29/08/2026
💥🔷️ URGENT > MONOKO-ZOHI : UNE RENCONTRE POUR LA PAIX QUI TOURNE AU DRAME, LE VILLAGE EN DEUIL
Ce qui devait être une rencontre de dialogue et de recherche de consensus pour désigner le chef central de Monoko-Zohi s’est transformé en une scène de tension et de désolation.
Ce vendredi 28 août 2026, le sous-préfet de Dania avait convoqué l’ensemble de la population à une rencontre prévue sur la place publique du village. L’objectif annoncé était de rechercher une solution consensuelle autour de l’élection du chef central.
Mais à l’arrivée du sous-préfet et de sa délégation, grande fut la surprise des villageois : la rencontre, initialement prévue sur la place publique, aurait été déplacée au domicile du second prétendant au poste de chef central. Un choix qui a profondément irrité une partie de la population, déjà convaincue que ce candidat bénéficierait du soutien de certaines autorités administratives ainsi que du député RHDP de la localité.
Le mécontentement a rapidement gagné la foule. La situation s’est tendue et, selon plusieurs témoignages, le sous-préfet aurait alors demandé l’intervention de la gendarmerie pour disperser les habitants. Des arrestations ont suivi, notamment celles du second prétendant au poste de chef central.
Des scènes de violences et de bastonnades auraient accompagné ces interpellations. Plus grave encore, selon des autorités coutumières l’un des trois détenus, le jeune MEITÉ, aurait été violemment battu avant de trouver la mort alors qu’il se trouvait en détention. Cette information, particulièrement grave, appelle désormais une enquête judiciaire indépendante afin d’établir les circonstances exactes de son décès.
🔷️ Monoko-Zohi ne peut pas supporter un nouveau drame.
Ce village a déjà payé un lourd tribut lors des crises politiques passées (2002 - 2003). Des vies y ont été fauchées et plusieurs victimes avaient été entassées dans deux charniers visibles à l’entrée du village. Ces blessures sont encore profondes. La mémoire de ces morts est encore douloureuse.
Et aujourd’hui, ce village paisible se retrouve à nouveau endeuillé autour d’une question qui aurait dû être réglée par le dialogue.
Peut-on imposer un chef à un village au prix de la peur, de la violence et d’une vie humaine ?
La justice doit être saisie. Toute la lumière doit être faite sur la mort du jeune MEITÉ. Les responsables de ce crime devront répondre de leurs actes devant la loi.
L’État peut interpeller. La gendarmerie peut maintenir l’ordre. Mais aucune arrestation ne peut justifier la violation des droits fondamentaux d’une personne détenue. Une vie humaine est sacrée.
Monoko-Zohi a déjà trop pleuré. Il est temps de déposer les armes de la confrontation et de reprendre le chemin du dialogue.
Que l’âme de notre frère MEITÉ repose en paix.
Que justice soit faite. Et que plus jamais Monoko-Zohi ne revive les tragédies de son passé.
⛔️ Liberez les autres encore détenus à la brigade de gendamerie de Vavoua.