08/07/2026
L'Afrique doit repenser son système éducatif si elle veut vaincre le chômage.
Je sais que cette réflexion ne fera pas l'unanimité, mais il est temps d'ouvrir le débat.
Le système éducatif que nous utilisons aujourd'hui en Afrique est en grande partie un héritage de la colonisation. Or, les colonisateurs n'ont pas créé l'école pour faire des Africains des entrepreneurs, des industriels ou des créateurs de richesses. Leur objectif principal était de former des auxiliaires de l'administration coloniale : des commis, des secrétaires, des interprètes, des comptables et d'autres employés capables de faire fonctionner leur système.
Même après les indépendances, nous avons conservé, dans une large mesure, cette philosophie. Résultat : dès son plus jeune âge, l'enfant est préparé à croire que la réussite consiste à obtenir un diplôme afin d'être recruté par l'État, une entreprise ou une organisation. Une fois ses études terminées, son premier réflexe est de chercher un emploi. Il devient demandeur d'emploi avant même de penser à devenir créateur d'emplois.
Mais une question s'impose : qui va embaucher des millions de diplômés si très peu d'entreprises sont créées et si nos économies restent peu industrialisées ?
Chaque année, les universités produisent des milliers de diplômés, tandis que le nombre de postes disponibles reste limité. Le résultat est visible : chômage, découragement, exode des compétences et dépendance à l'égard de l'État.
L'Afrique n'a pas seulement besoin de plus de diplômés. Elle a besoin de diplômés capables de transformer les ressources locales, de créer des entreprises, d'innover, de produire et de résoudre les problèmes de leurs communautés.
Il ne s'agit pas de condamner l'école, car l'éducation demeure indispensable. Il s'agit plutôt de transformer son contenu et sa finalité. Nous devons passer d'une école qui forme principalement des chercheurs d'emploi à une école qui forme des créateurs de richesses, des entrepreneurs, des inventeurs et des