MA PLUME Entre passion, sensualité, intrigue et suspens... laissez vous charmer par nos douces histoires.

Serait-il véritablement légitime que je proclame au monde entier que je suis moi-même à l’origine de mes tourments ? Que...
05/03/2026

Serait-il véritablement légitime que je proclame au monde entier que je suis moi-même à l’origine de mes tourments ? Que j’ai posé des choix qui n’ont pas produit les résultats escomptés, que je les assume pleinement, mais qu’ils n’en demeurent pas moins pesants et profondément irritants ?

Après tout, qu’importe au monde que je traverse une période où le poids des conséquences ressemble à une croix que je porte seule ? Qui se soucie réellement de mes luttes intérieures ?

Peut-être est-ce là le nœud du problème : je m’en veux d’avoir, à maintes reprises, préféré la paix au tumulte, la retenue à l’affrontement. J’ai choisi l’apaisement plutôt que de renvoyer certaines vérités à la face de ceux qui les méritaient. Était-ce sagesse ou renoncement ?

Par instants, je souhaiterais ouvrir un univers parallèle où, pour chaque situation donnée, je pourrais activer une autre version de moi-même — moins conciliante, moins pacifique — afin d’expérimenter ce que donnerait une posture différente.

Mais alors une question persiste : au nom de quoi continuerais-je à subir ? Pourquoi persister à rechercher un fragile équilibre, pour ensuite me retrouver à en dénoncer l’injustice ? À quel moment la quête de paix cesse-t-elle d’être une vertu pour devenir une forme d’auto-sacrifice ?

Ainsi va mon agacement : lucide, assumé, mais profondément humain.

L’Amour du risque et la démesure du désir~Ce feu que je n’aurais pas dû approcher…Tout est allé lentement.Et pourtant, e...
29/01/2026

L’Amour du risque et la démesure du désir

~Ce feu que je n’aurais pas dû approcher…

Tout est allé lentement.
Et pourtant, en une fraction de seconde, tout est allé très vite.
C’était paradoxal, presque irréel. Et pourtant, c’était là, bien présent, profondément ancré.

Il appelait cela la curiosité. Il disait vouloir comprendre, aller plus loin, savoir davantage. Au début, je m’en méfiais. Puis, sans m’en rendre compte, j’ai commencé à aimer ses questions. Même les plus indiscrètes. Surtout celles qui me forçaient à baisser la garde.

Le jeu était simple, disait-il : échanger.
Simplement. Sans promesse. À armes égales.

Nous parlions de nos vécus, de nos histoires personnelles — parfois trop personnelles — et c’est ainsi que, lentement, insidieusement, entre deux sujets importants ou insignifiants, quelque chose s’installait. Virtuellement.
Jusqu’à des heures indécentes, Nous veillions presque, suspendus à nos écrans, suspendus l’un à l’autre.

La chaleur montait, Je la sentais et Il le savait.

Il aimait cette montée invisible, et me le faisait comprendre, parfois sans détour, parfois par des allusions dangereusement bien placées. Je comprenais. Et je sentais naître en moi un goût nouveau. Un goût coupable. La raison tentait bien de me rappeler à l’ordre, mais il suffisait d’une seule notification pour que la braise s’embrase à nouveau.
Je me surprenais à imaginer la fin.
Ou peut-être pas la fin…
Les conséquences.

C’était cette curiosité — presque imprudente, presque interdite — qui me poussait un peu plus loin chaque jour, jusqu’à ce moment précis.
— Allô… tu as déjà eu le véhicule ?
Sa voix, calme, faussement anodine.
— Non, pas encore, lui répondis-je.
— Alors reviens, dit-il simplement.
— Mais non… laisse tomber.
Mensonge.

Pour vous situer le contexte, nous nous étions tant échauffés, nourris d’images, de mots, de silences lourds de sens, que nous avions fini par décider — sur la base d’une scène imaginée — de goûter à ce qui nous obsédait : le contact de nos lèvres. J’en ris encore.
Et dire que je l’appelais Monsieur. Ne vous y trompez pas : ce titre n’avait rien de solennel.
C’était moi qui l’aimais, J’aimais le prononcer, souvent précédé de son prénom, comme une provocation douce.
Lorsque sa voix tenta de me faire revenir vers lui, mon cœur se mit à battre d’une manière qui m’étonna moi-même.
J’étais réticente.
Du moins, je voulais l’être.
Mais il y avait cette voix… mon envie… et ce vent sur ma peau qui me donnait des frissons, comme s’il m’encourageait à franchir un seuil invisible.

Il y avait eu des signes.
Des avertissements.
Des empêchements presque symboliques.
Comme si quelque chose insistait pour m’arrêter.
Mais malgré tout, nous avons choisi de nous approcher encore un peu plus près de ce feu.
J’ai ouvert la porte.
Longé le couloir.
Et je l’ai vu.
Face à moi.

Il m’invita à m’approcher. Je ne savais plus comment me tenir. Peut-être parce que cela faisait longtemps que je ne m’étais pas laissée approcher ainsi. Un pas. Puis un autre.
Jusqu’à ce qu’il prenne ma main, m’attirant doucement face à lui.
Ma poitrine se resserra.
Je respirais mal.
Il sourit, légèrement moqueur, et me demanda si j’avais peur de lui. Je ne cherchai même pas à nier. J’hochai la tête.
Et tandis qu’il me demandait pourquoi, il se rapprocha encore.
Nos lèvres n’étaient plus qu’à un souffle l’une de l’autre.
Je ne pouvais plus parler.

Sa main, posée sur ma hanche, me retenait avec une délicatesse troublante. J’en ressens encore la chaleur. À cet instant précis, tout sembla se figer.
Que faisais-je là ?
Que m’apprêtais-je à risquer ?
Nos lèvres se frôlèrent. Lentement. Tendrement.
Et j’ai compris.

Je venais d’entrer dans un nouveau chapitre.
Un chapitre dangereux.
Un chapitre prometteur.
Il m’embrassa.
Je lui rendis son ba**er.
Sa main, autrefois sage, entreprit d’explorer le creux de mon dos, lentement, comme pour me tester. Mon corps frémissait. Je lui caressai le bras, hésitante, timide, mais curieuse. Curieuse de savoir si cela lui faisait autant d’effet qu’à moi.
Alors, presque inconsciemment, je soulevai mon genou, juste assez pour le frôler.
Et cette réponse silencieuse me surprit.
Son corps parlait.
Il réagissait.
Et j’aimai profondément ce langage muet….

COLOCS OU PRESQUE (partie 3)Levy était parti pour son week-end prolongé, laissant derrière lui un appartement silencieux...
22/04/2025

COLOCS OU PRESQUE (partie 3)

Levy était parti pour son week-end prolongé, laissant derrière lui un appartement silencieux. Maya avait tenté de se plonger dans ses cours, puis dans la gestion de son business, mais rien n’y faisait : une fatigue profonde l’enveloppait, mêlée à une agitation intérieure qu’elle ne s’expliquait pas.
Elle avait besoin d’air.

Après avoir longuement hésité, elle attrapa un trench léger et décida de s’offrir une soirée en solo. Un verre, un bon repas, et peut-être une balade nocturne pour se vider l’esprit.
Le bar qu’elle choisit était élégant et discret, parfait pour une parenthèse loin des obligations. Assise près de la baie vitrée, elle observa les passants tout en sirotant lentement son cocktail. Mais malgré l’ambiance feutrée, son esprit refusait de se reposer. Levy!

Elle n’aurait jamais cru que son absence lui laisserait un tel vide. Pire encore, savoir qu’il passait du temps avec une autre femme la piquait plus qu’elle ne voulait se l’avouer.
— Ridicule… murmura-t-elle en repoussant son verre.

Il était temps de rentrer.
Sortant du bar, elle remonta son trench sous la brise fraîche de la nuit. Elle ouvrit son application pour commander un taxi, mais une sensation étrange lui fit lever les yeux. Une ombre, une présence… Quelqu’un l’observait.
Son cœur s’accéléra. Elle n’était pas du genre à paniquer pour rien, mais cette impression persistante lui fit frissonner.

Soudain, une voix grave et posée s’éleva à quelques pas d’elle.

— Vous attendez un taxi ?
Maya sursauta légèrement avant de se tourner.
Un homme se tenait là, à quelques mètres d’elle. Grand, charismatique, avec une prestance qui imposait à la fois respect et intrigue. Il devait avoir la trentaine, un costume bien taillé épousant parfaitement sa silhouette athlétique.
Son regard pénétrant l’examina avec curiosité, mais sans insistance.

— Je… Oui. répondit-elle avec une hésitation qu’elle ne s’expliquait pas.
Il esquissa un sourire.
— Je peux attendre avec vous, si ça peut vous rassurer.

Il avait deviné son malaise.
Maya, habituellement méfiante, sentit pourtant une certaine sincérité dans son attitude. Après tout, il y avait encore du monde autour.

— Pourquoi pas. Souffla-t-elle en croisant les bras.
Elle ignorait encore que cette rencontre, aussi anodine semblait-elle, allait marquer un tournant dans sa vie…
Un jeu subtil entre attirance et mystère
Maya tapota nerveusement sur son téléphone. Dix minutes s’étaient écoulées, et son taxi n’était toujours pas en vue. L’homme, toujours à ses côtés, sembla remarquer son agacement.

— Soit votre chauffeur s’est perdu, soit il vous a lâchement abandonnée.
Maya esquissa un sourire en coin.
— Ou alors, c’est un complot de l’univers pour me forcer à marcher jusqu’à chez moi.
L’inconnu rit doucement, un rire grave et apaisant.
— Je vous propose une alternative : je vous raccompagne. Promis, je ne suis ni un tueur en série, ni un harceleur. Juste un homme bien élevé qui ne laisse pas une dame seule dans la nuit.
Maya hésita. Il dégageait une aura de confiance, mais aussi quelque chose d’insaisissable. Juste au moment où elle allait répondre, son téléphone vibra.
Levy.

Elle fronça légèrement les sourcils en décrochant.
— Allô ?
— Tu fais quoi ?
Sa voix était posée, mais il y avait une nuance dans son ton… un brin de curiosité qu’elle ne lui connaissait pas.
— Je profite de ma soirée. répondit-elle d’un ton faussement détaché.
— Ah ouais ? Et tu es où ?
Maya haussa un sourcil. D’ordinaire, Levy ne s’intéressait pas à ses sorties. Pourquoi ce soudain intérêt ?
— Je bois un verre… seule. Enfin, presque. dit-elle, un sourire mutin sur les lèvres.
Un silence s’installa à l’autre bout du fil. Puis, d’une voix un peu plus grave, Levy demanda :
— C’est qui, "presque" ?

Maya sentit une opportunité. Si Levy voulait jouer sur ce terrain, elle n’allait pas se priver d’y ajouter un peu de piquant.

— Un homme charmant… très charmant, même.
Elle sentit la respiration de Levy se suspendre brièvement avant qu’il ne réponde :
— Fais attention à toi, Maya.
Elle sourit.
— Toujours.
Elle raccrocha et leva les yeux vers l’inconnu, qui la fixait avec amusement.
— Je suppose que je peux accepter votre offre… à condition que vous me prouviez que vous êtes bien élevé jusqu’au bout.
L’homme inclina légèrement la tête, l’ombre d’un sourire flottant sur ses lèvres.
— Marché conclu.

Et tandis qu’elle montait dans sa voiture, un frisson d’excitation mêlé d’un étrange pressentiment s’empara d’elle.

Le moteur de la voiture vibrait doucement alors que Maya s’installait sur le siège passager. L’intérieur du véhicule respirait l’élégance discrète : un parfum boisé flottait dans l’air, et le tableau de bord luisait sous les lumières tamisées de la ville.

— Tu n’as pas froid ? demanda l’inconnu en réglant légèrement la climatisation.
Maya secoua la tête, mais elle ne pouvait ignorer le frisson qui courait le long de sa colonne vertébrale. Était-ce l’air frais ou bien la présence magnétique de cet homme à ses côtés ?

— Alors, qui dois-je déposer et où ? lança-t-il avec un sourire en coin, les yeux braqués sur la route.
— Maya. Et je vais dans le quartier de Saint-Martin.
— Enchanté, Maya. Moi, c’est Adam.

Elle hocha simplement la tête, observant son profil éclairé par les réverbères. Il dégageait une assurance naturelle, celle d’un homme habitué à maîtriser son environnement sans avoir à en faire trop.

Un silence s’installa. Pas inconfortable, mais chargé d’une curiosité latente. Maya se décida à briser la glace.
— Tu sors souvent sauver des inconnues en galère de taxi ?
Adam laissa échapper un petit rire.
— Seulement quand elles ont l’air de défier la nuit tout en gardant un pied sur leurs gardes.
Elle haussa un sourcil.

— C’est censé vouloir dire quoi ?
— Que tu es là, présente, mais que ton esprit est ailleurs. Comme si tu étais ici sans vraiment y être.
Maya ne s’attendait pas à une observation aussi perçante. Elle détourna légèrement les yeux vers la fenêtre, contemplant les rues animées qui défilaient.
— Et toi, tu es du genre à toujours analyser les gens aussi vite ?
— Disons que j’aime comprendre ce qui se cache derrière un regard. Et toi, Maya ? Qu’est-ce qui t’a poussée à sortir ce soir, seule ?
Elle hésita. Pouvait-elle répondre honnêtement qu’elle fuyait une sensation qu’elle n’arrivait pas à nommer ? Que l’idée de Levy, avec une autre femme tout un week-end, l’avait agacée plus qu’elle ne le voulait ?
— Juste… besoin d’air.

Adam ne posa pas plus de questions, respectant son silence. Il se contenta d’un léger hochement de tête avant de changer de sujet.
— Tu fais quoi dans la vie ?
— Je termine mes études. Et je gère un petit business en parallèle.

— Ambitieuse. J’aime ça.

Elle sourit légèrement, flattée malgré elle. Il avait ce ton calme et captivant qui rendait la conversation fluide, naturelle.
Alors qu’ils arrivaient à destination, Adam ralentit et se gara devant son immeuble.

— Bien arrivée.

Maya détacha sa ceinture, prête à sortir, mais elle hésita un instant.

— Merci pour le trajet. C’était… agréable.
Adam la fixa un instant, un sourire en coin.

— De rien. J’espère que ton week-end sera tout aussi agréable, Maya.
Elle sentit son cœur rater un battement. Un simple au revoir, et pourtant, il résonnait comme un défi.
Elle sortit de la voiture et referma la portière avec douceur. Alors qu’elle franchissait le seuil de l’immeuble, elle jeta un dernier coup d’œil à la voiture.

Adam était toujours là, observant.
Puis, lentement, il démarra et disparut dans la nuit.

COLOCS OU PRESQUE (partie 2)Après quelques jours, leur dynamique commença à changer. Levy, d’ordinaire distant, se montr...
25/03/2025

COLOCS OU PRESQUE (partie 2)

Après quelques jours, leur dynamique commença à changer. Levy, d’ordinaire distant, se montrait plus attentif envers Maya. Il lui ramenait parfois son café préféré ou lui demandait comment s’étaient passées ses journées avec un intérêt sincère. De son côté, Maya, bien qu’encore méfiante, se surprenait à guetter son retour le soir, se demandant inconsciemment s’il lui réserverait une nouvelle surprise.
Un soir, alors qu’ils regardaient un film dans le salon, Levy s’installa un peu plus près qu’à l’accoutumée. Maya le remarqua immédiatement mais choisit de ne pas réagir. Pourtant, son corps, lui, trahissait un léger frisson lorsqu’il effleura son bras en attrapant la télécommande. Une scène romantique se jouait à l’écran, et elle sentit son regard sur elle. Il ne disait rien, mais l’intensité dans ses yeux était troublante. Elle hésita à briser ce moment étrange, mais il détourna le regard le premier, comme s’il venait de prendre conscience de la proximité entre eux.

Le lendemain matin, alors que Maya préparait son petit-déjeuner, une notification sur le téléphone de Levy attira son attention. Par réflexe, son regard se posa sur l’écran avant qu’il ne s’éteigne. "Tu me manques, on se voit bientôt ?" signé par une certaine Élisa. Son estomac se noua malgré elle. Elle fronça les sourcils, perturbée. Pourquoi ce message sonnait-il comme une tentative de réconciliation plutôt qu’un simple échange entre un couple stable ?

Toute la journée, la question la tourmenta. Pourquoi cela l’affectait-il autant ? Ce n’était pas comme si elle avait des sentiments pour lui… n’est-ce pas ? Elle tenta de se convaincre que c’était juste de la curiosité. Le soir, après le dîner, elle posa enfin la question, feignant l’indifférence. "Tu vois toujours ta copine ces derniers temps ?" demanda-t-elle en fixant son assiette. Levy, pris de court, marqua un temps d’arrêt avant de répondre : "On est... dans une période compliquée." Son ton hésitant laissa entrevoir une certaine gêne, ce qui ne fit qu’accentuer ses doutes.
Maya sentit son cœur battre plus fort. Était-ce pour ça qu’il lui avait demandé de l’aider ? Cherchait-il réellement à la reconquérir ou tentait-il simplement de combler un vide ? Une étrange sensation la traversa, un mélange de frustration et d’incompréhension. Devait-elle continuer ce petit jeu alors qu’elle ne connaissait même pas la vérité sur sa relation ?

Un soir, alors qu’elle révisait dans sa chambre, Levy entra sans frapper, une habitude qu’il n’avait jamais eue. "Désolé, mais j’ai besoin d’un avis féminin, vraiment." Il s’approcha, tenant son téléphone. "Elle veut qu’on parle ce week-end… Je ne sais pas si c’est une bonne idée." Il semblait sincèrement perdu.
Maya, malgré le pincement qu’elle ressentit, lui répondit avec détachement : "Si tu tiens vraiment à elle, tu devrais y aller."
Mais alors qu’elle prononçait ces mots, une étrange sensation lui noua la gorge. Elle réalisait qu’elle n’était peut-être pas aussi indifférente qu’elle le prétendait…
Le lendemain matin, Maya croisa Levy dans le couloir, une valise à la main. Elle fronça les sourcils.
— Tu pars quelque part ? demanda-t-elle, tentant de paraître détachée.
Levy hocha la tête, un sourire indéchiffrable sur les lèvres.
— Oui, Élisa et moi allons passer le week-end ensemble. On a besoin de parler et de se retrouver.
Maya sentit une étrange crispation dans sa poitrine. Son sourire se figea légèrement, mais elle se força à garder un ton léger.

— Oh… c’est bien. Ça vous fera du bien, je suppose.
Levy la fixa un instant, comme s’il cherchait à percer ses pensées, puis haussa les épaules.

— Oui, je pense aussi. À lundi alors.
Il lui adressa un dernier regard avant de disparaître derrière la porte.
Maya resta immobile quelques secondes avant de souffler bruyamment.

Pourquoi se sentait-elle… agacée ? Ce n’était pas son problème, après tout ! Levy était libre de faire ce qu’il voulait. Pourtant, toute la journée, elle fut d’une humeur exécrable, incapable de se concentrer sur ses révisions.

Le soir venu, elle se surprit à fixer l’écran de son téléphone, hésitant à lui envoyer un message. À quoi je joue, au juste ? se morigéna-t-elle. Serrant les dents, elle jeta son téléphone sur le canapé et attrapa un livre pour s’occuper l’esprit.
Mais rien n’y faisait. L’image de Levy avec Élisa la hantait. Et si ce week-end signait réellement leur réconciliation ?

Ce qu’elle refusait d’admettre, c’était que l’idée même de les imaginer ensemble lui était insupportable…
Cette proposition de Levy la laissa étrangement songeuse. L’aider à devenir un meilleur petit ami ? Quelle ironie.
Si seulement il savait…

Maya se força à sourire et hocha la tête, acceptant le défi avec une désinvolture feinte. Mais une fois dans sa chambre, elle s’effondra sur son lit, fixant le plafond, envahie par des souvenirs qu’elle s’efforçait d’enterrer.

Elle avait aimé une fois. D’un amour si intense qu’il en était devenu dévorant. Une passion à sens unique, où elle avait tout donné, sans jamais recevoir en retour. L’illusion d’un bonheur parfait s’était brisée brutalement, la laissant exsangue, vidée, trahie.

Depuis, elle s’était enfermée dans une discipline rigide. Ses études et son business étaient devenus son refuge, sa forteresse. Plus de place pour les distractions, encore moins pour les sentiments.
Mais ce dîner avec Levy… cette atmosphère légère, presque intime… Cela ravivait des sensations qu’elle croyait éteintes. Et cette idée lui faisait peur.
Elle ne pouvait pas se permettre de faiblir à nouveau.
Alors, elle inspira profondément, chassa ces pensées et se promit une chose : ce "jeu" avec Levy ne serait qu’un simple exercice. Rien de plus.
Elle en était convaincue.
Du moins, elle essayait de l’être…

COLOCS OU PRESQUE ? (Partie 1)Levy, jeune responsable fraîchement embauché, et Maya, une étudiante en fin de cycle et en...
24/02/2025

COLOCS OU PRESQUE ? (Partie 1)

Levy, jeune responsable fraîchement embauché, et Maya, une étudiante en fin de cycle et entrepreneure, partageaient un trois-pièces en banlieue. Leur colocation n'avait jamais été un long fleuve tranquille. Dès le début, des incompréhensions avaient entaché leur cohabitation, et si aucun des deux n’avait encore déménagé, c’était simplement parce qu’ils n’avaient pas trouvé mieux.

Ils ne se détestaient pas, mais ils n’arrivaient pas non plus à s’entendre complètement. Levy trouvait Maya trop carrée et maniaque, tandis que cette dernière reprochait à Levy d’être négligent dans la gestion des tâches ménagères.
Maya était une jeune femme élégante et méticuleuse, persuadée que « la beauté réside dans le détail ». Levy, lui, se contentait d’être propre, mais il savait se montrer élégant quand il le fallait. Un mâle alpha, selon ses propres termes.
Un jour, alors qu’elle s’affairait aux tâches ménagères, Maya ne remarqua pas que le nœud de son pagne, qui lui servait de cache-corps, était mal attaché. Pressée, elle continua sans se douter du moindre incident.

Levy sortit de sa chambre à cet instant précis et la vit comme jamais auparavant. Son regard s’arrêta sur elle, captant chaque détail de son allure insoupçonnée. Sous le pagne légèrement noué à son cou, ses formes se dessinaient avec une sensualité troublante. Il la trouva irrésistible.
Non… Impossible !

Comment pouvait-il penser à elle de cette façon ? Cette petite capricieuse qui l’exaspérait sans cesse avec ses reproches ? Il se convainquit que c’était la fatigue et le stress du travail.
Il s’apprêtait à lui annoncer son départ précipité pour une mission professionnelle de deux jours, mais avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche, Maya sursauta en réalisant sa présence. Dans sa panique, son balai lui échappa des mains… et son pagne aussi.
Levy, tétanisé, fixa la scène en une fraction de seconde. Maya se tenait devant lui, à moitié nue, vêtue seulement d’une petite culotte en dentelle saumon.

Paralysée de honte, elle tenta de dissimuler sa poitrine avec ses bras. Un silence à la fois glacial et brûlant s’installa entre eux.
Levy, frissonnant, trouva le courage de s’approcher. Il ramassa délicatement son pagne et le déposa sur ses épaules.

— Je suis désolé… murmura-t-il d’une voix douce et troublée. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise.
Maya ne répondit pas. Rouge de honte, elle s’enfuit dans sa chambre.

Que venait-il de se passer ?
Elle savait qu’elle ne pourrait plus le regarder dans les yeux après cette humiliation. Elle voulait disparaître sous terre et ne jamais en ressortir.
Une demi-heure plus t**d, elle se força à quitter sa chambre… Mais Levy était déjà parti, lui laissant simplement un mot sur la table expliquant son absence.

Ce n’était pas un réel soulagement, mais au moins, elle n’aurait pas à l’affronter pendant ces deux jours. En attendant, autant se changer les idées avec une soirée ciné solo.

Deux jours plus t**d…

Levy rentra plus tôt que prévu. Maya, de son côté, avait réussi à se distraire avec son travail et ses cours. Mais l’idée de croiser son regard à son retour la rendait nerveuse.
Épuisée après une longue journée, elle ouvrit la porte et fut immédiatement enveloppée par une délicieuse odeur de cuisine.

— Mince alors… Déjà de retour ? murmura-t-elle.
Mais ce qui l’intriguait le plus, c’était cette odeur appétissante. Qui cuisinait ? Levy ne savait pas faire à manger, du moins, d’après ce qu’elle pensait. À moins qu’il ait ramené une fille ?
Poussée par la curiosité, elle entra dans la cuisine et fut stupéfaite.
C’était bien Levy aux fourneaux.

Il était vêtu avec élégance, chemise légèrement déboutonnée, veste posée sur une chaise. Il était raffiné… et diablement séduisant.
Attends… séduisant ?!
Elle secoua la tête pour chasser cette pensée intrusive.

— Tiens Maya, tu es rentrée ! Ça va ? demanda-t-il avec un sourire.
— Euh… oui… Je chassais une mouche… balbutia-t-elle maladroitement. Et toi ?
— Fatigué, mais ça va. Va prendre une do**he, et à ton retour, on passe à table. C’est déjà prêt.
Maya hésita.

— Il n’y a personne d’autre ?
— Tu veux surtout savoir si c’est moi qui ai cuisiné, c’est ça ? répondit-il en riant. Oui, c’est bien moi. Et non, ce n’est pas un plat réchauffé.
Intriguée, elle accepta l’invitation.
Un dîner pas comme les autres
Ils s’installèrent à table. Légèrement gênée, Maya goûta la première bouchée.
— Hummm… C’est bon ! Depuis quand tu cuisines aussi bien ?
Levy esquissa un sourire.
— Ma mère m’a appris quelques astuces avant sa disparition.
— Oh… Je suis désolée, je ne savais pas… murmura-t-elle, sincèrement touchée.
— Ne t’inquiète pas. Ça fait un moment maintenant.
Ils échangèrent sur divers sujets, découvrant chacun des facettes inattendues de l’autre.
Puis, Levy se racla la gorge.
— Maya, j’aimerais te demander un service… un peu spécial.
Elle haussa un sourcil.
— Je t’écoute.
— J’aimerais que tu m’aides à devenir un meilleur petit ami.
Sous le choc, elle faillit s’étouffer avec son verre d’eau.
Lui ? Un petit ami ?
— Attends, attends… Tu es en couple ?!
— Oui, depuis presque un an. Mais elle trouve que je suis trop renfermé, pas assez démonstratif. Je ne veux pas la perdre. Je me suis dit… que tu pourrais m’aider.

Maya le regarda, perplexe.
— Et pourquoi moi ?
— Parce que tu es une fille… et j’imagine que vous avez toutes des attentes similaires.
Elle réfléchit un instant avant de sourire malicieusement.
— Très bien, mais à une condition : tu me cuisines des petits plats comme ce soir chaque semaine !
Levy rit.
— Marché conclu…

🖋️ Un silence... puis une renaissance 🖋️Les mots m'ont manqué, autant que vous. La vie, avec ses imprévus et ses tourmen...
20/02/2025

🖋️ Un silence... puis une renaissance 🖋️

Les mots m'ont manqué, autant que vous. La vie, avec ses imprévus et ses tourments, m’a éloignée de cette plume qui fait battre mon cœur. Mais même dans le silence, les histoires n'ont jamais cessé de murmurer en moi… et aujourd’hui, elles réclament de voir le jour.

Ma Plume est de retour, plus vibrante, plus audacieuse, et prête à vous emporter dans un tourbillon d’émotions. Merci à ceux qui sont restés, à ceux qui reviennent, et à ceux qui découvrent cette aventure. L’histoire reprend, et elle s’annonce plus enflammée que jamais. 🔥

📜 Qui est prêt à tourner la page avec moi ?

07/01/2025

DANS UNE AUTRE VIE 3

Madame John’s détourna le regard, cherchant à échapper à l'intensité de ses paroles. Elle se rapprocha de la fenêtre, observant la ville s'étendre à perte de vue. Sa voix, lorsqu'elle parla enfin, était basse.
« Ressentir quelque chose… ne change rien, Fox. Je suis engagée dans une vie qui n’a plus de place pour toi. »
Fox fit un pas en avant, réduisant davantage la distance entre eux. « Alors, pourquoi ton regard me raconte autre chose ? Pourquoi tes silences crient tout ce que tu refuses de dire à voix haute ? »
Elle se retourna brusquement, ses yeux étincelant de colère et de douleur. « Parce que c’est injuste ! Parce que tu n’as pas le droit de revenir maintenant, après tout ce que j’ai traversé pour tourner la page. » Elle inspira profondément, luttant contre les émotions qui menaçaient de la submerger. « Fox. Je ne peux pas… »
Il s’approcha encore, si près qu’elle pouvait sentir la chaleur de sa présence. « Je ne te demande pas de briser ta vie. Je veux juste que tu sois honnête, au moins avec toi-même. »
Fox, incapable de résister à l'élan du moment, franchit les derniers centimètres qui les séparaient. Son souffle chaud effleura la peau de Madame John’s, et elle sentit son cœur s'emballer. Il posa doucement une main sur son bras, comme pour lui donner une chance de s'éloigner. Mais elle ne bougea pas.
« Pourquoi es-tu si proche… ? » murmura-t-elle, sa voix vacillant entre reproche et désir.
« Parce que je ne peux pas faire autrement, » répondit-il, son regard fixant intensément ses lèvres. « Tu sais que tout ceci est plus fort que nous. »
Leur monde semblait se rétrécir, comme si rien d'autre n'existait en dehors de cet instant. Fox approcha doucement son visage, et leurs souffles se mêlèrent. Leurs lèvres étaient sur le point de se toucher, emportées par une onde d'émotion brute et incontrôlable.
Soudain, un bruit de talons claquant sur le sol brisa le charme. La porte de la salle de réunion s'ouvrit, et l'assistante de Madame John’s apparut, tenant un dossier à la main.
« Excusez-moi, Madame John’s, mais voici les documents que vous avez demandés, » dit-elle, inconsciente de l'atmosphère qu'elle venait de déranger.
Madame John’s fit un pas en arrière, son visage dégageant un mélange de confusion et de soulagement. Fox, lui, se contenta de fixer le sol, le poing légèrement serré.

Madame John's prit une profonde inspiration, essayant de retrouver son calme et de masquer les tremblements qui avaient envahi ses mains.
« Merci, Kate, déposez-les sur le bureau, s’il vous plaît, » répondit-elle d’une voix un peu plus sèche qu’elle ne l’aurait voulu.
Alice obéit, ignorant totalement la scène qui venait de se dérouler. Après un léger hochement de tête respectueux, elle quitta la pièce, refermant la porte derrière elle.
Fox releva lentement la tête, son regard cherchant celui de Madame John's. Elle, cependant, avait déjà détourné les yeux, fixant les documents comme si sa vie en dépendait.
« Je… je pense que nous devrions nous concentrer sur ce manuscrit, » dit-elle finalement, sa voix teintée d’un mélange de nervosité et de détermination. « Il reste tant à faire. »
Fox esquissa un sourire triste, ses yeux toujours empreints de cette intensité qui avait failli les emporter tous deux.
« Bien sûr, » répondit-il doucement. Mais au fond de lui, il savait que les mots qu’ils partageaient sur ces pages ne seraient jamais aussi vrais que ce qu’ils avaient failli vivre.
Le silence retomba dans la pièce, seulement perturbé par le grattement des stylos et le froissement des pages. Pourtant, ce silence portait un poids nouveau, un non-dit qu’aucun d’eux n’osait briser.
Mais Fox savait qu’un moment viendrait où il devrait lui dire la vérité. Sur ses sentiments. Et sur ce secret qui les liait plus profondément qu’elle ne pouvait l’imaginer.

Voilà que la vérité refait surface …

Alors que les jours passaient, l’atmosphère entre Fox et Madame John's devenait de plus en plus lourde. Le manuscrit qu’ils travaillaient ensemble semblait raviver des souvenirs que chacun avait tenté d’enfouir. Mais c’est un soir particulier, sous l’éclat tamisé d’une lampe de bureau, que Fox décida qu’il ne pouvait plus garder le silence.
« Ma LY » dit-il doucement, interrompant sa lecture. Elle releva les yeux, intriguée par la manière inhabituelle dont il avait prononcé son nom.
« Oui, Fox ? » répondit-elle en posant son stylo, légèrement agacée par son air grave.
Il prit une profonde inspiration, rassemblant son courage. « Je dois te parler de quelque chose. Quelque chose que je n’ai jamais eu l’occasion de t’expliquer. »
Madame John's fronça les sourcils, croisant ses mains sur le bureau. « Je t’écoute. »
Fox s’appuya contre le dossier de sa chaise, ses yeux plongés dans les siens. « Il y a des années, avant que je ne quitte le pays, je t’ai écrit une lettre. Une lettre dans laquelle je te demandais d’attendre, que je reviendrais pour toi. Mais tu n’as jamais répondu… »
Elle écarquilla les yeux, son souffle se suspendant. « Quelle lettre ? Je n’ai jamais reçu une telle chose. »
Un silence glacial tomba, brisé uniquement par le tic-tac de l’horloge. Fox serra les poings. « C’est ce que je craignais. Après des mois sans nouvelles, j’ai découvert que tes parents avaient intercepté ma lettre. Ils ne voulaient pas que tu sois avec moi, alors ils ont tout fait pour nous séparer. »
Madame John's secoua la tête, abasourdie. « Ce n’est pas possible… Mes parents... ils m’ont dit que tu étais parti sans te retourner, que tu m’avais oubliée. »
Fox se pencha en avant, son visage marqué par une douleur ancienne. « Ils m’ont écrit une réponse en ton nom, disant que tu ne voulais plus rien avoir à faire avec moi. Je t’ai cru au début… Mais plus t**d, j’ai compris que c’était un mensonge. Quand j’ai essayé de te joindre, tu étais déjà mariée à ce... John’s. »
Madame John's détourna les yeux, la gorge nouée. Elle avait aimé Fox de tout son cœur, mais elle avait cru à l’abandon. Et dans sa douleur, elle avait accepté la proposition de mariage de Monsieur John’s, pensant trouver une stabilité dans cet homme bien sous tous rapports.
Mais Fox n’en avait pas terminé. « Et ton mari, John’s… crois-tu vraiment qu’il est celui qu’il prétend être ? » demanda-t-il, sa voix teintée d’une amertume glaciale.
Elle releva les yeux, déconcertée. « Que veux-tu dire ? »
Fox hésita un instant, puis se décida. « J’ai découvert qu’il mène une double vie. Il a une autre famille dans un autre pays, une femme et des enfants qu’il te cache depuis des années. »

Une vérité déchirante

Les révélations de Fox étaient comme une tempête, bouleversant tout sur leur passage. Madame John’s, déchirée entre la colère, la douleur et le regret, devait maintenant faire face à un passé manipulé, un mariage fondé sur des mensonges, et un amour qu’elle n’avait jamais cessé de ressentir.
Mais que fera-t-elle ? Pardonnera-t-elle à Fox et affrontera-t-elle la vérité sur son mari ? Ou choisira-t-elle une autre voie, libérée des chaînes du passé?

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