12/10/2025
Le parquet dominicain a arrêté quatre responsables de l'école Leonardo Da Vinci, Yris del Carmen Reyes Adames, directrice administrative de l'école ; Gisela González, coordinatrice générale ; Francisca Josefina Tavarez Vélez, conseillère d'orientation ; et Vilma Altagracia Vargas Morel, coordinatrice du secondaire, dans le cadre de l'enquête sur le décès de Stephora Anne-Mircie Joseph, âgée de 11 ans, survenu le 14 novembre 2025 lors d'une sortie scolaire à l'Hacienda Los Caballos à Gurabo.
Cette décision marque un tournant dans un dossier empreint d’indignation, mais elle ne parvient pas encore à apaiser la détresse de la mère de la fillette, Lovelie Joseph, toujours privée de réponses claires et incapable d’entamer son deuil.
D’après les premières conclusions du ministère public, 87 élèves étaient de sortie ce jour-là avec seulement trois accompagnatrices, sans équipements de sécurité, sans bouées, sans gilets de sauvetage, et sans informations préalables aux parents sur les activités aquatiques prévues. Plus grave encore, aucune vérification n’a été faite concernant la capacité des enfants à nager.
« Le ministère public dispose de preuves montrant que 87 enfants ont été déplacés avec seulement 3 accompagnatrices, sans tenir compte des mesures de sécurité ni de la profondeur des piscines du lieu, sans avoir apporté de bouées, sans demander aux parents ou tuteurs si les enfants savaient nager, et sans exiger le port de gilet de sauvetage », précise le communiqué transmis au journal par le responsable de la fondation Zile, Edwin Paraison.
À la suite des critiques visant la lenteur et le manque d’empathie du parquet local, la procureure générale Yeni Berenice Reynoso a confié le dossier au procureur adjoint Wilson Camacho et à la procureure Olga Diná Llaverías, responsables de la direction générale des poursuites et de la direction nationale des enfants et adolescents.
Pendant que le volet judiciaire progresse, la mère de la victime, Lovelie Joseph, continue de vivre dans un état de choc. Depuis le 14 novembre, elle tente de comprendre ce qui s’est réellement passé. Selon le récit livré par la mère sur Magik 9 le lundi 1er décembre, elle a été alertée par téléphone que sa fille avait eu « un malaise », avant de découvrir en arrivant sur les lieux une scène chaotique, marquée par une forte présence policière et une ambulance. C’est un officier, et non un responsable de l’école, qui lui a annoncé le décès de sa fille.
Depuis le 14 novembre, elle dit vivre « dans un cauchemar éveillé ». Mme Joseph continue d’attendre sa fille comme si elle rentrait de l’école. Les routines du matin, la boîte à lunch préparée avec soin, la voix douce de Stephora à l’aube, se transforment en souvenirs douloureux qui l’empêchent encore d’accepter la réalité.
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Source : Le Nouvelliste