18/04/2026
Lubumbashi : Le réveil d’une cité sous l'impulsion de Joyce Tunda Chansa
Entre fermeté et vision novatrice, Madame le Maire redonne ses lettres de noblesse à l'autorité urbaine, plaçant la salubrité publique au cœur d'un contrat social renouvelé avec ses administrés.
Dans les travées de l'Hôtel de Ville de Lubumbashi, un souffle nouveau balaie les vieux dossiers. Ce n'est plus seulement une question de gestion administrative, mais une véritable réappropriation de l'espace public. Joyce Tunda Chansa, que les Lushois surnomment affectueusement « la Banane de la ville » pour sa vitalité et son pragmatisme, est en train de réussir un pari audacieux : restaurer l'autorité de l’État là où l’anarchie semblait avoir pris racine.
Une vision plébiscitée par les forces vives
L'élan impulsé par l'autorité urbaine ne laisse personne indifférent. Le lundi 13 avril 2026, c’est le monde académique, par la voix du Recteur de l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL), Lee See Young, qui est venu saluer cette gouvernance de proximité. Au-delà des simples civilités, c’est une reconnaissance de « l’élan orthodoxe » insufflé par Madame le Maire. En promettant l’accompagnement de son institution, le Recteur souligne une vérité désormais évidente : Lubumbashi change, et elle change parce qu'elle est dirigée par une femme d'exception, une battante dont le leadership est fondé sur le résultat.
La Police d'hygiène : L'arme stratégique contre l'insalubrité
Face à une explosion démographique galopante, la capitale du cuivre subit une pression environnementale sans précédent. Le manque de culture d'hygiène n'est plus une fatalité, mais un défi que Joyce Tunda Chansa a décidé de relever de front. Sa réponse ? La redynamisation spectaculaire de la Police d’hygiène.
Loin d'être un simple service de plus, cette unité, dirigée par l'OPJ Charles Bukasa, est désormais le bras armé de la salubrité. « Nous sommes des spécialistes, des enquêteurs de l’environnement », précise-t-il. Là où la brigade d'assainissement se contente de nettoyer et de sensibiliser, la Police d'hygiène dispose d'outils de répression. Un Officier de Police Judiciaire (OPJ) à compétence restreinte veille désormais à ce que les comportements antisociaux, vecteurs de maladies, soient sanctionnés.
Un charroi automobile pour une mobilité totale
L’innovation ne s’arrête pas aux mots. Pour la première fois dans l'histoire récente de la mairie, les recettes propres ont été judicieusement réinvesties dans l'achat d'un charroi automobile. Huit véhicules de type WISH ont été présentés officiellement au Gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula.
Ce geste, d'une haute portée symbolique, témoigne de la collaboration harmonieuse entre l'exécutif provincial et urbain. En remettant les clés à Madame le Maire, le Gouverneur Kazembe a salué une gestion rigoureuse des finances publiques. Ce matériel n'est pas un luxe, mais un outil de mobilité indispensable : la Police d'hygiène n'est plus cantonnée à une commune, elle couvre désormais l'ensemble de la métropole.
Vers une culture du "Bien-être communautaire"
Identifiables par leurs tenues distinctives pour éviter toute confusion, et munis de mandats en bonne et due forme, ces agents ont suivi une formation rigoureuse. L'objectif final n'est pas la sanction pour la sanction, mais le « bien-être communautaire ».
En protégeant l'environnement, Joyce Tunda Chansa protège la bourse des Lushois en les épargnant des maladies liées aux mains sales. C'est une révolution des mentalités qui s'opère. Sous l'égide de cette femme de fer dans un gant de velours, l'ordre et la propreté ne sont plus des slogans, mais une réalité qui se dessine, rue après rue, quartier après quartier. Lubumbashi respire enfin, et elle le doit à une vision qui unit la force de la loi à la douceur de la pédagogie.
Didier MUYAMBO