Sabango ti ala

13/01/2022
DESENCHANTEMENT : A QUI MECKASSOUA A-T-IL REELLEMENT FORMULE SES VŒUX DE NOUVEL AN ?Ce « witz », terme freudien qui joue...
04/01/2022

DESENCHANTEMENT : A QUI MECKASSOUA A-T-IL REELLEMENT FORMULE SES VŒUX DE NOUVEL AN ?

Ce « witz », terme freudien qui joue sur la consonance d’un mot contre celui de l’auteur, vise à démentir les allégations illusionnistes d’Abdou Karim Meckassoua, homme politique centrafricain impopulaire (3,21% à la présidentielle de 2015), contenues dans son message biaisé de vœux de nouvel an à un certain ‘’peuple centrafricain’’.

Evidemment, entre autres, Monsieur Abdou Karim Meckassoua a écrit ceci : « 2021 aura été une nouvelle année de détresse du peuple centrafricain. Mais jusqu’à quand devrons-nous encore souffrir autant ? Jusqu’à quand devrons-nous encore supporter de voir notre pays bien aimé être pillé par des oiseaux de proie, des rapaces, et voir nos enfants se faire tuer dans des combats sans fin et sans merci, dans l’indifférence de ceux qui sont censés nous protéger ? Il ne fait aucun doute que le seul objectif de Faustin Archange Touadera est de se maintenir au pouvoir…ce roi qui n’est plus guère qu’une marionnette…Il n’est plus digne de gouverner… Les vœux que je voudrais formuler c’est à vous qui êtes reclus dans les souffrances qui vous sont imposées… déplacés internes ou réfugiés… Faustin Archange Touadera n’a plus la réalité du pouvoir, il n’a plus que les apparences…Il a cédé le sort de la République centrafricaine à un groupe de mercenaires, de paramilitaires qui étendent leurs racines vénéneuses au-delà de nos frontières, jusque vers des pays amis afin de les déstabiliser… »

En effet, le plus fugace des anciens présidents de l’Assemblée nationale du Centrafrique (06 mai 2016 au 26 octobre 2018) a saisi l’opportunité que lui offre la fin d’année pour dépeindre l’image de la République et orienter son message vers une cible bien précise qui N’EST PAS LE PEUPLE CENTRAFRICAIN. Oui, il a adressé son message à un groupe d’individus déboussolés, égarés et abandonnés à eux-mêmes ; des individus prêts à lui jeter l’éponge dans la figure pour revenir dans la République.

Meckassoua serait embarrassé suite à l’éclatement et l’effondrement des moyens de pressions politiques que sont les « groupes armés ». Un abattement presque total dû à la réussite des opérations conjointes et musclées des Forces républicaines avec leurs alliés russes et rwandais.

Face à l’évidence de l’échec, le rapport de force est imposant sur le terrain, un nombre non négligeable des combattants de l’UPC ont fait, décembre dernier, volontairement le choix de renoncer à la lutte suicidaire pour j***r de la vie normale, notamment des retombées des actions concrètes du Président Faustin Archange TOUADERA.

La reddition raisonnée, objective et rationnelle de ces combattants a eu un effet dévastateur dans le camp des marchands d’illusion et d’horreur réunis en association des malfaiteurs. Leur ultime objectif : rendre ingouvernable la République au nom de leurs intérêts égoïstes.

Des vindicatifs politiciens nationaux de très mauvaises réputations, l’ancien Président François Bozizé et l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua, se sont vus obligés de faire des sorties médiatiques la nuit de la Saint Sylvestre pour exprimer leur présence et décourager le peu d’hommes qui leur reste sous la main à ne pas savourer les bienfaits de la République.

Pour pousser le débris d’hommes à s’agiter comme de simples épouvantails afin de lever continuellement des financements destinés à troubler la quiétude du peuple centrafricain, Meckassoua, désormais seul devant la paperasse de son plan tordu de parvenir à une utopique transition politique que lui-même présidera, tente avec affliction extrême de raviver des flammes mourantes : « Moi, je ne renonce pas. Je ne me décourage pas. Je ne me ménage pas ».

Sans faute, un grand nombre au sein de l’UPC et de la CPC (principaux groupes terroristes en faible activité dans le pays) rendra les armes à l’exemple de ceux l’ayant fait le mois dernier. Ils jouissent en retour de l’indulgence du peuple centrafricain et des autorités nationales.

Ceux qui ont quitté le bateau de l’illusion sont pris présentement en compte par le Processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion et Rapatriement (DDR, R).

Contrairement au tableau social peint malicieusement en noir par l’homme politique Abdou Karim Meckassoua, la réalité est bien meilleure actuellement en République centrafricaine où les efforts des autorités en place sont très encourageants.

Au bénéfice du retour progressif de la paix et de la sécurité, de nombreux Centrafricains ont commencé à se lancer dans des projets constructifs pour la République.

La fulgurante montée en puissance des Forces armées centrafricaines (FACA), a favorisé la restauration de l’autorité de l’Etat.

Pour prévenir la mortalité prénatale et infantile dans le pays, les soins de santé sont désormais gratuits pour toute femme enceinte et les enfants de 0 à 5 ans.

Les portes des écoles s’ouvrent et ferment dans le respect du calendrier académique.

De nouvelles salles de classes sont construites, des centaines de milliers de tables blancs ont été offerts aux divers établissements scolaires publics. Des centres de formation de jeunes sont construits dans l’ensemble du pays.

Plusieurs milliers de diplômés intégrés dans la fonction publique.

En dépit de la suspension des financements extérieurs l’an dernier, le salaire des fonctionnaires de l’Etat, les pensions de retraite et les bourses d’études ont été payés à terme échu.

Les conditions de travail de nombreux agents de l’Etat se sont améliorées. Et pour tout couronner, le SMIG et le SMAG sont sensiblement revenus à la hausse.

L’armée, la police et la gendarmerie nationale forment et recrutent annuellement.
Des routes sont construites à Bangui et dans certaines grandes villes du pays.

La fourniture en électricité s’est nettement améliorée dans la capitale centrafricaine et progressivement dans les principales villes de l’intérieur.

La majeure partie du peuple centrafricain a accès à l’eau potable.

Des tracteurs et autres engins agricoles sont offerts aux agriculteurs.

Grâce au retour progressif de la sécurité dans le pays, les éleveurs font paître leurs bétails sans grande inquiétude.
Bientôt via la fibre optique, la couverture numérique du pays est en bonne voie et sera pleinement assurée. La présidence de CEEAC reviendra à la République en sus de l’ouverture à Bangui du nouveau siège de la Banque centrale (BEAC).

Le Président Faustin Archange Touadera a raison, lorsque qu’il déclare que « La peur a changé de camp ». Elle a changé de camp au profit de la République.

Johnny Yannick Nalimo,
Coordonnateur national de l’Amicale des Communicants Acquis à la République (ACAR).

Centrafrique : " il n'y a pas de Wagner dans le pays", dixit un franco-centrafricainIl sort de son mutisme en s’affichan...
08/12/2021

Centrafrique : " il n'y a pas de Wagner dans le pays", dixit un franco-centrafricain

Il sort de son mutisme en s’affichant républicain. Florent Yatibingui Sokambi, Chargé de mission au Ministère du Travail et de l’Emploi, ancien conseiller, national de Transition et ancien président des Républicains en Centrafrique, cède au sentimental en se partageant entre Valérie Pécresse et Eric Ciotti. Dans cette interview exclusive, ce franco-centrafricain dit ne pas disposer d'éléments lui permettant de confirmer la présence du groupe Wagner en Centrafrique.

KN : Florent Yatibingui Sokambi, bonjour. Sentez-vous concerné par les primaires des Républicains qui se dérouleront demain en France ?

FYS : Merci monsieur le journaliste. Je vous remercie de cette opportunité et de cet intérêt que vous m’accordez. C’est vrai en tant qu’ancien Président de l’UMP devenue Les Républicains en République centrafricaine, je suis plus que concerné par ces primaires de la droite du parti des Républicains dit LR qui se déroulent en ce moment. C’est vrai, la droite doit se recomposer et se mettre en ordre de bataille pour pouvoir être en mesure, non seulement de faire un score à la hauteur de son aura et de sa représentativité en France mais en plus nous devons aller à ces élections pas en tant que figurant mais dans le but de gagner ces élections. C’est pourquoi il est important que toutes les composantes de ce grand parti puissent être mobilisées pour pouvoir choisir entre les deux finalistes de ces primaires qui sont Eric Ciotti qui est arrivé en tête et l’ancienne ministre Valérie Pécresse.

KN : Quel intérêt ces élections peuvent avoir pour vous ?

FYS : Ces élections ont un double effet. Le premier d’abord puisque il ne vous a pas échappé que la France reste après, la RCA un pays de cœur pour moi car la France m’a beaucoup donné. Et je reconnais que mon cœur bat d’abord pour la RCA avant de battre pour une autre nation. Mais je ne suis du genre à cracher sur la France puisque je le dis de peur de me répéter, la France m’a beaucoup donné. Et la France est un partenaire historique de mon pays la République centrafricaine. Donc vous voyez, j’ai vécu quasiment un double décennie, c’est-à-dire vingt ans en France. J’ai des enfants qui sont y nés qui sont resté là-bas. J’ai mon père et ma mère qui sont là-bas. La France offre des possibilités à mes enfants d’étudier et d’évoluer. Et puisque c’est ça aussi qui sous-entend votre question. Le parallèle c’est que je suis pour un partenariat gagnant-gagnant entre ces deux pays-là qui est un pays de cœur, la République centrafricaine d’abord et puis la France aussi. Je voudrai des relations apaisées, des relations gagnant-gagnant entre ces deux nations.

KN : Pour qui êtes-vous favorable, Valérie Pécresse ou Eric Ciotti ?

FYS : Merci monsieur le journaliste mais bien avant de répondre à cette question, je pense que vous ne me tiendrez pas rigueur en revenant d’abord au début de ces élections. En toute honnêteté, mon choix de cœur ne s’était pas porté à la fois sur Eric Ciotti et Valérie Pécresse. Mon choix de cœur, mon choix numéro un était Xavier Bertrand. Pour moi, même si aujourd’hui les militantes et les militants ont démontré le contraire, Xavier Bertrand était celui qui est préparé, outillé, capable de battre le Président en exercice, Emmanuel Macron. Malheureusement pour mon choix personnel, les militantes et les militants ont porté leur choix sur ces deux hautes et grandes personnalités de ma famille politique qui ont beaucoup de valeurs et qui l’un comme l’autre seront à même de bien représenter la Droite lors de ces élections. Et je dis en passant que Valérie Pécresse même si à deux reprises elle et moi on s’est retrouvé dans des assises, une première fois à Lyon où elle était l’invitée de la septième circonscription du Rhône à laquelle j’appartiens et la seconde fois lors d’une rencontre exceptionnelle avec le Président Sarkozy mais je ne suis pas sûr que Valérie Pécresse puisse avoir un souvenir de mon visage et de ce que je représente pour le parti en République centrafricaine. Par contre avec Eric Ciotti, j’ai une relation presque amicale. Puisque il m’a reçu à deux reprises à la place Vaugirard. Je m’excuse la place Vaugirard pour ceux qui ne connaissent c’est le siège du parti les Républicains à Paris. Il m’a reçu une première fois en tant que le Délégué Afrique du parti c’est-à-dire le Monsieur Afrique du parti qu’il m’a reçu en tant que le Président de l’UMP, ce qui est devenu Les Républicains ici en République centrafricaine en tête-à-tête dans son bureau pendant une audience qui devrait durer 15 minutes mais qui a finalement duré 1 heure. Et plus une seconde fois, c’est en 2015 qu’il m’a reçu sur ma demande puisqu’à l’époque, je manifestais le besoin d’être reçu par le Président du parti qui était l’ancien Président Sarkozy. Vous voyez c’est dire que si je devais faire un choix, ce serait un choix de raison face à un choix de cœur entre les deux derniers candidats. Mais malheureusement comme au premier tour je n’ai pas voté, pour ce second tour qui va se dérouler ce samedi, je ne pourrai pas non plus voter.
Il y a de cela deux ans que je n’ai pas pu renouveler mon adhésion en tant que militant Républicain, et pourtant ces derniers temps puisque il ne fait aucun doute il y a au moins quatre ans que je n’ai pas été en France, et donc j’ai missionné mes deux amis l’ancien vice-président de l’Assemblée Jean Symphorien Mapenzi et l’actuel député de » Satema, mon cher ami Vidal Siopatis à qui j’ai donné un mandat de pouvoir faire les démarches pour renouveler mon adhésion. Ce qui n’a pas encore été fait mais puisque le Jean Symphorien Mapenzi est encore en France, j’ose espérer que d’ici le mois de janvier, cette démarche administrative finira par se faire et ça me donnera la possibilité d’apporter ma petite pierre à cette aventure de ce candidat ou cette candidate officiel(le) qui va être choisi à partir de demain samedi pour pouvoir pousser, apporter ma contribution multiforme afin que ce candidat puisse être présent au second tour et pourquoi pas avec cette dynamique gagner les élections présidentielles prochaines en France.

KN : Revenons en République centrafricaine. Votre pays vit depuis plusieurs années des réalités politiques, diplomatiques et sécuritaires très délicates. Vous, qui aviez brillé par des sorties médiatiques durant les deux dernières transitions politiques, êtes un des grands absents au débat public depuis plus de cinq ans. Qu’est ce qui explique votre retrait ?

FYS : Monsieur le journaliste c’est vrai que lors des préparations du protocole, vous ne m’avez pas dit qu’on devrait aborder la question nationale. Mais puisque non seulement vous-même vous êtes têtu et les faits sont têtus, et que vous avez eu l’intelligence de poser une question qui est à mon sens pertinente. Je vais briser cette discipline que je me suis octroyée depuis deux. Depuis deux ans en fonction de mes responsabilités au Ministère du travail et de l’emploi, j’ai décidé de me mettre un peu en retrait vis-à-vis de la scène journalistique et politique officielle pour ne pas gêner. Mais je vous dis en passant puisse que puisse c’est un secret de polichinelle que de dire que je suis un très grand admirateur de Kangbi-Ndara et un fidèle des fidèles de Kangbi-Ndara. Donc je vous annonce d’ici le premier trimestre de 2022, je reprendrai ma liberté totale qui va me permettre de reprendre ma place dans le milieu public et en ce moment je vous dirai davantage. Mais la deuxième partie de votre question, je voudrai simplement dire que je ne vois pas d’incompatibilité entre mes activités d’ici et d’ailleurs. La preuve, c’est que dans le passé, en tant Conseiller National de Transition, Rapporteur de la Commission des Affaires Etrangères, Président du Groupe d’Amitié parlementaire Centrafrique-Tchad et Vice-Président du Groupe parlementaire Centrafrique-France, j’ai pu peut-être avec équilibrisme jouer ce rôle sans que ça puisse empiéter sur les relations privilégiées entre ces deux pays. Et donc aujourd’hui je ne suis pas sûr que cette prise de parole peut interférer dans les affaires de ces deux pays qui ont une longue tradition d’amitié et, je dirai de soutiens réciproques. Et donc pour moi, il n’y a pas d’inconvénient puisse que je ne juge pas sur le champ, je laisse la latitude aux autres d’apprécier.

KN : Vous dites que d’ici l’an prochain, ce sera votre prise de liberté totale pour vous assumer pleinement. Alors serez-vous en train de dire que vous allez démissionner de votre poste actuel au Ministère de travail et de l’Emploi ?

FYS : Vous me confirmez que non seulement les faits que vous voulez m’imposer sont têtus mais que Kangbi-Ndara est aussi têtu. Et je vois qu’en vous chassant au naturel vous revenez au galop. Permettez monsieur le journaliste que nous puissions seulement acter ce rendez-vous que je vous annonce maintenant et, au jour venu, je vous dirai plus.

KN : Depuis l’arrivée des russes en Centrafrique, leur contribution favorable au retour progressif de la paix et de la sécurité dans le pays, l’image de la France a pris un sacré coup. En vous affichant « républicain » seriez-vous en train de tourner le dos au pouvoir de Bangui ?

FYS : J’avoue que cette question est à la fois pertinente et épineuse. Mais en toute honnêteté en toute responsabilité, je voudrai d’abord citer le Président de la République le Professeur Faustin-Archange Touadera qui, sur cette question répond en disant, il y a de la place pour tout le monde. La RCA est un pays vivant dans le monde. Et donc la RCA à l’heure de ce village planétaire ne peut pas vivre en autarcie. Et je me retrouve dans le discours du Chef de l’Etat qui s’insère dans une sorte de multilatéralisme intelligent, tout en reconnaissant que notre pays la RCA est fragile et que nous avons besoin, selon toujours les paroles du Chef de l’Etat de tous les amis et partenaires chacun dans son rôle à nous aider pour pouvoir nous en sortir. Et je voudrai aussi me saisir de l’opportunité que vous offrez en ce moment pour revendiquer et réaffirmer mon amitié mon attachement, ma fidélité et ma loyauté vis-à-vis du Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadera. Ceci étant, je reste un homme public. Et donc je refuse de rentrer dans une sorte de prison à la fois politique et intellectuelle qui consiste à dire qu’on ne doit pas avoir un chapelet de relations à la fois intellectuelle, politique et sociale. Pour moi, ma prise de parole dans un cadre bien précis n’a rien à voir avec ma « centrafricainité » et mes engagements publique et politique. Et au risque de me répéter, je dis ouvertement, publiquement et officiellement tout mon attachement, mon soutien, ma fidélité mon amitié et ma loyauté pour le Président de la République le Professeur Faustin-Archange Touadera.
Et d’ailleurs je fais le distinguo entre ma position nationale et mes prises de position au niveau international. Ce n’est pas un apanage personnel mais que beaucoup de compatriotes qui sont dans la même situation que moi puissent utiliser cette opportunité, cette possibilité pour essayer d’apaiser le climat et d’aller dans le sens de la vision du Chef de l’Etat que j’ai déjà rappelé plus haut qui consiste à dire non seulement il y a de place pour tout le monde mais la RCA ne néglige pas un partenaire, selon la vision du Chef de l’Etat, pour un autre.
Je profite de cette occasion pour rappeler à un apaisement mais aussi pour demander à ce qu’on n’entretienne pas inutilement des tensions, des ratés et des dérapages pour pouvoir envenimer les relations entre Bangui et Paris.

KN : En votre qualité de citoyen français, militant actif des Républicains, résident permanent à Bangui la capitale, confirmerez-vous la présence du groupe Wagner en Centrafrique ?

FYS : Vous savez je ne suis pas en principe, autorisé à répondre à cette question. Néanmoins je donne mon point de vue en tant que Centrafricain, en tant que homme public. Et je dis aux uns et aux autres de faire très attention. La RCA a officiellement des relations avec la Fédération de Russie. Ce n’est pas un péché, nous sommes un pays souverain. Et en paraphrasant un peu l’icône de la politique africaine, celui qui est considéré comme le Pape africain politique, Madiba, Nelson Mandela, qui dit, après toutes ces périodes que nous avions traversées, il parlait non seulement de son Afrique du Sud chérie mais de tout le continent noir et de tous les noirs de la diaspora sur l’étendue de la planète. Et il disait, après tout ce que nous avons connu, esclavage, colonisation, apartheid, discrimination, racisme et autre…avant l’indépendance, nous devons interdire aux autres de nous choisir nos amis et nos relations. Et je crois, le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin-Archange Touadera par sa vision et par sa politique, n’est pas en train d’aller à l’encontre de cette vision, pas imposée mais actée par Nelson Mandela qui s’apparente aussi à la vision de notre Père Fondateur Barthelemy Boganda. Donc les Russes sont en RCA avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Et donc, la RCA en tant que pays souverain est libre de choisir quel au pays au monde avec lequel il commerce ou il coopère.
Pour ne pas donner l’impression d’éviter votre question sur ce que vous les médias et certaines voix tordues qui parlent en terme du groupe Wagner. Et moi puisque je n’ai pas d’éléments matériels nécessaires pour affirmer ou infirmer la présence de ce que vous appelez, vous les hommes de médias et les détracteurs de la République centrafricaine, groupe Wagner, je ne que reconnaitre qu’il y a la Fédération de la Russie, le pays de Vladimir Poutine en République centrafricaine dans un cadre officiel avec l’autorisation ou l’aval du système des Nations-Unies à travers le Conseil de Sécurité. Voilà c’est ce que je peux vous dire sur cette question.

KN : Florent Yatibingui Sokambi, merci.

FYS : C’est moi qui vous remercie

Propos recueillis par Johnny Yannick Nalimo

Sylvie Baïpo Témon (RCA): «En cas de renouvellement de la Minusca, il faut mettre l'accent sur l'efficacité»À New York, ...
12/11/2021

Sylvie Baïpo Témon (RCA): «En cas de renouvellement de la Minusca, il faut mettre l'accent sur l'efficacité»

À New York, le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit ce vendredi 12 novembre 2021 pour débattre et voter sur le renouvellement de la Minusca, la mission des Nations unies en Centrafrique. Ce vote intervient dans un contexte tendu, deux semaines après que des éléments de la garde présidentielle ont ouvert le feu sur un bus des Nations unies, blessant 10 policiers égyptiens. Une jeune fille a également perdu la vie dans cet incident. Contexte tendu également entre la RCA et ses partenaires internationaux, qui dénoncent l’emprise de la société militaire privée Wagner sur le pays, où ses hommes sont accusés de graves violations des droits de l’homme. Relations tendues encore avec ses voisins, qui abritent les principaux leaders des groupes armés en activité dans le pays. Sylvie Baïpo Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, est l’invitée de RFI. Elle détaille la position du gouvernement sur le renouvellement du mandat de la Minusca, dont elle juge assez sévèrement le bilan.

RFI : Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Le gouvernement souhaite-t-il que ce mandat soit renouvelé, abrogé ou modifié ? La Minusca doit-elle restée en Centrafrique ?

Sylvie Baïpo Témon : Nous sommes toujours dans une situation difficile et assez préoccupante. Donc, nous avons besoin d’appui pour retrouver la paix et la sécurisation du pays, de la République centrafricaine. Donc, dans ces termes-là, la République centrafricaine a besoin des appuis au niveau de la communauté internationale, tant au niveau multilatéral qu’au niveau bilatéral. Si renouvellement il doit y avoir, il faut mettre l’accent sur l’efficacité parce que, effectivement, nous avons une opération de maintien de la paix qui est là depuis 2013, mais nous avons aussi vu que fin 2020, une nouvelle rébellion se créait et arrivait jusqu’aux portes de la République centrafricaine. Donc, dans ces cas-là, il faut absolument se poser pour voir ce qu’il nous faut améliorer, ce qui n’a pas marché, comment on peut travailler mieux parce que, aujourd’hui, la durée de rétablissement de la paix en République Centrafricaine crée un certain nombre de frustrations.

RFI : Il y a deux semaines, la garde présidentielle devant la résidence du chef de l’État ouvrait le feu sur un bus des Nations unies blessant dix policiers égyptiens qui étaient désarmés. Le bus dans sa fuite a percuté une jeune femme qui est décédée par la suite. Où en est-on actuellement de cette affaire ?

Baïpo : La République centrafricaine va remettre un rapport aux Nations unies. Un incident malheureux qui n’aurait pas dû avoir lieu si l’ensemble des procédures avaient été respectées. Nous avons un accord de siège, justement qui nous lie à la Minusca. Cet accord de siège, dans son article 12, précise que les déplacements de personnels, de bagages, de matériel autre, doit être avisé auprès du ministère des Affaires étrangères afin que des dispositions soient prises.

RFI: La Minusca a demandé une autopsie du corps de la victime. Pourquoi n’a-t-elle pas été réalisée ?

Baïpo: La demande a été faite tardivement. C’est une jeune fille qui appartient à une famille, la famille a pris des dispositions autres. Elle n’a pas été tenue informée d’une volonté de vouloir faire une autopsie. Donc, il faut juste respecter cette mémoire et respecter la volonté de la famille.

RFI : Au début de ce mois, les autorités tchadiennes ont confirmé sur RFI la présence à Ndjamena de l’ancien président François Bozizé qui a depuis pris la tête de la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) l’an dernier. Cette présence dans ces pays voisins, est-ce qu’elle vous inquiète, est-ce qu’elle vous semble plus de nature à ramener la paix, est-ce qu’elle représente une menace ?

Baïpo: L’idéal, ce serait de pouvoir mettre la main sur ces… parce qu’un criminel, c’est un criminel. Il faut passer par la case justice. Si d’autres solutions sont proposées au nom de la paix par les organisations sous-régionales, dans ce cas-là, il faut qu’elles aillent jusqu’au bout de cela et qu’elles soient explicitées de manière claire aux autorités centrafricaines, mais également à l’opinion nationale et internationale.

RFI: La Centrafrique connaît actuellement de graves difficultés économiques. Le Fonds monétaire international (FMI) refuse encore de signer le nouveau programme. Quelles sont aujourd’hui les exigences des bailleurs de fonds ?

Baïpo: C’est toujours le même sujet : la présence de mercenaires, la présente de sociétés privées. On nous accuse d’avoir signé avec une société privée de mercenaires. Qui du gouvernement centrafricain a signé ? Quand on signe quelque chose, il y a quelqu’un qui signe. Quelle est cette personne qui a signé ? Tous les pays occidentaux, les grandes puissances ont des sociétés privées. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est que nous soyons ensemble, solidaires, face à l’ennemi commun qui sont les groupes armés.

RFi : Paris a récemment bloqué son aide budgétaire et certains de ses programmes en raison, selon le quai d’Orsay, de campagnes anti-françaises qui seraient menées par la Russie en Centrafrique, c’était il y a déjà six mois. Où en est-on aujourd’hui ? Est-ce que le dialogue est rompu entre Bangui et Paris ?

Baïpo: Le dialogue n’est pas rompu, en tout cas, pas par la partie centrafricaine parce que toutes les décisions qui ont été prises par la partie française ont été faites de manière unilatérale. Quelle campagne anti-française ? Est-ce qu’un ressortissant français a été enlevé, a été martyrisé, a été torturé ? Il y a eu des appels à manifestations sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, ce n’est pas la réalité des choses. Est-ce que cette manifestation s’est réellement passée en République centrafricaine ? Non. Donc, acceptons de travailler ensemble.

Source RFI

02/11/2021
CINÉMA : CINÉBANGUI ARRÊTÉTriste nouvelle !L'Ambassade de France a décidé d'interrompre le programme de développement du...
24/10/2021

CINÉMA : CINÉBANGUI ARRÊTÉ

Triste nouvelle !
L'Ambassade de France a décidé d'interrompre le programme de développement du cinéma en République Centrafricaine et la formation aux métiers du cinéma CinéBangui qui était en cours.
Aucune explication n'a été donnée.
Certes la France limite depuis le début de l'année sa coopération en République Centrafricaine, mais les fermetures de projets ne sont pas censées concerner les projets culturels et humanitaires.
CinéBangui est une formation conduite par la CinéFabrique, école nationale de cinéma de Lyon et l'Alliance française de Bangui.
Pendant un an, 34 étudiants, recrutés au terme d'un concours et répartis en 5 sections (scénario, image, son, montage et production) étudient aux côtés de professionnels du cinéma français et de jeunes formateurs centrafricains.
Commencée en juin, après des retards dûs à la pandémie de Covid et à la dégradation de la situation sécuritaire en RCA l'hiver dernier, la formation se déroulait parfaitement bien.
Les étudiants sont extrêmement motivés, bouillants d'enthousiasme, présents, engagés, intelligents. Les premiers court-métrages réalisés cet été sont de très bon niveau. Ils vont être envoyés dans les festivals, où je ne doute pas qu'ils retiendront l'intérêt.
Cette semaine, de nouveaux scénarios venaient d'être achevés que les étudiants se préparaient à tourner. Deux formateurs étaient sur place, quatre autres s'apprêtaient à partir.
Tout cela a été arrêté net. Les étudiants vont rester avec une formation incomplète. Leurs films ne seront pas réalisés. Leurs espoirs de travailler dans le cinéma, de faire des films, de contribuer à la culture de leur pays sont balayés.
Cela fait quatre ans que nous travaillons (avec les Ateliers Varan, la CinéFabrique et l'Alliance Française de Bangui) à former des réalisateurs et des techniciens dans ce pays où il n'y avait pas jusque là d'industrie du cinéma. Des résultats magnifiques ont été obtenus, notamment dans le domaine du documentaire, avec des films qui ont fait le tour du monde et obtenu des prix dans les plus grands festivals internationaux.
En ce moment même, au Fespaco, grand rendez-vous du cinéma africain à Ouagadougou, quatre cinéastes centrafricains formés dans le cadre de cette coopération défendent les couleurs de leur pays. Les films Makongo de Elvis Sabin Ngaïbino (déjà primé au Cinéma du Réel à Paris et dans une dizaine d'autres festivals de par le monde) et Boy Biyo de Anne-Bertille Ndeysseit Vopiande (primé à IDFA) sont en compétition. Le projet Eat Bitter (soutenu par le Bertha Fund d'Amsterdam, Hot Docs du Québec et la bourse Sundance) porté par Pascale Appora-Gnekindy et Orphé Zaza participe au Ouaga Film Lab, où il vient d'obtenir le prix de l'Institut français. Et tandis que j'écris ces lignes, j'apprends que Makongo a obtenu l'étalon de bronze du meilleur documentaire.
Une réussite exceptionnelle pour un pays qui, il y a quatre ans encore, n'avait ni industrie du cinéma, ni réalisateurs, ni techniciens formés.
CinéBangui permettait d'aller plus loin et de former des jeunes Centrafricains à tous les métiers du cinéma et de promouvoir le cinéma de fiction.
Fermer le programme maintenant est à tous égards un non-sens.
Quel gâchis !
Tant de belles choses peuvent être faites dans ce pays.

Source: Boris Lojkine, cinéaste, coordinateur du projet CinéBangui

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République Centrafricaine
Bangui

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