Journal La Transparence

Journal La Transparence Votre hebdomadaire d'actualités et de référence en RDC

07/05/2026

La Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé plus de 1,5 milliard de dollars américains au cours du mois d’avril, dépassant ses objectifs et marquant une étape décisive dans la gestion des finances publiques de la République démocratique du Congo. Ce résultat, inédit, illustre une...

07/05/2026

La Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a franchi un palier historique en avril 2026. Avec un taux de réalisation de 109,49 %, soit plus de 1 757 milliards de francs congolais mobilisés, la régie dépasse largement les attentes budgétaires. Loin d’être un heureux hasard, cette p...

07/05/2026

Le président Félix Tshisekedi s’est exprimé devant la presse nationale et internationale lors de la conférence de presse qui a marqué un tournant dans le débat politique congolais. Ses déclarations ont porté sur la sécurité dans l’Est, le calendrier électoral, la réforme de la Consti...

07/05/2026

Haut-Katanga : le FPI a financé des projets structurants et rassurants Une délégation du Fonds de Promotion de l'Industrie conduite par son directeur général Hervé Claude Batukonke est arrivée ce dimanche à Lubumbashi. La mission du DG a pour but de vérifier les réalisations des projets fi...

07/05/2026

Communiqué de presse de Sycamore SARL

24/12/2025

La présentation du formulaire de demande de la carte de presse est prévue ce vendredi à Kinshasa par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC). « Le Comité directeur de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a l’honneur de vous inviter à la cérémonie de présentation du fo...

24/12/2025

À l’heure du bilan annuel, le général Eddy Kapend a réuni ce lundi 22 décembre les troupes de la 22ᵉ région militaire pour une parade de fin d’année marquée par un discours sans détour. Face aux soldats et policiers rassemblés, le commandant de région a salué les efforts déployés...

24/12/2025

L’Organisation des Nations Unies a annoncé, lundi 22 décembre, la nomination de l’Américain David Gressly à la tête de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il succède à la Guinéenne Bintou Keita, en poste depuis 2021, dont le mandat...

Jonas Mukamba se retire du DCMP mais reste la figure politique centrale de l’ADECO Le sénateur de l’Équateur, Jonas Muka...
11/09/2025

Jonas Mukamba se retire du DCMP mais reste la figure politique centrale de l’ADECO

Le sénateur de l’Équateur, Jonas Mukamba, a annoncé cette semaine une série de décisions marquantes concernant ses engagements politiques et sportifs. Tout en conservant son rôle de guide au sein de l’Alliance des Démocrates Congolais (ADECO), il a choisi de se retirer de la présidence du Conseil d’administration du Daring Club Motema Pembe (DCMP), invoquant un climat de tension au sein du comité dirigeant.

Dans un communiqué officiel, Jonas Mukamba a confirmé qu’il ne quittera pas l’ADECO, parti qu’il a fondé et dirigé pendant plusieurs années. Toutefois, en raison de ses responsabilités parlementaires, il a décidé de déléguer la gestion quotidienne du parti à un nouveau président. Cette transition vise à renforcer l’efficacité organisationnelle tout en assurant la continuité idéologique du mouvement, aligné sur les principes de l’Union Sacrée de la Nation.

Mukamba conserve les titres de Fondateur, Autorité politique et arbitre du parti. Il continuera à superviser les grandes orientations et à veiller à la cohésion interne, tout en incarnant les valeurs de probité et de fidélité à l’engagement politique.

Sur le plan sportif, le Patriarche a pris une décision radicale : quitter la présidence du Conseil d’administration du DCMP. Selon ses proches, cette décision fait suite à des désaccords persistants au sein du comité de direction du club, qui ont rendu la collaboration difficile.

Malgré plusieurs tentatives de médiation, Jonas Mukamba n’a pas réussi à rétablir un climat de sérénité. Fidèle à sa réputation d’homme de principes, il a préféré se retirer pour préserver sa dignité et laisser place à une nouvelle génération de dirigeants, dont les méthodes s’éloignent des valeurs historiques du club.

Face aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, l’entourage du sénateur tient à rassurer : Jonas Mukamba est en pleine possession de ses moyens, actif et lucide. Ses décisions sont présentées comme des choix réfléchis, visant à favoriser le renouvellement des institutions qu’il a contribué à bâtir.

En se retirant partiellement de la scène politique et totalement du monde sportif, Mukamba invite à une introspection collective, tant au sein de l’ADECO que du DCMP. Son objectif : encourager un redressement durable, guidé par l’intérêt général.

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Mobutu, prophète du chaos ou architecte d’un État vulnérable Il y a des phrases qui traversent le temps comme des éclair...
11/09/2025

Mobutu, prophète du chaos ou architecte d’un État vulnérable

Il y a des phrases qui traversent le temps comme des éclairs figés dans la mémoire collective. « Après moi, le déluge », attribuée à Mobutu Sese Seko. Vingt-huit ans après la chute du Maréchal, cette formule résonne comme une prophétie cruelle, un testament politique déguisé, ou pire : une stratégie de dissuasion par le chaos.

*Une phrase, un système*

La formule, empruntée à Louis XV, installe Mobutu non seulement comme chef d’État, mais comme incarnation exclusive de l’ordre. Elle suggère que toute tentative de succession ou de réforme serait vouée à l’échec, car le système lui-même est conçu pour ne pas survivre à son créateur. En d’autres termes, Mobutu ne gouvernait pas un État : il était l’État.

Cette personnalisation extrême du pouvoir s’est traduite par une centralisation autoritaire, une désinstitutionnalisation du politique, et une culture de la dépendance où les élites, les provinces et même les citoyens étaient suspendus à la volonté du chef. Le MPR n’était pas un parti : c’était une extension de sa voix. L’armée n’était pas une institution : c’était un bras loyal. Et la justice, un instrument de neutralisation.

*Le Congo que Mobutu a laissé : uni mais vulnérable*

À sa chute en mai 1997, Mobutu laisse derrière lui un Congo territorialement intact, administrativement cohérent, et symboliquement unifié. Malgré les tensions ethniques, les frustrations sociales et les dérives autoritaires, le pays fonctionnait comme un tout. Les frontières étaient respectées, les institutions — bien que affaiblies — existaient, et l’idée de la République, même déformée, conservait une certaine légitimité.

Mais cette unité était structurellement fragile. Elle reposait sur la peur, la loyauté clientéliste, et l’absence d’alternatives. Aucun mécanisme de transition démocratique n’avait été prévu. Aucun contre-pouvoir n’avait été consolidé. Et aucune culture de la relève n’avait été encouragée.

*L’AFDL : la rébellion comme fracture inaugurale*

L’arrivée de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), soutenue par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, marque une rupture brutale. Sous prétexte de libération, elle introduit une logique de militarisation du pouvoir, une dépendance géopolitique, et une fragmentation territoriale qui n’a cessé de s’aggraver.

Le Congo uni devient un champ de bataille régional, où les provinces de l’Est se transforment en zones de guerre, les ressources en butin, et les populations en variables d’ajustement. L’État central perd son autorité, les institutions se disloquent, et la souveraineté devient un slogan creux.

*Le déluge, version congolaise*

Depuis 1997, la RDC vit dans une postérité troublante du mobutisme, mais sans sa cohérence verticale. Le multipartisme a remplacé le parti unique, mais sans idéologie. La liberté formelle a succédé à la répression, mais sans sécurité. Et la gouvernance s’est démocratisée en apparence, mais s’est privatisée en réalité.
L’Est du pays est devenu un laboratoire du chaos, où les groupes armés dictent la loi, les multinationales exploitent sans contrôle, et l’État se contente d’observer — ou de négocier. À Kinshasa, les institutions peinent à incarner la République : la justice est lente, le parlement polarisé, et l’exécutif souvent opaque.
Le déluge n’est pas une métaphore. C’est une condition politique, une forme d’habiter le pouvoir sans projet, où l’urgence remplace la vision, et la survie supplante la citoyenneté.

*Et maintenant ?*

La jeunesse congolaise n’a pas connu Mobutu, mais elle vit dans son ombre. Elle hérite d’un pays où la République est un mot, pas une réalité. Où la justice est une fiction, et la citoyenneté un luxe. Pourtant, elle refuse la fatalité. Elle manifeste, elle crée, elle questionne.
Mais cette mobilisation reste dispersée, souvent récupérée, parfois découragée. Le défi n’est plus de survivre au déluge, mais de refuser qu’il devienne un horizon permanent. Cela exige une refondation : des institutions solides, une mémoire politique assumée, et une mobilisation civique radicale.

*La prophétie est réversible, mais pas sans volonté politique*

Mobutu a dit « Après moi, le déluge ». Il aurait pu dire : « Après moi, la reconstruction ». Mais il ne l’a pas fait. Il a préféré laisser un système verrouillé, une République sans républicains, et une mémoire sans transmission. Ce silence est devenu un bruit de fond, un chaos prolongé que le pays n’a jamais su transformer en projet collectif.

Il est temps que cette formule cesse d’être un prétexte à l’inaction ou à la nostalgie. Elle doit devenir un mot d’ordre inversé, un appel à la rupture, une injonction à reconstruire.

Et cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les citoyens. Elle interpelle les autorités congolaises — gouvernement, parlement, magistrature, élites intellectuelles — qui ne peuvent plus se contenter de gérer l’urgence, de commenter l’instabilité ou de recycler les logiques du passé.

À ceux qui gouvernent aujourd’hui, il faut rappeler que l’histoire ne pardonne pas l’indifférence. Que l’État ne se résume pas à des discours, mais à des actes. Que la République ne se défend pas dans les salons, mais dans les territoires abandonnés, les tribunaux paralysés, les écoles désertées.

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