29/08/2026
La colère monte au sein du Conseil Provincial de la Jeunesse de l’Ituri. Après plusieurs attaques contre les équipes engagées dans la riposte contre Ebola, dont la dernière aurait grièvement blessé un agent à Mambasa, les jeunes dénoncent ce qu’ils considèrent comme une participation « de façade » à la coordination de la riposte.
Pourtant, les propositions étaient sur la table : descentes dans les zones de santé à risque, sensibilisation ciblée et mobilisation des jeunes par leurs propres pairs. Bref, « que les jeunes sensibilisent les jeunes ».
Mais selon le Conseil, entre être invité à la coordination et être réellement associé aux opérations de terrain, il y aurait encore… un sacré fossé.
La structure affirme que certaines descentes sont organisées sans même informer la représentation de la jeunesse. Et lorsque les tensions éclatent dans les communautés, les regards se tournent ensuite vers ces mêmes jeunes.
D’où cette question, difficile à esquiver : faut-il attendre que la maison brûle pour appeler les pompiers ?
Le Conseil exige désormais que la cartographie des zones à risque soit réellement exploitée et que les jeunes soient systématiquement associés aux actions de sensibilisation dans les zones sensibles.
Pour lui, la jeunesse ne veut pas seulement figurer sur la photo de famille de la riposte. Elle veut être sur le terrain, avec des moyens et un rôle clairement défini.
Car dans cette riposte, un principe semble pourtant évident : si les jeunes connaissent les jeunes, pourquoi ne pas leur donner les clés pour leur parler ?