01/05/2026
Le Président Faustin-Archange Touadéra est annoncé réélu avec 76,15 % des suffrages exprimés par l’Autorité nationale des élections (ANE), dans l’attente de la confirmation officielle du Conseil constitutionnel.
Dans ce contexte, il était difficile pour l’opposition de rivaliser avec l’armada du MCU, qui contrôle près de 70 % de l’administration publique, lui conférant un avantage institutionnel et logistique considérable.
Cependant, l’opposition porte aussi une part de responsabilité dans cette défaite. Elle n’a pas su mobiliser efficacement son électorat, notamment lors de la phase cruciale de l’enregistrement des électeurs, compromettant ainsi ses propres chances en amont du scrutin.
Cette élection s’est déroulée sans véritable débat de projets contre projets. L’opposition, dépourvue de moyens financiers, logistiques et médiatiques suffisants, n’a pas pu mener une campagne capable de convaincre, d’inspirer ou de créer une alternative crédible aux yeux des électeurs.
En l’absence d’une compétition politique équilibrée, le scrutin apparaît davantage comme une confirmation d’un rapport de force existant que comme un véritable exercice démocratique fondé sur la confrontation des idées et des visions pour l’avenir du pays.