05/10/2026
🇨🇮 UNE SOUS-PRÉFECTURE, UNE MUTUELLE… MAIS POURQUOI DEUX ASSOCIATIONS DE JEUNESSE ?
La jeunesse de la sous-préfecture d’Iboguhé traverse actuellement une période de fortes incompréhensions qui, si nous n’y prenons garde, pourrait conduire à une division durable. Il est donc important que chacun fasse preuve de responsabilité afin d’éviter que les divergences actuelles ne deviennent, demain, une source de tensions.
Dans cette sous-préfecture, il existait une association de jeunesse dénommée AJSPI. Le mandat du président sortant étant arrivé à son terme, une élection devait être organisée afin de lui trouver un successeur dans un climat de paix, de transparence et de fraternité.
Cependant, le processus électoral a suscité des incompréhensions et des divergences au sein d’une partie de la jeunesse. Certaines méthodes et certains discours liés à la succession ont été diversement appréciés, ce qui a contribué à installer un climat de méfiance.
Face à ces difficultés, les élections avaient été reportées dans l’espoir de permettre aux différentes sensibilités de se rapprocher et de trouver un terrain d’entente avant la reprise du processus.
Malgré cela, une nouvelle élection a finalement été organisée et un nouveau président a été élu, alors qu’une partie importante de la jeunesse n’y a pas pris part. Cette situation a laissé subsister des frustrations et des interrogations chez certains jeunes.
Par ailleurs, une partie de cette jeunesse estime que le fonctionnement de l’association et les conditions de succession devraient davantage garantir l’équité entre les différents villages et sensibilités de la sous-préfecture. C’est dans ce contexte qu’une initiative visant à créer une nouvelle association de jeunesse serait actuellement envisagée.
Ainsi, Iboguhé pourrait se retrouver avec une seule mutuelle, mais deux associations de jeunesse.
Cette situation doit nous interpeller collectivement.
Nous devons apprendre à cultiver davantage la culture démocratique dans nos communautés. On ne peut pas souhaiter la démocratie à l’échelle nationale et avoir du mal à appliquer ses principes au sein de nos propres associations et organisations locales.
La démocratie ne se résume pas à l'organisation d'une élection. Elle suppose également l’écoute, le dialogue, la transparence, le respect des règles communes et la prise en compte des différentes sensibilités.
Iboguhé n’étant pas une population particulièrement nombreuse, une multiplication des structures de représentation de la jeunesse pourrait, à terme, affaiblir notre capacité à nous mobiliser autour des enjeux essentiels de développement.
Il est donc souhaitable que les responsables et les différentes composantes de la jeunesse privilégient le dialogue et recherchent, autant que possible, une solution permettant de préserver l’unité et la cohésion de notre communauté.
Évitons les procès d’intention, les accusations personnelles et les considérations qui pourraient opposer les villages entre eux. Les désaccords sont normaux dans toute organisation ; l’essentiel est de savoir les gérer dans le respect et la responsabilité.
C’est aussi cela, la démocratie : accepter la diversité des opinions, respecter les règles communes et faire primer l’intérêt général sur les intérêts particuliers.
Nous pouvons espérer que, quelles que soient les évolutions à venir, les différentes associations ou initiatives de jeunesse sauront travailler dans un esprit de paix, de respect mutuel et de complémentarité, sans rivalité inutile.
Car au-delà de nos divergences, nous appartenons tous à la même communauté.
Iboguhé a besoin d’une jeunesse capable de débattre sans se diviser, de se confronter sans se déchirer et surtout de travailler ensemble pour le développement et le bonheur de sa population.
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