19/06/2026
Un lycée né dans la ségrégation coloniale, ouvert aux africains par la volonté d'un homme, devenu le poumon intellectuel de la Côte d'Ivoire moderne.
Décembre 1945. Le Cours secondaire d'Abidjan est créé pour les enfants des Occidentaux. Les Africains n'y sont pas admis. Le premier proviseur, Pierre Paris, va forcer l'ouverture aux jeunes de toute l'AOF. De ce geste naît une institution qui formera Laurent et Simone Gbagbo, Daniel Kablan Duncan, Francis Wodié, Djéni Kobina, Tidjane Thiam, Philippe Lacôte et tant d'autres.
Dans cette vidéo : la naissance coloniale de l'établissement, ses dénominations successives de 1945 à 1970, l'ivoirisation de sa direction, le rôle du lycée dans la création de la première université, l'énigme du surnom « les Caïmans », et les performances réelles au baccalauréat 2025 (1 055 admis sur 1 141 candidats, 92,46 %).
Une sélection rigoureuse à l'entrée, une devise qui condamne presque à la réussite : Cherche, trouve et jamais n'abandonne. Lycée Classique d'Abidjan.
Sources institutionnelles et encyclopédiques recoupées. Si vous disposez d'archives sur l'origine du surnom « Caïmans », contribuez en commentaire.
C'est pour le futur que notre passé demeure présent.