18/08/2026
🇵🇸 PLUS RIEN N’ARRÊTE-T-IL ISRAËL DANS SES CRIMES QUOTIDIENS ?
À ce stade, il devient difficile de parler encore de « dérapages ». Un dérapage, ça arrive une fois. Quand le véhicule continue d’accélérer pendant trois ans, qu’il franchit successivement toutes les barrières et que le conducteur explique qu’il n’a pas l’intention de freiner… on commence à avoir un problème de freins. Et surtout de conducteur.
À Gaza, la situation est devenue vertigineuse. Israël contrôle désormais près de 70 % de l’enclave, après avoir annoncé vouloir étendre son contrôle territorial. L’ONU constatait déjà fin juin que les restrictions d’accès, le blocus et les zones sous contrôle militaire affectaient les moyens de subsistance et les services essentiels de la population. Et les frappes continuent : le 1er août, des bombardements israéliens avaient encore tué au moins 18 Palestiniens selon Reuters. On parle désormais de camps de concentration à Gaza ... une honte pour l'humanité !
Pendant ce temps, le rayon d’action militaire s’étend. Au Sud-Liban, Israël maintient une zone sous contrôle et des opérations qui ont provoqué destructions massives, déplacements et dégâts considérables aux terres agricoles et aux infrastructures. Il est plus que probable que ces crimes soient qualifiés de crimes de guerre ou crimes contre l'Humanité.
En Syrie, les frappes israéliennes se poursuivent : ce 18 août encore, des frappes ont visé une base aérienne inoccupée dans le nord-ouest du pays.
Et en Cisjordanie ? La colonisation ne semble décidément pas avoir reçu le mémo sur le « droit international ». Les saisies de terres, les avant-postes et les violences de colons se poursuivent. Le 12 août, l’armée israélienne "affrontait" même des colons qu’elle tentait d’évacuer près de Qusra.
La Cisjordanie compte désormais des centaines de milliers de colons répartis dans des colonies et avant-postes illégaux aux yeux du droit international.
Et puis il y a les prisons. Un rapport de B’Tselem, relayé par le BMJ, faisait état de plus de 10 000 Palestiniens détenus fin septembre 2025, dont environ 350 enfants, et documentait des témoignages de violences, de torture et de violences sexuelles dans les lieux de détention israéliens. Cela ne signifie évidemment pas que chaque détenu a été torturé ou violé, mais ces accusations sont suffisamment graves pour exiger des enquêtes indépendantes et une véritable reddition de comptes.
Alors posons la question qui dérange : combien de lignes rouges faut-il encore franchir avant que la communauté internationale décide qu’une ligne rouge sert réellement à quelque chose ?
Les résolutions de l’ONU ?
Les condamnations diplomatiques ?
Les rapports des organisations internationales ?
Les enquêtes ?
Les mesures conservatoires de la Cour internationale de Justice ?
La CIJ a notamment ordonné à Israël de prendre des mesures pour prévenir certains actes visés par la Convention sur le génocide et, dans ses ordonnances ultérieures, de permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et de veiller à ce que son armée ne commette pas les actes visés par ses mesures.
Et pourtant, le spectacle continue.
Comme si le droit international était devenu ce fameux panneau « STOP » devant lequel certains conducteurs ralentissent légèrement… avant de remettre plein gaz.
Cela suffit.
Il est temps de passer des déclarations aux actes.
Pas pour « punir Israël ». Pas pour « prendre le parti des Palestiniens contre les Israéliens ». Mais pour faire quelque chose de beaucoup plus élémentaire : faire respecter le droit international et protéger les populations civiles.
Il faut une véritable stratégie internationale : cessez-le-feu durable, accès humanitaire garanti, protection effective des civils, fin de l’occupation et de l’annexion illégale des territoires, arrêt de l’expansion des colonies, enquêtes indépendantes sur les crimes présumés, coopération avec la CPI, poursuites contre les responsables lorsque les preuves le justifient, retour et indemnisation des victimes, reconstruction de Gaza et processus politique permettant enfin aux Palestiniens comme aux Israéliens de vivre en sécurité et avec leurs droits fondamentaux.
Et si une force internationale de protection et de maintien de la paix, mandatée par les Nations unies et dotée d’un véritable pouvoir opérationnel, est nécessaire pour protéger les civils et accompagner cette transition, alors il faut avoir le courage d’en discuter sérieusement.
Parce qu'il ne suffit plus de compter les morts, de publier des rapports et de prononcer des discours solennels.
Un droit international qui ne s'applique qu'à ceux qui acceptent de l'appliquer n'est plus un droit : c'est une suggestion.
Et l’humanité ne peut pas devenir spectatrice d’une tragédie en expliquant, année après année : « Nous sommes profondément préoccupés. »
La question n’est donc plus seulement : « Que se passe-t-il à Gaza ? »
La vraie question est :
COMBIEN DE TEMPS ALLONS-NOUS ENCORE LAISSER LE DROIT INTERNATIONAL ÊTRE PIÉTINÉ AVANT D’AGIR ?
🇵🇸🕊️ Protéger les civils. Faire respecter le droit. Juger les responsables. Réparer les victimes. Et construire enfin la paix.
Parce qu’à force de laisser toutes les lignes rouges devenir décoratives, il ne restera bientôt plus que les ruines pour nous rappeler qu’elles existaient.
Publication volontairement satirique, mordante et caricaturale dans sa forme. Les faits et chiffres mentionnés renvoient aux sources citées ; les accusations de crimes restent, lorsqu’elles n’ont pas fait l’objet d’un jugement définitif, des allégations devant être établies par des enquêtes et juridictions compétentes.