèb”, tankou yon objè yo kapab vann, pini oubyen posede.

Menmsi esklavaj te aboli depi 1848, Kòd Nwa a pa t janm retire ofisyèlman nan lwa franse yo. Jiska jodi a.

Tout 254 depite ki te nan seyans lan vote a pou efase tèks sa yo nan dwa franse.

Yon jès senbolik.
Men yon jès ki pote memwa.
Paske tras sistèm sa yo toujou prezan epi chaje konsekans nan listwa pèp ki te sibi kòd sa a ak tout sistèm ki te dèyè l la.
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Le Code noir est enfin effacé du droit français

Plus de 340 ans après son adoption dans les colonies françaises, l’Assemblée nationale a finalement abrogé le Code noir du droit français, ce 28 mai 2026.

Signé par Louis XIV en 1685, ce texte organisait l’esclavage dans les colonies françaises. Il réduisait les personnes noires à des « biens meubles », comme des objets pouvant être vendus, punis ou possédés.

Même si l’esclavage a été aboli depuis 1848, le Code noir n’avait jamais été officiellement retiré du droit français. Jusqu’à aujourd’hui.

Les 254 députés présents lors de la séance ont voté en faveur de la suppression de ces textes du droit français.

Un geste symbolique.
Mais un geste porteur de mémoire.

Car les traces de ces systèmes demeurent encore présentes et lourdes de conséquences dans l’histoire des peuples ayant subi ce code et l’ordre qu’il incarnait.

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Nous avons écrit l’un des plus beaux chapitres de l’histoire du monde moderne. Il est temps qu’il soit raconté plus haït...
05/27/2026

Nous avons écrit l’un des plus beaux chapitres de l’histoire du monde moderne. Il est temps qu’il soit raconté plus haïtiennement pour faire entendre à l’humanité que nous sommes dignes de la place que nous occupons sur le globe terrestre.

, l’épopée haïtienne racontée autrement (en créole et sous-titré en français et en anglais), arrive sur . Abonne-toi et active les notifications pour ne pas rater le premier épisode.

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05/24/2026

arrive bientôt.

Une série sur la Révolution haïtienne. Sur les hommes et les femmes qui ont osé l'impossible.
Sur un peuple qui a changé l'histoire du monde, et dont on parle encore trop peu.

Cette chanson, c'est leur voix qui nous parle aujourd'hui. Qui nous rappelle d'être à la hauteur de cette histoire, de ce lieu qu'ils ont construit de leurs mains et de leur sang.

"Même si nous laissons peu à la postérité.
Sinon nos corps usés par le sacrifice.
Les siècles chanteront notre dignité,
et bâtiront l'avenir sur ces mêmes édifices."

Suivez cette page.
La série débarque très bientôt.
Partagez, que l'histoire voyage.

28 avril 2004.Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1542.La MINUSTAH est déployée en Haïti.Offic...
04/28/2026

28 avril 2004.
Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1542.
La MINUSTAH est déployée en Haïti.
Officiellement : stabiliser, sécuriser, reconstruire.
Dans les faits : un pays placé sous tutelle internationale après le départ de Jean-Bertrand Aristide.
Pendant 13 ans, des milliers de casques bleus sur le territoire.
Sécurité fragile. Souveraineté questionnée. Bilan contesté.
👉 28 avril 2004 : début d’une présence internationale qui marquera durablement l’histoire récente d’Haïti.

Le 26 avril. Une date qui a saigné.Le matin du 26 avril 1963, Port-au-Prince se réveille sous la terreur.La voiture prés...
04/26/2026

Le 26 avril. Une date qui a saigné.
Le matin du 26 avril 1963, Port-au-Prince se réveille sous la terreur.
La voiture présidentielle transportant les enfants de François Duvalier est attaquée. Papa Doc, ivre de rage, donne un ordre simple et brutal : la vengeance. Les Tontons Macoutes se déversent dans les rues. Des familles entières disparaissent. Des hommes sont arrêtés, torturés, exécutés. Fort Dimanche, cette prison de l'enfer, avale des innocents qui ne reverront jamais la lumière du jour.
Ce jour-là incarne, dans toute sa cruauté, ce qu'était le duvalierisme : un régime qui ne punissait pas seulement un individu, mais effaçait des lignées entières.
Comme le résumera plus t**d le journaliste Jean Dominique :
"Si un homme décidait de se battre contre Duvalier, Duvalier répondait : toute ta descendance disparaîtra."

Il y a 55 ans, le dictateur François Duvalier rendait l'âme.Le 21 avril 1971, "Papa Doc" s'éteignait après 14 ans de ter...
04/21/2026

Il y a 55 ans, le dictateur François Duvalier rendait l'âme.

Le 21 avril 1971, "Papa Doc" s'éteignait après 14 ans de terreur. Médecin de formation, il avait transformé Haïti en machine à broyer : opposants assassinés, presse muselée, population terrorisée par les redoutables Tontons Macoutes.

Sous son règne, des milliers d'Haïtiens furent tués, torturés ou contraints à l'exil. L'intelligentsia haïtienne, ses médecins, ses intellectuels, ses artistes, fuyait massivement. C'est la grande hémorragie des cerveaux dont Haïti ne s'est jamais totalement remise.

En mourant, il transmettait le pouvoir à son fils Jean-Claude "Baby Doc", alors âgé de 19 ans. La dictature continuait.

"Papa Doc a été l'un des dictateurs les plus brutaux de l'hémisphère occidental." - Human Rights Watch

04/21/2026

Eske Ayiti te ka pi byen jodi a si dèt sa pa t sou do l byen bonè ?

Le 3 juillet 1825, vingt et un ans après l'indépendance d'Haïti, une escadre française de quatorze vaisseaux et cinq cen...
04/17/2026

Le 3 juillet 1825, vingt et un ans après l'indépendance d'Haïti, une escadre française de quatorze vaisseaux et cinq cents canons pénétra dans la rade de Port-au-Prince. Elle venait signifier l'ordonnance royale du 17 avril 1825 : acquittez-vous du prix de votre liberté, ou subissez un blocus destiné à asphyxier votre économie. Le roi Charles X exigeait 150 millions de francs-or à titre d'indemnité pour les anciens esclavagistes.

Haïti, isolée sur la scène internationale et sans aucun allié, n'avait d'autre choix que de céder si elle entendait préserver l'indépendance chèrement conquise. Le président haïtien d'alors, Jean-Pierre Boyer, consentit à indemniser ses anciens oppresseurs.

Afin de s'acquitter du premier versement, Haïti contracta un emprunt auprès de banques françaises. Ce fut là accabler le mal d'un mal plus grand encore. Le pays se vit contraint de s'endetter pour honorer une dette préexistante: ce que l'histoire a retenu sous le nom de double dette.

En 1911, pour chaque dollar qui eût dû alimenter les caisses de l'État haïtien, quatre-vingt-quatre centimes prenaient le chemin de Paris. Le pays ne pouvait édifier ni écoles, ni hôpitaux, ni routes. Tout développement demeurait hors de portée.

L'instabilité politique s'installa. Les États-Unis, promptement à déceler cette vulnérabilité, intervinrent militairement et occupèrent Haïti durant dix-neuf années. La dette changea de créanciers : des établissements financiers français, elle passa aux mains des banques américaines. Le pays se trouva ainsi pris en étau entre deux puissances impériales.

Haïti s'acquitta du dernier centime de cette double dette 143 ans plus t**d. Selon le New York Times, le montant total versé représenterait l'équivalent d'environ 560 millions de dollars, tandis que le manque à gagner en termes de croissance potentielle est estimé entre 21 et 115 milliards de dollars.

En 2025, à l'occasion du bicentenaire de cette dette, Emmanuel Macron reconnut « l'injustice » de 1825, en des termes mesurés, sans s'avancer davantage.

Avec l'adoption de la résolution du 25 mars 2026 par l'Assemblée générale des Nations Unies, laquelle reconnaît la traite transatlantique des Africains comme le crime le plus grave jamais perpétré contre l'Humanité, ce débat, longtemps différé, ne fait désormais que s'ouvrir.

04/09/2026

Ce mois d’avril marque le 223e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture.
Déporté de St-Domingue (l'actuelle Haïti) vers la France en 1802.

Emprisonné au Fort de Joux, dans le froid du Jura.

Privé de ressources, isolé… jusqu’à sa mort le 7 avril 1803.

Arrêté par ruse sur ordre de Napoléon Bonaparte, après avoir été invité à négocier sous promesse de sécurité.

Mais au-delà de cette fin brutale, une question traverse l’histoire :
Qui était vraiment Toussaint Louverture ?

Ancien esclave devenu général, il a successivement combattu pour l’Espagne, puis pour la France révolutionnaire après l’abolition de 1794.

Il a rétabli l’ordre, relancé l’économie sucrière, tout en maintenant un système de travail forcé très critiqué.

En 1801, il promulgue une constitution autonome, se nommant gouverneur à vie, sans rompre officiellement avec la France.

Pour certains, cela fait de lui un homme prêt à composer avec l’ordre colonial pour préserver son pouvoir.

Pour d’autres, un pragmatique dans un monde instable, naviguant entre empires pour garantir la survie de la colonie.

Et pour beaucoup, un stratège majeur, qui a posé les bases de l’indépendance avant même de la voir naître.

Ironie de l’histoire :

En le capturant, Napoléon pensait rétablir son contrôle.
Mais quelques mois plus t**d, ses troupes échouaient, et Haïti devenait indépendante en 1804.

Héros, opportuniste, ou génie politique ?

👉 Et vous, comment lisez-vous Toussaint Louverture aujourd’hui ?

L’histoire de Toussaint Louverture est celle d’un homme devenu trop puissant pour être toléré.Après avoir stabilisé Sain...
04/07/2026

L’histoire de Toussaint Louverture est celle d’un homme devenu trop puissant pour être toléré.

Après avoir stabilisé Saint-Domingue et imposé son autorité, il incarne une réalité insupportable pour Napoléon Bonaparte :

👉 une colonie noire quasi-autonome
👉 un ancien esclave devenu gouverneur
👉 un ordre qui échappe à la France

Alors Napoléon tranche.

Sous prétexte de négociation, il envoie une expédition. Toussaint est arrêté par ruse en juin 1802, puis déporté en France.

Dans une cellule glaciale du Fort de Joux, isolé, affaibli, il meurt le 7 avril 1803.

Mais il avait prévenu :

« En me renversant, on n’a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de la liberté… il repoussera par les racines, car elles sont profondes et nombreuses. »

Quelques mois plus t**d, Haïti deviendra indépendante.

On a capturé un homme.
Pas une révolution.

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