07/09/2026
Horreur à Lekaboua, sous-préfecture de Gboguhe: des individus profanent une tombe, emportent la tête et le sexe d'un corps
Ce lundi 7 septembre 2026 restera à jamais gravé dans la mémoire collective des populations de Lekaboua, dans la sous-préfecture de Gboguhé.
Et pour cause : dès l’aube, des passants ont découvert, avec stupeur, la tombe profanée de Moïse BATÉHI, 44 ans, père de trois enfants et boulanger, décédé le 16 juillet dernier.
Après les cérémonies funéraires qui se sont déroulées les samedi 5 et dimanche 6 septembre à Lekaboua, le défunt avait été inhumé dimanche, aux environs de 17 heures, sur la terre de ses ancêtres.
Ce lundi matin, alors que les parents s’apprêtaient à procéder à la cérémonie traditionnelle de purification des enfants du défunt, une terrible nouvelle leur est parvenue : la tombe de Moïse Batéhi venait d’être profanée.
Enfants, jeunes, femmes et personnes âgées ont aussitôt accouru au cimetière. Sur place, l’horreur était indescriptible.
Des individus inconnus avaient ouvert la tombe et emporté la tête du défunt, ses parties intimes ainsi que ses organes.
Un acte aussi macabre qu’incompréhensible, qui plonge une nouvelle fois la famille et tout le village dans la consternation.
La gendarmerie de Daloa, immédiatement alertée, s’est saisie de l’affaire afin de procéder aux constatations et d’ouvrir une enquête pour tenter d’identifier les auteurs et de comprendre leurs motivations.
Au-delà de l’émotion et de l’indignation, cette profanation soulève de nombreuses interrogations : que recherchent réellement ces individus ? Quelles peuvent être leurs motivations ? Jusqu’où ira la dépravation de certaines pratiques ?
En attendant les conclusions de l’enquête, un nouveau deuil, fait de stupeur, de colère et d’incompréhension, vient de s’abattre sur le petit village de Lekaboua.
Bedou Bedou