Raconter le Congo

Raconter le Congo Hier, aujourd’hui ou demain, la République Démocratique du Congo reste un diamant voué à briller.

Ici, nous faisons le choix d’en révéler les éclats — bien plus nombreux que les ombres, lesquelles ne persistent que pour ceux qui refusent de croire en elle

Le 8 juin 1971, le président Mobutu ordonna la fermeture de l'université Lovanium et l'enrôlement obligatoire de tous se...
08/06/2026

Le 8 juin 1971, le président Mobutu ordonna la fermeture de l'université Lovanium et l'enrôlement obligatoire de tous ses étudiants au sein de l'armée nationale.

Cette décision faisait suite aux manifestations du 4 juin à Kinshasa, par lesquelles la jeunesse estudiantine de lovanium commémorer le massacre de leurs camarades tués en 1969.

Mobutu perçoit cela comme un défi direct à son autorité suprême et décide de liquider définitivement le pôle de contestation universitaire.

Ces jeunes universitaires furent coupés du monde et envoyés pour une durée de 2ans au sein du centre de rééducation de Kitona, dans le cadre de leur intégration dans l'armée, où ils subirent une discipline militaire stricte, afin d'y être disciplinés.

AU-DELÀ DES ARTISTES ET DES SPORTIFS, HONORER TOUTES LES CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLESUn pays ne grandit pas seulemen...
07/06/2026

AU-DELÀ DES ARTISTES ET DES SPORTIFS, HONORER TOUTES LES CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES

Un pays ne grandit pas seulement grâce à ses stars.

Il grandit aussi grâce à ses enseignants qui transmettent le savoir, ses militaires qui veillent sur ses frontières, ses médecins qui sauvent des vies, ses scientifiques qui innovent, ses agriculteurs qui nourrissent la population et ses fonctionnaires qui font fonctionner l'État.

Honorer les artistes est juste. Honorer tous les autres bâtisseurs de la Nation l'est tout autant.
La reconnaissance nationale devrait refléter toute la richesse des talents qui font avancer la RDC, sur les scènes du monde comme dans les salles de classe, les laboratoires, les champs, les hôpitaux et les casernes.

Une Nation reconnaissante est une Nation qui inspire l'excellence.

𝗚𝗔𝗠𝗕𝗘𝗟𝗔, 𝗔𝗦𝗦𝗢𝗦𝗦𝗔, 𝗦𝗔𝗜𝗢, 𝗕𝗜𝗥𝗠𝗔𝗡𝗜𝗘... 𝗖𝗘𝗦 𝗡𝗢𝗠𝗦 𝗤𝗨𝗜 𝗥𝗔𝗣𝗣𝗘𝗟𝗟𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗦 𝗦𝗢𝗨𝗩𝗘𝗡𝗜𝗥𝗦Dans de nombreuses villes de la RDC, des ...
05/06/2026

𝗚𝗔𝗠𝗕𝗘𝗟𝗔, 𝗔𝗦𝗦𝗢𝗦𝗦𝗔, 𝗦𝗔𝗜𝗢, 𝗕𝗜𝗥𝗠𝗔𝗡𝗜𝗘... 𝗖𝗘𝗦 𝗡𝗢𝗠𝗦 𝗤𝗨𝗜 𝗥𝗔𝗣𝗣𝗘𝗟𝗟𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗦 𝗦𝗢𝗨𝗩𝗘𝗡𝗜𝗥𝗦

Dans de nombreuses villes de la RDC, des avenues portent des noms qui semblent familiers sans que l'on en connaisse toujours l'origine : 𝗦𝗮𝗶̈𝗼, 𝗚𝗮𝗺𝗯𝗲𝗹𝗮, 𝗔𝘀𝘀𝗼𝘀𝗮, 𝗧𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮, 𝗠𝗮𝗵𝗲𝗻𝗴𝗲, 𝗕𝗶𝗿𝗺𝗮𝗻𝗶𝗲, 𝗘́𝘁𝗵𝗶𝗼𝗽𝗶𝗲... Derrière ces plaques de rue se cache pourtant une page méconnue mais glorieuse de l'histoire congolaise.

Ces noms sont les vestiges de grandes campagnes militaires auxquelles ont participé les soldats congolais de la Force publique durant les deux guerres mondiales. 𝗧𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮 et 𝗠𝗮𝗵𝗲𝗻𝗴𝗲, en actuelle Tanzanie, rappellent les combats menés contre les forces allemandes en Afrique orientale pendant la Première Guerre mondiale. La prise de 𝗧𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮 en 1916 constitue l'une des plus importantes victoires militaires remportées par les troupes congolaises hors de leur territoire.

𝗦𝗮𝗶̈𝗼, 𝗚𝗮𝗺𝗯𝗲𝗹𝗮 et 𝗔𝘀𝘀𝗼𝘀𝗮 renvoient quant à eux à la campagne d'𝗘́𝘁𝗵𝗶𝗼𝗽𝗶𝗲 de 1940-1941 durant la Seconde Guerre mondiale. Des milliers de soldats congolais parcoururent des centaines de kilomètres à travers forêts, montagnes et savanes pour combattre les troupes italiennes. La victoire de Saïo, qui conduisit à la reddition de plusieurs milliers de soldats ennemis, demeure l'un des plus grands faits d'armes de l'histoire militaire congolaise.
Enfin, l'avenue 𝗕𝗶𝗿𝗺𝗮𝗻𝗶𝗲 élargit encore cette mémoire vers la campagne militaire en Indochine. Tous ces noms rappellent que les Congolais ont participé à un conflit mondial dont les champs de bataille s'étendaient bien au-delà de l'Afrique centrale.

Ainsi, chaque fois que nous empruntons une avenue Saïo, Gambela, Assosa, Tabora ou Mahenge, nous traversons un fragment d'histoire. Ces noms ne sont pas de simples indications géographiques : ils sont les monuments discrets d'une mémoire nationale, celle de milliers de Congolais qui ont combattu loin de leur terre natale et dont le courage continue de vivre dans le paysage de nos villes.

Nos avenues sont parfois nos livres d'histoire les plus accessibles. Il suffit de savoir les lire.

𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧 𝗘𝗡𝗩𝗢𝗬𝗘𝗥 𝗡𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗥𝗔𝗣𝗘𝗔𝗨 𝗔 𝗜𝗦𝗛𝗢𝗪𝗦𝗣𝗘𝗘𝗗Dans la chanson qu’il vient de consacrer à la coupe du monde, l’influenceur am...
05/06/2026

𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧 𝗘𝗡𝗩𝗢𝗬𝗘𝗥 𝗡𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗥𝗔𝗣𝗘𝗔𝗨 𝗔 𝗜𝗦𝗛𝗢𝗪𝗦𝗣𝗘𝗘𝗗

Dans la chanson qu’il vient de consacrer à la coupe du monde, l’influenceur américain IshowSpeed n’a pas un seul instant montré le drapeau de la RDC, même quand il l’a citée. Ceux qui sont chargés de promouvoir notre 𝙨𝙤𝙛𝙩 𝙥𝙤𝙬𝙚𝙧 sont priés de prendre contact avec lui parce que, visiblement, il ne « calcule » pas notre pays, pour utiliser un terme jeune. On se rappellera que la RDC n’a pas non plus fait partie de son itinéraire lors de sa récente tournée africaine où il a séjourné même dans des pays voisins, leur donnant une grande visibilité sur la toile grâce aux centaines de millions de ses followers.
Voici le lien pour voir la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=vrY1THC_NQE&list=RDvrY1THC_NQE&start_radio=1

04/06/2026

Quelqu'un peut-il faire un bon résumé vidéo sur l'ambiance de la mobilisation des Congolais à Liège avec les Léopards?

04/06/2026

Le football, sport rassembleur. 24.000 Congolais venus principalement de Belgique mais aussi d'autres pays d'Europe ont pris d'assaut le stade de Liège pour assister au match RDC-Danemark.
Pas de couleur politique, pas de tribu mais uniquement le noble sentiment d'appartenir à une grande nation au coeur de l'Afrique.

𝟰 𝗝𝗨𝗜𝗡 𝟭𝟵𝟲𝟵: 𝗥𝗘𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗦𝗔𝗡𝗚𝗟𝗔𝗡𝗧𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗠𝗔𝗥𝗖𝗛𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗧𝗨𝗗𝗜𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗢𝗩𝗔𝗡𝗜𝗨𝗠 𝗔 𝗞𝗜𝗡𝗦𝗛𝗔𝗦𝗔 Un témoin occulaire raconte.. Il s'a...
04/06/2026

𝟰 𝗝𝗨𝗜𝗡 𝟭𝟵𝟲𝟵: 𝗥𝗘𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗦𝗔𝗡𝗚𝗟𝗔𝗡𝗧𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗠𝗔𝗥𝗖𝗛𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗧𝗨𝗗𝗜𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗢𝗩𝗔𝗡𝗜𝗨𝗠 𝗔 𝗞𝗜𝗡𝗦𝗛𝗔𝗦𝗔

Un témoin occulaire raconte.. Il s'appelait Mwamba Symphorien. Beau gosse. Coqueluche des jeunes filles. Avec deux amours: sa fiancée et le théâtre. Acteur redoutable sur scène, célèbre à l'université catholique de Lovanium de Kinshasa parce qu'il a explosé dans MONTSERRAT d'Emmanuel Roblès dans un rôle de rebelle intransigeant. Ou dans celui d'ANTIGONE de Sophocle qui voit la frêle fille affronter son oncle le roi Créon qui refuse l'enterrement du frère rebelle Polynice. Immense acteur de théâtre mais aussi étudiant engagé puisque maire élu de son home, et toujours aux avant-postes des revendications.

Le 4 juin 1969, suite aux échecs des négociations avec le gouvernement du Parti-Etat pour l'indépendance académique de l'université par rapport aux traditions coloniales, les étudiants descendent dans les rues des quartiers (Ngaba, Mombele, Makala, Yolo, Matonge...) afin de gagner le centre-ville au Quartier Général des affaires. Près de 5000 étudiants en colère, dont la moitié ne connaît ni les tenants ni les aboutissants détaillés des revendications... La colonne fébrile, la houle turbulente, s'ébranle et dévale à travers les quartiers avec des chants et des slogans hostiles au régime. Du jamais vu ! ... Je suis dans la marche à côté de mon ami, de mon "maire", et surtout de mon voisin de chambre Mwamba. Comme toujours Mwamba se trouve parmi les meneurs; et derrière lui, nous scandons à tue-tête les slogans tonitruants qu'il entonne. Le peuple à travers les quartiers populaires est partagé entre la perplexité et la sympathie; il nous acclame sans trop bien comprendre où ces étudiants étourdis veulent en venir. Ces acclamations nous dopent: nous marchons et nous crions plus fort que jamais.

Rond-Point Victoire. Premiers coups de feu des soldats armés de pied en cap. Tirs de gaz lacrymogène. "Mayi! Mayi!", vocifèrent les marcheurs protestataires, en triomphe parce que convaincus qu'ils sont invincibles, on ne sait commentni pourquoi. Plus: les protestataires renvoient coup pour coup des brindilles enfumées du gaz toxique vers les soldats tireurs, qui reculent. Ces derniers paniquent et tirent à balles réelles. Personne d'entre nous ne sait ce que c'est que "balles réelles ", sauf lorsque nous qui étions derrière les rangs, voyons tomber des blessés et des morts "reels", des premières lignes du front, pour ainsi dire. Dont mon ami Mwamba qu'à la volée nous reconnaissons puisque c'est sauve-qui-peut! Nous abandonnons nos blessés et nos morts...Et nous nous engouffrons en désordre dans les parcelles environnantes. En pleurs. Désillusionnés.
..Nous apprendrons plus t**d à la Télévision du Parti-État que "des jeunes membres de la "Cinquième Colonne ", "cancres couards" devant les épreuves de la session des examens, se sont armés de cocktails-Molotov et se sont drogués par le Livre Rouge de Mao Tsé Toung pour créer le désordre et la guérilla urbaine..."
Pour beaucoup d'entre nous, les marcheurs-protestataires, c'est la première fois que nous entendions des vocables comme "cancres", "cocktails-Molotov","Cinquième Colonne " ou "guérilla urbaine "...
Entretemps, voilà 54 ans que nous sommes en deuil, que les familles sont en deuil . Que les universités sont en deuil. Vous avez dit "Universités ? comme dans le spectacle d,ANTIGONE, le deuil des universités se transforme en malédictions. Malédictions au pluriel...
YOKA Lye

Beaucoup [de coloniaux belges] étaient sincèrement convaincus qu’en tant qu’habitants du royaume d’un petit pays, ils s’...
03/06/2026

Beaucoup [de coloniaux belges] étaient sincèrement convaincus qu’en tant qu’habitants du royaume d’un petit pays, ils s’étaient surpassés, avaient fait preuve de sollicitude et fourni des efforts démesurés.

Vladimir Drachoussoff, l’agronome qui avait tenu un journal passionnant pendant la Seconde Guerre mondiale, s’est souvenu dans les années 1980 de “la joie de participer à l’édification d’un grand pays aujourd’hui étranger mais que nous sentions alors intensément nôtre”. La colonie leur avait offert de nombreuses opportunités qu’ils n’avaient jamais eues en Europe, c’était leur plus
chère patrie. A présent elle devenait un pays étranger.

Thomas Kanza, le premier détenteur d’un diplôme universitaire au Congo et le plus jeune ministre du gouvernement Lumumba, a analysé leur mentalité dans ses écrits en faisant preuve d’une lucidité stupéfiante : “Presque tous ont réussi en Afrique mieux
qu’ils ne l’auraient fait en Europe car les possibilités de prendre des initiatives, de manifester leurs compétences, leur dynamisme, bref d’affirmer leur personnalité, sont plus grandes dans les territoires d’outremer qu’elles ne le sont en Europe13.” Quitter le Congo signifiait donc aussi : renoncer à un rêve, un rêve d’épanouissement qui pour beaucoup allait de pair avec un idéal paternaliste.

Encore une fois, Drachoussoff fait preuve d’une grande honnêteté à ce sujet : “Notre paternalisme était solide et serein : nous avions la conviction, sincère et profonde, d’être les porteurs non seulement d’une civilisation plus moderne, mais de LA civilisation, critère et étalon pour tous les peuples de la Terre. […]

Presque tous, nous étions fiers d’être Européens et nous abordions le monde qui nous entourait en bâtisseurs et en modeleurs, avec la volonté de le pétrir et de le transformer et la conviction d’en avoir le droit.” Cette confiance calme avait naturellement aussi un côté sombre, comme il avait pu s’en apercevoir. La soudaine animosité entre Blancs et Noirs n’était pas tombée du ciel : “Un sentiment compréhensible mais dangereux de supériorité influençait la pratique vécue de la colonisation. […] Et les « civilisateurs » acceptaient volontiers de protéger et d’éduquer, pourvu que ce soit de haut en bas et que les pupilles restent respectueux et soumis.

Aucun de nous n’a échappé entièrement à cette hiérarchisation de droit divin qui tournait au racisme primaire chez les médiocres
et donnait bonne conscience aux plus généreux.”

David van Reybrouck, Congo, une histoire, ACTES SUD, 2012

𝗡𝗘𝗬𝗠𝗔𝗥 𝗘𝗡 𝗠𝗔𝗜𝗟𝗟𝗢𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗟𝗘𝗢𝗣𝗔𝗥𝗗𝗦? 𝗙𝗔𝗨𝗫!! L'image de Neymar portant le maillot de l'équipe nationale de la RDC (les Léopard...
02/06/2026

𝗡𝗘𝗬𝗠𝗔𝗥 𝗘𝗡 𝗠𝗔𝗜𝗟𝗟𝗢𝗧 𝗗𝗘𝗦 𝗟𝗘𝗢𝗣𝗔𝗥𝗗𝗦? 𝗙𝗔𝗨𝗫!!

L'image de Neymar portant le maillot de l'équipe nationale de la RDC (les Léopards) qui circule sur les réseaux sociaux est fausse. Elle a été entièrement générée par une intelligence artificielle (IA).Plusieurs éléments confirment qu'il s'agit d'un montage:

𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿 𝗜𝗔 : Les détails visuels de l'image de la star brésilienne dans les tribunes présentent les imperfections typiques des outils de génération d'images.

𝗔𝘂𝗰𝘂𝗻 𝗲́𝘃𝗲́𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : Neymar n'a jamais été aperçu officiellement avec la nouvelle vareuse des Léopards conçue par Umbro.

𝗖𝗼𝗻𝗳𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 : Le seul lien réel remonte à 2021, lorsque Neymar et d'autres joueurs du PSG avaient posé avec un maillot parisien floqué au nom du président Félix Tshisekedi lors d'une visite officielle, une photo qui est souvent décontextualisée.

02/06/2026

𝗕𝗢𝗟𝗔𝗡𝗗𝗔 𝗠𝗔𝗞𝗔𝗠𝗕𝗢 𝗠𝗔'𝗔 𝗠𝗨𝗡𝗗𝗘𝗟𝗘 𝗔𝗟𝗢𝗕𝗜 𝗣𝗢 𝗡𝗔 𝗙𝗨𝗙𝗨

Adresse

140, Kitega
Kinshasa

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