07/09/2026
Une autre très bonne analyse et compte-rendu très complet de la part de Daniel sur les affaires municipales à Gatineau.
Mon commentaire là-dessu:
C'est très désolant que l'administration décide de couper des glaces dans des quartiers parmis les plus démunis de la ville. Plusieurs citoyens se sont déjà portés volontaires pour assurer l'entretien de certaines de ces glaces bénévolement, mais la ville ne veut pas leur fournir les moyens nécéssaires.
Je sais que certaines associations citoyennes sont parvenues à quelque forme d'entente dans leurs secteurs respectifs, je pense que la ville devrait élargir ses moyens de collaboration avec les citoyens pour économiser des coûts d'entretien au lieu de simplement couper le seul moyen de jouer au hockey pour, litéralement, des milliers de jeunes qui n'ont pas les moyens de se joindre à une ligue et/ou même d'avoir simplement un transport à une aréna. Très élitiste comme décision.
𝐃𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥𝐞, 𝐡𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐢𝐫, 𝐞𝐭 𝐢𝐥 𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́: 𝐢𝐭𝐢𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐧𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞, 𝐚𝐫𝐞́𝐧𝐚 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞, 𝐛𝐢𝐛𝐥𝐢𝐨𝐭𝐡𝐞̀𝐪𝐮𝐞 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐚𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐢𝐭. 𝐉𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐬 𝐜̧𝐚 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞, 𝐞𝐭 𝐣𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬-𝐥𝐚̀ 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭.
𝐋'𝐢𝐭𝐢𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝'𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝. Le chroniqueur Patrick Duquette demandait mardi matin dans Le Droit si le ping-pong politique entre Gatineau et Québec sur le dossier de l'itinérance était terminé. Regardez la séance de mardi soir: on comprend assez vite que la partie continue ! Trois dossiers, trois échanges de b***e.
1️⃣ 🏓: l'entente de services psychosociaux avec Santé Québec Outaouais à Guertin, des intervenants au quotidien avec le Gîte Ami. Tant mieux. Mais cette entente aurait dû arriver avant que la Ville s'engage dans un contrat qui inclut ces services, parce que l'intervention psychosociale, ce n'est pas une responsabilité municipale. C'est la Ville qui a tenu la raquette pendant que le réseau regardait le jeu.
2️⃣🏓🏓: le bloc sanitaire du centre de proximité, évalué à 1,4 million par la Ville. En passant par Santé Québec, ça coûte pas mal moins cher. Quand les deux jouent ensemble, le contribuable gagne.
3️⃣🏓🏓🏓, le gros punch: la Ville a reçu une subvention de Québec en 2025 pour le Vieux-Gatineau. Mardi soir, le conseil a voté pour remettre le chèque. Oui, oui... on retourne l'argent, parce qu'en deux ans, la Ville et le réseau n'ont pas réussi à s'entendre sur un projet visant les enjeux en itinérance dans ce secteur. La Ville voulait financer la maison de chambres de Transitiôn Québec, ses avocats ont dit trop risqué, et Santé Québec lance son propre appel de projets pour un centre de proximité, le concept même qu'on écartait il y a quelques mois… En pleine crise, on est incapables de dépenser l'argent qu'on a, et quand on ne s'entend pas, on se renvoie le chèque. Si ça, ce n'est pas du ping-pong... Décision fin juillet. Le Vieux-Gatineau attend encore.
📻 Ma chronique de ce matin au 104,7 Outaouais : https://cdn.cogecolive.com/prod-20260708/lm_2027_07_08_daniel_feely_1783510182104722.mp3
𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐧𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭. Gatineau ferme deux grandes surfaces extérieures : le ruisseau de la Brasserie, 230 000 $ d'économie par année, et le lac Beauchamp, 23 000 $. S'ajoute la fin du contrat de soufflage de la neige dans nos rues, en réserve au privé, 600 000 $. Et six patinoires de quartier sont dans la mire pour l'hiver prochain: Front, Chénier, Saint-Jean-Bosco, Limbour, Laflèche, des Vignobles, 45 000 $ de plus.
Perspective: le déficit à résorber pour 2027 est de 16 millions. Les patinoires, grandes et petites, c'est moins de 300 000 $. Moins de 2 % du problème. On ne balancera pas le budget sur le dos des patinoires, disait le conseiller Jutras.
Les justifications se défendent, la patinoire du ruisseau de la Brasserie a ouvert deux années sur quatre. Mais voici le chiffre qui fait réfléchir: la réfrigérée d'Aylmer coûte 439 000 $ par saison (projet-pilote). Presque le double de la Brasserie, pour une seule surface mais très populaire (30 000 entrées), et surtout une glace garantie 120 jours. La Ville en étudie une par secteur. Ce n'est donc pas nécessairement une coupure, c'est une substitution potentielle : des patinoires de proximité, nombreuses mais fragiles, contre des réfrigérées, fiables mais rares et chères. Peut-être le bon choix climatique… ? Mais c'est un choix de société, et il se prend patinoire par patinoire, sans débat public pour le moment.
𝐋'𝐚𝐫𝐞́𝐧𝐚 𝐝𝐞 𝐁𝐮𝐜𝐤𝐢𝐧𝐠𝐡𝐚𝐦 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞̀𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐚𝐮. Deuxième refus en un mois: Action Gatineau ne s'engagera pas sans la subvention de 20 millions demandée à Québec. Edmond Leclerc plaide l'urgence d'un aréna en fin de vie: ni du luxe ni de la charité. Et l'ouest, lui, a eu son complexe payé entièrement par la Ville. La logique de la mairesse se tient, Québec subventionne les projets qui ont un manque à gagner. Mais à quelques mois d'élections provinciales, la question demeure: qu'arrive-t-il si Québec dit non?
𝐔𝐧𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫 : 𝐋𝐚 𝐛𝐢𝐛𝐥𝐢𝐨𝐭𝐡𝐞̀𝐪𝐮𝐞 𝐆𝐮𝐲-𝐒𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞. Le projet lauréat de Pelletier de Fontenay et NEUF Architectes fera plus que doubler la superficie, la plus grande bibliothèque de Gatineau, 46,8 millions dont 11,5 de Québec, ouverture en 2030. Un concours d'architecture, 52 candidatures, une salle comble le 1er juin. Et c'est justifié par l'usage: Guy-Sanche, c'est 27 % de la fréquentation du réseau. Surtout, c'est l'aboutissement du plan lancé en 2014 sous Pedneaud-Jobin: trois administrations, un même plan mené à terme. En municipal, c'est rare, et ça mérite d'être dit.
𝐔𝐧 𝐦𝐨𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐞𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐧𝐭. Comment une décision budgétaire atterrit-elle au conseil ? Les fonctionnaires de la Ville identifient une multitudes d'options ou économies potentielles, en discutent avec le cabinet, la mairesse, puis le comité exécutif. Ce que le conseil reçoit par la suite, c'est déjà canné, comme on dit : une recommandation, sans toutes les options qui ont été considérées en chemin. L'opposition tente de poser deux ou trois questions, qui sont aussitôt poliment réfutées, et c'est adopté ! Un vote est demandé ? La majorité vote en bloc et c'est adopté ! C'est normal quand un parti est majoritaire autour de la table. C'est même efficace. Mais pour les débats, et la vraie transparence, on repassera...
Projetez ça sur l'automne : l'étude budgétaire 2027, avec ses 16 millions à trouver, suivra exactement ce chemin.
𝑳𝒂 𝒒𝒖𝒆𝒔𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂̀ 𝒈𝒂𝒓𝒅𝒆𝒓 𝒆𝒏 𝒕𝒆̂𝒕𝒆 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒍'𝒆́𝒕𝒆́: 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒔 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆𝒔 𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒆, 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒔 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆𝒔 𝒐𝒏 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒆̀𝒈𝒆, 𝒆𝒕 𝒔𝒖𝒓𝒕𝒐𝒖𝒕, 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒏 𝒅𝒆́𝒃𝒂𝒕, 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅?