25/08/2026
🇨🇮 Pasteur JACQUES AMESSAN :
« J’ai compris qu’au lieu de dépenser un million de francs CFA pour faire installer un tapis rouge afin que je marche dessus lorsque j’arrive à l’église, il serait mieux d’utiliser cet argent pour financer les études de plusieurs jeunes de l’église.
En réalité, il y avait parmi nous de futurs ingénieurs, de futurs cadres. J’ai compris qu’il y avait beaucoup de cerveaux au milieu de nous, actifs dans l’église, mais inactifs dans la société. Et si, en tant que père, on ne s’assoit pas pour les identifier et réfléchir à la manière dont on peut les aider, on risque d’irriter nos enfants. Ils nous verront prospérer et pourraient avoir l’impression que Dieu est avec nous, mais qu’Il n’est pas avec eux.
Il y a beaucoup de jeunes comme cela dans les églises évangéliques, qui sont frustrés et blessés parce que personne, parmi ceux qui se présentent comme leurs pères spirituels, ne prend le temps de s’intéresser à leur avenir, de leur demander ce qu’ils veulent faire dans la vie et comment ils envisagent leur parcours.
Mais vous aussi, si personne ne vous pose de questions, parlez-en.
Si vous souhaitez suivre une formation ou poursuivre des études et que vos parents n’en ont pas les moyens, allez voir votre pasteur et informez-le de votre situation. Souvent, les gens n’ont tout simplement pas l’information.
J’ai annulé une grande veillée de réveil que nous devions organiser au stade de la BAE l’année dernière lorsque j’ai constaté que beaucoup de mes fils et de mes filles étaient là, mais ne partaient plus à l’école depuis un ou deux ans, faute de moyens financiers.
Pourtant, nous étions prêts à investir 15, voire 17 millions de francs CFA dans cette veillée, pour aller pleurer et chanter en langues, alors que cet argent aurait pu servir à financer leurs études.
Oui, ils seraient venus danser et chanter. Mais une fois rentrés à la maison, lorsqu’ils auraient repensé à leur situation scolaire, ils auraient certainement pleuré. »
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