Comersys 🏢 CONGO MERCHANT SYSTEM.
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ℹ Société de Médias, de Négoce, Commerciale et Industrielle.

25/08/2026

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: « Kinshasa interdit l'exportation des concentrés de cuivre et de cobalt pour encourager la transformation locale ».



La République démocratique du Congo a officiellement interdit l'exportation des concentrés de cuivre et de cobalt par un arrêté interministériel signé le 29 juin 2026 et rendu public début août 2026.

Cette mesure vise à : Encourager les entreprises à raffiner les minerais sur place au lieu de les exporter à l'état brut ou semi-fini; Créer d'avantage des usines de raffinage et des emplois; Capter les recettes fiscales, afin de maximiser la valeur ajoutée sur le territoire national et Renforcer la souveraineté économique.

L'arrêté a été signé par le ministre des Mines (Louis Watum Kabamba ), le vice-Premier ministre à l'Économie (Daniel Mukoko Samba) et le ministre du Commerce extérieur (Julien Paluku Kahongya).

Le texte introduit également un régime fiscal assorti d'une période de transition de trois mois pour les sous-produits miniers d'importance économique, définis comme des substances minérales en trace ou ultra-trace présentant un intérêt technologique et économique avéré, récupérables lors du raffinage de la substance minérale principale.

Cette valeur est calculée en multipliant la teneur mesurée, le tonnage exporté, le cours international de la substance et le taux de 55%.

L'interdiction s'applique dès la signature de l'arrêté.

Sur le Marché mondial, l'annonce a immédiatement fait grimper les cours du cuivre sur le London Metal Exchange (LME) de 1,8 % pour atteindre 14 369,50 dollars la tonne métrique; son plus haut niveau depuis le 29 janvier, date à laquelle le métal avait atteint un sommet historique de 14 527,50 dollars.

Alors que la RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième de cuivre, il faut rappeler que c'est la quatrième fois que la RDC met en place une telle interdiction (après 2013, 2019 et 2023), les précédentes ayant été assouplies par manque d'infrastructures de raffinage adéquates.

Néanmoins, l'arrêté prévoit une dérogation possible : les titulaires de droits miniers, les entités de traitement ou les comptoirs d'achat peuvent être autorisés, sur décision du ministre des Mines, à exporter pendant un an, dans des circonstances stratégiques.

ℹ️  .  : « Airtel Africa et Starlink ont lancé le tout premier service de connexion direct des téléphones mobiles par sa...
21/08/2026

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: « Airtel Africa et Starlink ont lancé le tout premier service de connexion direct des téléphones mobiles par satellite ».





Airtel Africa et Starlink ont lancé en République Démocratique du Congo le tout premier service commercial Direct-to-Cell (D2C) en Afrique, faisant de la RDC le pionnier du continent pour cette offre.

Annoncé et déployé à partir du 14 août 2026, cette innovation permet aux téléphones 4G classiques de se connecter directement aux satellites dans les zones sans réseau terrestre.

Le service Direct-to-Cell (D2C) issu du partenariat entre Airtel Africa et SpaceX annoncé en décembre 2025, a pour objectif principal est d'étendre la couverture réseau dans les zones rurales ou enclavées où les antennes relais traditionnelles n'existent pas.

Le lancement congolais intervient après des tests de services de données et de messagerie réalisés au Kenya en mars 2026. Airtel présente la RDC comme le premier marché africain où Starlink Mobile fait l’objet d’un déploiement commercial.

Dans sa première phase, Starlink Mobile prend en charge les SMS ainsi que certaines applications peu gourmandes en données, notamment WhatsApp. Airtel prévoit d’étendre progressivement les fonctionnalités du service à mesure que la technologie évoluera et que les autorisations nécessaires seront obtenues.

L’accès au service nécessite actuellement un smartphone Android compatible LTE. La prise en charge des appareils Apple est également prévue.

Airtel propose aux clients éligibles une période d’essai gratuite de 30 jours via l’application MyAirtel. Les personnes se rendant en RDC et souscrivant à une offre Airtel RDC peuvent également s’inscrire à cette période d’essai après activation d’un service compatible.

Ce déploiement intervient alors qu’Airtel occupe une position importante sur le marché congolais des données mobiles. Au quatrième trimestre 2025, l’opérateur représentait 43,02 % des revenus de la data mobile, devant Orange avec 28,44 %, Vodacom avec 24,63 % et Africell avec 3,91 %, selon les données de l’ARPTC.

L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a confirmé l’introduction de cette technologie, qu’elle présente comme une solution destinée à réduire l’isolement numérique et à améliorer l’accès aux télécommunications sur le territoire national.

19/08/2026

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: « Le gouvernement dément la présence de l'uranium dans les exportations de cobalt et lance des vérifications ».



Le gouvernement de la RDC a réagi le 7 août 2026, aux accusations évoquant des transferts non déclarés d'uranium naturel mélangé à des exportations d'hydroxyde de cobalt; accusations faites suite à une étude publiée fin juillet 2026 par des chercheurs dans Nature Communications et relayée par Lighthouse Reports et le Financial Times.

Selon cette étude, entre 2 000 et 5 000 tonnes d'uranium auraient été exportées vers la Chine au sein de cargaisons d'hydroxyde de cobalt entre 2000 et 2024.

L'étude pointe un potentiel risque environnemental et de prolifération nucléaire si ce métal venait à être extrait et enrichi.

Tout en prenant l'affaire très au sérieux, le gouvernement congolais réfute l'idée d'un trafic clandestin délibéré ou d'une violation des traités internationaux de non-prolifération, et rappelle que la présence d'uranium associée aux gisements de cuivre et de cobalt dans le Lualaba et le Haut-Katanga est documentée depuis plus d'un siècle et ne constitue donc pas une fraude ou une anomalie.

Kinshasa critique la méthodologie de l'étude, affirmant qu'elle repose sur des modèles d'estimation géochimique globaux et non sur des mesures directes effectuées sur les cargaisons réellement exportées.

Pour préserver la crédibilité mondiale du cobalt congolais dont la RDC assure près de 70 % de la production mondiale, les autorités annoncent le lancement d’une campagne d’analyses confiée à des laboratoires nationaux et internationaux accrédités.

Le gouvernement prévoit également la création d’un groupe de travail interministériel chargé d’évaluer les éventuels risques sanitaires et environnementaux liés à cette question.

En outre, des consultations seront engagées avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de bénéficier d’une expertise technique indépendante.

Les résultats de ces différentes démarches seront rendus public dans un délai de 60 jours, assure le gouvernement de Kinshasa, qui entend ainsi garantir une information transparente aux partenaires économiques et à l’opinion publique afin de maintenir l’intégrité de la chaîne de valeur minière congolaise.

18/08/2026

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: « Le gouvernement dément la présence de l'uranium dans les exportations de cobalt et lance des vérifications ».



Le gouvernement de la RDC a réagi le 7 août 2026, aux accusations évoquant des transferts non déclarés d'uranium naturel mélangé à des exportations d'hydroxyde de cobalt; accusations faites suite à une étude publiée fin juillet 2026 par des chercheurs dans Nature Communications et relayée par Lighthouse Reports et le Financial Times.

Selon cette étude, entre 2 000 et 5 000 tonnes d'uranium auraient été exportées vers la Chine au sein de cargaisons d'hydroxyde de cobalt entre 2000 et 2024.

L'étude pointe un potentiel risque environnemental et de prolifération nucléaire si ce métal venait à être extrait et enrichi.

Tout en prenant l'affaire très au sérieux, le gouvernement congolais réfute l'idée d'un trafic clandestin délibéré ou d'une violation des traités internationaux de non-prolifération, et rappelle que la présence d'uranium associée aux gisements de cuivre et de cobalt dans le Lualaba et le Haut-Katanga est documentée depuis plus d'un siècle et ne constitue donc pas une fraude ou une anomalie.

Kinshasa critique la méthodologie de l'étude, affirmant qu'elle repose sur des modèles d'estimation géochimique globaux et non sur des mesures directes effectuées sur les cargaisons réellement exportées.

Pour préserver la crédibilité mondiale du cobalt congolais dont la RDC assure près de 70 % de la production mondiale, les autorités annoncent le lancement d’une campagne d’analyses confiée à des laboratoires nationaux et internationaux accrédités.

Le gouvernement prévoit également la création d’un groupe de travail interministériel chargé d’évaluer les éventuels risques sanitaires et environnementaux liés à cette question.

En outre, des consultations seront engagées avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de bénéficier d’une expertise technique indépendante.

Les résultats de ces différentes démarches seront rendus public dans un délai de 60 jours, assure le gouvernement de Kinshasa, qui entend ainsi garantir une information transparente aux partenaires économiques et à l’opinion publique afin de maintenir l’intégrité de la chaîne de valeur minière congolaise.

03/08/2026

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: « Une premières exportation de lithium de Manono vers la Chine ».

C'est un tournant historique pour l'exportation minière de la RDC.

La République démocratique du Congo a officiellement débuté l'exportation de lithium en juillet 2026.

Pour la première fois, le concentré de lithium produit sur le gisement géant de Manono, dans la province du Tanganyika, a quitté le territoire congolais à destination de la Chine.

Le projet est développé par Manono Lithium SAS, une coentreprise détenue à 61 % par Zijin Mining, via sa filiale Jinxiang Lithium, et à 39 % par la Cominière, société publique représentant les intérêts de l’État congolais.

Le projet global représente un investissement total estimé à 1,405 milliard de dollars, dont environ 716 millions ont déjà été mobilisés.

Les cargaisons ont reçu le feu vert du Centre d'expertise, d'évaluation et de certification (CEEC) le 22 juillet 2026 pour garantir leur conformité internationale.

L’un des défis majeurs du projet Manono réside dans son enclavement.

Pour rejoindre les marchés internationaux, le concentré de lithium parcourt près de 440 kilomètres par camion jusqu’au port de Kalemie. Les cargaisons sont ensuite embarquées sur des navires traversant le lac Tanganyika jusqu’à Kigoma, en Tanzanie, avant d’être transportées par route jusqu’au port de Dar es Salaam, d’où elles prennent la direction de la Chine.

Les cargaisons sont exclusivement destinées au marché de la Chine; les volumes envoyés au cours de l'été 2026 servent d'envois d'essai pour valider la chaîne logistique et les installations de l'usine.

Pour l’exercice 2026, l’objectif est fixé à 30 000 tonnes d’équivalent carbonate de lithium (LCE).

À pleine capacité, l’usine pourra traiter environ 5 millions de tonnes de minerai par an, produire entre 500 000 et un million de tonnes de concentré de spodumène, ainsi qu’environ 95 170 tonnes de sulfate brut de lithium chaque année.

À l’horizon 2028, Zijin ambitionne d’atteindre 130 000 tonnes de LCE par an, soit près de 5 % de la production mondiale, faisant de Manono l’un des plus importants projets de lithium de la planète.

Le gouvernement congolais pousse à moyen terme pour une valorisation locale, prévoyant de raffiner une partie de la production future en sulfate de lithium directement sur place afin d'augmenter la valeur ajoutée avant l'exportation.

Au-delà de l’événement symbolique, ces premières exportations confirment l’entrée effective de la RDC sur le marché mondial du lithium, tout en renforçant davantage la présence chinoise dans les minerais stratégiques du pays.

Longtemps identifiée comme le premier producteur mondial de cobalt et l’un des principaux fournisseurs de cuivre, la RDC rejoint désormais le cercle des pays exportateurs de lithium, un minerai devenu indispensable à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie.

Toutefois, l’expérience d’autres régions minières du pays montre que l’augmentation des exportations ne garantit pas automatiquement une amélioration des conditions de vie.

Ainsi les communautés locales attendent que l’exploitation du lithium de Manono se traduise par la création d’emplois durables, l’amélioration des infrastructures routières, le renforcement de l’accès à l’électricité et à l’eau potable, ainsi que le développement des établissements scolaires, des structures sanitaires et des petites et moyennes entreprises.

28/07/2026

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: « Le Gouvernement prévoit de lancer la première bourse de Kinshasa, l'année prochaine ».



La République démocratique du Congo s'apprête à franchir une étape historique avec la création prochaine de la Bourse de Kinshasa (ou Kinshasa Stock Exchange), prévue pour l'année 2027.

Portée par le ministre des Finances Doudou Fwamba, ce projet, dont la loi a été validée au Sénat, marque une rupture avec la dépendance aux places financières régionales, pour offrir aux entreprises de nouvelles options de financement dans un cadre réglementé.

Avec un lancement officiel visé pour 2027 et le soutien stratégique de la Société financière internationale (SFI), la RDC pose les jalons d'un marché boursier national destiné à offrir aux entreprises locales un accès direct aux capitaux pour financer leur croissance.

Selon le ministre des Finances, Doudou Fwamba, la bourse de Kinshasa adoptera un fonctionnement hybride, permettant des cotations et des échanges en francs congolais et en dollars américains.

L'économie du pays reste fortement dollarisée, plus de 95 % des dépôts du système bancaire et plus de 80 % des titres publics sont libellés en dollars, ce qui rend nécessaire la mise en place d'une bourse bicurrentaire dès son lancement. À terme, les autorités souhaitent que ce marché favorise une utilisation plus large du franc congolais.

Ce cadre légal, adopté le 19 juin 2027, définit précisément les règles du jeu ainsi que le rôle crucial de la future Autorité des marchés boursiers, garantissant ainsi la crédibilité et la transparence nécessaires à cette nouvelle institution.

Le gouvernement collabore avec la Société financière internationale (SFI) pour mettre en place le cadre nécessaire aux marchés de capitaux.

Ce tournant majeur promet de redéfinir le paysage financier congolais en faisant de la capitale un nouveau carrefour des investissements en Afrique centrale.

La Bourse de Kinshasa servira de levier pour transformer la richesse du sous-sol en moteur de développement durable, en permettant aux entreprises locales de lever des fonds directement sur le sol congolais.

Dans un premier temps, les géants du secteur minier portés par l'exploitation du cobalt, du cuivre, du lithium, du Coltan et autres Minerais stratégiques, constitueront la première cible de cette place financière. Ensuite, l'ambition est d'élargir cet écosystème en intégrant d'autres domaines tels que l’agro-industrie, l'énergie, le secteur bancaire et les télécommunications, afin de diversifier les opportunités pour l'économie nationale.

La RDC étant le premier producteur africain de cuivre et un fournisseur majeur de cobalt et de lithium, minéraux utilisés dans les véhicules électriques, les batteries et les infrastructures liées à l'intelligence artificielle, l'intérêt mondial pour le cuivre, le cobalt et le lithium offre à la RDC un argument de poids en faveur de l'investissement.

Ainsi, par la création prochaine de la Bourse de Kinshasa en 2027, le gouvernement espère stimuler massivement l'investissement privé, accélérer l'industrialisation du pays, afin de renforcer sa souveraineté économique.

19/07/2026

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: « Une pollution à craindre après le déversement d’acide sulfurique dans la rivière Dipeta à Fungurume ».



Un camion transportant de l’acide sulfurique, en provenance de Lubumbashi, s’est renversé à la hauteur de la base de Tenke Fungurume Mining (TFM), dans la province du Lualaba, le mercredi 8 juillet 2026; déversant une importante quantité d’acide dans la rivière Dipeta.

La société civile de Fungurume affirme que plusieurs poissons morts ont été retrouvés à la surface de la rivière peu après l'accident, suscitant des inquiétudes sur les conséquences environnementales et sanitaires de cet incident.

« Nous avons constaté une importante mortalité de la faune aquatique dans la rivière Dipeta après le déversement de l’acide. Ce qui nous inquiète davantage, c’est la répétition de ce type d’accidents, sans que des mesures efficaces soient prises pour protéger les communautés riveraines », a déclaré Gauthier Kavwamba, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile de Fungurume.

« À chaque fois que ces accidents se produisent, les dossiers sont traités dans des bureaux, mais les communautés directement touchées ne bénéficient pratiquement d’aucune indemnisation », regrette Gauthier Kavwamba.

Face à cette situation, la Bourgmestre de la commune de Fungurume, l’Honorable Aline Makano, appelle l’ensemble de la population à ne pas s’approcher de la rivière Dipeta jusqu’à nouvel ordre. Elle invite également les chefs de quartiers, les chefs d’avenues, les leaders communautaires ainsi que tous les citoyens à relayer largement ce message afin de prévenir tout risque d’exposition à cette substance dangereuse.

Pour la société civile de Fungurume, cet incident s’ajoute à plusieurs autres cas de pollution enregistrés ces dernières années, notamment sur les rivières Kelangile, Kalweji et Digulwe.

Si l'entreprise minière à laquelle appartenait ce véhicule n’a pas encore été identifiée; les organisations citoyennes appellent les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement afin d’évaluer l’ampleur de la pollution, de sécuriser la zone et de protéger les populations susceptibles d’utiliser les eaux de la rivière.

La rivière Dipeta alimente de nombreuses communautés riveraines en eau potable et sert aux besoins quotidiens. La contamination fait craindre de graves intoxications.

La société civile dénonce un comportement devenu habituel dans la province du Lualaba. Selon elle, des substances chimiques ou des résidus de minerais sont régulièrement déversés dans des cours d’eau. À l'instar de précédents accidents similaires dans la région, le maraîchage local risque d'être lourdement touché par l'acidité extrême de l'eau d'arrosage.

Cet nième accident relance le débat sur le renforcement des normes de sécurité dans le transport des produits chimiques destinés à l’industrie minière en République démocratique du Congo et sur la nécessité d’un contrôle plus rigoureux afin de prévenir de nouvelles catastrophes environnementales dans la province du Lualaba.

La société civile appelle urgemment les autorités provinciales du Lualaba et les responsables environnementaux à Sécuriser la zone et restreindre temporairement l'accès à la rivière; Neutraliser la nappe d'acide pour limiter sa propagation en aval et Approvisionner en eau potable d'urgence les communautés directement touchées.

Par ailleurs, la Bourgmestre Aline Makano rassure la population que les autorités compétentes suivent de près l’évolution de la situation et que des informations complémentaires seront communiquées dès que les évaluations techniques seront disponibles.

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18/07/2026

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16/07/2026

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RDC : « Une pollution à craindre après le déversement d’acide sulfurique dans la rivière Dipeta à Fungurume ».



Un camion transportant de l’acide sulfurique, en provenance de Lubumbashi, s’est renversé à la hauteur de la base de Tenke Fungurume Mining (TFM), dans la province du Lualaba, le mercredi 8 juillet 2026; déversant une importante quantité d’acide dans la rivière Dipeta.

La société civile de Fungurume affirme que plusieurs poissons morts ont été retrouvés à la surface de la rivière peu après l'accident, suscitant des inquiétudes sur les conséquences environnementales et sanitaires de cet incident.

« Nous avons constaté une importante mortalité de la faune aquatique dans la rivière Dipeta après le déversement de l’acide. Ce qui nous inquiète davantage, c’est la répétition de ce type d’accidents, sans que des mesures efficaces soient prises pour protéger les communautés riveraines », a déclaré Gauthier Kavwamba, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile de Fungurume.

« À chaque fois que ces accidents se produisent, les dossiers sont traités dans des bureaux, mais les communautés directement touchées ne bénéficient pratiquement d’aucune indemnisation », regrette Gauthier Kavwamba.

Face à cette situation, la Bourgmestre de la commune de Fungurume, l’Honorable Aline Makano, appelle l’ensemble de la population à ne pas s’approcher de la rivière Dipeta jusqu’à nouvel ordre. Elle invite également les chefs de quartiers, les chefs d’avenues, les leaders communautaires ainsi que tous les citoyens à relayer largement ce message afin de prévenir tout risque d’exposition à cette substance dangereuse.

Pour la société civile de Fungurume, cet incident s’ajoute à plusieurs autres cas de pollution enregistrés ces dernières années, notamment sur les rivières Kelangile, Kalweji et Digulwe.

Si l'entreprise minière à laquelle appartenait ce véhicule n’a pas encore été identifiée; les organisations citoyennes appellent les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement afin d’évaluer l’ampleur de la pollution, de sécuriser la zone et de protéger les populations susceptibles d’utiliser les eaux de la rivière.

La rivière Dipeta alimente de nombreuses communautés riveraines en eau potable et sert aux besoins quotidiens. La contamination fait craindre de graves intoxications.

La société civile dénonce un comportement devenu habituel dans la province du Lualaba. Selon elle, des substances chimiques ou des résidus de minerais sont régulièrement déversés dans des cours d’eau. À l'instar de précédents accidents similaires dans la région, le maraîchage local risque d'être lourdement touché par l'acidité extrême de l'eau d'arrosage.

Cet nième accident relance le débat sur le renforcement des normes de sécurité dans le transport des produits chimiques destinés à l’industrie minière en République démocratique du Congo et sur la nécessité d’un contrôle plus rigoureux afin de prévenir de nouvelles catastrophes environnementales dans la province du Lualaba.

La société civile appelle urgemment les autorités provinciales du Lualaba et les responsables environnementaux à Sécuriser la zone et restreindre temporairement l'accès à la rivière; Neutraliser la nappe d'acide pour limiter sa propagation en aval et Approvisionner en eau potable d'urgence les communautés directement touchées.

Par ailleurs, la Bourgmestre Aline Makano rassure la population que les autorités compétentes suivent de près l’évolution de la situation et que des informations complémentaires seront communiquées dès que les évaluations techniques seront disponibles.

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