Capauxdiamants

Capauxdiamants Adresse postale : C.P. 26 Haute-ville, Québec QC G1R 4M8

01/12/2026

Chronique mensuelle 🔥 🛝⛷️| Glissade en toboggan à la Citadelle, Cornelius Krieghoff, 1856

On trouve des témoignages de glissade sur neige à Québec en Nouvelle-France, mais c’est au XIXe siècle que ce loisir devient vraiment populaire. On s’éloigne de plus en plus des usages utilitaires du toboggan, qui permettait jadis de faire glisser des marchandises sur la neige, pour profiter de ces grandes traînes pour dévaler les pentes de Québec. Comme pour la majorité des sports d’hiver, l’augmentation du temps de loisir d’une partie de la population à partir du milieu du XIXe siècle contribue à cet essor. Bien que les côtes et les rues de Québec soient invitantes, les autorités coloniales puis municipales interdisent, au moins depuis 1748, la glissade dans les rues, sous peine d’amende ou d’emprisonnement.

Ces règlements, qui sont mis à jour à plusieurs reprises, expliquent en partie la popularité du glacis des plaines d’Abraham. Cette pente a l’avantage de la proximité de la ville par rapport à l’autre lieu de prédilection des amateurs de glissade qu’est le « pain de sucre » de la chute Montmorency. Chaque année, on attend que la neige soit suffisante sur le glacis pour s’y aventurer et glisser pendant de longues heures lors des belles journées d’hiver. Sur la toile, on remarque aussi deux personnes qui sont tombées de leur toboggan et qui roulent dans la neige.

Cette proximité entre les jeunes gens pendant la pratique de la glissade n’était pas sans déranger certains membres du clergé, qui craignaient ces contacts physiques. Bien que ces petites roulades paraissent inoffensives, il ne fallait pas non plus sous-estimer le dénivelé de la pente et la possibilité bien réelle d’accidents et de blessures qui pouvaient survenir en glissant. Depuis 2001, à la suite de quelques accidents derrière le Musée national des beaux-arts, qui n’ont heureusement pas eu de graves conséquences, la glissade n’est plus autorisée sur l’ensemble du territoire des plaines d’Abraham. Désormais, pour profiter de la glissade, la Commission des champs de bataille nationaux aménage des pistes balisées derrière le Musée des plaines d’Abraham, sur les mêmes côtes du glacis qui faisaient le bonheur de la population depuis le XIXe siècle.

Texte de : Luc Nicole-Labrie historie

📷Bibliothèque et Archives Canada 2896427

01/12/2026

Le Journal de Montréal a publié, samedi, un article de Luc Laliberté sur le travail des Sœurs grises aux États-Unis.

Lien vers l'article en commentaire 👇

01/12/2026

🕵️ Quel est votre roman préféré d’Agatha Christie?

C'était le 12 janvier 1976, il y a 50 ans aujourd'hui, la reine du crime nous quittait. Ce soir, à 20h André Martineau s'entretient avec Anne Martinetti, grande spécialiste d'Agatha Christie, pour nous parler de sa vie et de son oeuvre. Bien sûr, elle a lu tous les livres de l’autrice anglaise et créatrice d’Hercule Poirot.

📻 Rendez-vous sur ICI Première à 20 h ce lundi soir!
🎧 En rattrapage sur OHdio à tout moment!
📷 Getty Images / AFP

01/12/2026

LA NEIGE TOMBÉE, IL FAUT DÉBLAYER!

Le blanc manteau qui nous est tombé dessus, nous rappelle qu'il y aura encore un hiver cette année.

Mais comment se débrouillait-on autrefois pour se débarrasser de cette neige et permettre une circulation adéquate? Voici un modèle de «gratte à neige» utilisée pour déblayer les chemins en 1930 avec un représentant de la famille Després de Saint-Gabriel-Lalemant, alors que cette municipalité faisait encore partie de celle de Saint-Pacôme. Évidemment, l'appareil sera tiré par des chevaux.

Les temps ont bien changé!

Photographie : Archives de la Côte-du-Sud, fonds Familles Pelletier et Després

Vous avez de vieilles photographies, de vieux documents? Le centre d'archives est là pour les conserver. Pour plus d’archives, pour offrir vos collections ou pour plus d’informations, visitez le http://www.shcds.org/ ou composer le 418 856-2104.

01/12/2026

Une seigneuresse parmi d’autres : Julie-Christine Chartier de Lotbinière

En 1822, Julie-Christine Chartier de Lotbinière hérite de la seigneurie de Lotbinière lors du décès de son père. En 1828, elle épouse Pierre-Gustave Joly, un homme d'affaires français né en Suisse. Son contrat de mariage spécifie qu’elle conserve ses droits sur la seigneurie, ce qui ne l’empêche pas d’en confier la gestion à son époux. Bien que cette seigneurie soit la propriété de la famille Lotbinière depuis 1672, les seigneurs qui se sont succédé de père en fils ont confié la gestion à un tiers. Cette pratique était courante chez la noblesse, car elle permettait aux seigneurs de toucher des revenus sans négliger leur carrière militaire.

Durant un séjour en Europe avec son époux, Julie-Christine met au monde Henri-Gustave. Le couple Joly-Lotbinière est de retour au pays en 1830 et c’est à partir de ce moment que plusieurs investissements sont effectués dans le domaine seigneurial, comme la construction d'un quai et de divers bâtiments pour faciliter le commerce. Les richesses naturelles du domaine, comme la forêt, sont aussi exploitées. En 1851, un luxueux manoir seigneurial d’inspiration néoclassique est construit avec des boiseries aux motifs de feuille d'érable qui lui valent le surnom de « Maple House ». Après le décès de la seigneuresse en 1860, Henri-Gustave Joly de Lotbinière hérite du domaine dont l’usage est principalement axé sur la villégiature.

L’histoire de Julie-Christine illustre une des formes de pouvoir exercées par des femmes qui ont occupé une fonction traditionnellement attribuée aux hommes. Dans l’imaginaire collectif, le propriétaire d’une seigneurie est souvent associé à la figure d’un homme noble qui gère son domaine et qui réside dans son manoir. Or, la réalité historique est beaucoup plus complexe, puisque bon nombre de seigneuries ont été gérées et possédées par des roturiers, des communautés religieuses féminines et masculines… et aussi par des femmes.

Portrait de Julie-Christine Chartier de Lotbinière tiré de www.septentrion.qc.ca/banque-images/2016-10-013

Sources :

www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

www.domainejoly.com

Benoit Grenier, Les seigneuresses, des femmes de pouvoir dans le Québec d’autrefois, Cap-aux-Diamants, no 106, 2011, p. 13-1

01/12/2026
01/12/2026

Nous remercions M. Guy Lemieux de nous avoir rappeler l’existence de ces deux portraits significatifs pour l’histoire de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Il s’agit de représentations de Pierre Pascal Persillier dit Lachapelle, frère de Pascal Persillier dit Lachapelle, fils, et de son épouse Marie-Zoé Lachapelle, née Toupin, mariés à Notre-Dame de Montréal le 18 novembre 1834.

Les œuvres sont de l’artiste Jean-Baptiste Roy-Audy (1778-c1845).

Ces tableaux sont la propriété du Royal Ontario Museum. Cotes :
984.86.1 et 984.86.2.

Ils ont été acquis avec l’aide de Patrimoine Canada. Ils pourraient avoir été peints l’année de leur mariage.

Le musée note que la famille Persillier dite Lachapelle fait partie des colons de la Nouvelle-France, arrivant dès 1685. Pierre, né vers 1807, devint propriétaire terrien, meunier au Gros-Sault et gentilhomme campagnard au Sault-au-Récollet, au nord de Montréal.

Son père Pascal, et son frère aussi dénommé Pascal, tous deux hommes d'affaires, militaient pour l'établissement de liens commerciaux avec les Américains afin de contrer la puissance économique et politique de la Grande-Bretagne.

On ignore si Pierre partageait cette opinion.

La résidence des époux, la maison Persillier-Lachapelle existe toujours au 790, boulevard Gouin Ouest, devant la prison de Bordeaux.

https://www.sqi.gouv.qc.ca/expertises/gestion-immobiliere/registre-des-immeubles-patrimoniaux/maison-persillier-lachapelle

01/12/2026

HISTOIRE DU DIMANCHE
Explorons le Trait-Carré par les souvenirs de Jean-Jacques Sanfaçon
Extrait de LE CHARLESBOURGEOIS | N°128 | HIVER 2015-2016 | 13

LA PETITE ROUTE
La petite route, c’est ainsi que ma mère, une femme de la ville, appelait le Trait-Carré dans les
années 40. Bien sûr, mon père et les voisins utilisaient le bon nom, mais, pendant des années,
c’était pour moi la petite route. Étions-nous les seuls ?

Mon père avait hérité de sa mère la maison sise au 41 de la 45e Rue Ouest, plus t**d 346, 80e Rue
Ouest, aujourd’hui boulevard Louis-XIV. C’est la septième maison à l’ouest du Trait-Carré Ouest, du même côté que le cimetière. Notre ancêtre, Nicolas Estiambre dit Sans Façon s’est marié à Charlesbourg le 11 avril 1712. Militaire, il avait reçu une terre à Charlesbourg-Ouest où mon père est né. Au décès de mon grand-père, ma grand-mère est venue au village après avoir vendu la ferme laitière et elle a acheté cette maison en 1920. Nous sommes donc une vieille famille de Charlesbourg.

Très tôt dans mon enfance, ma mère m’envoyait faire des commissions chez madame Lepire qui avait un petit magasin coin est du Trait-Carré et 45e Rue, une vieille maison de bois grise par manque de peinture, qui penchait un peu. J’allais y acheter des ci******es, des boites de conserve, du chocolat Dairy Milk, des chips Parmentier à 5 cents et des bonbons. La maison fut démolie après son décès. Pour la crème glacée, ma mère me disait de prendre « la petite route » pour me rendre au restaurant Darveau, coin 1re Avenue et 44e Rue Ouest. En plus des cornets, on y achetait une « brique » de crème glacée.

En ce temps-là, probablement pour faire comme Limoilou, le nom Trait-Carré n’apparaissait nulle part. C’était au sud la 44e Est et Ouest, la 2e Avenue Est et Ouest pour les sections nord-sud et la 46e au nord.
Avec les années, en utilisant la petite route, j’avais appris à éviter la circulation de la 45e et de la 1re Avenue surtout à compter du moment où j’ai eu ma bicyclette. En effet, toute la circulation venant de Québec à destination de Saint-Émile, Loretteville, Valcartier, Lac Saint- Joseph...passait sur ces artères. Les autobus de Charlesbourg et de Valcartier, les camions des carrières de Charlesbourg-Ouest, les camions militaires aussi. Je me rappelle d’avoir vu après la guerre des régiments de soldats défiler à pied en chantant. Les beaux dimanches d’été, les voitures se dirigeant vers l’église, refoulaient jusqu’à devant notre maison.

Le Trait-Carré regroupait dans son enceinte presque tous les services et commerces de Charlesbourg. La petite route n’a pas beaucoup changé; les maisons en périphérie étaient surtout des fermes et à certains endroits, vu l’étroitesse du terrain, il y en avait une derrière l’autre. C’étaient des fermes maraîchères, laitières et plusieurs fermes mixtes, élevages de porcs, de dindes, poulaillers. La plus petite était certainement celle de mon oncle Léon Magnan qui, après avoir vendu sa ferme laitière au Petit-Village, avait acheté une fermette sise coin Trait-Carré Ouest et Louis-XIV, la maison au toit rouge qui abrite aujourd’hui la Fudgerie. On y voit encore la petite grange qui sert de garage. Il avait un petit pâturage derrière les maisons pour ses trois vaches et son cheval, un poulailler et un grand potager. Côté intérieur, il y avait des résidences sur des terrains assez petits.
Je connaissais les noms de chacun des résidents.
Sur la 1re Avenue, en partant de l’avenue Loyola (maintenant Thomas-Baillairgé), un peu au sud du Trait-Carré, sur la droite il y avait le magasin de Léo Villeneuve, épicier, boucher et quincaillier; en face, la cordonnerie d’Edmond Bédard qui en plus de réparer les chaussures et objets de cuir, faisait de la vente.

Suivait le petit dépanneur d’une madame Paradis, même ouvert le Jour de l’an. Un peu plus t**d, comme voisin la pharmacie Proulx s’installait là. En face, côté est, le barbier Villeneuve.
Suivait le photographe Otis, coin Trait-Carré, derrière qui il y avait le forgeron Labrecque (récemment victime d’un incendie), puis un atelier de fer forgé; côté nord de l’intersection, la Boulangerie Genest; côté ouest, le restaurant Darveau avec au sous-sol le barbier Brunet. Coin nord-ouest, Moffat, vendeur d’appareils ménagers, éventuellement remplacé par le barbier Brunet et derrière sur la 44e la boulangerie Moïse Verret.
Continuant sur la 1re Avenue, venait la maison de trois étages d’Hector Verret; la porte sur le côté de son édifice donnait sur un petit magasin de graines et semences et de miel. La partie avant était louée au bureau de poste, lieu fréquenté assidûment, car s’il y avait la poste rurale, les habitants du village devaient aller chercher le courrier apporté de la gare de la côte Duroy par Édouard Bélanger.

La voie ferrée a fait place au corridor des Cheminots.

Le bureau de poste était une bonne source de rumeurs et d’informations. En face, le boulanger Alphonse Marcotte et ensuite Samuel Bédard, marchandise sèche où on trouvait fil et aiguille, tissus et papier peint. Le magasin appartenait à son fils Rosaire Bédard qui avait une épicerie et boucherie en face.
Il y avait des bâtiments à l’arrière où on abattait les animaux et entreposait des grains et autres produits pour les cultivateurs. Un incendie criminel a laissé ce terrain vacant.

Venait la salle paroissiale construite en 1925, aujourd’hui salle Pierre-Garon. Le stationnement de l’église qui fait le coin était pourvu d’un beau kiosque où la fanfare sous la direction d’André Robitaille donnait quelques concerts durant l’été. Côté est, l’école Saint-Charles pour les garçons sous la gouverne des frères maristes, où on enseignait de la première à la douzième année.

En hiver, il y avait la patinoire de Charlesbourg dans la cour derrière l’école. C’est aujourd’hui la bibliothèque. Il y a toujours l’église, le parc du Sacré-Cœur avec le presbytère en face. Continuant en direction nord, le magasin d’Henri Cantin, épicerie, essence, matériaux de construction et grains pour les agriculteurs. En face, un petit édifice de brique pour le bureau d’assurance de Paradis et Garon et la Banque Canadienne Nationale.

Coin Trait-Carré Est, le docteur Beaudet, et deux maisons plus loin sur la 1re Avenue, le docteur Bilodeau. En face, le notaire Antonin Paradis. La deuxième maison côté ouest sur le Trait-Carré, le cordonnier Pageau est toujours en affaire; puis cachée derrière, la Menuiserie Leclerc. sur notre rue, en direction de l’église, se trouve toujours ce qui était le couvent des Sœurs du BonPasteur et la maison de l’abbé Létourneau, chapelain. Il y avait des pensionnaires au couvent ce qui rendait intéressant de regarder de ce côté au passage.

Face au couvent, le poste de pompier avec son chef, monsieur Desrosiers, qui était aussi chef de police et directeur des travaux publics de Charlesbourg. Il habitait les étages supérieurs. Du côté est, le restaurant de Jos. Duhault derrière le parc du Sacré-Cœur, devenu salle des zouaves après un incendie, et la Coop de Charlesbourg, épicerie, boucherie, et marchandises pour les agriculteurs.

En traversant le Trait-Carré Est, le docteur Ouellet sur le coin, qui avait en plus une petite pharmacie, éventuellement un dentiste, et en face, donc côté sud, René Bédard, maire de Charlesbourg, chez qui à même la maison on avait aménagé la Caisse Populaire. La Caisse Populaire sera éventuellement relogée derrière chez lui à l’angle du boulevard Bourassa.

Trois boulangers, quatre épiciers, deux dépanneurs, des fermiers, on pouvait acheter tout ce dont on avait besoin, et obtenir 13 blés d’Inde pour 25 cents chez les fermiers, du lait cru et des œufs frais. Le village de Charlesbourg desservait le grand Charlesbourg; les laitiers, boulangers et les magasins utilisaient encore les chevaux pour faire la livraison à domicile, certains épiciers passant par les maisons prendre des commandes en début de semaine en plus des commandes téléphoniques.

Le Trait-Carré répondait bien au but de ses créateurs de réunir agriculteurs, résidents, commerçants et
services dans un village autour de l’église Quand j’entendais les mots Trait-Carré, je pensais que c’était une sorte de surnom que les vieux utilisaient, mais en septembre 1959, au moment où notre rue est devenue la 80e j’ai eu la surprise de lire Trait-Carré, au coin de la rue comme si tout à coup, on avait écouté les vieux de Charlesbourg.

J’étais ignorant de l’histoire de Charlesbourg, et les frères maristes, tous étrangers à notre milieu, ne nous mentionnaient guère que nous vivions dans un endroit historique.

J’ai bien sûr été témoin de quelques changements, construction de maisons, ouverture de rues, mais le Trait-Carré est heureusement demeuré assez intact. En 1962, avec ma première voiture, j’empruntais toujours la petite route, surtout pour éviter l’intersection devant l’église et le feu de circulation qui s’y trouve.
Même de nos jours, quand je vais à Charlesbourg, c’est mon parcours préféré, me rappelant ma jeunesse et me faisant sauver du temps, car il y a toujours peu de circulation. J’y ai encore une bonne amie d’enfance, qui habite toujours la maison de ses parents, des Breton devenus agriculteurs à Charlesbourg. Cette ferme appartenait autrefois à la famille du juge Frédérique Dorion dont se souviennent les gens de ma génération.

Jean-Jacques Sanfaçon en 2015

01/12/2026

🏃 Alexis Lapointe, dit Alexis le Trotteur, développa très tôt les prédispositions organiques et anatomiques pour la course à pied dont la nature l’avait doté. Il améliora sa capacité de parcourir de grandes distances à un point tel qu’il atteindrait des performances jusque-là insoupçonnées.

Homme à tout faire, il travailla en maints endroits, puis, vers 1900, rentra dans sa terre natale, La Malbaie. Il y devint fabricant de fours à pain. Bon vivant, allant de village en village, il courait, jouait de la musique et amusait le public avec mille prouesses : courses, sauts, danses interminables.

Cet athlète légendaire mourut happé par un train, le 12 janvier 1924 à Saint-Joseph-d’Alma.

📕 Une biographie écrite par Jean-Claude Larouche, publiée en 2005 : https://www.biographi.ca/fr/bio/lapointe_alexis_15F.html

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