Radio Maria RDC-Lubumbashi

Radio Maria RDC-Lubumbashi Lubumbashi et KALEMIE FM :107.6 Mhz, BUNIA: 102.5 Mhz, KINDU: 89.9 Mhz.

La Mssion de Radio Maria est d'évangéliser le monde entier en diffusant la parole de Dieu à travers des émissions de radio, tout en restant en harmonie avec l'Église catholique.

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDILundi 05 octobre 2026Évangile : Luc 10, 25-37« Qui est mon prochain ? »Mes frères et...
05/10/2026

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDI
Lundi 05 octobre 2026
Évangile : Luc 10, 25-37

« Qui est mon prochain ? »

Mes frères et sœurs, bien-aimés dans le Christ, mes proches, Alléluiaaaa ! Shalom !
Aujourd’hui, l’Évangile nous place devant une question qui semble simple, mais qui cache une grande tentation spirituelle :
« Qui est mon prochain ? »
Cette question mérite toute notre attention, non pas seulement parce que nous voulons savoir qui mérite notre amour, mais parce qu’elle va permettre à Jésus d’apporter une véritable nouveauté dans notre manière de vivre la charité.
Le docteur de la Loi demande à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? »
Derrière cette question, il y a peut-être une autre question :
« Jusqu’où dois-je aimer ? Qui dois-je aimer ? Et surtout, qui puis-je me permettre de ne pas aimer ? »
L’homme cherche une limite à son devoir d’amour.
Mais Jésus ne lui donne pas une définition théorique du prochain.
Il lui raconte une histoire.
Un homme descend de Jérusalem à Jéricho. Des bandits l’agressent, le dépouillent, le rouent de coups et le laissent presque mort sur le chemin.
Un prêtre passe.
Il voit… mais il continue son chemin.
Un lévite passe.
Il voit… mais lui aussi continue son chemin.
Puis arrive un Samaritain.
Et c’est là que tout bascule !
Le Samaritain voit cet homme blessé. Il est touché de compassion. Il s’approche, soigne ses blessures, le charge sur sa propre monture, le conduit à l’auberge et prend soin de lui.
Remarquez bien : il ne demande pas d’abord : « Qui est cet homme ? »
Il ne demande pas :
« Est-il de mon peuple ? »
« Est-il de ma religion ? »
« Est-ce quelqu’un qui pourra un jour me rendre service ? »
« Est-ce quelqu’un qui mérite que je dépense mon argent pour lui ? »
Non !
Il voit une souffrance et il devient proche de celui qui souffre.
Puis Jésus retourne la question du docteur de la Loi.
Il ne lui demande plus :
« Qui est ton prochain ? »
Mais :
« Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Et le docteur de la Loi répond :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Alors Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi, fais de même. »
Mes frères et sœurs, c’est ici que se trouve la grande nouveauté du Christ !
Avec Jésus, la question change.
Je ne dois plus seulement chercher à savoir qui est mon prochain ; je dois chercher comment devenir le prochain de celui qui souffre.
C’est un changement extraordinaire !
Le chrétien n’est pas appelé simplement à chercher quelqu’un qui sera son prochain.
Il est appelé à devenir prochain.
Il ne demande pas seulement :
« Qui va m’aider ? »
Mais :
« Qui puis-je aider ? »
Il ne demande pas seulement :
« Qui va me consoler ? »
Mais :
« Qui puis-je consoler ? »
Il ne demande pas seulement :
« Qui va m’aimer ? »
Mais :
« Qui puis-je aimer ? »
Il ne demande pas seulement :
« Qui va me pardonner ? »
Mais :
« Qui puis-je pardonner ? »
Voilà la logique de l’Évangile !
Une phrase à retenir aujourd’hui :
Le monde nous apprend à chercher quelqu’un qui soit notre prochain ; Jésus nous apprend à devenir le prochain de quelqu’un.
Mes frères et sœurs, parfois notre souffrance vient du fait que nous attendons trop des autres.
Nous voulons être compris.
Nous voulons être aimés.
Nous voulons être soutenus.
Nous voulons être remerciés.
Nous voulons être visités.
Nous voulons être consolés.
Et lorsque les autres ne répondent pas à nos attentes, nous commençons à les juger, à les condamner et parfois même à les considérer comme mauvais.
Mais Jésus nous propose une autre route :
Ne fais pas dépendre ton amour de la réponse de l'autre.
Tu peux être blessé et continuer à aimer.
Tu peux être déçu et continuer à faire le bien.
Tu peux être oublié et continuer à te souvenir des autres.
Tu peux ne pas être consolé et continuer à consoler.
Tu peux ne pas être aimé comme tu le voudrais et continuer à aimer.
Parce que ta charité ne doit pas être déterminée par ce que les autres te donnent, mais par ce que le Christ a déposé en toi.
Attention au piège !
Il existe une tentation subtile : faire dépendre notre paix de la capacité des autres à satisfaire nos attentes.
À force d'attendre des autres, nous finissons parfois par les condamner.
« Il ne m'a pas aidé. »
« Elle ne m'a pas appelé. »
« Il ne m'a pas remercié. »
« Elle ne m'a pas rendu ce que j'ai fait pour elle. »
Et peu à peu, nous transformons notre générosité passée en dette que l'autre doit payer.
Mais la vraie charité ne dit pas :
« Je t'ai aidé, donc tu me dois quelque chose. »
La vraie charité dit :
« Je t'ai aidé parce que le Christ m'a appris à aimer. »
Le Samaritain n'a pas demandé à l'homme blessé de lui rendre le service.
Il a simplement vu une personne qui souffrait et il a décidé de ne pas passer son chemin.
Mes frères et sœurs, posons-nous une question aujourd'hui :
Devant la souffrance des autres, suis-je celui qui passe à côté ou celui qui s'approche ?
Car il est possible de voir sans regarder.
Il est possible d'entendre sans écouter.

Thérapie du jour
02/10/2026

Thérapie du jour

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDIMt 18, 1-5.10 — Vendredi 2 octobre 2026« Amen, je vous le dis : si vous ne changez p...
02/10/2026

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDI
Mt 18, 1-5.10 — Vendredi 2 octobre 2026

« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. »

Mes frères et mes sœurs, chers enfants du Royaume des Cieux, Shaloom !
L’Évangile d’aujourd’hui nous présente un enfant placé au milieu de nous. Jésus le prend comme modèle et nous dit : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. »
Mais attention : Jésus ne nous demande pas de redevenir infantiles. Il nous demande de retrouver un cœur d’enfant.
Et quel est ce cœur d’enfant ?
C’est un cœur qui fait confiance.
C’est un cœur qui sait recevoir.
C’est un cœur qui ne prétend pas tout savoir.
C’est un cœur qui se laisse conduire.
C’est un cœur qui sait dire : « Papa, je ne comprends pas tout, mais je te fais confiance. »
L’enfant placé au milieu de nous : Jésus lui-même
Il y a quelque chose de très beau dans cet Évangile : Jésus place l’enfant au milieu de ses disciples.
Et moi, je voudrais aller encore plus loin : cet enfant placé au milieu de nous peut nous faire penser à Jésus lui-même.
Jésus est Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu avec nous » :
« Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel », ce qui signifie : « Dieu avec nous. » (Mt 1, 23)
Dieu n’est pas resté loin de l’homme.
Dieu s’est approché. Dieu s’est fait homme. Dieu s’est fait petit.
Celui que les cieux ne peuvent contenir a accepté de se laisser porter dans les bras de Marie.
Celui qui est tout-puissant s’est fait dépendant.
Celui qui est la Parole éternelle a accepté de devenir un enfant.
Et finalement, celui qui est le Pain vivant descendu du ciel s’est fait Pain livré et partagé pour la vie du monde :
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. » (Jn 6, 51)
Voilà le paradoxe de notre foi : pour devenir grands devant Dieu, nous devons accepter de devenir petits.
Devenir comme un enfant, c’est apprendre à dire : “Me voici, Seigneur”
Connaissez-vous ce chant :
« Comme un enfant qui marche sur la route,
le nez en l’air et les yeux pleins de ciel,
comme un enfant que nulle peur n’arrête,
me voici, me voici, Seigneur.
Me voici comme un enfant. »
Quelle belle image de la vie spirituelle !
L’enfant avance parce qu’il sait qu’une main veille sur lui.
Il ne connaît pas tout le chemin, mais il fait confiance à celui qui le conduit.
Et c’est précisément cela que Dieu attend de nous.
Nous voulons souvent connaître toute la route avant de faire le premier pas. Dieu, lui, nous demande de lui faire confiance pour le prochain pas.
L’enfant ne possède pas toutes les réponses.
Il possède quelque chose de plus précieux : la confiance.
« Me voici, Seigneur » : la volonté de Dieu avant ma volonté
L’enfant apprend à vivre sous la responsabilité de ses parents. Il sait qu’il ne possède pas encore toutes les connaissances nécessaires pour décider de tout.
Spirituellement, devenir comme un enfant signifie reconnaître devant Dieu :
« Seigneur, je ne sais pas tout.
Je ne vois pas tout.
Je ne comprends pas tout.
Mais je sais que tu m’aimes.
Alors conduis-moi. »
C’est là que se trouve la vraie maturité chrétienne.
Car devenir adulte dans la vie ne signifie pas devenir indépendant de Dieu.
La véritable maturité spirituelle, c’est devenir suffisamment adulte pour choisir librement de rester enfant entre les mains de Dieu.

Pére Alphonse Abedi, ssp

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDIMercredi 30 septembre 2026Évangile : Luc 9, 57-62« Quiconque met la main à la charru...
30/09/2026

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDI
Mercredi 30 septembre 2026
Évangile : Luc 9, 57-62

« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Mes frères et mes sœurs, chers amis dans le Christ, Shaloom !
Être digne du Christ, c’est mettre la main à la charrue et avancer sans regarder en arrière.
Pourquoi Jésus nous parle-t-il avec autant de radicalité ? Parce que suivre le Christ n’est pas simplement prendre une bonne résolution. C’est engager toute sa vie dans une direction nouvelle. Le disciple ne peut pas dire « oui » au Seigneur tout en gardant les yeux fixés sur ce qu’il a laissé derrière lui.
Dans le Christ, il n’y a pas un « oui » à moitié. Le Christ est le Fils du “Me voici”. Toute sa vie est une réponse d’amour au Père : « Me voici, je viens pour faire ta volonté. »
Et ce « Me voici » nous conduit directement vers Marie. Marie est la femme du « oui ». À l’Annonciation, elle ne connaît pas encore tous les détails du chemin, elle ne possède pas toutes les réponses, mais elle fait confiance à Dieu :
« Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
Le véritable “oui” à Dieu ne consiste pas à comprendre tout le chemin avant de partir ; il consiste à faire confiance à Celui qui connaît le chemin.
Voilà le véritable abandon.
Dire « oui » au Seigneur, c’est accepter que sa volonté soit parfois plus grande que nos projets, plus profonde que nos raisonnements et plus exigeante que nos sécurités.
Mais il y a quelque chose d’encore plus difficile : ce n’est pas seulement dire oui ; c’est demeurer dans le oui.
Beaucoup savent dire « oui » lorsque tout va bien. Mais le véritable disciple apprend à dire « oui » également lorsque le chemin devient difficile, lorsque la prière semble silencieuse, lorsque les portes se ferment, lorsque les sacrifices deviennent lourds.
Le premier “oui” ouvre la porte de la vocation ; les nombreux “oui” quotidiens construisent la fidélité.
Marie ne nous apprend donc pas seulement à dire « oui » à Dieu. Elle nous apprend à rester dans le “oui”, même lorsque la croix apparaît à l’horizon.
Regardons la vie de Jésus : son « oui » au Père ne s’est pas arrêté à Bethléem ; il est allé jusqu’au Calvaire. Son « Me voici » de l’Incarnation a trouvé son accomplissement dans son abandon sur la Croix.
C’est pourquoi regarder constamment en arrière peut devenir un piège spirituel.
On ne peut pas conduire une vie nouvelle avec les yeux fixés sur l’ancienne.
Le passé peut nous enseigner, mais il ne doit pas nous emprisonner. Nos blessures peuvent expliquer certaines choses, mais elles ne doivent pas déterminer notre avenir. Nos échecs appartiennent à notre histoire, mais ils ne sont pas notre identité.
Le disciple met la main à la charrue et avance.
La charrue demande de regarder devant soi. Celui qui regarde constamment derrière lui finit par tracer des sillons tortueux.
Il en va de même dans la vie spirituelle.
Lorsque nous avons véritablement confié notre vie au Seigneur, le démon cherchera toujours à nous faire douter de notre chemin, à nous faire regretter notre « oui », à nous présenter d’autres chemins comme s’ils étaient meilleurs.
Mais celui qui demeure attaché au Christ apprend à dire :
« Seigneur, je ne comprends pas tout, mais je te fais confiance. Je ne vois pas tout le chemin, mais je connais Celui qui me conduit. »
Voilà la force du « oui ».
Et peut-être que quelqu’un qui m’écoute aujourd’hui doit renouveler son « oui » à Dieu.
Tu as dit oui à ta vocation, mais tu es fatigué.
Tu as dit oui à ton mariage, mais tu traverses une épreuve.
Tu as dit oui à une mission, mais tu ne vois plus de fruits.
Tu as dit oui au pardon, mais ta blessure te fait encore souffrir.
Ne regarde pas en arrière. Reprends ta charrue. Renouvelle ton “Me voici”.
Car Dieu ne nous demande pas toujours de comprendre ; souvent, il nous demande simplement de faire confiance.
Et Marie est là pour nous apprendre cette fidélité.
Marie, Femme du “Oui”, apprends-nous à dire oui.
Marie, Femme du “Me voici”, apprends-nous à nous abandonner.
Marie, Femme fidèle jusqu’à la Croix, apprends-nous à demeurer dans notre oui.
Thérapie du jour :
Ne regrette pas le « oui » que tu as donné à Dieu simplement parce que le chemin est devenu difficile.
Phrase choc :
« Celui qui met la main à la charrue avec le Christ ne doit pas laisser son cœur labourer le passé. »
Seigneur Jésus, donne-nous la grâce de ne pas seulement commencer avec toi, mais de persévérer avec toi jusqu’au bout.
Marie, Notre-Dame du “Oui”, conduis-nous dans la fidélité.
Shaloom !

Père Alphonse Abedi, ssp

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDIMardi 29 septembre 2026Évangile : Jean 1, 47-51Fête des Saints Archanges Michel, Gab...
29/09/2026

MÉDITONS AVEC LE PÈRE ALPHONSE ABEDI
Mardi 29 septembre 2026
Évangile : Jean 1, 47-51
Fête des Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël

« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Mes frères et sœurs, chers bien-aimés dans le Christ, chers membres du Corps du Christ, Shaloom ! Bonne fête des Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël !
En cette fête magnifique, l’Évangile nous ouvre une fenêtre sur le ciel :
« Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Le ciel n’est pas fermé à l’homme. Dieu n’est pas loin de nous. Il existe une communion entre le ciel et la terre, et les anges sont au service du dessein de Dieu.
Aujourd’hui, l’Église nous fait particulièrement contempler trois archanges : Michel, Gabriel et Raphaël. Et leurs missions peuvent nous aider à comprendre trois dimensions essentielles de notre vocation chrétienne : combattre le mal, annoncer Dieu et prendre soin de la vie.
1. SAINT MICHEL : LE COMBAT POUR DIEU
Le nom Michel signifie : « Qui est comme Dieu ? »
Nous le rencontrons notamment dans le livre de Daniel (Dn 10,13 ; 10,21 ; 12,1), dans la Lettre de Jude (Jude 9), où Michel est appelé « l’archange », et dans l’Apocalypse, où il combat le Dragon :
« Alors il y eut une guerre dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. » (Ap 12,7)
Michel nous rappelle donc le combat spirituel, non pas un combat contre des personnes, mais contre tout ce qui s’oppose à Dieu et détruit l’homme.
Voilà pourquoi je pense à nos militaires et à tous ceux qui sont chargés de protéger la vie et la paix. Mais attention : le chrétien ne transforme jamais son frère en ennemi.
Le véritable combat chrétien commence lorsque nous cessons de combattre les personnes et que nous commençons à combattre le mal.
Il y a en chacun de nous un petit Michel : une force intérieure qui doit savoir dire au mal : « Non ! »
Dire non au mensonge.
Dire non à la corruption.
Dire non à la haine.
Dire non à la division.
Dire non au tribalisme.
Dire non à tout ce qui détruit la dignité humaine.
2. SAINT GABRIEL : LA COMMUNICATION DE DIEU
Le nom Gabriel signifie traditionnellement « force de Dieu » ou « Dieu est ma force ».
Gabriel apparaît dans le livre de Daniel (Dn 8,16 ; 9,21), puis dans l’Évangile selon saint Luc, où il annonce à Zacharie la naissance de Jean Baptiste (Lc 1,11-20), et surtout à la Vierge Marie la naissance de Jésus :
« Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. » (Lc 1,19)
Gabriel est donc le grand messager de Dieu.
Et ici, chers amis de la communication, nous avons une belle interpellation !
Nous connaissons aujourd’hui des personnes qui portent des gilets de presse, des micros, des caméras, des appareils photos et des badges pour être identifiées comme journalistes ou communicateurs.
Mais la fête de Gabriel nous pose une question beaucoup plus profonde :
Que communiquons-nous ?
Parce qu’on peut avoir un micro sans avoir une bonne nouvelle.
On peut avoir une caméra sans avoir un regard qui respecte.
On peut avoir un téléphone intelligent et diffuser des paroles qui détruisent.
Le chrétien est appelé à devenir un Gabriel : quelqu’un par qui une bonne nouvelle peut arriver dans la vie de quelqu’un.
Et surtout, par notre baptême, nous avons reçu une mission : annoncer le Christ par notre vie.
Avant même de parler avec nos lèvres, nous communiquons déjà par notre comportement.
Ta vie est un message. Ton visage est un message. Tes paroles sont un message. Tes choix sont un message.
La question n’est donc pas seulement : « Qu’est-ce que je dis ? »
Mais : « Qu’est-ce que ma vie annonce-t-elle ? »
3. SAINT RAPHAËL : LE SOIN ET LA GUÉRISON
Le nom Raphaël signifie « Dieu guérit ».
Nous le découvrons principalement dans le livre de Tobie. Raphaël accompagne Tobie, le guide et intervient dans la guérison de Tobit, le père de Tobie, ainsi que dans la délivrance de Sara (Tb 3,17 ; 5,4-6 ; 6,8-9 ; 11,7-15 ; 12,15).
Raphaël nous fait donc penser à tous ceux qui consacrent leur vie à soigner, accompagner et sauver : médecins, infirmiers, pharmaciens, aides-soignants, agents de santé, mais aussi toutes les personnes qui prennent soin des autres.
Mais là encore, l’Évangile nous conduit plus loin.
Il y a des blessures que les médicaments ne peuvent pas guérir.
Il existe des cœurs blessés par l’abandon.
Des familles blessées par les conflits.
Des personnes blessées par le rejet.
Des âmes blessées par le péché.
Et chacun de nous peut devenir, à sa manière, un instrument de guérison entre les mains de Dieu.
Parfois, un pardon est un médicament.
Une parole douce est un médicament.
Une écoute attentive est un médicament.
Une présence fidèle est un médicament.
Dieu ne nous demande pas toujours de faire des miracles ; parfois, il nous demande simplement de ne pas abandonner celui qui souffre.

28/09/2026
Thérapie du jour avec le père Alphonse
28/09/2026

Thérapie du jour avec le père Alphonse

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