Raconter le Congo

Raconter le Congo Hier, aujourd’hui ou demain, la République Démocratique du Congo reste un diamant voué à briller.

Ici, nous faisons le choix d’en révéler les éclats — bien plus nombreux que les ombres, lesquelles ne persistent que pour ceux qui refusent de croire en elle

11/09/2026
𝟯𝟯𝗲 𝗖𝗛𝗔𝗠𝗣𝗜𝗢𝗡𝗡𝗔𝗧 𝗗'𝗔𝗙𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗡𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗝𝗨𝗡𝗜𝗢𝗥𝗦 𝗠𝗔𝗦𝗖𝗨𝗟𝗜𝗡𝗦 DE HANDBALL, 𝗔𝗕𝗜𝗗𝗝𝗔𝗡 𝟮𝟬𝟮𝟲RD CONGO  VS CONGO. Fimbu ya mukolo. C'...
10/09/2026

𝟯𝟯𝗲 𝗖𝗛𝗔𝗠𝗣𝗜𝗢𝗡𝗡𝗔𝗧 𝗗'𝗔𝗙𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗡𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗝𝗨𝗡𝗜𝗢𝗥𝗦 𝗠𝗔𝗦𝗖𝗨𝗟𝗜𝗡𝗦 DE HANDBALL, 𝗔𝗕𝗜𝗗𝗝𝗔𝗡 𝟮𝟬𝟮𝟲
RD CONGO VS CONGO. Fimbu ya mukolo. C'était il y a deux jours.

🇨🇩 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗗𝗘́𝗖𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝟮𝟲 𝗣𝗥𝗢𝗩𝗜𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗗𝗖𝟴/𝟮𝟲 — 𝗞𝗔𝗦𝗔𝗜̈-𝗖𝗘𝗡𝗧𝗥𝗔𝗟 : 𝗔𝗨 𝗖Œ𝗨𝗥 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦 𝗟𝗨𝗟𝗨𝗔Au centre de la RDC, Kananga...
10/09/2026

🇨🇩 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗗𝗘́𝗖𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝟮𝟲 𝗣𝗥𝗢𝗩𝗜𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗗𝗖

𝟴/𝟮𝟲 — 𝗞𝗔𝗦𝗔𝗜̈-𝗖𝗘𝗡𝗧𝗥𝗔𝗟 : 𝗔𝗨 𝗖Œ𝗨𝗥 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦 𝗟𝗨𝗟𝗨𝗔

Au centre de la RDC, Kananga constitue depuis longtemps l’un des grands pôles urbains du Grand Kasaï. Autour d’elle s’étend une province essentiellement rurale, riche de ses terres agricoles, de ses rivières et surtout d’un patrimoine culturel profondément marqué par l’histoire des peuples de cette région.

📍 CARTE D’IDENTITÉ
Chef-lieu : Kananga
Superficie : environ 59 000 km²
Territoires : 5 — Demba, Dibaya, Dimbelenge, Kazumba et Luiza.
Le Kasaï-Central est issu du démembrement de l'ancien Kasaï-Occidental. Les cartes administratives récentes de l’AfricaMuseum confirment notamment Demba, Dimbelenge, Dibaya et Kazumba parmi ses territoires et proposent une cartographie actualisée de l'ensemble provincial.

🌿 UNE TERRE FAÇONNÉE PAR LA LULUA
Le paysage est largement constitué de savanes, de terres agricoles et de galeries forestières. La rivière Lulua, important affluent du Kasaï, traverse la région et constitue l'un de ses principaux axes hydrographiques.
L'agriculture occupe une place essentielle dans la vie des ménages : manioc, maïs, arachide, haricot, riz et cultures maraîchères figurent parmi les productions rencontrées dans la province.

👥 UNE IDENTITÉ CULTURELLE FORTE
Les Lulua constituent l'un des principaux ensembles ethnoculturels du Kasaï-Central. La province compte également d'autres communautés, notamment des Luba-Kasaï, ainsi que plusieurs groupes établis dans ses différents territoires.
Le tshiluba est la grande langue véhiculaire régionale, aux côtés du français et des langues locales.

🚂 KANANGA, UN CARREFOUR HISTORIQUE
Ancienne Luluabourg, Kananga s'est développée comme centre administratif et commercial et comme étape importante du réseau ferroviaire reliant différentes parties du centre et du sud de la RDC.
Cette situation reste un formidable potentiel : la remise en état des routes, du chemin de fer et des infrastructures de desserte pourrait redonner à la province un rôle beaucoup plus important dans les échanges intérieurs.

🌽 UNE RICHESSE QUI SE TROUVE AUSSI DANS LA TERRE
Contrairement à l'image souvent associée au Grand Kasaï et à ses diamants, l'un des principaux leviers de développement du Kasaï-Central pourrait être l'agriculture. Le gouvernement congolais place d'ailleurs désormais le développement agricole, les routes de desserte et les chaînes de valeur locales parmi les axes du PDL-145T.

🚧 LE GRAND DÉFI
Le défi est de désenclaver les zones de production, améliorer les routes et l'accès à l'énergie, moderniser l'agriculture et développer la transformation locale. Le déficit d'infrastructures rurales demeure précisément l'un des problèmes auxquels le PDL-145T cherche à répondre à travers les routes, écoles, centres de santé et économies locales.

🔢 LE CHIFFRE À RETENIR : 5 TERRITOIRES
Demba, Dibaya, Dimbelenge, Kazumba et Luiza, autour de Kananga, composent le territoire provincial.
Vous êtes de Kananga, Demba, Dibaya, Dimbelenge, Kazumba ou Luiza ? Quelle histoire, quelle tradition, quel lieu ou quelle richesse représente le mieux le Kasaï-Central ? Enrichissez cette présentation avec vos témoignages.

➡️ Demain : KASAÏ-ORIENTAL.

𝗕𝗔𝗨𝗠𝗘 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖̧𝗢𝗜𝗦 : 𝗟𝗔 𝗣𝗛𝗘́𝗡𝗢𝗠𝗘́𝗡𝗔𝗟𝗘 𝗔𝗠𝗕𝗜𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗥𝗥𝗜𝗘̀𝗥𝗘 𝗟𝗘𝗦 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘𝗦 𝗘𝗡 𝗥𝗢𝗨𝗚𝗘Ils sont devenus familiers du paysage de Kinsha...
10/09/2026

𝗕𝗔𝗨𝗠𝗘 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖̧𝗢𝗜𝗦 : 𝗟𝗔 𝗣𝗛𝗘́𝗡𝗢𝗠𝗘́𝗡𝗔𝗟𝗘 𝗔𝗠𝗕𝗜𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗥𝗥𝗜𝗘̀𝗥𝗘 𝗟𝗘𝗦 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗘𝗦 𝗘𝗡 𝗥𝗢𝗨𝗚𝗘

Ils sont devenus familiers du paysage de Kinshasa. Vêtus de rouge, munis d’enceintes qui diffusent à longueur de journée le même message, les vendeurs du Baume François sont aujourd’hui présents dans de nombreux quartiers de la capitale. Le produit, vendu notamment autour de 5 000 francs congolais, est présenté comme pouvant soigner ou soulager un nombre impressionnant de maladies et de problèmes de santé. Au-delà du produit lui-même, c’est donc un véritable phénomène de société qui s’installe dans les rues de Kinshasa.

Mais qui sont réellement ces hommes en rouge ? Combien sont-ils ? Combien d’enceintes ont été déployées dans la capitale ? Et quels moyens financiers faut-il mobiliser pour faire fonctionner une telle machine commerciale ? Tenues, équipements sonores, déplacements, organisation des équipes, approvisionnement… Cette omniprésence ne doit certainement rien au hasard. Le vendeur n’est plus simplement un vendeur : il est aussi le support publicitaire de la marque, un média ambulant qui répète le même message au cœur des quartiers.

Et l’ambition peut être à la hauteur du marché. Kinshasa compte plus de 12 millions d’habitants. Pour les initiateurs du Baume François, le défi est donc considérable : conquérir une petite partie seulement de cette immense population pourrait générer des volumes de vente considérables. C’est tout le pari de cette stratégie : faire connaître massivement le produit, créer la familiarité avec la marque et transformer cette présence permanente dans les rues en achats. À ce niveau, le phénomène mérite aussi d’être regardé sous l’angle économique : quel investissement a été consenti et quel jackpot les promoteurs espèrent-ils décrocher ?

Mais derrière cette impressionnante opération marketing se trouve une question autrement plus sensible. Un produit qui revendique autant de propriétés thérapeutiques peut-il être vendu ainsi dans l’espace public sans que ses qualités, sa composition et ses indications soient clairement établies et contrôlées ? A ceux qui posent cette question, les propriétaires de la marque répondent comme ceci: "𝘈̀ 𝘴𝘰𝘯 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦́𝘦 𝘦𝘯 𝘙𝘋𝘊, 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘥𝘶𝘪𝘵 𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘭’𝘰𝘣𝘫𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘰̂𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘦́𝘥𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘳𝘵𝘪𝘧𝘪𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢𝘶𝘱𝘳𝘦̀𝘴 𝘥𝘦 𝘭’𝘖𝘚𝘊𝘊𝘐𝘊𝘖𝘔, 𝘰𝘶̀ 𝘪𝘭 𝘢 𝘦́𝘵𝘦́ 𝘦𝘯𝘳𝘦𝘨𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦́ 𝘦𝘵 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘪𝘥𝘦́𝘳𝘦́ 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘶𝘯 𝘱𝘳𝘰𝘥𝘶𝘪𝘵 𝘤𝘰𝘴𝘮𝘦́𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦 𝘢𝘶𝘹 𝘰𝘳𝘪𝘦𝘯𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘦́𝘵𝘦́ 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴. 𝘈̀ 𝘤𝘩𝘢𝘲𝘶𝘦 𝘪𝘮𝘱𝘰𝘳𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘥𝘶𝘪𝘵 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘦́𝘨𝘢𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭’𝘰𝘣𝘫𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘰̂𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘷𝘦́𝘳𝘪𝘧𝘪𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘢𝘶𝘱𝘳𝘦̀𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘳𝘷𝘪𝘤𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘦́𝘵𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘭𝘢𝘣𝘰𝘳𝘢𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘯𝘦́𝘴".

Derrière les hommes en rouge, les enceintes et les slogans, il y a finalement un immense pari commercial mais aussi une responsabilité envers des millions de consommateurs. Le Baume François est peut-être en train de réussir l’une des campagnes de marketing de rue les plus visibles de ces dernières années à Kinshasa. Mais lorsqu’un produit prétend pouvoir soigner autant de maux, la question n’est plus seulement de savoir combien il se vend. Il faut aussi savoir ce qui est réellement vendu.

10/09/2026

Beaucoup de familles se plaignent de leurs bonnes qui ne restent plus longtemps. Il s'agit peut-etre de la conséquence du mauvais traitement que nous leur infligeons. Débat!

Sur cette liste, lesquels de ces billets aujourd'hui disparus (1, 5, 10, 20 50 centimes et 1, 5, et 20 Francs) avez-vous...
08/09/2026

Sur cette liste, lesquels de ces billets aujourd'hui disparus (1, 5, 10, 20 50 centimes et 1, 5, et 20 Francs) avez-vous personnellement dépensés après la reforme monétaire de 1998? Pour quelle finalité? Racontez-nous vos souvenirs du tout nouveau Franc congolais...

🇨🇩 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗗𝗘́𝗖𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝟮𝟲 𝗣𝗥𝗢𝗩𝗜𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗗𝗖7/26 — KASAÏ : TERRE DE DIAMANT, DE FORÊTS ET DE CULTURESQuand on évoque ...
08/09/2026

🇨🇩 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗗𝗘́𝗖𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝟮𝟲 𝗣𝗥𝗢𝗩𝗜𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗗𝗖

7/26 — KASAÏ : TERRE DE DIAMANT, DE FORÊTS ET DE CULTURES

Quand on évoque le Kasaï, le diamant vient souvent immédiatement à l’esprit. Pourtant, cette province située au centre-ouest de la RDC possède bien d’autres richesses : terres agricoles, forêts, cours d’eau, diversité culturelle et une position géographique qui en fait un trait d’union entre plusieurs régions du pays.

📍 CARTE D’IDENTITÉ
Chef-lieu : Tshikapa
Superficie : 95 631 km²
Territoires : 5 — Dekese, Ilebo, Kamonia, Luebo et Mweka.
La province actuelle est née en 2015 du démembrement de l'ancien Kasaï-Occidental. La loi organique du 25 mars 2015 établit officiellement Tshikapa comme chef-lieu.

🌿 UNE PROVINCE AUX VISAGES CONTRASTÉS
Du nord forestier, notamment vers Dekese, aux paysages plus ouverts du sud, le Kasaï présente des milieux naturels variés. Le Kasaï, l'un des grands affluents du fleuve Congo, structure une partie importante de la géographie et de la vie économique de la région.
La province partage également une frontière internationale avec l’Angola, au sud.

👥 UNE GRANDE DIVERSITÉ CULTURELLE
Le Kasaï est un véritable carrefour de populations. On y rencontre notamment des communautés Kuba (Bakuba), Pende, Ndengese, Lele, Lulua, Chokwe, Luba-Kasaï et d'autres groupes établis dans les différents territoires.
Cette diversité se retrouve dans les langues, les traditions, les arts et les savoir-faire. Le patrimoine artistique Kuba, particulièrement réputé pour ses sculptures, textiles et objets cérémoniels, constitue l'un des héritages culturels majeurs de cette région.

💎 LE DIAMANT, RICHESSE ET PARADOXE
Autour de Tshikapa et Kamonia, l'exploitation artisanale du diamant occupe depuis des décennies une place importante. La Banque mondiale cite d'ailleurs l'exploitation artisanale du diamant parmi les principales activités économiques de la province.

Mais l'économie du Kasaï ne se limite pas aux pierres précieuses. Agriculture, élevage, pêche, chasse et commerce font vivre une grande partie de la population.

🚂 ILEBO, UNE PORTE VERS L'INTÉRIEUR DU CONGO
La position d'Ilebo, sur le Kasaï, lui donne une importance particulière dans les échanges. Historiquement, son port et sa connexion au réseau ferroviaire ont constitué un maillon entre la navigation sur le bassin du Congo et le réseau ferroviaire conduisant vers le centre et le sud-est du pays.

🚧 LE GRAND DÉFI
Transformer davantage les ressources localement, améliorer les routes et les infrastructures de transport, développer l'agriculture et faire en sorte que la richesse minière contribue davantage au développement des populations : voilà quelques-uns des grands enjeux du Kasaï.

🔢 LE CHIFFRE À RETENIR : 95 631 km²
Le Kasaï est ainsi plus de trois fois plus vaste que la Belgique.
Vous êtes de Tshikapa, Dekese, Ilebo, Kamonia, Luebo ou Mweka ? Quelle richesse, quelle tradition ou quel lieu représente le mieux le Kasaï selon vous ? Enrichissez cette présentation avec vos témoignages.

➡️ Demain : KASAÏ-CENTRAL.

𝗠𝗭𝗘𝗘 𝗞𝗔𝗣𝗔𝗟𝗔𝗧𝗔 : 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗟𝗘 𝗞𝗜𝗩𝗨 𝗦𝗘 𝗥𝗘𝗧𝗥𝗢𝗨𝗩𝗔𝗜𝗧 𝗔𝗨𝗧𝗢𝗨𝗥 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗔𝗗𝗜𝗢Il fut un temps où, à Bukavu et bien au-delà, il suff...
08/09/2026

𝗠𝗭𝗘𝗘 𝗞𝗔𝗣𝗔𝗟𝗔𝗧𝗔 : 𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗟𝗘 𝗞𝗜𝗩𝗨 𝗦𝗘 𝗥𝗘𝗧𝗥𝗢𝗨𝗩𝗔𝗜𝗧 𝗔𝗨𝗧𝗢𝗨𝗥 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗥𝗔𝗗𝗜𝗢

Il fut un temps où, à Bukavu et bien au-delà, il suffisait d'un poste de radio pour réunir toute une famille. Parmi les rendez-vous qui ont marqué cette époque, un nom est resté dans les mémoires : Mzee KAPALATA.

Diffusée en swahili sur Radio Bukavu, la série radiophonique connut une très grande popularité, notamment durant les années 1970 et 1980. Un témoignage universitaire consacré à la radio en Afrique raconte que les intrigues de Kapalata continuaient à faire parler les auditeurs pendant des semaines : on en discutait à l'école, dans les champs et lors des rencontres sociales.

Kapalata était du théâtre sans images. Tout reposait sur les voix, les dialogues, les accents et l'imagination de l'auditeur. La série utilisait le swahili parlé à Bukavu, cette langue du quotidien dans laquelle une grande partie de la population se reconnaissait. Une étude sociolinguistique la cite d'ailleurs comme un exemple caractéristique du « feuilleton radiophonique » de Bukavu.

Son importance fut telle que, lorsque la RTNC/Bukavu célébra son jubilé d'or en 2008, après cinquante années d'existence, Kapalata fut encore cité parmi les programmes qui avaient fait le succès de la station. Radio Bukavu avait commencé à émettre le 10 janvier 1958, sous le nom de La Voix du Congo.

Dans l'histoire culturelle congolaise, Kapalata mérite ainsi une place aux côtés d'autres grands théâtres populaires régionaux : Le Théâtre de chez nous à Kinshasa et Mufwankolo à Lubumbashi. Des travaux sur la littérature congolaise citent précisément ces trois traditions comme exemples de la manière dont radio et télévision ont contribué à préserver et diffuser les cultures populaires et les langues nationales.
Aujourd'hui, les enregistrements semblent difficiles à retrouver et les noms de ceux qui donnaient vie à ces personnages sont peu documentés sur Internet.

Mais à Bukavu, qui se souvient encore de Mzee Kapalata ? Qui se rappelle des personnages, des voix et surtout des histoires qui faisaient rire et discuter les familles ?

👉 Aidez-nous à reconstituer cette page de notre mémoire collective. Racontez-nous vos souvenirs de KAPALATA.

𝗣𝗢𝗨𝗥𝗧𝗔𝗡𝗧, 𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗫𝗧𝗜𝗡𝗖𝗧𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗨̂𝗧𝗘𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗔𝗨𝗦𝗦𝗜 𝗖𝗛𝗘𝗥Après le drame survenu dans la salle Panacée, une question revient a...
07/09/2026

𝗣𝗢𝗨𝗥𝗧𝗔𝗡𝗧, 𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗫𝗧𝗜𝗡𝗖𝗧𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗨̂𝗧𝗘𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗔𝗨𝗦𝗦𝗜 𝗖𝗛𝗘𝗥

Après le drame survenu dans la salle Panacée, une question revient avec insistance : combien vaut réellement la sécurité des personnes et des biens ?

À Kinshasa, un extincteur à poudre de 2 kg peut coûter autour de 50 dollars. Pour un modèle de 6 kg, adapté à de nombreux espaces professionnels et lieux accueillant du public, il faut compter environ 80 à 85 dollars. Un extincteur de 9 kg se négocie autour d'une centaine de dollars.

Des sommes qui peuvent paraître importantes pour certains, mais qui deviennent dérisoires lorsqu'on les compare au prix d'une vie humaine, à la perte d'un proche ou à la destruction d'un bâtiment et de tous les biens qu'il contient.

Un extincteur ne garantit pas à lui seul qu'un incendie sera évité. Encore faut-il disposer d'installations adaptées, d'issues de secours, d'un dispositif d'alerte et d'un personnel capable de réagir. Mais face à un départ de feu, quelques secondes et un équipement disponible peuvent parfois faire toute la différence.

Le drame de Panacée doit donc aussi nous rappeler une évidence : la sécurité a un coût, mais l'absence de sécurité peut coûter infiniment plus cher. Dans tous les lieux qui accueillent du public, la protection des personnes ne devrait jamais être considérée comme une dépense secondaire.

Adresse

140, Kitega
Kinshasa

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Raconter le Congo publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager