The Last Ambulance / La Dernière Ambulance

The Last Ambulance / La Dernière Ambulance Focused on the crisis in prehospital emergency medical care. Nous changeons la conversation - ensemble. Be well. We are changing the conversation - together.
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Je m'appelle Hal Newman et je suis le journaliste – et paramédic vétéran – qui a lancé The Last Ambulance / La Dernière Ambulance. J'ai lancé La Dernière Ambulance pour rendre compte - en temps quasi réel - de la crise du système de soins préhospitaliers au Québec. Je recueille des informations de partout au Québec et je m'efforce de suivre les grands défis auxquels est confronté l'accès aux servi

ces de santé d'urgence. Vous devez savoir que tous les messages envoyés à The Last Ambulance seront traités comme confidentiels - et toute information que nous partageons sera soigneusement anonymisée avant d'être publiée. N'oubliez pas de suivre The Last Ambulance / La Dernière Ambulance et de partager la page avec vos propres réseaux sociaux. Practice big medicine.

-Hal Newman
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I'm Hal Newman and I'm the journalist -- and veteran paramedic -- who started The Last Ambulance / La Dernière Ambulance. I started The Last Ambulance to report - in near real-time - on the crisis in Quebec's prehospital care system. I gather information from all across Québec and do my best to keep track of the great challenges confronting access to emergency health services. You should know that any messages sent to The Last Ambulance will be treated as confidential - and any information we share will be carefully anonymized prior to posting. Remember to follow The Last Ambulance / La Dernière Ambulance and to share the page with your own social networks. Practice big medicine.

- Hal Newman

05/25/2026

24-05-2026 -- -- Bravo !

24-05-2026 -- Le cœur est lourd aujourd’hui à Boston.Deux premiers répondants profondément respectés — le surintendant e...
05/25/2026

24-05-2026 -- Le cœur est lourd aujourd’hui à Boston.

Deux premiers répondants profondément respectés — le surintendant en chef paramédic John Gill de Boston EMS (Emergency Medical Services) et le pompier Robert Kilduff Jr. de l’unité Rescue-2 du Boston Fire Department — ont perdu la vie hier. Le pompier Kilduff est décédé dans l’exercice de ses fonctions.

Derrière chaque uniforme, il y a une famille, une équipe, des partenaires de travail, des années de service et d’innombrables moments que le public ne voit jamais. Les radios continuent de crépiter. Les appels continuent d’entrer. Mais après une perte comme celle-là, plus rien ne semble tout à fait pareil.

Depuis Québec, et au nom d’une immense communauté de paramédics, RMUs et de premiers répondants, nous offrons nos plus sincères condoléances aux familles, aux amis, aux collègues et à tous ceux qui sont touchés par cette tragédie.

Nous pensons également aux membres de Boston EMS et du Boston Fire Department qui continueront à répondre présents malgré le deuil qui les accompagne désormais à chaque quart de travail.

Certaines pertes dépassent largement les frontières d’une ville.

Prenez soin les uns des autres.

24-05-2026 -- Front commun des paramédics : des discussions ont eu lieu entre syndicats, mais des divisions persistentPa...
05/24/2026

24-05-2026 -- Front commun des paramédics : des discussions ont eu lieu entre syndicats, mais des divisions persistent

Par La Dernière Ambulance

Des discussions ont récemment eu lieu entre plusieurs organisations syndicales représentant les paramédics du Québec concernant la possibilité d’un front commun autour des enjeux monétaires liés aux négociations des conventions collectives.

Questionnés par La Dernière Ambulance, des représentants de plusieurs organisations syndicales ont confirmé la tenue de ces échanges, tout en reconnaissant que des différences importantes demeurent quant aux stratégies de négociation, aux priorités locales et à l’état d’avancement des différentes tables.

« Les syndicats, et ce n’est un secret pour personne, se parlent et s’informent mutuellement », a notamment indiqué Christian Duperron, président des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce (TASBI), ajoutant que son organisation demeure favorable à un éventuel front commun lorsque « les circonstances et les volontés des différentes organisations le permettent ».

Du côté de la Fédération des paramédics et du préhospitalier du Québec (FPHQ), le président Daniel Chouinard affirme que les discussions informelles entre organisations sont fréquentes, notamment dans le cadre du comité de retraite du RRTAP.

« Nous sommes bien conscients qu’il pourrait y avoir des possibilités de collaboration sur certains enjeux », écrit-il, tout en soulignant que les mandats de négociation et les demandes locales diffèrent d’une organisation à l’autre.

Le président de la FTPQ-7300 (FTQ), Sébastien Gourre, confirme également qu’une rencontre regroupant la FPHQ, la FTPQ et TASBI a eu lieu récemment.

« De bons échanges ont eu lieu, dans le respect », affirme-t-il.

Selon lui, les augmentations salariales et certains avantages accordés dans le réseau public pourraient faire l’objet d’une approche concertée entre les organisations syndicales représentant les paramédics.

M. Gourre soutient toutefois que la CSN « refuse toujours de s’asseoir avec nous », malgré le fait que certaines tables de négociation soient rendues à des étapes similaires.

Les réponses obtenues par La Dernière Ambulance démontrent néanmoins que des discussions concernant une possible coordination syndicale ont bel et bien eu lieu au cours des dernières semaines.

Questionnée par La Dernière Ambulance, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) a par la suite précisé sa position par l’entremise de Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier.

Selon M. Gagnon, certains enjeux propres à chaque organisation ainsi que les différentes dates d’échéance des conventions collectives compliquent actuellement la mise en place d’un front commun.

« De la mobilisation conjointe, on en veut », affirme-t-il, soutenant que plusieurs collaborations et actions communes ont déjà eu lieu entre différentes organisations syndicales.

« Il y a déjà eu des mobilisations et des collaborations entre la CSN et la FTQ, la CSN et TASBI ou encore la CSN avec SFPQ au Saguenay–Lac-Saint-Jean, afin de montrer notre force par la mobilisation. Nous voulons travailler ensemble avec les autres organisations quand on le peut. »

M. Gagnon souligne également que les demandes syndicales découlent de mandats votés par les membres et que certaines priorités ne sont pas nécessairement partagées uniformément entre toutes les organisations représentant les paramédics.

Il ajoute enfin que les fronts communs ayant historiquement connu du succès avaient généralement été établis avant le début des négociations, ce qui n’a pas été possible cette fois-ci en raison des différentes dates d’échéance des conventions collectives.

Le président de la FTPQ-7300, Sébastien Gourre, estime pour sa part que le mouvement syndical québécois démontre depuis longtemps qu’un front commun demeure possible malgré des réalités différentes entre organisations.

« Le secteur public répète année après année l’exercice du front commun. Ils sont beaucoup plus nombreux que les paramédics du Québec et réussissent tout de même à trouver des ententes. Pourquoi nous, les paramédics, ne sommes-nous pas capables de faire la même chose? Je n’ai malheureusement pas la réponse. »

« Évidemment, un front commun peut contribuer à augmenter le rapport de force face au gouvernement », résume pour sa part Christian Duperron, président de TASBI.

05/24/2026

24-05-2026 — Bravo !

23-05-2026 -- Opinion: CrispyLes quatre questions qui m’empêchent de devenir « crispy »Il y a quelque chose qu’on ne dit...
05/24/2026

23-05-2026 -- Opinion: Crispy

Les quatre questions qui m’empêchent de devenir « crispy »

Il y a quelque chose qu’on ne dit pas assez clairement dans le monde des soins d’urgence :

la souffrance humaine ne disparaît pas quand le quart de travail se termine.

Elle suit les paramédics.
Elle suit les répartiteurs.
Elle suit les familles.
Et parfois, elle suit aussi ceux qui écoutent les histoires des autres.

Depuis plusieurs années, à travers La Dernière Ambulance et mon travail auprès de la Fondation commémorative des paramédics canadiens, je reçois des messages qui ressemblent de moins en moins à des commentaires… et de plus en plus à des confessions.

Des gens qui écrivent :
« Je n’ai jamais raconté ça à personne. »

Au début, je pensais faire du journalisme.
Puis j’ai réalisé que j’étais devenu autre chose :
un endroit où les gens déposent ce qu’ils ne sont plus capables de porter seuls.

Et ça laisse des traces.

Pas des traces visibles.
Mais des traces quand même.

Avec le temps, j’ai compris que je devais développer une forme de triage mental pour rester capable d’écouter sans me dessécher de l’intérieur.

J’en suis arrivé à quatre questions.

Pas des concepts universitaires.
Pas une méthode miracle.
Juste quatre questions qui m’empêchent de devenir complètement « crispy ».

--

1. Qu’est-ce qui m’appartient réellement à porter ?

Celle-là est essentielle.

Parce que si tout devient également lourd, on finit par s’effondrer.

Dans notre milieu, il existe une culture étrange où la capacité de tout absorber est parfois perçue comme une force. Mais ce n’en est pas une. C’est souvent le début de la noyade.

Certaines histoires peuvent vivre près de nous.
D’autres doivent être tenues à distance.

Non pas parce qu’elles n’ont pas d’importance.
Mais parce que nous avons des limites humaines.

Si vous ne choisissez pas consciemment ce que vous portez, tout finit par vous porter à sa place.

--

2. Qu’est-ce qui exige une action… et qu’est-ce qui exige simplement qu’on en soit témoin ?

Le réflexe des gens en soins d’urgence est presque toujours le même :
intervenir.
Réparer.
Résoudre.

Mais certaines blessures ne peuvent pas être réparées.

J’ai appris ça notamment à travers l’histoire de Mathieu Danis, ce jeune paramédic de Gatineau grièvement blessé dans une collision ambulancière en 2012 et décédé plusieurs années plus t**d des suites de ses blessures.

Sa mère, Monique Godin, ne demandait pas l’impossible.
Elle ne demandait pas qu’on réécrive l’histoire.

Elle demandait qu’on reconnaisse que ce sacrifice avait existé.
Qu’il avait compté.

Et parfois, c’est ça l’action.

Refuser que quelqu’un soit réduit à une statistique oubliée.

--

3. Qu’est-ce qui doit être relâché… volontairement ?

C’est probablement la question la plus difficile.

Parce que laisser aller quelque chose peut donner l’impression d’abandonner quelqu’un.

Mais il y a une différence entre ignorer une souffrance et reconnaître qu’on ne peut pas la transporter éternellement.

Je parle régulièrement avec d’anciens paramédics encore consumés par la colère des années après avoir quitté le métier.

Blessures psychologiques.
Blessures physiques.
Reconnaissance jamais venue.
Systèmes qui les ont broyés puis oubliés.

Et quand on écoute assez longtemps, cette colère commence parfois à chercher une place où s’installer.

C’est là qu’il faut être prudent.

Parce qu’on peut accompagner quelqu’un pendant un bout de chemin sans prendre possession de son sac de pierres.

--

4. Où est-ce que je suis… réellement ?

Pas où je voudrais être.
Pas où je prétends être.

Où je suis vraiment.

C’est la question la plus dangereuse, parce qu’on est rarement les meilleurs juges de notre propre état.

Alors j’ai construit quelque chose autour de moi :
quelques personnes capables de me dire franchement :
« Hal… tu deviens crispy. »

Et j’ai appris à écouter.

Parce que lorsqu’on attend de sentir clairement qu’on va mal, il est souvent déjà trop t**d.

--

Dans le milieu préhospitalier, on parle constamment de triage clinique.

Mais on parle très peu du triage émotionnel nécessaire pour survivre à ce travail sans perdre sa capacité d’empathie.

Pourtant, il existe.

Chez les paramédics.
Chez les répartiteurs.
Chez les proches.
Chez tous ceux qui passent leurs journées à absorber les pires journées des autres.

La vraie question n’est peut-être pas :
« Comment éviter de devenir crispy ? »

La vraie question est peut-être :
« Comment le reconnaître avant qu’il soit trop t**d ? »

Parce que la ligne de front ne reste jamais complètement au travail.

On finit toujours par la ramener avec nous.

- Hal Newman, La Dernière Ambulance.

23-05-2026 -- Parfaite tempête un samedi soir à Montréal.Les Canadiens affrontent les Hurricanes en séries éliminatoires...
05/23/2026

23-05-2026 -- Parfaite tempête un samedi soir à Montréal.

Les Canadiens affrontent les Hurricanes en séries éliminatoires à Raleigh — mais des dizaines de milliers de partisans du CH sont massés dans des bars, terrasses et soirées de visionnement partout sur l’île.

En même temps :
• le week-end du Grand Prix attire près de 100 000 amateurs de F1 dans la ville;
• La Ronde est ouverte;
• plusieurs événements musicaux battent leur plein;
• et ce soir, Zaz remplit le Centre Bell — ajoutant environ 20 000 spectateurs de plus au mélange.
• et les urgences continuent, elles aussi, de fonctionner à pleine capacité.

La seule bonne nouvelle ?

Ce n’est pas la pleine lune.

23-05-2026 --  Il y a des moments où l’on réalise que La Dernière Ambulance est devenue bien plus qu’une simple publicat...
05/23/2026

23-05-2026 -- Il y a des moments où l’on réalise que La Dernière Ambulance est devenue bien plus qu’une simple publication indépendante sur le système préhospitalier.

Jeudi dernier, j’ai eu l’honneur de prendre la parole au 20e anniversaire de la conférence sur la fatigue de compassion à Toronto — un événement qui réunit des intervenants de première ligne, des chercheurs, des gestionnaires, et des cliniciens provenant de partout au Canada et aux États-Unis.

La conférence portait sur un sujet difficile : ce que le trauma répété fait aux êtres humains qui passent leur vie à répondre aux crises des autres.

Et très honnêtement, une immense partie de cette présentation est née ici même — dans les messages, les confidences, les témoignages et les histoires que nous recevons quotidiennement à La Dernière Ambulance.

Pendant des années, des paramédics, répartiteurs médicaux d'urgence, familles, infirmières, policiers, pompiers et citoyens nous ont confié des fragments extrêmement lourds de leurs réalités. Pas toujours pour être publiés. Souvent simplement parce qu’ils avaient besoin que quelqu’un écoute.

À travers tout cela, une question revenait constamment :

Comment continuer à porter autant de souffrance sans finir par s’effondrer soi-même?

C’est cette réflexion qui a mené à la création de ce que j’ai appelé, durant la conférence, un « système de triage de compassion » — une façon imparfaite mais nécessaire d’apprendre à survivre émotionnellement lorsqu’on devient le dépositaire des blessures des autres.

Je préfère prévenir nos lecteurs : cette conférence n’est pas une écoute facile.

Elle aborde des sujets lourds. Le trauma. La fatigue psychologique. L’épuisement. La souffrance cumulative des métiers d’urgence. Certaines portions risquent d’être particulièrement difficiles pour ceux et celles qui vivent déjà avec leurs propres blessures invisibles.

Je tiens également à préciser que la présentation a été livrée uniquement en anglais.

Mais je crois profondément qu’il est important que ces conversations existent — peu importe la langue dans laquelle elles se déroulent.

Je veux également prendre un moment pour remercier les organisateurs et les participants de Toronto pour l’accueil extraordinairement chaleureux qui m’a été réservé.

La présentation complète est maintenant disponible sur YouTube pour ceux et celles qui souhaitent l’écouter.

https://youtu.be/Ics1reRmzlI

Avec respect,

- Hal Newman, La Dernière Ambulance.

Enjoy the videos and music you love, upload original content, and share it all with friends, family, and the world on YouTube.

22-05-2026 — R E S P E C T
05/22/2026

22-05-2026 — R E S P E C T

22-05-2026 — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce un investissement pouvant atteindre 2,5 millions de dollars af...
05/22/2026

22-05-2026 — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce un investissement pouvant atteindre 2,5 millions de dollars afin de permettre aux paramédics en soins avancés d’administrer des médicaments thrombolytiques avant l’arrivée des patients à l’hôpital.

Les thrombolytiques — parfois appelés « dissolvants de caillots » — servent à rétablir rapidement la circulation sanguine lors de certains types d’infarctus. Selon le gouvernement, l’objectif est de réduire les délais de traitement dans des situations où chaque minute peut influencer la survie du patient ainsi que l’ampleur des dommages cardiaques.

Dans un communiqué publié cette semaine, la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a affirmé que cette mesure vise à permettre aux citoyens « d’obtenir les bons soins au bon moment ».

Le ministre de la Santé, John Dornan, a pour sa part souligné que les paramédics sont souvent les premiers professionnels de la santé à intervenir auprès des patients victimes d’urgences cardiaques.

Le financement annoncé couvre l’achat initial des médicaments, leur réapprovisionnement continu ainsi que les ajustements technologiques nécessaires afin d’assurer une utilisation sécuritaire sur le terrain.

Selon le gouvernement, Ambulance Nouveau-Brunswick prévoit commencer l’intégration des thrombolytiques dès cet été.

Le directeur général d’Extra-Mural / Ambulance Nouveau-Brunswick, Craig Dalton, a décrit cette annonce comme une reconnaissance du rôle clinique des paramédics en soins avancés et de l’évolution de leur champ d’exercice.

Le président de l’Association des travailleurs paramédicaux du Nouveau-Brunswick, Eric Grant, a également salué la décision, affirmant qu’elle permettra d’améliorer les résultats pour les patients en rapprochant les traitements spécialisés du lieu où se trouve le patient.

Le communiqué du gouvernement néo-brunswickois précise que des paramédics administrent déjà des médicaments thrombolytiques en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Le Québec ne figure pas parmi les provinces mentionnées.

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