Le Souverain Libre

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27/08/2026
26/08/2026

CAN 2027 : la RDC connaît les dates et les officiels de ses deux premiers matches

La Confédération africaine de football, la CAF, a fixé les dates, les horaires et les lieux des deux premières rencontres de la RDC dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027.

Les Léopards débuteront leur campagne face à la Guinée équatoriale, le 24 septembre 2027 à 17 heures de Bukavu. La rencontre sera dirigée par un quatuor arbitral Nigérian conduit par Joseph Odey Ogabor.

Pour la deuxième journée, la RDC se déplacera au Zimbabwe. Les deux équipes s’affrontent le 28 septembre 2027 à 18 heures, au Harare National Sports Stadium.

Cette rencontre sera arbitrée par l’Égyptien Amin Mohamed Amin Mohamed Omar.

Avec ces désignations, les Léopards connaissent désormais les principaux détails de leurs deux premières sorties dans la course à la CAN 2027.

Par ailleurs, la liste du sélectionneur manager Sébastien Desabre est vivement attendue avec probablement des nouvelles têtes dans la tanière des Léopards.

Bon nombre de Léopards sont en pleine forme dans leurs équipes respectives, à l’image de Yoane Wissa décisif avec le club anglais de Newcastle face à Liverpool, le samedi 21 août 2026.

Aborder les éliminatoires de la Can 2027 semble facile pour les ex mondialistes de la RDC.



Loïc Mambo

Shabunda : Plus de 60 acteurs de l’éducation préparent la rentrée scolaire 2026-2027Plus de 60 acteurs du secteur éducat...
26/08/2026

Shabunda : Plus de 60 acteurs de l’éducation préparent la rentrée scolaire 2026-2027

Plus de 60 acteurs du secteur éducatif, dont 8 femmes, participent à un séminaire de préparation de la rentrée scolaire 2026-2027, en territoire de Shabunda.

C’est depuis le lundi 24 août dans la salle de l’Institut Widambo Mot Fleury.

Durant trois jours, les participants échangent sur plusieurs thématiques, notamment la gestion administrative et financière des établissements scolaires, la tenue des documents pédagogiques et administratifs, le respect du calendrier scolaire ainsi que l’application des instructions officielles.

À l’ouverture de ces travaux, le Sous-PROVED de Shabunda 1, Jean Byeka Lutala, a appelé les participants à mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer à une rentrée scolaire mieux organisée.

Selon les organisateurs, cette formation constitue une activité de routine organisée à chaque veille de rentrée scolaire. Elle vise notamment à renforcer les capacités des responsables scolaires et à leur permettre de mieux faire face aux exigences de la nouvelle année scolaire.

Il réunit des chefs d’établissements, des agents de la Sous-Division, des membres du CIECO des écoles non conventionnées, ainsi que des responsables d’écoles privées agréées et des bureaux gestionnaires, entre autres.

Le séminaire qui a débuté le lundi est organisé par la Sous-Division de Shabunda 1 et se clôture ce mercredi, 26 juiHéritier Amisi depuis Shabunda

*Shabunda : Plus de 60 acteurs de l’éducation préparent la rentrée scolaire 2026-2027*

Shabunda : Plus de 60 acteurs de l’éducation préparent la rentrée scolaire 2026-2027

Kalehe : La carence en médicaments et difficultés de prise en chargeLe centre de santé de Ramba, dans le groupement de M...
26/08/2026

Kalehe : La carence en médicaments et difficultés de prise en charge

Le centre de santé de Ramba, dans le groupement de Mubuku, territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, fait face à d’importantes difficultés sanitaires et financières. Il s’agit du manque de médicaments, factures impayées et difficultés de prise en charge des patients vulnérables.

La situation inquiète le personnel de cette structure qui accueille, surtout, des personnes déplacées et retournées.

Le constat a été fait par le correspondant du souverain libre basé à Bunyakiri.

Parmi les cas préoccupants, plusieurs femmes ayant récemment accouché restent au centre de santé, faute de moyens pour régler leurs factures. Ces créances impayées fragilisent davantage le fonctionnement de la structure et réduisent sa capacité à répondre aux besoins de la population.

Le manque de médicaments constitue également une autre difficulté majeure.

Chez les enfants, la situation est particulièrement préoccupante. Le centre rapporte 45 cas de rougeole, tandis que plusieurs enfants souffrent de malnutrition, entre autres.

Les familles déplacées, confrontées à des conditions de vie précaires, peinent à assurer une alimentation suffisante et l’accès régulier aux soins.

Les femmes et les filles déplacées manquent aussi des kits hygiéniques.

Face à cette situation, l’infirmier titulaire Tanende Tas appelle les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à intervenir d’urgence. Les besoins prioritaires concernent les médicaments, la prise en charge des factures des patients vulnérables, l’assistance nutritionnelle aux enfants et les kits hygiéniques.

Un appui rapide permettrait de soulager les patients les plus vulnérables et de renforcer la capacité du centre de santé de Ramba à poursuivre ses activités, selon le responsable du centre.




Kalehe : La carence en médicaments et difficultés de prise en charge

Kalehe : La carence en médicaments et difficultés de prise en charge

Bukavu : L’AFEM forme les journalistes du Sud-Kivu au fact-checking et à la lutte contre la désinformationL’Association ...
26/08/2026

Bukavu : L’AFEM forme les journalistes du Sud-Kivu au fact-checking et à la lutte contre la désinformation

L’Association des Femmes des Médias (AFEM) vient de réunir trente journalistes pour une session de formation sur le fact-checking et la vérification des faits en ligne. C’est le mardi 25 août 2026, à Bukavu.

L’assistante aux programmes à Afem, Prisca Bukaraba indique que cet atelier de trois jours, soit du 25 au 27 août s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la recevabilité sociale, de la démocratie, de la cohésion sociale et de la bonne gouvernance au Sud-Kivu.

L’objectif visé est de contribuer à l’amélioration des connaissances des journalistes sur le fact-cheking pour une bonne vérification des faits en ligne.

Ils sont au total 30 journalistes de Bukavu, Walungu et Idjwi.

Le premier jour de la formation, le facilitateur Gustave Katsuva a insisté sur la nécessité de distinguer la désinformation intentionnelle, la simple désinformation et la mal-information, qui détourne des faits réels pour nuire.

Il a rappelé que cette rigueur s’inscrit dans la lignée directe des premiers réviseurs de presse apparus dans les années 1920 aux États-Unis.

Le spécialiste en éducation aux médias et à l’information a également martelé un principe fondateur du métier : « on ne vérifie pas une opinion, qui relève de l’interprétation personnelle, mais uniquement un fait mesurable que l’on peut confirmer ou infirmer », insiste-il.

Gustave Katsuva indique aussi que la désinformation peut emprunter des supports variés comme les textes, les images, les vidéos ou les statistiques des données manipulées.

Et d’ajouter que les acteurs de la désinformation peuvent être des politiciens, les sites internets, les journalistes, les utilisateurs des réseaux sociaux.

Pour déjouer ces pièges, Gustave Katsuva a guidé les participants à une démarche basée sur la vérification de la source, l’analyse du contenu et le croisement systématique des données et examiner des preuves ou données.

En renforçant les compétences des professionnels des médias, l’Association des femmes des Médias préserve la crédibilité de la presse locale tout en garantissant au public du Sud-Kivu un accès à une information fiable, indispensable à la paix et à la démocratie.

Cette formation connait le soutien financier de la Coopération Suisse (DDC).



Lamberte Wakenga

Bukavu : L'AFEM forme les journalistes du Sud-Kivu au fact-checking et à la lutte contre la désinformation

Bukavu : Réaction de l’AFC-M23 à la mesure frappant les autorités académiques nommées en zone sous son administration48 ...
26/08/2026

Bukavu : Réaction de l’AFC-M23 à la mesure frappant les autorités académiques nommées en zone sous son administration

48 professeurs et assistants de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique du Sud-Kivu et Nord-Kivu viennent d’être frappés d’une mesure de suspension de la part de leur ministère de tutelle.

Les universités et instituts supérieurs où sont affectées les 48 personnes encourent ainsi le risque de voir les diplômes et actes signés sous l’administration de l’AFC-M23 ne pas être reconnus par Kinshasa. Bien plus, ces personnes perdent leur salaire, grade et accès au fichier de leur ministère. Enfin, les concernés s’exposent à des poursuites judiciaires en plus du fait que le ministère évoque le cas d’une procédure de révocation en cours à leur encontre.

Dans son arrêté ministériel n° 239 du 20 août 2026 rendu public le 26 août 2026, la ministre de l’ESU suspend jusqu’à nouvel ordre toutes les activités académiques et para-académiques dans les établissements étatiques de Goma et Bakavu. A Bukavu, il s’agit de l’Université officielle de Bukavu (UOB), l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP/Bukavu), l’Institut Supérieur des Arts et des Métiers (Isam), l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR), l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) et l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM.)

La ministre évoque une situation sécuritaire jugée « particulièrement préoccupante » à Goma et Bukavu, avec conséquences sur le fonctionnement régulier des établissements, et nécessité de préserver la valeur des diplômes et la sécurité du personnel. »

À Goma et Bukavu, « la reprise dépendra de l’évolution sécuritaire », précise la Ministre.

Dans sa lettre datant du 21 août 2026, madame le ministre de l’ESU, la professeure docteur Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse donne une instruction à ses services : « eu égard à la gravité des faits à charge des concernés et en attendant l’aboutissement de la procédure de révocation engagée à leur encontre, je vous instruis de prendre, chacun en ce qui le concerne, toutes les dispositions nécessaires, dont … la désactivation … car j’attache du prix à l’exécution diligente de ces instructions. »

En réaction, le numéro 2 de l’AFC-M23, sur son compte X, Bertrand Bisimwa dénonce ce qu’il qualifie de « tentative d’exploitation et d’instrumentalisation politique de ce secteur par le régime de Kinshasa pour en faire une arme de guerre… », mentionne-t-il.

S’agissant de la nomination à la tête des universités et établissements d’enseignement supérieur, la Loi-Cadre numéro 14/004 du 11 février 2014 régissant l’enseignement national précise : « Le Recteur et le Directeur général des établissements publics sont élus par leurs pairs en tenant compte de la parité. Ils sont investis par ordonnance du Président de la République ».

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Faustin Muliri

Bukavu : Réaction de l’AFC-M23 à la mesure frappant les autorités académiques nommées en zone sous son administration

Bukavu : Réaction de l’AFC-M23 à la mesure frappant les autorités académiques nommées en zone sous son administration

  : la vente de produits périmés et mal conservés inquiète sur le plan sanitaireLa vente de produits alimentaires périmé...
25/08/2026

: la vente de produits périmés et mal conservés inquiète sur le plan sanitaire

La vente de produits alimentaires périmés ou mal conservés dans certains marchés, boutiques et espaces de commerce à Bukavu suscite des préoccupations en matière de santé publique.

Dans plusieurs points de vente, des produits tels que les jus, le riz, les produits laitiers et les conserves seraient proposés aux consommateurs alors que certains présentent des signes de détérioration ou auraient dépassé leur date de péremption.

À cela s’ajoute l’exposition de certains aliments périssables, notamment la viande et le poisson, dans des conditions qui ne garantissent pas toujours leur qualité sanitaire.

Des conditions de conservation préoccupantes

Dans un entretien accordé au Souverain Libre ce lundi 24 août 2026, Venant Cirusha, expert en santé publique, alerte sur les risques liés à l’exposition des aliments à l’air libre, à la poussière, aux fumées des véhicules et motos ainsi qu’à proximité des déchets.

Selon lui, ces mauvaises conditions d’exposition et de conservation peuvent favoriser la contamination des aliments et augmenter les risques de maladies d’origine alimentaire.

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que les aliments peuvent être contaminés par des bactéries, des virus, des parasites ou des substances chimiques et provoquer plus de 200 maladies. La contamination peut intervenir à différentes étapes de la production, du stockage, du transport ou de la consommation.

L’OMS recommande notamment de maintenir la propreté, de séparer les aliments crus des aliments cuits, de bien cuire les aliments, de les conserver à des températures sûres et d’utiliser de l’eau ainsi que des matières premières sûres. Elle recommande également de ne pas consommer les aliments ayant dépassé leur date de péremption.

Des risques d’intoxication alimentaire

Pour Venant Cirusha, la consommation de produits altérés, périmés ou contaminés peut entraîner des troubles digestifs et diverses maladies d’origine alimentaire, notamment des diarrhées et des intoxications alimentaires.

Il met particulièrement en garde contre les aliments exposés aux mouches, à la poussière et à d’autres sources potentielles de contamination.

Dans le cadre de la campagne « Malisho Bora Shuleni », l’expert insiste également sur la nécessité de renforcer les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire, particulièrement autour des aliments destinés aux enfants.

Le choléra, par exemple, peut se transmettre par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés par Vibrio cholerae. L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à de bonnes pratiques d’hygiène constitue donc un élément essentiel de prévention.

Des pratiques commerciales à surveiller

D’autres témoignages font état de pratiques frauduleuses qui consisteraient, dans certains cas, à modifier les dates de péremption ou à remettre en vente des produits déjà altérés.

Ces allégations nécessitent toutefois des vérifications auprès des services compétents et des contrôles documentés avant que des responsabilités puissent être établies.

La situation interpelle ainsi les services publics chargés du contrôle sanitaire, de la protection des consommateurs et de la surveillance des produits alimentaires.

À l’approche des fêtes de fin d’année, période durant laquelle la consommation et les échanges commerciaux connaissent généralement une hausse, le renforcement des contrôles pourrait contribuer à limiter les risques liés à la commercialisation de produits impropres à la consommation.

Pour les consommateurs, la prudence reste également de mise : vérifier la date de péremption, l’état de l’emballage, les conditions de conservation et l’aspect du produit avant tout achat constitue une précaution importante.

Patrick Cishibanji



Bukavu : Les produits périmés vendus à Bukavu exposent à la fièvre typhoïde et à des intoxications alimentaires

  : les incendies se multiplient et font au moins 12 morts en moins d’un moisLa ville de Bukavu est confrontée à une rec...
25/08/2026

: les incendies se multiplient et font au moins 12 morts en moins d’un mois

La ville de Bukavu est confrontée à une recrudescence des incendies, particulièrement dans les communes d’Ibanda et de Kadutu. Deux nouveaux sinistres ont été signalés au cours du week-end des 22 et 23 août 2026, faisant trois morts et détruisant plusieurs habitations.

Le premier incendie s’est déclaré dans la soirée du samedi 22 août, vers 19 heures, sur l’avenue Ikanga, au quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda.

Selon le Noyau de la Société civile Forces vives d’Ibanda, trois personnes ont perdu la vie dans ce sinistre. Les victimes seraient trois enfants issus d’une même famille. Plusieurs maisons ont également été ravagées par les flammes.

L’origine du feu n’était pas encore connue au moment de la rédaction de cet article.

Un autre incendie à Kadutu

Quelques heures plus t**d, un autre incendie s’est déclaré dimanche 23 août, vers 11 heures, sur l’avenue Hôpital Général de Référence de Bukavu, dans le quartier Nkafu, commune de Kadutu.

Le feu a ravagé plusieurs habitations. Selon Hypocrate Marume, acteur de la société civile dans cette partie de la commune de Kadutu, les dégâts matériels sont importants, mais aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans cet incendie.

Des habitants déplorent notamment l'absence d'un véhicule anti-incendie et l'insuffisance d’eau, des difficultés qui auraient compliqué l’intervention et favorisé la propagation des flammes.

Au moins 12 décès enregistrés depuis fin juillet

La multiplication des incendies fait craindre une aggravation de la situation dans plusieurs quartiers de Bukavu.

Murhula Machumbiko, président de la société civile d’Ibanda, affirme que sept personnes sont mortes dans des incendies enregistrés dans sa commune entre le 27 juillet et le 23 août 2026, notamment dans les quartiers Ndendere, Nyalukemba et Panzi.

À ce bilan s’ajoutent les cinq décès enregistrés le jeudi 20 août dans le quartier Nkafu, où un incendie avait coûté la vie à un couple et à trois enfants.

Sur la base de ces chiffres communiqués par les acteurs de la société civile cités dans cet article, au moins 12 décès liés aux incendies ont donc été rapportés à Bukavu entre le 27 juillet et le 23 août.

Les causes restent à déterminer

Les causes précises de cette succession d’incendies ne sont pas encore établies.

Certaines sources évoquent toutefois plusieurs facteurs possibles, notamment des installations électriques défectueuses, des équipements solaires, l’imprudence lors de la cuisson ou encore des actes intentionnels.

Ces hypothèses doivent cependant être confirmées par des enquêtes et des sources techniques compétentes avant de pouvoir établir les responsabilités ou les causes exactes des différents sinistres.

À Bukavu, les incendies constituent un problème récurrent, particulièrement durant les périodes de sécheresse. Au-delà des pertes en vies humaines, ils entraînent la destruction des habitations et plongent de nombreuses familles dans des situations de précarité.

Face à cette récurrence, les habitants appellent notamment au renforcement des capacités d’intervention contre les incendies, à l’amélioration de l’accès à l’eau et à une meilleure prévention des risques liés aux installations électriques et aux autres sources potentielles d’incendie.

Héritier Bashige

Société : la Journée internationale de la musique étrange, une invitation au vivre-ensembleÀ l’occasion du 24 août, cons...
25/08/2026

Société : la Journée internationale de la musique étrange, une invitation au vivre-ensemble

À l’occasion du 24 août, consacré à la Journée internationale de la musique étrange, les mélomanes sont invités à sortir de leurs habitudes et à découvrir des sonorités, des genres et des cultures musicales qu’ils connaissent peu ou pas.

Le terme « étrange » ne renvoie pas nécessairement à une musique de mauvaise qualité. Il désigne plutôt une musique qui peut paraître inhabituelle, surprenante ou simplement étrangère aux habitudes d’écoute d’une personne. L’objectif de cette journée est justement d’encourager le public à écouter sans préjugés et à élargir ses horizons musicaux.

Découvrir l’inconnu par la musique

La musique possède une capacité particulière à susciter des émotions, parfois même lorsqu’on ne comprend pas les paroles ou que l’on ne connaît ni l’artiste ni le genre musical.

C’est dans cet esprit que cette journée encourage chacun à écouter des œuvres nouvelles et à sortir de sa zone de confort. Pour Patrick Grant, créateur de cette initiative, écouter ou jouer une musique que l’on ne connaît pas permet de garder une écoute et une perception du monde ouvertes.

Ainsi, un auditeur habitué à la rumba, au reggae, au zouk ou au R’n’B peut, par curiosité, découvrir le jazz, le gamelan, la musique expérimentale ou encore les musiques traditionnelles venues d’autres régions du monde.

De la curiosité musicale au dialogue des cultures

Cette découverte peut aller au-delà de la simple appréciation artistique. S’intéresser à la musique d’une autre communauté permet aussi de découvrir son histoire, ses langues, ses traditions et ses représentations du monde.

La musique peut ainsi devenir un moyen de rapprochement entre les peuples. Elle permet de découvrir la différence sans nécessairement la considérer comme une menace ou quelque chose d’incompréhensible. Dans ce sens, l’écoute musicale peut contribuer à promouvoir la tolérance, le dialogue interculturel et le vivre-ensemble.

La rumba congolaise en constitue d'ailleurs un exemple intéressant. Inscrite en 2021 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, elle est aujourd’hui pratiquée et appréciée bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo et de la République du Congo.

« Bukki Yi », une porte ouverte sur la culture sénégalaise

La chanson « Bukki Yi » de Youssou N’Dour peut également illustrer cette invitation à la découverte. Interprétée en wolof, elle permet à un auditeur qui ne maîtrise pas cette langue de s’intéresser à une autre réalité culturelle et linguistique.

Le titre « Bukki Yi » renvoie aux hyènes. Dans l’imaginaire et les récits wolof, le personnage de Bouki est notamment associé à l’hyène, souvent représentée comme rusée, gourmande et parfois orgueilleuse.

Découvrir une chanson étrangère peut donc être le premier pas vers la découverte d’une langue, d’une histoire ou d’une culture.

Une journée pour « écouter sans préjugés »

La Journée internationale de la musique étrange a été créée par , compositeur et musicien new-yorkais. Selon lui, l’initiative est née de sa volonté d’encourager les gens à écouter des musiques qu’ils n’ont jamais entendues auparavant. Il a choisi le 24 août comme date de cette célébration, avant que l’initiative ne prenne progressivement une dimension internationale.

Il ne s’agit donc pas de déterminer quelle musique serait « bonne » ou « mauvaise », mais d’accepter de découvrir ce qui nous est inconnu. Car ce qui paraît étrange à une personne peut être parfaitement familier et apprécié par une autre.

En définitive, écouter une musique différente, c’est aussi accepter de découvrir une différence. Et dans une société marquée par la diversité culturelle, cette ouverture peut constituer une petite contribution au dialogue, à la tolérance et au vivre-ensemble.

Faustin Muliri



Société : Journée Mondiale de la musique étrange, une voie vers le vivre ensemble

Adresse

Avenue . De La Montagne/Nguba
Bukavu
0000

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